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Les républiques même et les Tilles oot souTent conooiuniqué leurs armes à des particuliers, comme a fait celle de Venise, aux maisons de Foscarii de Hagno, et de Nani. Jean de Monluc, depuis marecbal de France, obtint le privilège de porter les armes de la ▼ille de sienne pour avoir soutenu vaillamment le siège que Tempereur Charles V mit devant cette ville. Ennn les papes ont fait porter à quelques cardinaux de leurs créatures un chef de leurs armes : comme fit Grégoire XIII du surnom de Boncom{>agno, aux cardinaux de la Baulme, Vaslavillano» de Berague, et Riario. Quant à ce que Paradin et ceux qui Tout suivv ont écrit que Tordre de Saint-Jean de liierusalem pria Amedée IV, comte de Savoye, de .prendre les armes de la religion, en mémoire des grans services qu'il luy avoit rendus au siège de Rhodes, cela est controversé; car A. Du Chesnc tient que cette croix que les ducs de Savoye portent, est Técu des armes de la principauté de Piémont (1).
Q&ARTIERS.--Terme de généalogie, écus d*une famille noble qui dans nn arbre généalogique servent de preuve, lorsqu'il est appuyé des actes originaux n<^ccssaires pour en établir la filiation. On faisait des preuves d*un certain nombre de quartiers pour entrer dans les collèges ou ordres,* qui exigaienl la noblesse (>aternelle et maternelle ; il y avait des chapitres qui demandaient jusquli seize et trente-deux quartiers : le nombre de ces quartiers se réglait sur celui des degrés. Les degrés ou lignes sont les générations du fils au père, du père à raïeul, de raicul au bisaïeul, du bisaïeul au trisaïeul, etc. Les quartiers sont les familles nobles ou les peraoones dont celui qui fait preuve descend.
La progression qui se fait dans la production des quartiers, par rapport aux degrés, est celle qu'on appelle géométrique, où chaque nombre se double de l'un à l'autre successivement; ainsi un produit deux, deux Eroduisent quatre, quatre produisent huit, uit produisent seize, seize produisent trentedeux, ainsi de suite, en doublant toujours. La raison de cette progression est 1 ordre des générations, chacune ayant un père et une mère dont on produit le quartier : ainsi, Je présenté ou celui pour lequel on produit, est obligé de produire père et mère : son père a aussi père et mère, et sa mère pareillement père et mère ; en voilà quatre ; chacun de ceux-ci ont aussi père et mère, ce qui fait huit, et ainsi à l'intini.
Dans les preuves par quartiers, dressés sur un arbre généalogique, les deçrés se comptent à reculoos, contre l'usage ordinaire, qui veut que le premier degré soit celui par où l'on commence la filiation. i
loi le premier degré est celui du pré- Benté, il ne forme qu'un quartier. Le second en produit deux, savoir le père et la mère. Le troisième en produit quatre, savoir, père et mère du père, père et mère de la mère. Le
(t) Ifist. de la maison de Béibuiif*, p. ^05.
quatrième en preNluit huit, qui sont les qua* tre bisaïeuls paternels et les quatre bisaïeuls maternels. Le cinquième en proiluit seize qui sont les huit trisaïeuls paternels, et les huit trisaïeuls maternels. Le sixième en produit trente-deux,, qui sont les seize quatrièmes aïeuls paternels et les seize quatrièmes aïeuls maternels.
II est aisé de calculer la progression des quartiers en portant à un plusçrand nomf)ro les deçrés de génération; ainsi, celui qui a douze aegrés de noblesse produit deux mi/le quarante-liuit quartiers; celui qui en a quinze en produit seize mille trois cent quatre-vingtquatre ; celui qui en a vingt en produit cinq cent vin^t-quatre mille deux cent quatrevingt-huit.
QDINTAINE. —Exercice de corps, ou jeu que certaines personnes étaient obligées do faire pour le divertissement du seigneur. . Balzamon prétend que ce Jeu a été ainsi appelé parce qu'un nommé Quinius en fut l'inventeur, ce qu'il parait apimyer sur la loi 1, au code de Aleatoribus. Pancirole, 1, var. cap. 4» prétend qu'il a été ainsi nommé, a Quintana via quœ caetris Romanis m Quinia^ nam portam exibat. Du Cange, en sa dissertation sur Joinville, tient que ce terme vicut de ce que ce devoir s'acquittait dans les banlieues appelées quintes ou quintaineSj parce 3u*clles s'étendaient à cinq mille pas hors c la ville.
On plaçait ordinairement vers l'extrémité de la banlieue un pal ou un poteau où était suspendu un écusson mobile, et on le nommait le pal de la quintainCf et ce pal servait pour le jeu ou exetcice dont il s'agit, qui a aussi été appelé la quintaine, du nom de la banlieue ou il se faisait, et du pal de la banlieue qui y servait.
Eu la coutume locale de Mézières, en Touraine, les meuniers demeurants en la baronnie et chfltellenie de Mézières, étaient tenus, une fois l'an, de frapper par trois coups le pal de la quintaine, en la plus proche rivière du cbAtet du seigneur, baron ou châtelain, ou autre lieu accoutumé, et s'ils se feignaient rompre leurs perches, ou défaillaient aui jours, lieu et neure accoutumés, il y avait soixante jours d'amende au profit du seigneur.
De même à Mehun-sur-Eure, en Berry, les hommes mariés dans l'année étaient tenus, le jour de la Pentecôte, de tirer la quintaine au-dessous du chflteau, et par trois fois frapper de leurs perches un pan de bois qui était piqué et planté au milieu du cours ae l'eau.
En la cnÂtellenie de Mareuil, ressoit d'issoudun, en Berrjr, les nouveaux mariés ti* raient aussi la quintaine sur la rivière d'A* mon; il y avait de pareils exercices en Yen- ' dômois, Bourbonnais et ailleurs; et il est fait mention de ce droit de quintaine auliv. ii du Recueil des arrêts de Bretagne,
En quelques lieux, à chaque mutation de seigneur ou de vassal , le vassal devait courir la quintaine de service féodaK
La quintaine était aussi anciennement un exercice militaire que Ton faisait à cheval»
01» QIH IHCnONSUIRE
la lance à la main ; on Tenait en courant sur lin bouclier attache à un arbre ; et quand la lance était rompue on se trourait en défaut.
La quintaine, comme meuble de Técu, est rare en armoiries.
CartUle de Ners — de gueules, à trois quintaines d*or. Normandie.
Robert de LexardUree ^ d'argent, à trois quintaines de gueules. Poitou.
QUINTEFEUILLE.— Fleur à cinq péUles ou fleurons arrondis, ayant chacun une pointe, dont Je centre est percé en rond, de manière que Ton roit le champ de l'écu à travers.
Bréauié de Hotot — d'argent, à la quintefeuille de gueules. Anjou.
Marqueîel — d*or, è une quintefeuille de gueules. Normandie.
Coetauelfm — d'argent , à la quintefeuille de sable. Bretagne.
JLe Long — d'or, à une quintefeuille de sable. Bretagne.
Le Fnr^— d'hermine, h une quintefeuille de gueules. Bretagne.
Cemprond — d'argent, à la quintrfeuille de gueules. Normandie.
KcMuard — d'argent, à une quintefeuille de gueules. Aunis et Saintonge.
Ioii«ene#— de gueules, à une quintefeuile d'argent, au chef d'hermine. Normandie.
Paloni^ — d'azur , à une quintefeuille d*or, accompagnée de trois croissants d'argent. Franche-Comté.
Martigné-^ d'hzw, à la quintefeuille d'or.
Sarei d:E$irée$—& azur, à la quintefeuille «le gueules accompagnée de huit merlettes du même. Artois.
U Moêhe^Blequin — d'or , à la quintefeuille de sable.
Yirmi — de gueules, è trois quintefeuilles d or. Bourgogne.
P^^rv-COouin'-de gueules, à trois quintefeoiJlee d argent. Languedoc et Normandie.
Des Beoiaii de CkmiiUy '--' d'argeni^ à trois quintefeuilles de gueules. Maine.
Ihf «o^ — d'azur , à trois quintefeuilles dardent. Bretagne.
Sj^enide Kerfilix — d'or, à trois quintefeuilles de sable. Bretagne.
- ^ÎT^^*^* "• **® gueules, à trois quintefeuilles d'or.
Monteuon-^ d'argent, à troisquintefeuilles d azur. Ile de France.
ÉrtVy --de sable, à trois quintefeuilles d argent. Bourgogne.
Bessey'4e^ha$el — d'azur, à trois quinleleuilles d argent. Bourgogne.
Gtitry-te-^ercAey--. d'argent, à trois quintefeuilles de sable. Normandie.
^ A^^^-^de gueules, à trois quintefeuilles d or. Normandie.
Cuveê -- d'argent, à trois quintefeuilles de •inople. Normandie.
Beltée-^de sable, à trois quintefeuilles a argcfit. Normandie.
Becheifel — de gueules, à troisquintefeuilles d argent. Normandie.
HERALOIQCE. ftlJI
Logé -- d'argent , à trois quinte&ttiUcs de sinople. Normandie.
Duqueenel — d'or, à trois quintefeuaies de gueules»
A7ertfi -- d'azur , à trob quintefeuilles d'argent.
Meoitrieux — d'or, è trois quintdeoilles de gueules. Bretagne.
faneau — de sable, è trois quiotefeoitles d'argent. Bretagne.
Du Bot — d'azur, à trois quintefeuilles d argent. Bretagne.
Ertimbrieuc — d'argent , à trois quintefeuilles de sable. Bretagne.
^ Maignard de Bernieres — d'azur, k la bande d'argent chargée de trois quintefeuilles de gueules.
Cromot — d'or , k trois quintefeuilles de sinople ajourées. Bourgogne.
Bdlingemi —d'argent, à trois quintefeuilles de gueules. Bretagne.
Aiguillon — de sable, à trois quintefeoilles d'argent. Bretagne.
Du Pletsii — d'argent, à trois quintefeuilles de gueules. Orléanais.
Hamilton de Damervilte — de gueules , & trois auîntefeuilles d'hermine. Oriéanais.
Rocnette--de gueules, à trois quintefeuilles d'argent. Champagne.
Avannes — de gueules, k trois quînteleuilles d or, écartelé de sable, au sautoir d'or, accompagné de quatre grillons de même.
Champagne.
Vaite — d'or , à trois quintefeuilles percées de gueules. Franche-Comté.
Ar gouges — Ecartelé d'or et d'azur k trois quintefeuilles de gueules. Normandie.
Du Buat — d'azur, k trois quintefeuilles d or. Anjou.
Denis de Lesnelec — d'argent, à troisquintefeuilles de gueules. Bretagne.
Fouquesolle — d'argent, k trois quintefeuilles de gueules. Picardie.
/mWcca/— de gueules , k troisquintefeuilles. Picardie.
Dandel —d'azur, k trois quintefeuilJes d or. Normandie.
Du Merle — de gueules , k Iroîs quinle- Ibuilles d'argent. Normandie.
Bretencourt - d'argent , k trois quinlcfeuiHes de sable. Beauvoisis.
Vacquette —d'or, k trois quintefeuilles (je gneules, au chef d'azur chargé de trois eioiles d'or. Ile de France.
Chissé — d'argent , k trois quintefeoiflrs d or, percées et posées en fasce, au chef do sable émanché de trois pointes. Franche- Comté.
^ncenis (V.) - d'azur, k daq quintefeuil- Jes d hermine. Bretagne.
Courfefy — d'hermine, à trois qaiiitefeuil-
les de gueules.
p ^îf^?/^— ^® gueules, k trois quintefeuilles d'argent.
Descoues — d'azur , k trois quintefeuilIo5 d'or. Normandie.
Lambilly — d'azur, k six quintefeuille^ d argent. Bretagne.
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BAIS-D'ESCARBOUCLE— Meuble de Fécu
percé en rond, au centre, divisé ordinairement en huil rayons, dont quatre en croix, et qua-» tre en sautoir; ces rais sont souvent bourdonnes au milieu et aux extrémités ; il y a aussi des rais d'escarboucle pommettes, d autres fleurdelisés. Lorsque le rais d'escarboucle a plus ou moins de huit rayons, on doit en exprimer le nombre en blasonnant.
Laron — une escarboucle à six rais pomnieltés. Limosin.
Saint-Martial — d'azur, au rais d*escarboucle d*or. Auvergne,
Clèvts — de gueules , au rais d'escarbou- . de, pommette et fleurdelisé d'or de huit pièces, enté eu cœur d'argent, è Tescarboucle (le sinople.
Veilhan de Giry — d'azur, au rais d'escarlioticle, pommette et fleurdelisé d'or de huit pièces. Nivernais.
Aay— de gueules, à 4 escarboucle pommettéo et fleuronnée de huit i^ais d'or. Franclie-Comté. .
Chaumcnt (V.) — parti , au premier de gueules, à la demi-escarboucle pommettée ot florée d'or, mouvante du flanc sénestre de la partie : au deuxième d'azur, à la bande (l'argent, accostée de quatre cotices, deux à (Icitre, deux èi sénestre, potencées et contrej»olencées d'or ; au chef (îe France.
RAISIN. — Fruit qui meuble quelques écus, où il est représenté la queue tournée vers le haut de l'écu.
LonguHoue — de gueules (d^autres disent d'/aur), i trois raisins d'or.
Gatcoing — d'^argent , à trois raisins d'a- 2ur. Nivernais.
Des Hayeê-'A'oTj au chevron de gueules, act^ompagné de trois raisins d'azur.
Fragmer — d'azur, à la fasçe d'or, accompagnée de trois raisins de môme.
Budée — d'argent, au chevron de gueules, accompagné de (rois raisins d'azur.
Olier-Nointel — d'or, au chevron de gueul('S , accompagné de trois raisins d'azur , feuilles de sinople.
RAMURE.— Meuble d'armoiries, qui représente le bois du cerf, lequel a six (lagues de chaque côtés ; lorsqu'il y en a moins de six ou davantage, oii t'exprime en blasonnant par le mot chevillée de tant de pièces.
On appelle demi-ramure, uu côté seul du bois de ranimai ; massacre^ la ramure jointe à une partie du crâne du cerf.
Le terme ramure vient du latin ramus^ , branche d'arbre; parce (jue le bois du xîerf s'élève sur la tête de cet animal, de même que les branches d'un arbre sur sa tige.
Fouraire de K»Wîer#-io^t'Wwe -d'azur, à la ramure d'or, et une étoile du même en ccBur. Lorraine.
Men^in d'Aprainville—rd'àznT, au chevron d or chargé d'une ramure de sable, et ac*
compagne de trois tours d'argent. BaVrois.
Ogier de la HatUle — d'azur, au massacre d'or. Normandie.
La Grange — d'argent, au massacre au naturel, chevillé de vingt pièces; au chef d'azur, chargé de trois quintefeuilles du champ.
Yillemor de Crann^— d'«\zùr, au massacre d'or, accompagné en chef d'une molette d'operondu même. Champagne.
RANGIER. -- Meuble d'armoiries qu'il ne faut pas confondre avec le rencbiert et qui re-
1>résente le fer d'une faux,qu'onnomroQainsi orsqu'il n'a point de manche. Il parait ordinairement en pal, la pointe vers le chef. Voy, Rbncbier.
Somy des Greslets — de gueules, à trois rangiers d'argent. Champagne.
Valhjé de Monteni^ — de sioeplu, à trois rangiers d'argent en fasoeç, le second oontreposé. Lorraine.
RATEAU. — Meuble d'armoiries qui représente un instrument d'agriculture et de jardinage formé de longues dents, et garni d'un manche, il parait ordinairement en pal| la tète en haut. On dit emmanché du râteau, lorsque son manche est d'émail différent, et démanché lorsqu'il n'a point de manche.
Ràttel de Hénaménil —de gueules, à deux râteaux d'or passés en sautoir, accompagnés en chef d'une étoile du même. Lorraine.
Rastel — d'azur, ^u râteau , ou vergette abaissée et contrebretCsSSée d'argent, mouvante du chef, accostée de deux lions affrontés d'or. Comtat-Venaissin.
Mézières (Y,) — de gueules, h deux râteaux d'or poses en fasces, accompagnés en pointe d'un M d'argent.
Rethel — de gueules, & trois râteaux démanchés d'or. Champagne.
RECHERCHES DE NOBLESSE.— Pour réprimer les usurpations que les roturiers faisaient de la noblesse et de ses privilèges, les rois, à diverses époaue8,ordonnèrcntqu*il serait fait des reohercqes de ces usurpateurs, et 3ue tout individu ^e disant noble menait tenu e justifier de cette qualilé par ti^tres authentiques.
Parmi les différentes recherches particulières à quelques 'provinces, ou générales dans tout le royaume, qui ont été Ordonnées, soit à l'égard des francs fiefs, soit à l'égard des tailles, soit à l'égard des titres do noblesse durant les xiv% xv% xvi% xvii* siècles, la plus fameuse par la rigueur des procédures^ la durée des poursuites, et la quantité des amendes versées dans le trésor public, est celle qui fut commencée avec beaucoup de rigueur en 1666, à l'instigation du grand Colbert , suspendue en 167&, à cause des guerres, reprises en 1696, avec moins de séveriti^'i^