‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 4)Chapitre 154 sur 199 · REN · texte numérisé non relu

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DIGTiONNAttB HUULHQUB.

et qui enfin u*a entièrement cessé qu*eii

La plupart des recherches furent d*abord confiées aux traitants ou fermiers, qui trop avides d'argent, inquiétèrent l*ordre entier de la noblesse, et refusèrent quelquefois justice à de pauvres gentilshommes, pour écouter favorablement ae riches usurpateurs qui se firent maintenir.

Cependant la recherche de 1666 fut confiée à de meilleures mains , et les intendants des provinces en furent exclusivement chargés, avec pouvoir déjuger définitivement, en laissant toutefois aux condamnés la faculté de se pourvoir au conseil d*Etat, dans les six mois de la signification des jugements de condamnation. Les commissaires départis des intendants, pendant le cours de ces recherches, se trouvant arrêtés à Tégard des gentilshommes, dont les anciens titres, ou les titres primordiaux de noblesse étaient adirés ou n'existaient plus, il fut décidé, par arrêt du conseil du 19 mars 1667, que ceux qui avaient porté les titres de chevalier et d'écuyer depuis 1560, avec possession de fiefs, emplois et services, et sans aucune trace de roture avant ladite année 1560, seraient ré« pûtes nobles de race, et comme tels maintenus. Quant à ceux dont les titres n'étaient accompagnés, ni de fiefs, ni de services, les commissaires exigèrent de leur part une preuve de deux cents ans de qualification ; ce qui, uar conséquent, faisiit remonter la preuve a IMT!, et toujours sans aucune trace de roture antérieure à cette dernière époque. Mais la déclaration du roi du 16 janvier 1714, enregistrée à la cour des aides le 30 du même mois, limita la preuve h cent années, à compter du 30 janvier 1614.

Il y a d'anciennes ordonnances très-sévères sur les recherches des faux nobles ou usurpateurs de noblesse ; celle d'Orléans, article 110, porte que les usurpateurs d'armes timbrées seront punis par les juges ordinaires comme pour crime de faux. Celle de Blois, article 357, rendue sur la demande des états généraux du royaume, confirme celle d'Orléans.

REDORTE. — Meuble de l'écu qui représente une branche d'arbre tortillée en miatre cercles l'un sur l'autre, et dont les deux bouts se trouvent au-dessus, vers le chef. Elle ressemble beaucoup aux couronnes que les Romains entrelaçaient, et qu'ils portaient au bout de leurs lances les jours de triomphe.

Selon Ménage, l'étymologie de ce mot vient du latin reiorta^ en changeant le premier I en d.

Lorsque la redorte n'a point de feuilles, et quand elle a plus ou moins de quatre anneaux, on l'exprime en blasonnant.

Jorta- d'azur, à la redorte de trois couronnes d'or. Naples.

La RedorU — d'or , à trois redortes de quatre pièces de sable, rangées en pah Languedoc.

RENARD. — Animal qui parait de profil et passant, ce qui ne s exprime pas; il a

comme récureuil sa queue levée perpendi* culairement, dont le bout tend vers le haut de l'écu ; ce qui le distingue du loup, qui a toujours la queue pendante.

LaReMordière — d'azur, à trois renardi d'or.

JtfoiUfre^nard— d'azur, au renard rampant d'or.

Jtfaro//e5— d'azur, au renard d'or. Valois.

5icau/d— d'azur, au renard d'argent, accompagné de trois étoiles du môme, lie de France.

Reynard de la Serre — d'azur, au renard rampant d'or. Dauphiné.

i^iYto^rt— originaire de Florence : de gueoles, au chef d'argent chargé d'un renard du champ. Gomtat Venaissin.

Reynard — d'or, à im renard de gueules.

Regnard —d'argent, à trois renards de sable. Orléanais.

CAtM/eaurro— d'argent, à trois tètes de renard coupées de sable, armées et lampassées de gueules. Bretagne*

Renard — de gueules, au renard rampant d'oc. Dauphiné.

RENCHIER , qu'il ne faut pas confondre avec rangier. — Meuble de 1 écu qui représente un cerf de la plus haute taille ; sa ramure aplatie et couchée en arrière, est beaucoup plus longue que le bois du cerf ordinaire, plus plat et plus large que celiH du daim, qai d ailleurs a la ramure tournée en avant. Le renchier est sans doute le renne des Lapons.

Le Jeune de Kerbaronnou — de sable, au renchier d'argent. Bretagne

La Grange d'iir9utn---d*azur, à trois renchiers d'or. Berry et Champagne.

RENCONTRE.— Tête d'animal quadrupède, qui paraît dans l'écu de front, c est-à-aire montrant les deux yeux. 11 n'y a que les tôtes humaines qu'on ne nomme point rencontre f ainsi que celles des oiseaux el celle du léopard, parce qu'elle est toujours de front, ce qui ne s'exprime pas. Quelques auteurs héraldiques ont pensé mal à propos que ce mot rencontre ne se disait que des animaux à cornes.

Le rencontre a pris son nom du verbe rencontrer J'quif dans ce sens, signifie voir de front, en face.

Du Coite ^ d'or, au rencontre de cerf de sable. Ile de France.

LeFebvre de IfotiIreMel— d'azur, au rencontre de cerf d'or, chevillé de quatre pièces. Paris, originaire du pays chartrain.

Perrot — de sable, au rencontre do bélier d'or. Bretagne.

Bouvet— de gueules, au rencontre de bœuf d'or.

La Tache — d'or, à trois rencontres de vache, de sable. Ile de France.

Du Mouton — de gueules, k trois rencon* très de bélier d'argent. Bouitjogue.

i^rmar— d'azur, au rencontre de booi d'or , surmonté de deux étoiles de même. Boui^qgne.

RÉSEAU. — Sorte de tissu de fil ou de soie

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fait ao tour, dont les femmes se serraient pour orner lear chevelure. Le réseau pa« mit dans Técu ibrmé de lignes diagonales à dextre et k sénestre, qui fout des claire-voies en forme de mailles en losanee. 11 est mouvant des bords de Fécu, qu'il remplit dans toHie son étendue. «

Panneau éTAriy — d*argent , au réseau de sable, à la fasce de gueules, chargée de deux lacs -d'amour d*or, brochant sur le tout, ne de France.

Malivers — bandé d*azur et d'argent de six pièces, au réseau sur le tout, de Tun en l'autre.

Fovei de Dômes — d'azur, à une bande d'argent , chargée d'un réseau de gueules. Bourgogne.

ROC DÉCHIQUIER.— Meuble d'armoiries qai représente un roc ou la tour du jeu d'é-' cliees, à la réserve que la partie supérieure est figurée en forme de croix ancrée. Le P. Méoestrier prétend que le roc est le fer morné ou émoussé d*uoe lance de tournois; mais l'opinion la plus probable est celle de Gâteiier de la Tour, qui prétend que les Espagnols nomment rocs^ les tours des .échecs, et que c'est de là qu'est venu le terme de roe éTéchiquier.

La Goree— de gueules, à trois rocs d'échiquier d'or. Vivarais.

La Roehe^Fonîenilhi — d'azur, \ trois rocs d'échiquier d'or. Languedoc.

Gaalan de Doriêre — de gueules, èi trois rocs d'échiquier d'or. Normandie.

iVodorei — d'azur, au roc d'or. Guyenne et Gascogne.

La Éocan — de gueules, au roc d'échiquier d'or , au chef d argent , chargé de deux roses d'azur. Guyenne et Gascogne.

Souris de Lavaud — d'azur, à un roc d'échiquier d'or à dextre, et un lion du même lampassé de gueules, posé sur un rocher d'or à sénestre. Limosin.

Pareil d'Ësperuc — écartelé aux 1 et 4 do gueules, à trois rocs d'échiquier d'argent , atjx 2 et 3 d'azur, à trois fasces d'or. Limosin.

ilocAemore — d'azur, à trois rocs d'échiquier d'argent. Languedoc.

La Roque de Sennezergues — d'or, à trois rues d'échiquier de gueules. Auvergne.

Roquemaurel — d'azur, à trois rocs d'échiquier d'or ; au chef d'argent, chaîné d'un lévrier courant de sable. Auvergne.

Roquetaure — parti, au 1 d'azur , à trois rocs d'échiquier d'or et trois besants du même , au 2 de gueules, à la tour d'ar* gent, ajourée et magonnée de sable. Auvergne.

Roquetaure — d'azur, k trois rocs d'échiquier d'an$ent. Armagnac.

Brouê — d'azur, à trois rocs d'échiquier d'or. Guyenne et Gascogne.

Banne fotu ou Bemnafous — d'azur, à trois rocs d'échiquier d'or. Guyenne et Gascojçne.

ÙtM ArTiuindâ— écartelé aux 1 et 4* de gueu-

HBRALMQOE. ROC

les, à trois rocs d'écUquier d'or, aux 2 et 8 d'azur, au chevron d'argent accorapaj^né de trois rosettes de même. Comtat Venaissin.

Maffrey — d'argent, à trois rocs d'échiquier de saole, au lambet d'azur. Auvergne . Guiilon — d'aiur, à trois rocs d'échiquier d'argent. Normandie.

Guyenno — d'or, à trois rocs d'échiquier de gueules. Normandie.

TMe (V.) — de gueules, à trois rocs d'échiquier d'or.

CrecquerauU — d*argent , à trois rocs d*é-^ chiquiers de gueules. Bretagne.

Roquette — d'azur, & trois rocs d'échiquier d'or. Dauphiné.

Aoaue — d'azur, à trois rocs d'échiquier d'or Languedoc.

La Roque^Bouillac — d'arfi;ent, au chef d'azur, chargé de trois rocs d'échiquier d'or. Guyenne et Gascogne.

Roquefort — échiquclé d'or et d'azur, au chef d'azur, chargé de trois rocs d'échiquier d*or, à la bordure componée d'or et de gueules. Guyenne et Gascogne.

Bernard de Champigny — écartelé de sable et d'argent, à quatre rocs d'échiquier de l'un en l'autre; sur le tout d'azur à la fleur de lis d'or.

Le Normand d'f^to/e^— écartelé de ftueules et d'or, à quatre rocs û'échi(|uier de l'un eu l'autre; sur le tout d'azur, à la fleur de lis d'or. Ile de France.

Racapé — de saole, è six rocs d'échiquier è l'antique d'argent^ posés 3, 2 et 1. Aiiiou.

ROCHER — Meuble de Técu qui représente une roche.

iîirotre— de sinople, au rocher d'or.

Rodarel — d'argent, à un rocher de sable. Limosin.

Jadon— d'azur, h un rocher d'or, sommé d'un oiseau du même. Auvergne.

La ftocAe — écartelé d'azur, aux 1 et i chargés d'un rocher d'argent; au 2 de trois étoiles d'argent; au 3 de trois bandes d'argent. Guyenne et Gascogne.

Serignac — d'argent, h un rocher à trois pointes de sinople, celle du milieu supérieure, chaque pointe sommée d'une corneille de sable, becquée et membrée de gueules. Guyenne et Gascogne.

Roquette — écartelé. aux 1 et 4* d'argent, au roc de sable; aux 2 et 3 d'or, à trois fasces de gueules. Guyenne et Gascogne.

Durey — de sable, au rocher d'argent, accompagné en chef d'une croisette de même. Bourgogne.

Bachod — d'azur, au rocher h trois pointes d'or, surmonté d'une étoile de même, accostée de deux croisettes d'argent. Bresse et Bugey.

Roquetaille - d'azur, au rocher fendu d'argent.

i>i«roiid — d'azur , è un rocher d'argent, et trois étoiles d'or en chef. Languedoc.

Constantin — d'azur, au rocher d'or, posé sur une mer flottante d'azur. Bretagne.

X^eitûan — d'azur, au roclier d'or, mou-

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vani dHiiie mer d'argeat, e( $iiitnoDlë d^un soleil do Moond émail, lia de France,

PoUetin — d'acur« as rocher d'argeat» surmonté d*un geai du même, au chef cousu de 5ueule% chaîné de troiséloiies d*or. Langueoe.

Durranc — d'azur, au rocher d*or, chargé de deux palmes de même, accostéea de deui roses aussi d*or, le rodier surmonté en chef d*un ciy)is8ant d'argent. Languedoc.

Rochefort (V.) — d*azur, à un rocher d*or, mouvant de la pointe de Técu, sommé d'une fleur de lis d'or.

BfUarin^ de gueules, au rocner d'argent, mouvant de la pointe dé l'écu à une aigle essorant de sable meipbrée d'or. Provence.

Le Tenneur — de gueules, à un rocher d'ar*

(^ent, ouvert de sable , dont est issant un ion léopardé d*or, le rocher sommé de trois tourelles du second émail, celle du milieu supérieure. Tïormandie.

ta Roque —d'azur, à deux roches d'argent mises en lasces. Languedoc.

Roquefort — d'azur, à trois rochers d'or. Langiiecioc.

Bfontetcot — de gueules , à trois rochers d'argent.

Le Ma$le des Roches — d*argent , 2i trois rochers de sable.

Ctron — d'azur, à trois roches en fasce d'argent. Languedoc.

Afarxa— d'aznr, à trois rochers d'argent. Gmrenne et Gascogne.

Iflffranyc — d'azur, à trois rochers d'or. Champagne. '

Xovfrm^te— d'azur, à trois rochers d'argent rangés en fasce, celui du milieu sommé d'un arbre d'or. Limosin.

MaiUac — d'argent, h trois rochers de gueules, chacun sommé d'une corneille de sable. Guyenne et Gascogne.

Roqué fort — écbiquQié d'or et de gueules, au chef d'azur à trois rochers de trois copeaux d'ai|;ent. Languedoc.

Raimona — d'azur, à trois rochers, et deux demi-rochers d'or, mis en sautoir. Languedoc.

Gareeval — d'azur, à quatre rophers d'or. Gujcnne et Gascogne.

nOI D'ARMBS. — C'était un officier de France qui annonçait la guerre, les trêves, les traités de paix et les tournois. Il était le l>remier et le chef des hérauts d'armes.

Les hérauts étaient surintendants des armoiries » et conservateurs des honneurs de la guerre, dont le blason est le symbole.

Ils recevaient les preuves des nobles et des ctiovaliers , et faisaient peindre leurs amus dans des registres.

Ils avaient droit de corriger tous les abusi et usurpations des couronnes, casques, timbres, tenants , supports , etc.; connaissaient des différends entre les nobies 'pour leurs Mitsons, pour l'ancienneté de leurs races et prééminences ; la cour les a même quelquefois mandés pour avoir leur avis sur dos différends de cette nature. *

Ils allaient dans les provinces fein (ki enquêtes sur les nobles et gmtÙshêmmes , et avaient droit de faire des recherobes dans les archives.

Les hérauts publiaient les cérémonies des ordres de cbevaleriet et s'y trouvaient déoorés des marques de l'ordre. Ils réglaient les cérémonies aux mariages des rois, de même qu'aux baptêmes des enfants de France.

Le iour d'une bataille , ils assistaient devant rétendart , faisaient le dénombrement des morts, redemandaient les prisonniers, sommaient les places de se rendre, et marchaient, dans les capitulations, devant le gouverneur de la ▼ule. il» publiaient les victoires , et en portaient les nouvelles dans les cours étran|(ères alliées.

Aux pompes funèbres des rois et desprinees du sang, les hérauts étaient revdtus pardessus leurs cottes d'armes d'uue longue robe de deuil traînante et tenaient un Uton, dit caducée f couvert de velours violet, et semé de fleurs de lis d'or eo broderie : ils portaient aussi la médaille du roi pendue au cou y et le roi d'armes une cnoix pactonle pendue à un ruiMin violet«*cnimoîsi , liseré d'or.

Anx obsèqaes des rois , dans la cbambra du lit de parade, où le corps du défunt eu son effigie parait, il y avait toujours deox hérauts qui se tenaient jour et nuit au pied du lit de parade, et qui présentaient le goniiilion aux princes, aux prélats et autres de la qualité requise, qui venaient jeter de Teia bénite. Aux funérailles du monarque, ils enfermaient dans le tombeau la couronne, le sceptre, la main de justice, et autres marques d'honneurs.

11 y avait en France, avant la révolution, trente hérauts ; ils servaient dans les cérémonies pompeuses; le plus ancien était le roi d'armeSf et se nommait Mont-Joie-Saini* Denis ; les autres étaient connus sous les noms de Bourgogne f Normandie^ DauphtM, Bretagne^ Àlençon^ Orléans , An/ou, laJoû, Berry ^ Angoulêine , Guyenne ^ Champagne, LanguedoCy Toulouse^ Auverane , Lyonnais , Bresse f Navarre^ Périqord^ Saint onge^ Tou* rainsy Alsace^ Charolats^ RoussUton^Picardit, Bourbon^ PoitoUy Artois et Provence.

Les hérauts, lors de leurs fonctions, étaient revêtus de leurs cottes d'armes de velours cramoisi , ayant devant et derrière trois fleurs de lis d'or, ot autant sur chaque manche, où le nom de leur province était écrit ; ils portaient une toque de velours noir, ornée d'un cordon d'or, et avaient des brodequins pour les cérémonies de pair, ol des bottes pour celles de guerre.

Nous avons dit que le roi d'armes était le chef des hérauts; cette diarge était autrefois fort importante, pourvue de beaux droits el privilèges, et très^productive» parce que les souverains vers lesquels ils étaient envoyés, leur faisiaient toujours de grands présents.

Philippe de Commines a remarqué quo Louis Xl, quoiaue fort avare, donna k un roi d'armes que h roi d Anglatorra lui avait

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