‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 91 sur 204 · CC · texte numérisé non relu

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lier aux mêmes opérations que lorsqu'elle fraîche.

La télé des Morues nourrit les pêcheurs ces Gades et leurs familles. En Norvège, ih donne aux yaches; et on y a éprouvé K tDêlée atec des plantes marines, elle ^ente la quantité du lait de ces animaux, ttoit être préférée, pour leur aliment, à la nlle et au foin.

les vertèbres, les côtes et les autres os I arêtes des Gades Morues, ne sont pas Ml ulos inutiles : ils s> rvent k nourrir le toi dtfs Islantlais. On en donne à ces Mens de Kamlschatka que l'on att( lie aux Uneaux destinés à glisser sur la glace, k cette partie septentrionale de TAsie; et fe d'autres contrées boréales , ils sont bïi inipréi^nés de substance huileuse [)0ur bt«D|>loyé> à faire du feu, surtout lors- ^Msonl elé siVchés au point convenable.-

On De aéc5lige môme pas les intestins do Ij Morne, que Ton a nommés dans plusieurs endroit?, noues^ ou nos; et enfn on l.réi«rc avec soin, et on conserve pour la LiWe, tes (Bufs de ce Gade, auxquels on a 1 une ta dénomination de rognes^ ou de

t atf».

Ida sont les procédés et les fruits de ces ^^'dies ïas^orlanles et fameuses, qui ont • mpioyé àans \t inème année jusqu à vingt rallie matelots <fune seule nation (1).

Où aura reman\{xé sans doute que nous

u'aroDS [*arlé que des pêcheries établies

i/*'ïi /î^fliisphere boréal, soit auprès des

vHes de l'ancien continent, soit auprès de

"Aies du nouveau. A mesure que Ton

rt'Otiâltra mieux la nature des rivages des

i' s oa des continents p «rticuliers de Thé-

ui^Âère austral, et particulièrement de

iiTui de TAmérique méridionale, tant du

..•té de l'orient que du côté de l'occident, il

-it à présumer aue Ton découvrira des

jlages où la température de la mer, la pro-

î»i**ur des eaux, la nature du fond, Tabon-

h&ce des petits poissons, Tabsence d'a-

iHBAiix dangereux, et la rareté de tempêtes

•h-violentes et de très-grands bouleverse-

•enls de l'Océan, ont appelé, nourrissent et

•Itiplicnt l'espèce de la Morue, que cer-

kDi peuples pourraient aller y pocher avec

Wû5 de peine et plus de succès que sur

arifes boréales de riiémisphère arctique.

lu* nouveaux pays profileraient ainsi d'un Clplus gronds bienfaits de la nature; et V$l»èce de la Morue, qui alimente une si nnde quantité d'hommes et d'animaux en »Uode, en Norvé^^e, en Suède, en Russie, •t dans d'autres régions asiatiques ou euopéennes, pourraitd'autant plus sullireaussi « besoin des habitants des rives antarcti- L'ips. qu'elle est très-remarquable par sa fé- Mtliié, L'un est étonné du nombre prodi- P^i\ «KoBufs que portent les poissons femel- ^s aucune de ces femelles n a cependant été ^^oriséc h cet égard comme celle de la Morue. Ascagne parle d'un individu de '^lle dernière espèce, qui avait treize déci-

(I) La nation anglaise.

mètres de longueur, et pesait vingt-cinq kilogrammes; l'ovaire de ce Gade en pesait sept, et renfermait neuf millions d'œuis. On en a compté neuf millions trois cent quarante-quatre mille dans une autre Morue.

Quelle immense quantité de moyens de reproduction ! Si le plus grand nombre de ces œufs n'était ni privé de la laite du mâle, ni détruit par divers accidents, ni dévoro par différents animaux, on voit aisément combien peu d'années il faudrait pour qiri l'espèce de la Morue eût, pour ainsi dire, comblé le vaste bassin des mers.

Quelque agréables au goût que Ton puisse rendre les diverses préparations de la Morue sécijée, ou de la Morue salée, on a tou-

i*o\irs préféré avec raison la manger fraîche. Mur jouir de ce dernier avantage, sur plusieurs côtes de l'Europe, et particulièrement sur celles d'Angleterre et de France, on no s'est pas contenté d'y pécher les Morues que l'on voit de temps en tt'mps; mais afin d'être plus sûr d'en avoir de plus grandesà sa disposition, on est parvenu è y apporter en vie un assez grand nombre de celles oue l'on avait prises sur les bancs de Terre-Neuve : on h*s a placées, pour cet objet, dans de grands vases fermés , mais attaches aux vaisseaux, plongés dans la mer, et percés de manière que l'eau saléi? pût aisément parvenir dans leur intérieur. Des pécheurs anu^tais ont ajouté à ceit(i |)récaution un autre procélé : ils ont adroitement fait parvenir une ai^^uille jusqu'à la vessie nata* toire de la Morue, et Tout percée, afin que l'animal, ne pouvant plus se servir de ce moyen d'ascension, demeurât plus longtemps au fond du vase, et fût moins exposé aux divers accidents funestes à la vie des poissons.

'Au reste, il est convenable d'observer ici que dans quelques Gades, Monro n'a pas pu trouver la communication de la vessie natatoire avec l'estomac ou quelijuo autre partie du canal intestinal, mais qu'il a vu autour de cette vessie un organe rougeâtre composé d'un très-grand nombrede membranes pliées et extensibles, et qu'il le croit propre à la sécrétion de l'air ou des gaz de la vessie ; sécrétion qui aurait beaucoup de rapports, scion ce célèbre naturaliste anglais, avec celle qui a lieu pour les vésicules à gaz on aériennes des œufs d'oiseôu, et des plantes aquatiques. Cet organe rongeAtre ne pourrait-il |)as être, au contraire, destiné à recevoir et transmettre, par les diverses ramifications du système artériel et veineux que sa couleur seule indi(|uorail, une portion des gaz de la vessie natatoire, ilans les différentes parties du corps de l'aninial ? ce qui, réuni aux résultats d'observations Irès-voisincs de celles de Monro, faites sur d'autres poissons que des Gades, et que nous rapporteronîï dans la suite, confirmerait l'opinion de M. Fischer, bibliothécaire de Mayence, sur les usages de la vessie natatoire, qu'il considère comme étant, dans ()lusi(nirs circonstances, un supplément tk^s branchies, et un organe auxiliaire de respiratioû.

GAD

REPTILES

GAD

On trouve dans les environs de Tlle de Man, entre TAnglelerre etrirlande, un Gade

?[ue l'on y nomme Red-Cod ou Rock-Cod Morue rouge et Morue de roche).

« J'ai lu, dit M. Noël, dans un ouvrage sur nie de Man, que la couleur de la peau du Redr-Cod est d'un rouge de vermillon. Quelques habitants de Ttle de Man pensent que celte Morue acquiert cette couleur brillante parce qu'elle se nourrit de jeunes Ëcrevisses de mer; mais les Ëcrevisses de mer sont, dans Teau, d'une couleur noirâtre; elles ne deviennent rouges qu'après avoir été cuites. La Morue rouge n'est qu'une variété de l'espèce commune : je suis disposé à croire que la couleur rouge qui la distingue lui est communiquée par les algues et les mousses marines qui couvrent les rochers sur lesquels on la pêche, puisque ces mousses sont de couleur rouge ; je le crois d'autant plus volontiers, que les baies de Yi\Q de Man ont aussi une variété de Mules et de (Sroumtaux dont la couleur est rouge... Celte Morue rouge est très-estimée pour l'usage de la table. »

Lb Gadb iËGLEFiN ( Gaduê JSgUfinus , Linn., Gmel., Bloch., Lacép., Cuv.).— Ce Gade a beaucoup de rapports avec la Morue ; sa chair s'enlève facilement par feuillets, ainsi que celle de ce dernier animal, et de presque tous les autres poissons du même kenre. On le trouve, comme la Morue, dans rOcéan septentrional; mais il ne parvient communément qu'à la longueur de quatre ou cinq décimètres. Il voyage par grandes troupes qui couvrent quelquefois un espace de {plusieurs myriamètres carrés. Et, ce qu'il ne faut pas négliger de faire observer, on assure qu*il ne va jamais dans la Baltique, et que, par conséquent, il ne passe point le Sund. On ne peut pas dire cependant qu'il redoute le voisinage des terres ; car, chaque année, il s'approche, vers les mois de février et mars, des rivages septentrionaux de l'Europe, pour la ponte et la fécondation de ses œufs. S'il survient de grandes tempêtes pendant son séjour auprès des côtes, if s'éloigne de la surface des eaux, et cherche dans le sable du fond de la mer, ou au milieu des plantes marines qui tapissent ce sable, un asile contre les violentes agitatioiis des flots. Lorsque les ondes sont calmées, il sort de sa retraite sous-marine, et reparait encore tout couvert ou d'algues ou de limon.

Un assez grand nombre d'iEgleflns restent même auprès des terres pendant l'hiver, ou s'avancent pendant cette saison vers les rivages auprès desquels ils trouvent, plus aisément gue dans les grandes eaux,.la nourriture qui leur convient. Depuis 1766, les f>écheurs anglais des côtes d'York ont été rappés de l'exactitude avec laquelle ces Gades se sont montrés dans les eaux côlières, vers le 10 décembre. L'étendue du banc qu'ils forment «lors est d'environ trois milles en largeur, à compter de la côte, et de quatre-vingt milles en longueur, depuis Flamboroughead jusqu'à l'embouchure de

la Fine, au-dessous de Newcastle. Vespace marin occupé par ces poissons est si bien connu des pècneurs, qu'ils ne jettent leurs lignes aue aans ce même espace, hors de la circonférence duquel ils ne trouveraient plus d'iEgleûnSi et ne pécheraient le plus souvent, à la place, que des Squales attirés jpar cet immense banc de Gades, dont ces Cartilagineux sont très-avides.

Lorsque la surface de la mer est gelée auprès des rivages, les pêcheurs proGlent des fentes ou crevasses que la glace peut présenter dans un nombre d'endroits plus ou moins considérable de la croûte solide de l'Océan, pour prendre facilement une plus grande quantité de ces poissons. Ces Gades ont, en effet, l'habitude de se rassembler dans les intervalles qui séparent les différentes portions de glaces, non pas, comme on l'a cru, pour y respirer l'air très-froid de l'atmosphère, mais pour se trouver dans la couche d'eau la plus élevée, par cunsé-

auent dans la plus tempérée et dans celle où oivent se réunir plusieurs des petits animaux dont ils aiment à se nourrir.

Si les pêcheurs de ces côtes voisines du cercle polaire ne rencontrent pas à leur portée des fentes naturelles et suflisaiites dans la surface de l'Océan durcie par le froid, ils cassent la glace et produisent, dans l'enveloppe qu'elle forme, les anfractuosités qui leur conviennent.

C'est aussi autour de ces vides naturels ou arliflciels qu'on voit des Phoques cheroher à dévorer des iEglefins, pendant la saison rigoureuse.

Mais ces Gades peuvent être la proie de beaucoup d'autres ennemis. Les grandes Morues les poursuivent; et, suivant Anderson, la pêche des iEglefins, que l'on fait auprès de l'embouchure de l'Elbe, a donné le moyen d'observer d'une manière trèsparticulière combien la Morue est vorace, et avec quelle promptitude elle digère ses aliments. Dans ces parages» les pêcheurs d'iEgleQns laissent leurs hameçons sous l'eau pendant une marée, c'est-à-dire pendant six heures. Si un iEgleûn est pris dès le commencement de ces six heu res, et qu uue Morue se jette ensuite sur ce Poisson, on trouve, en retirant la ligne au changement delà marée, que l'JElglefin est déjà digéré; la Morue est, à la place de ce Gade, arrêtée par l'hameçon; et ce fait mérite d'autant plus quelque attention, qu'il parait prouver

3 ne c'est particulièrement dans l'estomac et ans les sucs gastriques qui arrosent ce viscère, que réside cette grande faculté si souvent remarquée dans les Morues, de décomposer avec rapidité les substances alimentaires. Si, au contraire, la Morue n'a cherché à dévorer l'iEglefin que peu de ternps avant l'expiration des six heures, elle s'opinjalre tellement à ne pas s'en séparer, qu'elle se laisse enlever en l'air avec sa proie.

L'iG^lefln, quoique petil, est aussi goulu et aussi destructeur que la Morue, au moins à proportion de ses forces. Il se nourrit nonseulement de Serpules, de Mollusques, ûû

CAD

POiSSCWS, ETC.

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