‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 88 sur 204 · FL · texte numérisé non relu

FL

REPTILES

FON

grasse. Le sang, le chyle, la lymphe, etc., en présentent aussi.

Nous nous étendrons sur la nature et sur les usages de ces différents Fluides, au fur et à mesure qu'ils se présenteront dans Tordre des matières. Je me bornerai à rappeler que, dans le eorps des animaux, les parties liquides sontaux parties solides à peu près comme 8 est à 1. li s'ensuit que si un animal est soumis à la dessiccation poussée jusqu'à un certain point, il perdra considérablement de son poias, et la mort deviendra la conséquence de l'interruption causée dans le mouvement vital par Tabsence ou par la diminution notable aes Fluides indispensables à ce mouvement. ^

Quelques animaux des derniers degrés de réchcUe, tels que la Furculaire des toits et les Vibrions du blé, peuvent cependant être soumis impunément à une dessiccation complète. La vie est alors chez eux comme suspendue, et cet état peut se prolonger pendant un très-long temps, après lequel ces petits êtres reprennent toute leur vivacité, dès qu'on leur rend un peu d'humidité (1). A ce sujet, je crois que mes lecteurs seront bien ai^es (ravoir sous les ^eux la merveilleuse histoire de la Furculaire des toits, due à la plume élégante de M. Boitard. « La Furculaite des toits, dit-il, est un Rotifère à corps ovale et gélatineux; on y distingue une bouebe, \in estomac, un intestin et un anus. Bd arrière, il se termine par une queue composée d'articulations qui rentrent les unes dans les autres, et oui se prolongent en deux filets; en avant, te corps porte un orgaue singulier, lobé, à bords dentelés, et dont les dentelures exécutent une vibration successive qui ferait croire que cet organe consi.Hio en Une ou plusieurs roues dentées et tournaiàtes; deux proéminences sur le cou portent chacune un point coloré qui est sans doute UQ oail.

« Nous allons tirer quelques-uns de ces animaux de l'eau de nos gouttières, et les placer sur un morceau de papier à lettre ; à mesure que l'humidité s'évapore, vous les voyez mourir, car ils se trouvent privés du seul élément dans lequel ils peuvent vivre. Bientôt leur corps se dessèche, se déforme, et ne présente plus aue l'aspect d'un morceau de bois sec et desorganisé, n'ayant pas la moindre apparence d'animalité. A cet état, la Furculaire, mêlée à la poussière des toits, subit toutes les révolutions de cette même poussière; elle est roulée avec les morceaux de tuiles, balayée par le couvreur, emportée par les vents, etc. Ployons le papier sur lequel nous avons desséché les nôtres, et serroiis-le dans votre secrétaire : au bout de quinze jours, de trois mois, de deux ans môme, nous le reprendrons et nous verrons ce que tout cala est devenu. Bon, voilà le

Jl) Selon les observations de M. F. Bauer, les Vibrions peuvenl rester sans mouvennenl pendant plusieurs années, et reprendre ensuite la vie; lîiais, après six ans de suspension de mouvements, ils cessent de pouvoir ressusciter.

temps écoulé, et nous retrouvons nés Pun laines absolument comme nous les arj laissées ; touchons-les avec précaution, i elles sont tellement sèches que la moinj des choses les briserait net. Tenez, nyé on les casse aussi aisément que des peG bâtons de bois sec^

« Il s'agit maintenant de les ressuscitt exposons-les d'abord un instant à la Tapd de Teau tiède; à mesure que cette npd les pénètre, vous les voyez se ramollir I s*enfler comme de petites éfK)nges. Hettod les dans l'eau, les voilà qui se renflenl | reprennent leurs formes primitives. M vous distinguez leur corps ovale, leurquei articulée et leur organe lobé; unemiou après, la queue commence à jouer en s'allo géant et se raccourcissant par intervalle;! petites roues deqtées de l'organe lobé cd mencent à tourner, et l'animal semble s| réveiller d'un long assoupissemeot. Il s| lève, prend son attitude de vio, aage di bord lentement, puis avec vivacité ; enfin, li voilà plein de force et de s^nté, cbercbi avec empressement à satisfaire à tous H besoins de l'animalité. Laissons-le jouirai moment de la vie, puis faisons-le de m veau redescendre dans la tombe, pour IVi retirer toutes les fois et autant de fais i]Ur cela nous amusera.

0 Ne craignez pas que la fréquence de tûs expériences jui nuise en rien, car lel esi son sort ordinaire. Ces beaux jours de /irifltemps et d'été qui semblent ratyDwrùittturê et redoubler la vie dans tous te autres êtres existants, sont pour lui desmrsde linceul et de mort; mais IçrsquerWair ^ la tempête se promènent dans les airs, lors-

Sie des torrents d'eau se précipitent sur la rre, lorsque la voix sinistre des orases tonne dans les cieux, comme le vampire u^ cavernes de Fingal, il secoue la poussièr« du tombeau et vit, jusqu'à ce qu'un ravôB de soleil vienne le rejeter entre les bras de la mort. »

FLUIDE NERVEUX. Toy. Nebfs.

FOIE. Voy, Digestion, art. lU. , FOLLE, sorte de filet. Voy. Raie BOicitt^ FOLLICULES. Voy. Sécrétion.

FONCTION , de fungor , je m'acquitte. - Par Fonction en entend m memiU ou «« série d'actes concourant à m but comm La digestion, par exemple, se corappseaunj série d'actes nombreux, divers, raaisquit)w pour but commun de préparer an suc m^' tif réparateur. n

M. le professeur Adelon ajoutée cette «Jfinilion quelques termes deslioés à eipn mer un caractère, en quelque sorte coPl mentaire de la Fonction, c'est q«^'\; j d'actes qui concourent à un but com^"";

un office spécial et un bien d»st»'^^Vi'rfl'»instrument un organe ou un apporcti » ^^ nés évident. .^r-

Je ne crois pas qu'on puisse a^f^^T.,... d'hui qu'il existe vin appareil pQurrfl^^^^^^^^

tion. Toute la matière W"'q"^n'Snin'y a pas besoin de vaisseaux P'^l-'iîjLu'ils plissement de cette Fonction , et iodh

POISSONS , ETC

■Aie que de de rapidité le ràbsorp- ■ants de lîleurs que ,

vaisseau^ absorplion, , le système I autre apn en pour? 1 ombre des car ils sont ai une sexpr estions, c beaucoup ulemenl le it à contrianpareils ,

lace rouceluî de la du gf sle ; ans la pas- 'ane sueur

série d'ac-

, il y aura

,raire dans

1 pbysiolo-

c Fonction

■e aura re-

*une Fonc-

ntpu avilir

;u. Comme

isoin li'êlre

;raver dans

i quelques

lettre.

nrffil Aine sbuTcnt on aura considéré

BMie une ronclion ce qu'un autre aura pris

r nne déDendance diine Fonction plus

•due, e( I inverse ayant pu avoir lieu , et

V effeciiventenl eu lieu. Voici des preu-

vojons Vicq-d'Azvr et Fourcroy V)ser de (aire une Fonction de Vossifica- : mais on objecte avec raison que l'ossi- ^ton n'étam autre chosa que le mode de ^^loppemenl do l'os, sa nutrition, il n'y a plus lieu d'en faire une Fonction h p-irt ^ d* la liuirilion du foie, du cerveàii, ou %oat suire organe, et que cela doit rcn- ^ dans la Fonction plus générale que Von ^«init; nutrition. Afitre exemple : Bicliat '* une Fonction de i'exhalation, et CuvIt'P, . '*>'»n;ignanl encore ce cidre, met la trans- 7~«tt(m au nombre des Fonctions; mais * vires disent que Vexhnlation, \a transpira- '" m renirenl dans la Ponction plus générale '"9 técrétioHt. Kncoreun eicniple, et iciie '-'■ bliuic ni ne loue, je raconte : M. Qetny 'inii'i une Ponction ç^es sensaiiont , et une ■'ïtre Fonction de In trantmission stnsoriaU ; «ïilis qne la presque totalité des physioloîtMt^ ont compris les deux sous le nom d^ •""•wh'Mi dr§ sensations.

Il e^ta^ri»é, d'une autre part, de donner " «■ertaines Ponctions une comprébension '"•VlpTLenl étendue, qu'elles engloDaiont de^ Jttej répartis par U^aiitres physiologistes

dans des Fonctions ronltiples. M. Adektn.par exemple, a compris tout à la fois dans IR Fonction unique de la sensibilité )es s«nsationa elles actes intellectuels et noraux, dont quelques physiologistes tbnnent deux Fonctions ((ifférentes.

^es exemples suffisent pour nous faira pressentir combien doivent être nombrftuséS et diverses les classifications des Fondrons; Je, ne m'arréiçrai pas h vous eii foire un exposé çritiquei ce serait une tâche i la fuis aride bt fasiîdteuse.

C'est peut-élrc cette considération qui a

(ortfS la plii{iart des physiologistes étrangers siyiprimer coniplélcmenl Ta classification des actes de la vie, et îi entrer en matière sans avoir même prononcé le mot Ponction. Haller avait donné cet exemple , et, de nos jours , Burdach et MuMer l'oni imité. Ces noms, quelque imposants qu'ils ioieni, ne feront point autorité pour nroi tière. Si l'on peut, sans incnnvi:

ta partie purement historique, ser une lacune regrettable que ta description des Fonctions présenté le dénombrement c lion.

n y a d'«illeurs un autre avantage que celui qui résulté du classement des Fonc- \wmi cet ava[)ta|£c, le voici :

Les Fonctions des animami sont très-complexes ; elles s'enchatnent l'jS unes les autres, si bien qu'il est împossihie de décrire leurs phénomènes sans supposer connus des pnéi Fonction!

.ployer df cette met méthode I positives,

de la véri que nous tiens. Ai lions que buccale, ti cation ; mouvemt ments si inusculai penser, e mentionr lion mui Bien plu nçrfs qvi muscles i vous ave rintlucnc volontair vénients, turc des rencontrt di^bàt su fonctipn atténuer, empl.oyei eu classu donner t maire.

FON

REPTOiES,

FON

Il fot un temps où la physiologie fie consistait çuère que dans Vexfiosé des usages des différentes parties du corps, de u$u partium. A cela* on a substitué une méthode plus rationnelle» lorsqu'on a pris les Fonc* tions pour.point de départ, pour objet d'études et de oescription. Mais cette méthode, malgré sa supériorité, exposait cependant à négliger ou même à omettre complètement des détails qui se fussent présentés naturellement si on se fût occupé des usages des parties. Ceci posé, je passe au dénombrement et à la classiûcation des Fonctions.

J'en fais de suite deux grandes classes, suivant qu'elles sont relatives : 1** à la conservation de l'individu, 2* à la conservation de l'espèce.

C'est à Bicbat qu'il faut attribuer l'honneur de cette grande division. Sans doute, avant lui, on avait fait figurer la génération dans la classification des Fonctions ; mais ridée de faire des actes relatifs à la génération une Fonction qu'on oppose à celles qui entretiennent la vie de 1 individu appartient véritablement à Bicbat. La plupart des physiologistes qui, depuis son époque, ont proposé des classifications, ont conservé ces deux grandes divisions. Je citerai parmi eux Richerand, MM. Gerdy et Adelon.

Des Fonctions relatives à la conservation

de rindividu.

Cn coup d'odil comparatif jeté sur les actions qui conservent l'individu permet de les rapporter à deux catégories nien distinctes.

Les unes, relatives à l'élaboration de la matière, ont lieu, pour la plupart, sans conseieace, ainsi qu'on l'observe dans les plantes; les autres ont lieu avec conscience, elles sont en rapport avec la faculté de sentir et de vouloir.

De là deux classes de Fonctions, proposées aussi par Bichat : 1* Fonctions de la vie organique^ nommées encore Fonctions mUritiviSj végétatives; 2' Fonctions de la vie ani* fiuile ou Fonction de relation.

On critique ces mots vie animale^ vie nutri" tiye; on a objecté ({u'il n'v avait pas deux vies dans le même individu; on a vu aussi

Ïuelque chose d'impropre dans l'expression onctions de relation^ puisque les actes de la nutrition exigent aussi des relations avec le monde extérieur. Ces petites chicanes ne portent que sur les mots et elles n'atteignent point la classification que nous exposons.

Une critique mieux fondée'peut-ètre a été opposée» non pas à la classification, mais à son auteur, puisqu'il est bien vrai, ainsi que l'a fait observer M. Gerdy, que les bases de la classification dont on a fait honneur à Bichat étaient depuis longtemps dans la science. Je ne voudrais pourtant pas conclure de là que Bichat ait été plagiaire ; il était plus inventeur qu'érudit. Voici, du reste, ce qui, avant lui, avait été proposé de plus positif dans le sensde cette classification.

Galien admet des Fonctions vitales^ des

Fonctions animales et des Fonctions natu^ relies. Les vitales sont si importantes qu'elles ne peuvent être suspendues un seul instant, sans que mort s'ensuive : telles sont la ctrculation et la respiration. Les animales com-

Ï prennent, suivant Galien, les sensations et 'intelligence, qui, effectivement, distinguent les animaux. Enfin, les naturelles sont la génération, la digestion, la nutrition ; il j ajoute à tort le mouvement musculaire. Joi-

f;nez les Fonctions naturelles de Galien (moins e mouvement musculaire et la génération) à ses Fonctions vitales, vous aurez les Fonctions organiques de Bichat. Quant à la classe des Fonctions animales^ vous voyez qu'elle est déjà instituée par Galien. Verheyen, qui écrivait en 1686, a positivement admis tes trois groupes de Fonctions de Bichat : l"" les animales: ^ les naturelles^ qui représentent les Fonctions organiques de nos jours ; 3* la génération. La seule chose à reprendre dans Verheyen, c'est qu'ayant accordé trop d attention à la nécessité des contractions musculaires pour la respiration^ il a mis cette Fonction parmi les Fonctions animales. La respiration est enfin remise dans le groupe des Fonctions nutritives, dans certains livres où les médecins n'auraient peut-être guère songé à étudier la classification des Fonctions ; dans Niewentit, qui a écrit sur l'existence de Dieu ; et dans Fénelon. Vous penserez peut-être, d'après ces citations, qu'il n'était pas inutile que Bichat vînt populariser, en quelque sorte, une classificalion si avantageuse et si naturelle que presque tous ses successeurs l'ont reproduite sans de grandes modifications.

Voici la division i laquelle je me suis arrêté pour les Fonctions relatives à la conservation de l'individu.

J'admets six Fonctions nutritives ou végétatives^ savoir :

1* La digestion. Cette Fonction consiste dans la préparation de sucs réparateurs, aux dépens des matières alimentaires et des boissons introduites dans une cavité spéciale des animaux. Cette Fonction a pour appareil, dans les animaux supérieurs, un long tube diversement contourné, offrant sur son trajet des parties renflées et des parties rétrécies, et auquel sont annexées un grand nombre de glandes. L'action la plus générale de cet appareil consiste dans la production de liquides qui attaquent l'aliment, et dans des mouvements qui font circuler la matière alimentaire et en expulsent le résidu. (^ modification subie par la matière alimentaire consiste dans son ramollissement, sa dissolution, et presque toiyours son passage à un autre état chimique.

2" L'absorption. Il ne suffit pas qu'un suc réparateur ait été préparé aux dépens des aliments dans le tube digestif, il faut encore

2ue ce suc pénètre dans la masse du corps, ette introduction est opérée par Vabsorp tion ; on la définit : l'acte ou las actes par lesquels une matière liquida ou gazeuse quelconque, étant au contact d'une partie vivante, pénètre les vaisseaux ou simple-

pt FDM

ia trame, répaisseor de cette partie.

ifpssantsur les matières venant de Tex-

^Mir, Tabsorptioû préside à la recomposi-

~ in corps, mais elle reçoit aussi les ma-

de sa décomposition. Toutes les

oi^niques ont la propriété d*ab-

, mais là où la pénétration des subs-

Yenant du dehors doit être très-ac-

U nature a multiplié les petits vais-

qoi entraînent, charrient la matière

ée ; elle y a aminci et modifié Tépithé-

U partie émulsive du produit de la

pénètre dans un orare particulier

lai, les chyiifëres ; les veines em-

presque toutes les autres matières

tes dans le tube digestif ; le tout entre

te masse du Sang.

UntfirûHon. Cette Fonction introduit

te siog un principe puisé dans Tatmos-

, riiyjéfie ; elle expulse de ce liquide

cvk wbmique^ de TeoM, et une petite

anportïOQ d atofe : double phénomène pen-

'9mc teqod le sang passe de Tétat veineux à

HSM aftérid, quitte sa couleur sombre pour

«■[prendre une vive, écarlate, rutilante, et

dûment ipte à nourrir, exciter les organes.

3e i^nte te respiration comme le com-

^*""»m«rt et te terme d'une série d'actions

se pimt dans toutes les parties du

« , aetioQs pendant jesquelles s^opère

^(Mrtoal le iDOUFeoent intime de la vie; ac-

c Sons dont ûoqs ne voyons que le côté chi-

mxiique, en éutiX qu'elles consistent dans la

e^^mbustioD de carbone et d'hydrogène. Je

•iMS que k respiration est le commencement

•1^065 actions. En effet, elle introduit le

lï^ïidpe sans lequel tout serait enrayé. Je

dû aussi qu'elle en est le terme. En effet,

«*Jte «/Hiiie le résidu de celte action orga-

nr^wt? ei chimique , résidu qui deviendrait

^'^esuse de mort s'il s'accumulait dans le

2Jfr Ajoutons que la digestion a aussi

W^/ son contingent pour ces actions fon-

jj^otalei, puisqu'elle a préparé les maté-

9^1 suf lesquels agit l'oxygène. L'appareil

ptratoire des animaux supérieurs consiste

e"*Uyaux aériens commençant à l'extérieur Ub conduit unique, et se terminant par ^. ^eHuIes innombrables sur lesquelles les J^^seaax qui apportent le sang veineux se ^tinuent avec ceux qui rem[)ortent le sang F^^u artériel. C'est ce qui constitue un ^uion, organe dans la composition duquel ^i5 trouverez des provenances de plusieurs ^ systèmes qui vous sont connus ; à l'exeur, une séreuse pour faciliter ses glisselà; à Tintéheur, une muquetiee garnie épithélium (1) vibratile , de petites es, du tissu élastique, des fibres muscues lisses, du tissu cartilagineux, du tissu ulaire, des nerfs de plusieurs sources, et ikombreux lymphatiques. Une sorte de e osseuse, dont les pièces sont mises en ..itoutement par des contractions muscu- , teres, assure l'entrée et la sortie altema- •^^ de l'air.

^1}.0n appelle ainsi répidemoe mince qui recou- ^^ lêf flmnbraoes imiqaeuaea.

POISSONS , ETC. FON 73S

h^ La circtUatian. La circulation des animaux supérieurs consiste dans un mouvement circulaire du sang, mouvement qui le transporte d'un organe central, le coaur, à toutes les parties du corps, et de celles-ci au cœur. Mais la chose n'est pas tout h fait aussi simple que le fait entrevoir cette définition. Le sang noir est porté par la circulation des cavités droites du cœur au poumon, et il revient rouge du poumon aux cavités gauches du cœur; c'est ce oui constitue la petite circulation ou circiUation pulmonaire. rD'une autre part, le sang artériel est envoyé des cavités gauches du cœur à tous les organes, et de ceux-ci il revient veineux aux cavités droites, d'où nous l'avons supposé partir; c'est la grande circulation ou circulation gé^ nérale. Les deux réunies forment ce qu on nomme une double circulation.

L'appareil de la circulation se compose des artèreêy les unes à sang rouge (l'aorte et ses divisions), les autres à sang noir (l'artère pulmonaire et ses divisions) ; des capillaires généraux et pulmonaires'; des veines y les unes à sang noir (les veines caves et leurs divisions) , les autres à sang rouge (les veines pulmonaires et leurs divisions), et enfin du cmur^ organe principalement musculaire et très-contractile, agent principal de la circulation, composé de quatre cavités, deux droites et deux gauches^ celles-ci ne communiquant point avec celles-là. De chaque côté, les cavités se divisent en oreillettes et en ventricules; les oreillettes reçoivent le sangque les veines rapportent au cœur; les ventricules lancent le sang dans les artères.

5* La nutritiqn. — La nutrition proprement dite, gu'il ne faut pas confondre avec les Fonctions nutritives , consiste dans l'action toute moléculaire par laquelle chaque partie emprunte au liquide central des matériaux qu'elle s'assimile et qui servent à son accroissement , au renouvellement de sa substance , en même temps qu'elle abandonne des molécules qui sont hors de service. La nutrition , d'après les idées généralement admises , ne consiste donc pas seulement dans la conversion du sang en la substance du corps; il y a en môme temps élimination de matériaux devenus impropres à l'entretien de ses Fonctions; il v a composition et décomposition continuelles ; merveilleuse prérogative des êtres vivants, de résister à l'usure ou de la réparer; prérogative par laquelle, ainsi que le dit Blunenbach, ils laissent à une distance incommensurable les machines et les automates créés par l'intelligence humaine. Nous rechercherons, en faisant l'histoire de cette Fonction, si réellement la matière se renouvelle intégralement dans un temps donné. La Fonction de nutrition n'a point d'appareil spécial, à moins qu'on ne lui donne pour appareil le système capillaire général.

6* Les sécrétions. — La Fonction des sécrétions prépare, aux dépens du sang, différents fluides qui sont, ou rejetés iiors de l'économie, ou utilisés au profit de quelques autres Fonctions. L'action par laquelle le fluide est

dr* ces j^iéooeL-*-!** ri*f .' m ddpÎMjwtr p»r W* r :t-Ti:i rr* o^

déiectrkii*-, et »^^.-uts **■•'*-* ;#* - itfji**^c pbosf>!K>reso!tit«^ La to-uf * ^t o-c^ïrfr os calorîqae a H< n- :>:ri^ :ar -»^ .-î. -»ui«gistes à m-^ F-*:-: ar — * sa it^s* s<ius le moi ce os.*»r*fc-icîr^ ilî .* - évidefil qu'Hle •Vr-£.*ni.*i-t ji ij»* zwr:^ phénomèues èofH j« rr-n* i* li^r^iL-n^»: Or, des eipériefior» si*»-*-!.*» :r*Tii:*-'*rt--i que U fDrnulioD ^ c>>-Lrr j. ^ et* *:rk: ms «9t presque aussi ooDSii^c'.^ c*s5f ■? r:**?^ >r* sïjmaut mte la prodoct^ <i >r .a -rr.i^^mr. Le mot oatorificatiOD a cr>.ticv . i- : e^ r-z^'^f aa ne moDtrer qu'un r».«:e o« .1 s^r.^ecM qui toucbe au maîoLAn «^ u le^ car si les aoîma^ix cm ua t^^vvvJ- c^

fiant» ils ont aussi la fartai* .

dans de certaines limitas, a u:.* e.^Ta^» . température, et \\m pourrait u:re r-'Kie ue certains animaux que et. ex e «x îa iârt^-teca résister à un etcès de chA.ew exicnear* ert plus marquée que le pouToîr <aIort!ia£t. ©'après ces cousklérations^je «erais uisiosê à eô^ober dans uua seule Fc>oru>n i<>ut ce qui tient aux Tibratioos de i etner, si ^ n etais retenu par la diificuité de trourtf ua mot pour désignar cette fonction.

^ Las FonclioDS animales denimt, romma rindique leur nom, de deux pro[»hétés qui ont été considérées , jusqu à un certain points comme les attributs de ianimaiité : la faculté de sentir et celle d exécuter des mouTements Yôlontairéa.

l"" f tneltaa des smaa/touf. — Cest la Fondièn par laquelle nous prenons connaissanoe du monde entier et de certains étau développés spontanément dans nos or- Ksnss) elle aomprand des actes nombreux.

Un organe, composé de parties transpai entas et fortement réfringentes rassemble #njr une merubraoe nerveuse, douée d'une K«MmibilUé spéciale, les rayons qui vont IMmidrn les unagei des corps éclairés.

Ui% ondulations sonores viennent ébran-

' « Pwlpw nerveufe suspendue dans les «HvlKi» labyrlnlbiquiîs de roreille.

Iiss uiolécules ifilégranlcs des corps volail IU<^[W iHipt;«|i»»ionnent la membrane éUlée nnp |tf« fsUlUis oUes anfroctuoiiiés des fos-

Utiuiv*m in()l((cul«)s. dissoutei le piussouvoMl, «HlMnnl sur la membrane qui UplMtt rMMliViu du tube iiliuMHUuirs.

il. :;.}5"»l^"»«l»*« '♦• '« <iurulé, la mollesse, la

I H ill4 di.i, lon,» ,Mu nu roiiUd du légu*

« MiiMiiMs I iMiproMioiMinni do diverses

tous cen cas, des n^rtitmauiMi cealre nerveux, où etie i^l ferp^fiis.

iaite par les igeato eililmi, et la sensation est accomplie, fé sont câMi setis:laiw0,Vo«iiJi{MiiJa iau et le tact. Nous Temn fie d'autres saasatioas peaveul fUfet «core de des excitants nténcaifBfiB, un considérable de mmInii. dites cemme la faim, la ail k b^in , le désir 4» ïmm «1 du re- • êtc«, rédament rêofOBfÉnoeot de rapfMNis entre ks nnu et le ^«>ie extérieur.

t EmÊmâmfmt «onL - bte f ODOtioo ai«enduneséried'lclflfit«iîdiair^aut iii.auons et aux fflOureMii roioQtaires "aux expressiooi ipè iioir pris des impiHfiw.ia loimaux jas €^j:npnreot, les jugeol, b 9^mi plus en djC'Uis dans leur iDésotU ëésir, la T>..v:te, les passions, ofisntdiKécutiven. tu à ce travail, qui ipn^ exclusif

et par cMséquent potfi)H'* ^°^^^

^ bmamâUm. - ù»hâm, qui fi-

ir^'edans les dassii(^ ^ Oiaussier rt Ar M. Gerdy.n'ealfii admise jpar M. Ad^-ion, qui repAis«tes guon T r*fi*%rte « moins » cûostiluanl uuc Fjuciion priocipak^tf»oeûépeii- CAùis de U suboidinaùbi ^ ^quelle i^ sistèoàe nerveux estji^ » ^^^^ ioMs les Ofgines , à «« ,î«^« ^^ système est devenu ^^^t^-^^^l

P.:^ué. . Pour pr^»»i^ ^J^'tJ im li^. U faut que "Ooiri^DsUû-

n rXon ; or, je la (i^^*f!^!

que c^la comprend desartfijsWKnb «ux et très-différents les u© <»«^Jrf/' 1- entre le centre nenreuifi*^^?, **" mouvement et le muscle qt^Q»»^" î passe quelque chose da^-«^^^ ce centre au muscle, t ^.rj^j^^Q^i

radiation.se propa««^^^de cervers les organes, PO«r j P^^^ intams mouvements que la '**^^ jon fluencer, mais qui f^'^Zr^imconcours, ceux de la respu^^ifons pie. 3- Dans les actions que ii«i^^,^

sous le nom d*aeiions ^^f^Tj^sacment centripète dans ^^n^j^ ées cède un mouvement ce*^7*^.usD)usbrancbes nerveuses différente»^» ^jgj^ cîes complètement involonUim^ . ^g.

intestins, Teslomac, TutéruS'î^ ^^ pendant du centre nerveux '^Q^l'inleur action. 5' Ou a eofia ^^ .^^o-

fluence du système ti^^^^^,f,kW^' mènes de nutrition, de sécréUoOjî^J^é, rature animale, de dég^^^^lj^soil etc. Tous ces points devaul ^^uî,

h propos des Fonctions du sp soit a l'occasion des autres r< ^.^j^.

aurait pas lieu de faire de 1 ^^flZ^\^i Fonction distincte, sll nereslaJi«^,il (sans beaucoup d'espérance ^'^ J^fcli est vrai), une question im|»ort«nwi^

POISSOliS, ETC.

FOM

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' - JL-

.;^ ils:.-*

de cette actioo oerveuse allani du à la périphérie. Je laisserai donc subdaas ce cadre la Fonction à^ioaer-

%* Fmneiûm» de$ mouvemm^U 9u des mo- .—Par cette Foodion, lea aoiinauxout la 4è déplacer le corps en lolalité, comine dMis la marche» la course, le saut, le vol, fa aatation, ou de mouvoir leurs diparties lea unes sur les autres, ou de tenir rimmobilité active des divers mo- <lt=sde station, ou encore d'exécuter les mourefalifs aux Fonctions des oi^aoes s. A Taide des mouvements, les ax recherchent et saisissent leur noursapmrocbent de ce qu'ils désirent, fuient ce ^Us redoutent, etc. On a désigné cette Fonction sous le nom de locomotion^ e^Mieasioo blâmée par M. Gerd/, qui fait cikameTwec « qu'elle est en contradiction choqvanle avec Tiflimobilité de la station, » et •làji propose de lui aubstituer le mot miiscufmâiom^ parce qu'en effet la contraction mus- < t^iaireast fa principale source d^ nos mou- « enents. Mtts certaines espèces de mouveàiAcols ne peuvent être rapportées à.la contraction musculaire, ceui des eils vibratiles, psr exeiaple, et certains mouvements de tonicité dus à une variété du tissu cellulaire. C'est oe4|ai a fait choisir une expression qui aa moms, le mérite de ne rien pr^uger r la cause du mouvement, el de ne point le déplacement du corps en totalité, appareil des mouvements est des plus posés, puisqu'il comprend les muscles, presque toutes les pièces du squelette, les parties qui composent les artieulations, les anmaox fibreux où glissent les tendons, les aponévroses d'enveloppe, etc.

La FondUm des expressions^ que je cond'aprte M. Adelon, donne aux anium tes moyens de faire connaître aux in- «fti^idas de leur espèce, et à d'autres encore, l^cjrs pensées ou les sentiments qui les agi* t^tnU Les mojens expressifs sont tantôt des laaodificalions dans la circulation capillaire; tainlôl l!attitude, le geste; tantôt entin lapro- ^«etîoii dés tons, le cri ou voix native, fa voU articulée ou fa parole, mode d'exprèsqui n'appartient qu'à l'homme. On voit les sieBes de nos sentiments intérieurs •ont les uns involontaires, les autres soumis ^ notre volonté.

Telles aeat les Fonctions destinées à entre- «eoir la vie de l'individu.

Fonctions de Reproduction

Jadis on croyait que la matière placée dans des conditioos physiques favorables pouvait s^orgaoiser d'elie-mème, devenir le siège d'un mouiwment vital, et donner ainsi spontanémetit naissaiice à des animaux même trèscompliqués, tels que les Mouches des cadavres, etc.; mais aujourd hui on sait, à ne pas en douter, que les animaux ne peuvent provenir que de parents semblables à eux.

Mais s'il est de l'essence des êtres organisés de nattre de (»arents semblables à eux, la

manière dont cette reproduction s'effectue varie beaucoup chez les dlfTéreûls ënimauv, et ce phénomène nous fournira on etemple frappant de l'application que la nature semble avoir faite du principe de là division du travail, lorsqu'elle a voulu perfectionner successivement les êtres qu'elles a créés.

Dans les animaux les plus simples, la Fonction importante de la génération ne parait être conuée spécialement à aucun organe en particulier ; toutes les parties de la surfatce du corps d'un de ces anunaux jouissent de la faculté de donner naissance à de petits bourgeons qui grossissent et qui deviennent bientôt de nouveaux individus, semblables en tout à celui dont ils proviennent. Les Polypes d'eau douce se rq)roduisent ainsi par bourgeons ; mais ce mode de propagation de 1 espèce ne Se voit que chez un trespetit nombre des animaux les plus inférieurs, et dans tous les autres le germe qui, en se développant, doit constituer le jeune individu, se forme dans un organe parlicu-» lier appelé ovaire.

Lorsque ces organes commencent à se montrer dans la série des animaux, ils ont une structure très-simple; ce sont, en cénéral, des vaisseaux glandulaires, et Tes germes qu'ils produisent sont aptes à se développer sans le concours d'aucun autre ap- 4)areir; mais bientôt la division du travail est portée plus loin ; et la reproduction est conuée à deux organes distincts, dont le concours est nécessaire à la naissance d*un nouvel individu.

Ces deux appareils, servant Tun à la production, l'autre à la fécondation du Kerme, et appelés appareil femelle et appareil mAle, sont d'abord réunis chez le même individu, qui à lui seul est chargé de tout le travail de la reproduction. Les Huîtres, les Moules, et un grand nombre d'autres animaux inférieurs présentent ce mode de génération. Chez d'autres, où les SG\es sont encore réunis, lesLimaçonspar exemple, rher* maphrodisme est cependant moins complet . car la fécondation des germes ne peut être opérée par Tindividu qui les a produits. Mais lorsqu*on s'élève davantage dans la série des êtres , on voit la nature pousser plus loin encore la division du travail : car alors les sexes sont toujours séparées. C'est en effet ce qui a lieu chez tous les animaux supérieurs, Quadrupèdes, oiseaux, poissons, etc., et même chez les Insectes, lesAraignées, les Crustacés et quelques Mollusques. Chez la plupart des poissons et même chez quelques Reptiles, fa fécondatioh des germes n'a lieu qu'après la ponte, et est en quelque sorte confiée au bâ^rd. Mais chez tous les animaux supérieurs, elle est mieux assurée et a lieu avant leur expulsion au dehors. Kn sénéral, le germe, après s'être détaché de 1 ovaire et avoir été fécondé, n'a plus besoin du secours de *ses parents puur se développer. Abandonné à lui-même, il donne naissance à un nouvel individu, et il porte avec lui des matières nécessaires pour nourrir celui-ci pendant toute a durée de

RGPtiLfiS ,

roN

séparé da sanv, où ^e forme aui dépens du sang» est la sécrétibn proprement dite; Tao tion par làçiuelle le fluide est expulaé do corps constitue Vko^rétion, Où 9^ aivisé les sécrétions en perspiratoirts^ foUieuhiirm et gkmdulàires.

Pendant leà actions moléculaires qui oons^ ti tuent la nutrition et ïes sécrétions il se manifeste chez les animaux quelques-uns de ces phénomènes que Ton est contenu d'expliquer par les vibrations de la matière éthérée ; il y a dégagement de calorique » d'électricité, et d^uelques êtres deviennent phosphorescents. La faculté de dégager du calorique a été rapportée par les physiologistes à une Fonction qu'ils ont désignée sous le pom de cahrification; mais il est évident qu'elle n'embrasse qu'une partie des phénomènes dont je viens de faire mention» Or, des etpériences modernes démontrent que la formation de Qourants électriques est presque aussi constante dans le corps des ani>maui gue le production de la cnaleur. Le mot oaiorification a encore l'inconvénient de ne montrer qu'un côté de la science^ en ce qui touche au maintien de la température t car si les animaux ont un pouvoir calori-^ fiant, ils ont aussi la (iaculté de résister, dans de certaines limites, à une élévation de température, et Ton pourrait dire même de certains animaux que chez eux là faculté de résister à un etcès de chaleur extérieure est plus marquée que le pouvoir calorifiaot. filaprès ces considérations, je serais disposé à èttglober dans une seule Fonction tout ce qui tient aux vibrations de Téther, si je n étais retenu par la dii&culté de trouver un mot pour désigner cette Fonction.

L^ Fondions animales dérivent, comme l'indique leur nom, de deux piropriétés qui rjnt été coi»i(Urées , jusqu à un certain points comme les attributs de l'animalité : la faculté de sentir et celle d'exécuter des mouviements vôiçntairèSi

1^ F^neii^^ dtê êtnmdûns. ^ C'est la Fenctièn par laquelle nous prenons connais^ sance du monde entier et de certains états dévetoppés spontanément dans nos organes; die eomprend des actes nombreux.

Un organe^ composé de parties trans^ parentes et fortement réfringentes rassemble sur une membrane nerveuse, douée d'une scnsibililé spéciale, les rayons qui vont peindre les unages des corps éclaires.

Les ondulations sonores viennent ébranler la pulpe nerveuse suspendue dans les cavités iabyrintbiques de l'oreille.

Les molécules intégrantes des corps volatilisés impressionnant la membrane étalée sur les siiillies et lea anfractuosités des fosses^nasales.

D autres moléculest dissoutes le plus souvent, agissent sur la membrane qui tapisse l'entrée du tu^o alimentaire.

La température, la dureté, la mollesse, la densité des corps mis au contact du tégu*ment externe, Timpressionnent de diverses manières.

Dans tous ces cas, des nerfs transmettent au centre nerveux, où elle est perçue^ l'impression feite par les agents extérieurs, et alors la sensation est accomplie. Tels sont les cinq sens : la tma , Vouie , Volfactiên $ la guiiatwn et le tact. Nous verrons que d*autres sensations peuvent naître ^core de l'action des excitants extérieurs. Enfin, un Çrôupe considérabLB de sensaUops , dites mttmeiy comme la faim^ la soifi le b^oia de respirer, le désir de l'exercice ou du repos , etc^ réclament l'accomplissement de certains rappoviA entre les animaux et le monde extérieur.

S* Entendement ni^ored. — Cette Fonction comprend une séHed'actea int^médiairês aux sensations et aux mouvements volontaires ainsi qu'aux expressions. Après avoir pris connaissance des impressions» les animaux les comparent, les jugent, leis gravent plus ou moins dans leur mémoire. Le désir, la volonté, les passions^ naissent consécutivement à ce travail , qui a pour sié^ exclusif et par conséquent pour «ipporei^ le centre nerveux.

3*" InnerMlion. — Cette Fonction , qui figure dans les classiûcaiions de Chaussier et de M. Gerdy, n'est point admise par M. Adelon, qui regarde les actes ({u on y rapporte « moins comme constituant une Fonction principale gue comme dépendants de la subordination dans laquelle le système nerveux est parvenu à tenir tous les organes , à mesure que ee système est devenu lui même plus compliqué. ». Pour prendre une décision à ce sujet, il faut que nous définissions l'innervation ; or, je la définis Vaction nerveuse allant du eentre à la périphérie. On va voir que cela comprend des actes bien nombreux et très-différents les uns des autres. Ainsi, l** entre le centre nerveux qui commande un mouvement et le muscle qui l'exécute, il se passe quelque chose dans le nerf étendu de ce centre au muscle. 2° 11 y a aussi une irradiation, se propageant des centras nerveux vers les organes, pour la production de certains mouvements que la volonté peut influencer, mais qui s'opèrent aussi sans son concours, ceux de la respiration par exemple. 3^ Dans les actions que ùous connaîtrons sous le nom d^actions reflexest à un mouvement centripète dans un ordre de nerfs succède un mouvement centrifuge dans des branches nerveuses différentes, b** Les muscles complètement involontaires, le cœur, le^ intestins, l'estomac, l'utérus, soutirent cc-

{)endant du centre nerveux le principe de eur action. 5" Ou a enfin invoque Tinfluence du système nerveux ^sur les phénomènes de nutrition, de sécrétion, dé température animale, de dégagement d'électricité, etc. Tous ces points devaiit être étudiés soit à propos des Fonctions du système nerveux, soit a l'occasion des autres Fonctions, il n'y aurait pas lieu de faire de l'innervation une Fonction distincte, s'il ne restait à discuter (sans beaucoup d'espérance de l'éclaircir, il est vrai), une question imfK>rtantei celle de la

Mit POISSONS, ETC.

te «cUoD oervftuse allaiU du manière dont cet iphérie. ie laisserai donc subs cadre la Fouclion d'ioner-

FON

r Au mowvemmtt «ù dei tno- Ite Fonction, les animauxoiit la lac«r le corps en tolalité, cumtrcbe, la course, \e saut, le tD, ou de mouvoir leurs dilecunes sur les autres, ou de uaobilîté «c4ive des divers oao- , ou encore dViécuter les mouifo aux FoQctions des organes l'aide des mouvements, les BTctieatetsaisisseat leur nourrodieot de ce qu'ils désireut, ils redoutent, etc. Ou a désigné n sous le nom de locoittolion, iâmé« par M. Gerd/, qui fait l'elle est en contradiction chol'iBiaiolHlilé de la station, » et ds lui substituer le mot muscu- I qu'BD effet la coutracUon mus- EKtlipriucipalB source d^ tuts mOum. Itù certsioes espôcd^ de {nouvelle (MTent être rapportées à.la con- ~ UKoliire, caui des cils vibraliles, it,M certains mouveaientsde to- . tue vaiiété du tissu cellulaire.

CMtM^iUdioi&iruneexpcessioa qui ^iimHlï mérite de ae rien préjut;er Iimstdu mouvement, et de ne point

L'iffm

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^'•i'apfèiM. Adelon, donne aux ani-

'iJMDDfeng de faire connaître aux in-

E-^ÀAu de leur espèce, et à d'autres eucore,

' m pcoMes ou les sentiments qui les agi-

ILesiQDjens eiprsseils eonttaniût des

litfoalions dans la ciroulntioji capillaire;

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JDD des BODs, It) cri ou voix native, la

t Brtiuulée ou la parole, mode d'expres-

■ ^ n'appartient qu'à l'homme. On voit

^« tes siffM* de nos seotiuienle intérieurs

^t les ans involootaires, les autres soumis

' ^bove volonté.

'TellesBont les FonctiODSdestinéesfaentre- ^tir la vie de l'individu. '

Foneliotu de i'eproductiott.

Jadis OQ cirofiilt que la matière placée dans

varie beaucoup cl el ce phénomène fiap^antdel'appli avoir faite du prii vail, lorsqu'elle i cessivemeut les ê

Dans les ania Fonction importa rail être confiée S{ en particulier ; to du corps d'un de la faculté de don bourgeons qui gn bientôt de nouve.

en tout à celui Polypes d'eau doi par bourgeons ; a tioo de 1 espèce c petit nombre dej rieurs, et dans to en se déveluppan individu, se form lier appelé ovaire.

Lorsque ces OKanes commencent i se OMintrer dans la série des animaux, ils ont une structure très-simple; ce sont, en général, des viiisseaux glandulaires, et les germes qu'ils produisent sont aptes à se développer sans le concours d'aucun autre appareil; mais bjentilt la division du travail est porlée plus loin ; et la reproduction est confiée à deux organes distincts, dont lo concours est nécessaire à la naissance d'un nouvel individu.

Ces deux appareils, servant l'un à la production, l'autre ^ la fécondation du germe, et appelés appareil femelle el appareil mAIe, sont d'abord réunis chei le môme individu, qui à lui seul est chaîné de tout le travail de la reproduction. Les Huîtres, les Moules, et un grand nombre d'autres animaux inférieurs présentent ce mode de génération. Chez d'autres, où les sexes sont encore réunis, lesLimaçons par exemple, l'hermaphrodisme est cependant moins complet . caria fécondation des germes ne peut être opérée par l'individu qui les a produits. Mais lorsqu'on s'élève davantage dans la série des ëtrés, on voit la nature pousser plus loin encore la division du travail : car alors les sexes sont toujours sépart''S. C'est en eti'et ne qui a lieu chez touï les anim.iux supérieurs. Quadrupèdes, oiseaux, poissons, etc., et même chez les Insectes, lesAraignées, les Cruslai^s et quelques Mollusques. '

Ciiez la plupart des poissons et mèuie chez quelques Reptiles, la fécondatiofi des

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^'^«(fa(merd'elle-flième,deveuirlesiéged'un quelque sorte confiée au hâiïard. liais chez

i^wÀitment vital, et donner ainsi spontané- tous lee ai cnt naissance A des animaux même très-

toBçIiquét, tels qae les Mouches des oa- &4Tns»t etc.; nteis aujourd'hui on sail, à ne ^Mstn douter, que les animaux ne peuvent TSTOTcnir tpie de parents semblables k eiii,

Hiiss'il est de l'essence des êtres organi- *it d« Daltrc de parents semblables h eus, la

animaux supérieurs, elle est mieux assurée et a lieu avant leur expulsion au dvhors. Kn général, le germe, après s'èlre détaché de ) ovaire et avoir été fécondé, n'a plue besoiif du secours de *5es parents puur se développer. Abandonné h lui-même, il donne naissance k uo nouvel individu , et il porte avec lui des matières nécessaires pour nourrir celui-ci pendant toute la durée de

FON'

RfiPTlLES:

sa vie embryonnaire. Hais chez les oiseaux, i*oeufqui se compose du germe, des substances nutritives dont nous venons de parler, et des membranes servant à les renfermer, ne se développe que sous l'influence d'une température élevée, que la mère y entretient ordinairement en le couvant de son corps. EnGn, chez d'autres animaux, la série des phénomènes de la reproduction se complique encore davantage ; car le germe ne porte pas avec lui sa nourriture, et, pour vivre après s'être détaché de l'ovaire et avoir été fécondé, il a besoin de contracter de nouvelles adhérences vasculaires avec les parois d'une poche particulière, qui est 'destinée à loger le jeune individu jusqu'à ce que tous ses organes se soient formés.

Les animaux dont les germes ne tirent pas ainsi leur nourriture du sang de leur mère sont appelés Ovipares ; ceux qui présentent ce dernier mode de reproduction sont dits Tiviparesj parce qu'en effet, au lieu de se développer dans un œuf, ils naissent vivants et tout formés.

Tous les animaux inférieurs qui ne se reproduisent pas à l'aide de bourgeons, tels que les Vers, les Mollusques, les Crustacés, les Insectes, etc., sont ovipares; il en est de même des poissons, des Reptiles et des oiseaux ; mais l'homme et tous les animaux Ïui s'en rapprochent le plus, tels que lesQuarnpèdes domestiques, etc., sont vivipares.

Lorsque le jeune individu commence à se développer dans le germe, il n*est pas, comme on pourrait le supposer, la miniature de ce qu'il sera plus tard. 11 ne ressemble pas encore à ses parents, et il n'a ni la forme ni la structure qu'il aura par la suite. Eq effet ses organes n'opparaisseni que successivement, et ils éprouvent, pendant leur évolution, des changements des plus remarquables. On peut dire d'une manière générale que l'ensemble de l'organisation de l'embryon, ainsi que chacune de ses parties, considérée isolément, passe par une série d'états transitoires, qui rappellent jusqu'à un certain point ce qui existe d'une manière permanente chez d'autres animaux moins élevés dans la série. L'embryon humain, par exemple, ne présente, dans les premiers moments de son existence, qu'un corps arrondi et privé de membres, ayant quelque analogie de stmcture avec certains animaux très-simples; car on n'y trouve encore ni cerveau, ni cœur, ni os, ni muscles distincts. Le cœur n'est d'abord, comme celui de quelques vers, qu'un simple vaisseau,

aui bientôt après se courbe et présente deux ilatations , qui deviennent le ventricule gauche et Toreillette du même côté. Le cœur l résente alors le mode de conformation qui est analogue à celui propre aux poissons ; l'oreillette est ensuite divisée en deux cavités par une cloison incomplète, ce qui rap- Selle la structure du cœur chez la plupart es Reptiles, et un peu plus tard une seconde cloison, qui s'élève du fond du ventricule, sépare celui-ci en deux, de manière qu'alors le cœur présente les quatre cavités qu'on

y trouve chez les animaux supérieurs; uutj cependant la circulation du fœtus se rappn che encore de celle des Reptiles ; car le deux oreillettes communiquent par une oq verture appelée iroude BokU^ et l'artère pal monaire se joint à l'artère aorte par oa grosse branche anastomotique , de U^ qu'une petite portion seulement da sang chassée du ventricule droit, se rend aa po» mon, tandis que le reste se mêle arecl sang destiné a nourrir immédiatement le organes.

C'est dans l'œuf du Poulet queledér^ loppement de l'embi^on est le plus Uàitï observer ; aussi le choisirons-nous ooiooe exemple pour l'étude de ce phénom^ectirieùx.

Les* oiseaux n'ont pas, comme la plupart des autres animaux supérieurs, devx ovaires : on ne leur en trouve qu'un seul qui est fixé dans la cavité abdominale aundevanide la colonnt3 vertébrale, par un repli péritooiil, et qui consiste eu un paquet cfe petits m membraneux, arrondis, plus ou moins déf^ loppés et réunis en grappes. Les parois i* ces poches sont très riches en vaisseaux» guins, et sécrètent les ovules qui se Skment dans leur inîérieur, et qui oonsiM en une matière jaune, enveloppée dans une membrane très-mince. Ces corps gressissent peu à peu, et, lorsqu'ils ont acquis le roloaie que doit avoir le jaune de l'œuf fvlùt, le sac ovairien, dans lequel chacun d'eu 5e trouve renfermé, se fend et les Imekkipper dans la cavité du pavillon, e^i^'^ tonnoir membraneux qui s'appli(pesariV vaire et qui conduit au dehors parMucle. tubede même nature, dont l'orifice inténeui se voii dans le cloaque, près de rantts.itt moment où l'ovule descend ainsi dans Fo^ ducte, il ne se compose que du ràetfnioa jaune, enveloppé dans un sac membnneuii sur un point duquel on aperçoit uie petite tache blanchAtre, qui est appelée cU^trifé. et qui mérke d*ètre signalée, car c'est da» son intérieur que, par la suite, rembrjoa se développera ; mais, è mesure que rovuit descend, if se recouvre d'autres substances sécrétées par les parois du canal qu*il tn* verse. Vers la partie moyenne de l'ofiducte^ il s'enveloppe d'une matière épaisse et gla^ reuse, qui est le blanc de l'œuf, et uo pes plus bas, il se forme autour de cette noo* velle couche une membrane épaisse, donne feuillet externe finit par s'encroAter d'un <»*

f>ôt terreux, et constitue ainsi la coquiue dt 'œuf.

C'^st dans cet état que l'oBof est poodo. Lorsqu'il n'a pas été préalablement féDOOdei il ne subit aucun cnangemeot importao j maïs, dans le cas contraire, il ienm siège d'un travail actif du moment où sà te»ipératuie se trouve convenablement éle»^ En examinant alors, au microscope, le c^ catricule qui a environ six millimèires ^ diamètre, on remarque vers le centre unjF tit corps blanc et allongé, qui peut être cooj sidéré comme le rudiment du S^^^^^ca présente une ligue moyenne bUuclwW

FON

POISSONS, £T€

FON

Pf^i^flAe tu sommet; ce trait marque la \gC^^ se développera le cordon cérébrol^pal. el, suirant quelques physiologistes, 1^ §^s%ii même le premier yestige du sysyt0 nenreux. Amour du germe, on voit ^gp espèce de disque membraneux et transp^Blt qui, à son tour» est borné par une M* plus obscure et par deux cercles con- "^les d'un blanc mal. Vers la dix-huileure de l'incubation, le germe^ se il^ prend à peu près la forme d'un fer

er

;épbali-

dftUtimt) cérébro-spinale ; sur les côtés

\nit longitudinal , on remarque aussi

petits bourrelets qui le renferment

dms une gouttière. Bientôt après,

feMordets se réunissent par leurs extré-

iiiiirieares et commencent à se rap-

Et, de façon à cacher la ligne oui les

s;aÉi, Yers la vingt-quatrième neure,

mt apparaître trois paires de points

ésqm soDl les premiers rudiments des

"fibres, dont le nombre augmente ensuite

fli tnnsT^rsal que nous venons de

«" seiibattre sur l'extrémité antérieure

iwestle premier vestige de la tête,

3™ittt(lbieQtoà se détacher et à devenir ■.s^iocte. Yen la trente-sixième heure de ktfobtioo, on commence à apercevoir les a lAi italei; peu de temps après, lapartie tjntm du corps se dessine également, X mbqm se recourbe un peu sur luite. Aûdani le troisième jour, la télé de- 06 plos en plus distincte ; son extréïaiC^/w"ï[«e, qui correspond au bec, se replo^^^w' poitrine, et l'on voit apparaître, sur- /^ tolés de k colonne vertébrale, sous U fiorme de petits tubercules blanchâtres, les preaieTS ?estiges des membres supé- Iia0r9;l)ienldtaprès, les membres inférieurs :||i Ébroeot de la même manière ; deux petits ' llpeodljces fixés sous le cou se montrent et constituent, en se développant, la )ire inférieure ; enfin les yeux se coloeo Doir. Le cinquième Jour de l'incuba- /es membres, qui ne ressemblent enfa'i des moignons presque informes,

fe'^eDceot à exécuter quelques légers mouots,et vingt-quatre heures après, ils sont usez développés pour que l'on puisse f ^i^tioguer les jambes des cuisses et l'a* ''"M^ras du bras : la forme générale du petit ^ÏTidu commence aussi à se rapprocher un 2^ de ce qu'elle sera par la suite ; vers cette ^9^%te le eœur rentre dans la cavité de la ^^t*iiie et les parois de l'abdomen se com- '^eat Le septième jour, les pieds se for- '^^t, ot vers la. fin du neuvième jour, on H*>\joit sur la peau de l'embryon des pe- ^ |)ores oui sont les ouvertures des capsu- ^ destinées à sécréter les plumes, lesquelles commencent h se montrer à la fin du Juii^e jour, et recouvrent tout le corps dans ^(^aee de vingt-quatre heures. Le volume de |S^t*» d'abord excessif, dimmue proportion- '^ii ornent à celui du reste du corps, et les

DlCTIONN. DE ZOOLOGIB. IL

yeux, qui étaient remarquables par leur grosseur, croissent ensuite plus lentement gue les autres parties; les membres, au contraire, se développent plus rapidement, de façon

3ue l'ensemble du petit Poulet se rapproche e plus en plus de celui de l'animal parfait. Considéré sous le rapport de sa forme extérieure seulement, l'embryon présente, comme on le voit, de véritables métamor-

[)hoses ; mais la partie la plus curieuse de 'histoire de son développement est celle qui montre la manière dont les différents appareils les plus importants à la vie se forment successivement dans l'intérieui de son corps. Vers la vingt-septième heure de l'incubation, on aperçoit h la face antérieure du poulet, et précisément dans le point où se termine la membrane qui se rabat au-devant de la tète, un petit nuage transversal qui s'élargit à ces deux extrémités, et va se perdre insensiblement sur l'aire transparent au milieu duquel le çerme est placé. Ce nuage est le rudiment de l'oreillette gauche du cœur. Trois heures après, le centre de cet organe se trouve surmonté d'un vaisseau droit qui se dirige vers la tête et qui est le ventricule gauche ; bientôt après, un troisième renflement se montre au-dessus de celui-ci ; c'est le bulbe de l'aorte qui disparaît plus tard, mais oui se voit toujours chez certains Reptiles, tels que les Grenouilles; le cœur s'allonge ensuite et se recourbe ; un rétrécissement s'établit entre l'oreillette et le ventricule, et, vers la trente-sixième heure, la première de ces cavités commence à remonter vers le sommet de l'appareil : à cette époque le cœur commence à battre, mais il ne contient pas encore de sang et n'est rempli que par un liauide incolore. Dès les premières heures de 1 incubation, l'arc transparent qui environne le germe présente aussi des modifications importantes ; la membrane qui le forme se divise en deux feuillets entre lesquels se développe une lame de tissu spongieux, qui, vers la trentième heure, commence à s'épaissir en certains endroits et à prendre une teinte jaune ; ce tissu s'étend peu à peu sur toute la surface du jaune, et des espèces d'tles, remplies d'un liquide rou^e&tre, se forment ensuite dans son épaisseur ; enfin ces lacunes ne tardent pas à se mettre en communication entre elles, et à former un réseau vasculaire qui entoure l'embryon et envoie le sang au cœur par deux vaisseaux dont l'extrémité se perd dans l'oreillette gauche. C'est dans cette membrane vasculaire et loin de l'embrvon que le sang se forme d'abord ; et lorsqu'il commence à se montrer, ses globules sont circulaires. La circulation est alors facile à suivre : le sang passe au travers du ventricule, arrive dans la bulbe de l'aorte, et se rend de là dans l'aorte descendante, qui bientôt se divise en deux branches, qui sortent du corps du fœtus et vont se perdre dans l'aire vasculaire dont il est environné ; le sang, qui part ainsi à droite et à gauche du Poulet se divise dans un lacis de vaisseaui capillaires, puis arrive dans un vaisseau général qui le ramène eti

FON

REPTILES

FOR

haut ou le dirige eu bas, d'où il revient au cœur. Eotre le troisième et le quatrième lourde rincubation, ou distingue nettement le veniriculedroit qui se montre sous la forme d'une petite poche placée au-devant du ventricule gauche, communiquantlibrementavec la cavité de Toreillette, et se continuant avec un vaisseau dont Textrémité se dirige vers le point qu'occupent les poumons. Dès le deuxièuie jour, rorcillelle droite commence aussi à se former par suite du développement d'un repli annulaire qui divise roreilletle

f;auche en deux parties distinctes. Enlio, vers e sixième jour, on commence à apercevoir dans le sang des globules elliptiques, et le neuvième jour, ceux-ci ont remplacé en entier les globules circulaires qui d*abord y existaient seuls ; leur apparition coïncide avec celle du foie et avec Toblilération des vaisseaux de la membrane du jaune où nous avo!)s vu la sanguiQcation commencer; aussi a-t-on des raisons de croire que ce viscère est le siège de la sécrétion de ces corpuscules.

Les poumons commencent à se développer vers le quatrième iour; ils consistent d'abord en deux tubercules oblongs et presque transparents placés derrière le cœur; ils premient bientôt une couleur rouge, mais ils ne servent pas à la respiration avant que le Poulet n'ait rompu sa coquille.

Cette Fonction s'exécute cependant d'une manière active dès les premiers moments de l'incubation; et si Ton empêche l'air de pénétrer dans l'œuf, le Poulet meurt presque aussitôt. Au moment de la ponte, lœuf est complètement rempli par le blanc et le jaune ; mais peu à peu ces liquides perdent par évaporation une certaine quantité de leur eau, et il se forme ainsi sous la coquille un vide qui se remplit d'air; le jaune subit en même temps des modifications qui le rendent plus léger que le blanc, de façon qu'il vient occuper la partie la plus supérieure de l'œuf, quelle que soit la position de celle-ci ; et la sérosité qui s'accumule pendant le second jour de l'incubation, au-dessous du cicatricule, produisant le même effet sur celui-ci, le fait flotter de manière è être en contact avec l'air dont nous venons de parler. La respiration de l'embryon s'effectue d'abord par son contact de l'air qui a pénétré ainsi sous la coquille ou par la membrane du jaune; mais bientôt après, cette Fonction devient l'apanage d'une membrane nouvelle appelée allanlotde. Celle-ci commence à se montrée vers la quarante-cinquième heure de l'incubation, sous la forme d'une vésicule membraneuse et transparente, de la grosseur d'une tête d'épingle, placée dans la région abdominale du poulet* Cette poche se développe rapidement, s'étale sur la surface supérieure du jaune, et finit par envahir touie la surface interne de la coquille contre iaqueiie elle se trouve appliquée ; enfin son feuillet externe ne tarde pas à se couvrir d'un magnitii|ue resoau vasculaire qui reçoit le sang veineux venant de l'embryon, et le met en contact

avec l'air pour le transformer en sang artériel.

Le canal intestinal parait naître de deux replis de la lame interne de la cicatricule» qui ressemblent d'abord è des entonnoirs ouverts par une de leurs extrémités, et situés au dessus de la colonne vertébrale^ è Topposite l'un de l'autre ; ces replis se rétrécissent graduellement et se ferment ; mais leur cavité reste encore en communication avec le jaune, qui peu à peu y pénètre et sert à nourrir le rœtus ; aussi le voit^-ou diminuer de plus en plus, et vers la fin de l'incubation est-il entraîné dans l'intérieur de l'abdomen.

ËuUa le système nerveux éprouve, eo se développant, une série de modifications encore plus remarquabes que toutes celles que nous venons de signaler ; et les formes transitoires qu'on lui voit ont la plus grande analogie avec celles auxquelles les mêmes parties s'arrêtent pour toujours chez des animaux moins élevés dans la série zoologi— que.

La plupart des animaux ont, en venant au monde, à peu près les formes et le mode d'organisation qu'ils doivent conserver pendant toute la durée de leur vie, mais il n'eu est pas ainsi de tous ; ou en connaît b^ucoup qui, après leur naissance, subissent encore des cluingements analogues à ceux qu'ils ont déjà éprouvés pondant la durée de leur développement embryonnaire ; et quelquefois ces changements sont si complets, que l'animal subit de véritables métamorphoses avant que d'arriver à l'état parfait. Les Grenouilles, et surtout les Insectes, nous fournissent des exemples remarquables de ces transformations.

FONCTION de chacune des paires de nerfs. Voti Nerfs. *

FORCES MOTRICES dans les corps bruts et les êtres organisés. — Qu'entend-on |>ap Forcesî C'est une expression bien frécjuemment employée dans Je langage des sciences. Si un corps tombe, on dit qu'il est entraîné

f)ar la Force de la pesanteur; si deux corps rotlés préalablement s'attirent ou se repoussent, c est à la Force électrique qu'on en ap-> pelle ; si un liquide chautfé se vaporise, on en trouve la cause dans la Force expamivê du calorique.

Comment a-t-on été conduit à employer ce langage ? Le voici :

Après avoir étudié les faits particuliers d'un certain ordre, les physiciens ont vu qu'on f)Ouvait les rapporter à des faits plus généraux, et ceux-ci a un foit plus général encore, fait principe qui contient tous les autres, fait au delà duquel on ne peut pas remonter expérimentalement. Eh bien! ce fait principe, on l'a désigné par un nom : attraction, par exemple, calorique, électricité.

Jusqu'ici nous ne voyons pas paraître ridée d'une Force ; mais suivez bien ceci : il y a dans l'esprit humain une disposition irrésistible : cest VinsUnct de causalité^ ou principe de causalité^ pour employer le langage du Kantisme. Cette loi de la raison,

FOR

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