‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-ChristChapitre 11 sur 105 · ACO · texte numérisé non relu

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Aeobard parie de cet ordre dans sa lettre à Hiidain et & Vala, et dans une autre adressée à Nébride, areherèque de Narbonne. Il les

{»rie de se idodre a lui dans cette affaire, es deux premiers, en se servant du crédit dont ils jouissaient à la cour de l'empereur, et le troisième, en consacrant sa réputation de sainteté, qui Tavait fiiit considérer comme une colonne de l'Eglise en France, à la sau» Ter des vetations des Juifs et de leurs défenseurs. « Jésus-Christ, dit-il, en envoyant ses apôtres enseigner et baptiser toutes les nations* leur avait donné une mission générale qui n'exceptait personne, sans ais-» tinction d'âge, de seie, ni de condition, parce que» suivant saint Paul, tous les hommes sont un en Jésus-Christ, les juifs, les gentils, les barbares, les Scythes, les libres, les esclaves. » C'est pourquoi il suppliait le saint archevêque de Narboune de demeurer ferme dans l'observance des canons, et d'écrire aux évéques ses voisins pouf les engager à s'unir entre eut et à travailler d'un commun conseUtemêbt à délivrer l'Eglise d*un si grand mal.

Contre h loi de Gondebaud, — Gondebaud, roi des Bourguignons, avait dohné une loi portant que les procès entre particuliers, au lieu d'être décidés par les voies ordinaires de la justice, se videraient par un combat sin-

gilier oti p&r quelques autres épreuves. ette loi» promulguée dès le vr siècle, se trouvait encore en vigueur au u% quoiaue l'expérience Journalière en fit voir tous les inconvénients. Agobard adressa à Louis le Débonnaire un écrit pour la faire supprimer. Tous les hommes, dit-il, étant 1 ouvrage d'un même Dieu, ils n'ont tous qU'utle même foi, qu'une même espérance, qu'une même volonté, comme ils n'ont au'aao même formule de prières; pourquoi aoUc tant de lois dilTérentes pour les gouverner, et quelquefois des lois si opposées à la charité de JésuS'Christ? Quelle peut être l'utilité d'une loi faite par un prince bérélique, par un ennemi de la foi? Pourquoi un bon chrétien ne pourrait-il plus rendre témoignage dans la cause d'un autre, quand cette cause peut se décider devant témoins? N'est-ce pas une loi injuste que celle yxi oblige, pour des choses souvent sans importance, des personnes de faible complexion, des inrirmes, des vieillards k se battre» au péril de leur vie, et toujours aux dépens de la charité, vertu si essentielle que, sans elle, la foi, le martyre et toutes les autres vertus ne sont rien 7 II rappelle h ce prince le jugement de Salomon, et le moyen habile que Daniel employa pour délivrer Suzanne et confondre ses aceusatours. Il rapporte aussi le résultat d'une conférence dans laquelle saint Avit de Vienne condamnait celte loi devant le roi Gondebaud lui-même : ce prince lui ayant tàii observer que» dans ces sortes de combats, il arrivait souvent que la victoire se déclarait en faveur des innocents, le saint évêi|ue lui répondit qu'il suUisait que la pariia innocente pût y périr » et qu'au reste, si ceux qui les ordonnent ne se pro-

posaient que de rendre IHeu Tarbllre de tes difficultés, ils feraient beaucoup mieux d« s'en tenir h ce qu'il dit dans rBcrituro f CtH à moi qu'êsi réHrvée la vm^om^M , W o'tnt fMi ^t fo f^ai.

Dfi privilèges et dè$ droits 4u êùeerdooo,-^ Agobard écrivit ce traité k la suite d'un en« tretien qu'il avait eu avec Bernard, arche* vêque de Vienne, sur les vexations que Ton faisait subir aux églises, et sur le mépris que le monde faisait des clercs. Il débute en établissant l'éminence et la dignité du sacerdoi^e, dont il fait remonter l'origine jusqu'aux deux premiers enfants d'Adam»

qui offraient l'un et Tautre des sacriQces au Seigneur. Il rapporte plu sieurs passages de l'Ecriture sur l'honneur et le respect que les peuples doivent aux prêtres, et 11 en cite un dans lequel saint Grégoire le Orand affirme (}Ue les sacrements peuvent être administrés par les bons et les mauvais prêtres. Il passe de là h l'état de mépris et d'abjection où le clergé se trouvait de son temps, et il n'en parle qu'avec douleur. 11 n'y avait presque pas de laïques favorisés des biens et des honneurs au siècle, qui n'eussent pour domestique un prêtre chargé de leur rendre les services que l'on n'exige ordinairement

a ne des plus nas Valets. Aussi les tiraient's de leur basse cour ou de leurs métairies pour obliger les évêques k les ordonner; et alors, contents d'avoir dans leur» maisons Un ministf^ pour les offices divins» ils n'assistaient plus aux offices publics, ni k aucune des instructions qui se donnaient k l'église. Ces désordres faisaient conjecturer a Agobard que la fin dd monde était proche. S'adressadt ensuite aui laïques fidèles, il leur enseigne avec quelle foi et quel respect ils doivent traiter les sacre- Uients, sans avoir égard k la conduite des Uiinistres qui en sont les dispensateurs. Il rapporte des passages de saint Augustin, de saint Grégoire le Grand et du pape Anastase, et il dislingue, k cette occasion, quatre genres de prêtres : le premier qu'on doit aimer, le second qu'on doit tolérer, le troisième

S[u'il faut mépriser, et le quatrième qu'il au( anathématiser. On doit aimer les prêtres qui vivent et enseignent bien; tolérer ceux qui enseignent bien et vivent mal; mépriser ceux ({ui, vivant mal, ne sont pas capables d^enseigner» et anathématiser tous ceux qui enseignent mal, c'est-k-dire les hérétiques, encore que leur vie serait complètement irrépréhensible.

Livre sur le tonnerre et la grêle. —Les orajjes fréquents, occasionnés k Lyon par le voisinage de deux rivières et do montagnes élevées, furent la matière d'un écrit d' Agobard, Sii combattit l'opinion généralement reçue ors, Que ces tempêtes étaient excitées k volonté par des sorciers qui tiraient partie de celte etreur. 11 montre que celte erreur était fondée sur le mensonge» puisqu elle attribuait aux hommes ce qui est Touvrage de Dieu seul. Quand rÈcrilure, daus le livre ae rSxoue, parle de la grêle exlrâordiiJdi^o qui fut la septième plaie d'£gypte, elle dit

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DlGTIONNAUiE DE PÂTROLOGIE.

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que ee fut Dieu même qui la ût tomber, et non pas Moïse ni Aaron, qui étaient des hommes justes, ni même Jamnès et Membres, qui étaient des enchanteurs. 11 prouve la même chose par le livre de Josué, où nous lisons que, lorsque Tarmée des cinq rois ennemis eut pris la fuite. Dieu fit tomber sur eux une grêle de pierres, oui en fit mourir beaucoup plus que les Israélites n'en avaient immolé par l'épée. Il rapporte divers autres endroits cle TEcriture, qui attribuent à Dieu les orales et tous les événements extraordinaires, parce que les éléments ne savent obéir qu'a celui qui est l'auteur de la

nature.

Traité des images. — L'exagération du culte des images avait été poussée en Orient jusqu'à l'idolâtrie. Les empereurs en avaient écrit plusieurs fois au samt-siége pour ob* tenir la suppression de cet abus. Une lettre de l'empereur Michel fut lue au concile de Paris, en 825; et après en avoir délibéré, il fut convenu qu'on tenterait de ramener le culte des images à un milieu qui serait de n'obliger personne à en avoir et de ne les interdire à personne, pourvu qu'on ne leur rendit aucun culte d'adoration. C'est en conformité de sentiments avec la décision du concile de Paris qu'Agobard écrivit son traité des images, dans lequel il n'attaque que ceux qui s'oublient jusqu'à leur rendre mi culte divin. C'est pourquoi, après avoir rapporté le premier précepte du Décalogue, il cite sur le même sujet, un grand nombre de passages des Pères pour montrer qu'il n'est permis d'adorer que Dieu seul, sans qu'on puisse le représenter par aucune image. Mais il va plus loin ensuite, et soutient (pi'on ne doit rendre aucun culte aux images des saints. Il convient que les anciens conservaient les images des apôtres et même celles du Seigneur; mais il dit qu'ils ne leur rendaient aucun culte, et qu'ils ne les gardaient que par amour pour ceux qu'elles représentaient, et pour en conserver la mémoire. C'est par une semblable raison que les catholiques font peindre quelquefois l'histoire de leurs conciles, et en souvenir de la victoire que la vérité y avait remportée sur le mensonge. Il passe aux abus qui s'étaient glissés dans le culte des images, et pour en faire cesser les excès, il va jusqu'à le condamner. Il veut qu'à l'exemmedu roiEzéchias, qui fit mettre en pièces Je serpent d'airain, parce que le peuple commençait à s'en faire une idole , on brise aussi les images que Ton idolâtrait et qu'on les réduise en poussière. Agobard s'écarta sur ce point de la modération du concile de Paris, qui, en défendant d'adorer les images, ne permet pas de les briser.

De la dispensation des biens ecclésiastiques. —Un parlement tenu à Attigny en 822, et une seconde assemblée lenueàCompiègne en 823, firent des ordonnances contre les usurpations des biens ecclésiastiques nar les seigneurs. Agobard, qui avait assisté a ces deux assemblées, composa un traité sur l'administration des biens de l'Eglise. 11 y établit, par

l'autorité de l'Ancien et du Nouveau Testament, le droit que les prêtres ont de vivre de l'autel, et fait voir que si les fidèles ont contribué à enrichir TEglise, Q*a été afin qu'elle employât ses revenus à nourrir les prédicateurs, les ministres destinés au service des autels, les pauvres et les étrangers. Il invective donc contre ceux qui détournent les revenus de l'Eglise à d'autres usages, souvent même à des usages honteux, et n'épargne là-dessus ni le clergé, ni les laïques détenteurs de ces biens.

Livre des Sentences. — La loi des Bourguignons autorisait non-seulement les combats singuliers et les duels, mais encore les épreuves judiciaires du feu et de l'eau. Pour colorer ces abus de quelque apparence de bien., on leur donnait le nom de jugements de Dieu, comme si Dieu s'était engagé à révéler les coupables par ces sortes d'épreuves. Agobara, qui avait déjà combattu le duel, s*élève aussi contre ce préiugé. Il montre que si Dieu avait permis de chercher, par de semblables moyens, une vérité cachée, il n'aurait point ordonné à Moïse d'établir des juges dans toutes les villes, ni de finir les contestations par des témoins et, à défaut de témoins, par un second. II £goute que,

Juoique Dieu favorise souvent les innocents ans ces sortes d'épreuves, il permet aussi quelquefois que les coupables l'emportent

f)Our des raisons qui, quoique connues de ui seul, n'en sont pas moins justes. Il rapporte que Gondebaud, ayant proposé quel- 2ues-unes de ces épreuves à saint Avit, vèque de Vienne, pour décider de la foi entre les catholiques et les hérétiques, ce pontife l'en reprit comme d'nne lolie. Ce traité est composé des passages de l'Ecriture qui ont trait au sujet. C'est pourquoi il est intitulé : Livre des sentences divines contre la damnable opinion de ceux qui pensent que Von peut découvrir la vérité du jugement de Dieu par le feu, par Veau ou par les armes.

De la vérité de la foi. — Ce traité, suivi d'une instruction morale adressée au peuple de Lyon, est intitulé Discours dans les œuvres d'Agobard, et il semble en effet que cet évoque y parle à des auditeurs. Il explique fort au long les articles du Symbole, et principalement ceux qui regardent les mystères de l'Incarnation et de la Trinité. Il dit clairement que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils, et qu'avec run et l'autre il mérite nos adorations. Il termine son explication en disant que c'est la foi et Tespérance de l'Eglise catnolique qui ont été annoncées dans la loi et les prophètes, dans les cantiques et dans les psaumes, prêchée par les apôtres, attestée par les martyrs et expliquée par les saints docteurs, et que, par conséquent, il y a obligation de rqeter toute doctrine contraire.

Lettre à Louis le Débonnaire. — Nous réunissons ici, sous un même coup d'œil, tout ce qu'Agobard écrivit à propos de la querelle entre Tempereur Louis et ses enfants. Ce prince leur avait partagé ses Etats avant la naissance de Charles, qui fut le dernier.

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DIGTIOMNAIRE DE PATROLOGIE.

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Pour ue pas le laisser sans apanage, il crut deTuir changer quelque chose à ses premiers arrangements, et retirer à Lotbaire le titre d'empereur qu'il lui avait donné. L*acte de ce partage, dressé dans le parlement tenu k Aix-Ta-Ghapelle en 817, avait été soumis è l'approbation du pape, qui Ta-* vait confirmé. Tous les sujets de Tempire Tavaient juré, le croyant légitime, et utile à la paix de l'Etat, qui se trouva compromise par les changements que ce prince voulut V apporter. C'est dans ces circonstances qu'Açobard lui écrivit* « Je prends Dieu à témoin, lui dit-il, que je n'ai d'autre motif de vous écrire que la douleur des dangers qui TOUS menacent, votre personne peutêtre moins encore que votre Ame. » Il lui rappelle la manière dont il avait associé Lotbaire à l'empire, l'approbation que tout le monde avait donnée à cet acte et au partage de ses autres Etats entre Pépin, roi d'Aquitaine, et Louis, roi de Bavière. <k Depuis ce temps, ajoute-t-il, les lettres impériales ont toujours porté le nom des deux empereurs ; mais un moment de votre volonté a suffi pour tout bouleverser, et le nom de Lotbaire a cessé de se lire sur les actes authentiques. Vous avez agi ainsi sans raison ; vous avez rejeté, sans consulter Dieu, celui aue vous aviez choisi par son conseil. Nous déplorons les maux que ce changement a déjà occasionnés, et nous craignons que la colère de Dieu ne se tourne contre vous. » On place la date de cette lettre en 833, quand les armées des enfants de Louis marchaient contre celles de leur père.

Du gouvernement ecclésiastique et politi"

Îue. — Cependant Lotbaire trouva moyen 'engager dans ses intérêts le pape Grégoire lY, et de l'amener avec lui d'Italie en Franco. Louis, informé que le pape, entré en France sans son agrément, s'était réfugié dans l'armée de ses ennemis, écrivit une lettre circulaire à tous les évoques pour leur rappeler la fidélité qu'ils devaient à sa personne et à l'Etat. Il ordonnait à Agobard en particulier de se rendre à la cour pour prendre son avis sur la manière dont on devait se conduire envers le pape dans cette circonstance. L'évèque de Lvon n'obéit pas; il se contenta d'envoyer à l'empereur une lettre intitulée : De la comparaison du gouvernement ecclésiastique avec le politique. Il relève singulièrement l'autorité du pape, et rapporte, a ce sujet, divers passages du pape Pelage, de saint Léon et du pape Anastase. Après avoir exhorté l'empereur à conserver un grand respect pour le souverain pontife, 11 ajoute : « Si Grégoire lY venait à la tète d*une armée pour combattre la France, il faudrait se défendre et le repousser; mais puisqu'il n'y vient que pour procurer la paix et la tranquillité de l'Etat, on doit lui obéir. » Pour confirmer à l'empereur la sincérité des bounes intentions du pape, Agobard disait avoir reçu pendant le temps pascal des lettres par lesquelles il ordonnait des jeûues et des prières , pour recommander à Dieu le dessein qu'il avait de rétablir la

paix dans la maison impériale et dans le royaume.

Apologie des enfants de Louis. — Les évoques qui tenaient le parti de Louis le Débonnaire, ayant écrit au pape une lettre oit le manque de respect descendait jusqu'à la menace , Grégoire IV leur répondit avec la di^ité que conserve toujours une conscience assurée de ses bonnes intentions. L'empereur, ayant eu connaissance de cette lettre, jugea qu'il ne lui restait plus d'autre parti à prendre que de faire décider l'afiaire par une bataille. Les princes ses fils, soit qu'ils en redoutassent l'issue, soit qu'il leur

f>arût honteux d'en venir aux mains avec eur père, lui députèrent le pape pour traiter d'un accommodement. L'empereur, après plusieurs conférences, le renvoya sur la promesse de négocier de bonne foi avec les princes, et da revenir au plus tdt rendre compte de sa négociation. Mais s'il y eut de la bonne foi de la part de Grégoire IV, la suite fit bien voir que la conduite des princes était pleine d'artifices et de tromperies. Dès le lendemain, Lotbaire, ayant trouvé le moyen de corrompre les troupes de son père et de les faire passer de son côté, se saisit de sa personne, de l'impératrice Judith et du jeune prince Charles, qui n'avait alors que dix ans. Aussitôt Louis fut déclaré déchu et enfermé dans le monastère de Saiat-Médard à Soissons ; Charles son fils dans celui de Prum, et l'impératrice sa mère conduite à Tortone, en Lombardie. L'historien Thégan dit que la plaine où Lotbaire fit arrêter son père fut appelée Champ du mensonget eu mémoire de cette perfidie.

Le pape s'en retourna à Rome très-afiligé d'avoir prêté son autorité et son nom à un

garti de factieux dans une affaire où on le attait d'ôtre le médiateur de la paix entre le père et ses enfants. Mais dans cette circonstance, Agobard se déclara plus hautement que jamais pour Lotbaire. II publia un manifeste où il soutenait que les trois frères avaient eu raison de s élever contre leur père, pour purger son palais des crimes et des factions iniques dont il était infecté. Il rejetait la cause de tous les maux du royaume sur l'impératrice Judith, qu'il accusait d*infidélité envers l'empereur son époux, et de cruauté envers les enfants de son premier mariage. Il applaudissait à l'idée qu'on avait eue de l'enfermer dans un monastère, puisçiue, après avoir porté trois ans l'habit de religieuse, il ne pouvait plus être permis à Louis de la reprendre. Agobard se plaignait des nouveaux serments qu'on avait fait prêter en faveur du jeune roi Charles, et il bl&mait Louis d'avoir fait marcher ses troupes contre ses enfants, au lieu d'employer ses armes à procurer la conversioo des barbares. Il donne daos ce manifeste un précis des fautes que ce prince avait commises dans son gouvei^nement ; il les rejette presque toutes sur sa complaisance pour Judith; il conclut qu'il ne peut les expier qu'en s'humiliant sous la main de Dieu etquen aspirant à la gloire éternelle, puis-

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DIGtiOtffiAttiE M PA1«M.0elfi.

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une Celle dtl Siècle nd lut convicat p\M$ pour avpir été séduit comme ^amsofl per une femme.

Lothaire Youltit ()ae ce matlifeite fOt répandu par tout rempîf ei afin de préparer les esprits à ce qui de?ait s'eiécuier an prochain pariemeni conf oqué h GompiègnCf pour le 1*' octobfe 833. Oti lut dans cette > assemblée un mémoire contenant huit ehefli d'accusation contre Louis le Débonnaire, et sans Tatoir entenda, il filt conclu à la pluralité des voii que ce prince sérail mis en pénitence pour le resté de ses Jours» On lui ut quitter Tépée, reyétir Thabit de religieux, et les éTèques récitèrent sur lui les oraisons pour rit&position de la pénitence. Quoique Lothaire eût été présent à toutes ces cérémonies» il ordonna à tons les éfé* quos assistants d*en dresser une relation souscrite de leur main^ en mémoire de ce qui s*était passéi Nous avons Tatteatation particulière dans laquelle Agobard rapporte en peu de mots les causes de la déposition de Loulsi et la manière dont elle s'était faite. Il j parle du mémoire contenant les crimes dont on obligea ce prince de se reconnaître coupable ^ les avis que les éTèques lui don-* nèreni pour les expier, le eilice sur lequel il fut obligé de se prosterner en les confessant, et les autres principales circonstances de sa péfiiitenoei

irraité 9ur Vêèpérune» $i la croinls. — Ce traité, composé à la prière d*Ebbon, arche-* Yèque de Reims, est un recueil de sentences ehoisies dans rBoritore, et dont Tespérance et la eratnte font le sujet. Agobard réunit k dessein ces deui vertus ! en effet respérance fortifie Tesprit et relève le courage ; la crainte est une eepèeede frein qui empêche l'orgueil et la vanité de se mêler à respéranee i et» d*U!i autre côté, si l'espérance ne la sonle^ uait, la crainte pourrait dégénérer en désespoir.

Traité it h dif^mê pêalmotHê. — Ce traité

f»eut être considéré comme la préface de ceui qui a pour titre : ObIû o^rreetien de VAn^ tiphonier. Agobard dit dans cette préface qu'un fou et uù calomniateur s'était donné la libertéd'attaquer la sainte Eglise de Lyoni non-seulement de vive voix, mais même par écrit, comme si elle ne suivait pas l'ancien ^ usaçe dans la célébration des oflices, et en particulier dans léchant religieux. C'est ainsi qu'il quallHe Amalaire, prêtre de l'Eglise de Metz, sans le nommer. Il exclut de la liturgie les psaumes populaires, c'est-à-dire les cantiques, et les poésies ou les hymnes composés par les poètes chrétiens. Ensuite il attaque l'ouvrage d'Amalaire intitulé VAntiphonieTf et en relève plusieurs antiennes et répons dans lesquels il prétend trouver des feussetés évidentes.

' Traiié centre les quatre livres d'Amalaire. — Dana l'opuscule précédent,* Agobard avait réflité Amalaire^ sans le nommer. Il en fit un dirigé contre lui, oà il le nomma, en attaanant éon traité dea Officeê dieine , mais particulièrement 9ts réflexions mystiques sur certains passages. Nous verrorts, h l'article

AHALÂinVt que ses commentaires mérilaient bien quelques reproches, mais la critique de son adversaire en mérite encore davantage. La passion l'aveugle quelquefois au point de lui faire oublier la justice et la vérité. Rien n'autorisait Agobard à traiter avec autant de mépris un prêtre d'une science éprouvée, et que l'Eglise de Metx honore eomme un saint.

Poésieê d' Agobard. — Indépendamment des œuvres sérieuses que nous venons d'analyser, l'ardent archevêque de Lyon s'était livré aussi au culte de h poésie, il ne nou^ reste que deux morceaux de ce genre : une Epitapne de Charlemagne, et une Description'ae la translation des reliques de saint Cyprien, de saint Spérat, et de salut Pantaleon, sous l'épiscopat de Leidrade.

Ces morceaux ûe sont intéressante que par les faits qu'ils rapportent*: du reste, l'auteur a montré par cet essai qu'il ne possédait aucun talent pour la poésie. Il écrivait mieux en prose : son style est assez clair, mais

{pourtant dur et surchargé d'érudition. C'était e défaut de son siècle d'entasser e\insi pas*« sages sur passages.

AGRIPPA, surnommé Castor » floris* sait vers le milieu du ii* siècle. C'était un homme très-iustruit et profondément verse dans la science des divines Ecritures. Eusèbe assure que dans un ouvrage plein de force et d'énergie il avait réfuté victorieusement les erreurs de Basilide, et exposé au grand jour tout le ridicule de ses mystères* Ce traité n'est pas venujusqu'à nous; mais« suivant la remarque d*Ëusèoe, qui lavait In, Agrippa y faisait mention des vingt-quatre livres que Ëasilide avait composés sur l'Evangile. Il reprochait à cet hérésiarque de n^avoir rejeté les vrais prophètes que pour se donner le droit d'en supposer de taux, auxquels, pour épouvanter les simples, il donnait des noms barbares, eomme Barabbas et Barcoph. On voyait aussi, dans ce traité,

3ue Basilide enseigtiait qu'il était indifférent e manger des viand<^s offertes aux idoles» et de renoncer la foi durant les persécutions ; et qu'à l'imitation des pythagoriciens, il obligeait ses disciples à garder un silence de cinq ans. Basilide laissa après lui un ûls, nommé Isidore, qui enchérit encore sur tes impiétés de son père ; ce qui engagea Agrippa à prendre la plume, une seconde fois, pour défendre les vérités de la religion. Mais ce second écrit a eu le même sort aue le premier. Eusèbe et saint Jérôme nen disent rien; Théodoret seulement en parle dana son premier livre des PubUs de$ héréliqueê,

AIONAN ou AoHAfi (saint), appelé Ània nus par les historiens du noyen âge^ origi-* naire de Vienne en Dauphiné, fut attiré à Orléans par la réputation du saint évêque EuvertCi Ordonné prêtre, il fut chargé de diriger le monastère de Saint-Laurent dea Orgérils et succéda dans la suite à Buverte»

DicTiÔNNAIKÈ DE PknOlOtïÊ.

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d*QrIéâiis de déliTrer le§ prisonniers à leur entrée dans )a yille. 11 occupait le siège épiftcopal depuis soixante ans , lorsque Oriémis Ait assiégé par Attila, en k&i ; il avait préTU l'invasion des barbares et de* mandé des secours à Aétius^ général dçs Romains. Lorsque les Huns pressaient le siéee et s'étaient déjà rendus maîtres des faubouf^s, Aignan soutint )e eourage des assiégés, juscfu'à l'arrivée des secours qu'on attendait. Il enyo/a sur le rempart un homme de confiance » chargé d'etamimr si Ton n'apercevait rien dans l'éloignement; la messager revint deux fois, sans Im apporter la moindre espérance ;. mais à la troisième fois il déclara qu'il avait découvert un faible nuage, à l'extrémité de l'horizon. « C'est le secours de Dieu 1 » s'éeria le prélat; et tout le peuple répéta après loi: (Tesi h secoun de Z>tVi4/ On, aperçut bientôt les étendards des Uoibs et aes Romains, (^ui, sous la conduite d'Aétius et de Théodono, Tenaient au secours d'Orléans.

La ville fut aauvéoi et les habitants n'attribuèrent pas moins leur délivrance aux vertus et aux prières de leur évéque , qu'au courage des Goths et des Romains. Aignan mourut deux ans après, en 463. On a pubHé à Orléans, en 1803, un Abrégé dt ta vie et iet miraele» deeaint Aignan.

AIGRABE, moine de Fontenelle, sous l'abbé saint Landebert, qui fut depuis évoque de Ljoo, et sous saint Ansbert, qui le fut da Rouen, écrivit, par ordre de Hiltbert, leur successeur immédiat dans le gouvernement du méoae monastère» la Vie de ses deux saints prédécesseurs. De ces deux Vies, il ne BOUS en reste qu'une, celle de saint Ansbert; encore paraît*elie avoir été. altérée en plusieurs endroits. Par exemple, on y fait mention de l'Irruption des Agariens ou Sarrasins en Provence ; or il est de potoriété historique qu'à l'épooue de cette invasion, qui n'arriva que vers l'an 737, l'abbé Hiltbert, à mri Aigrade dédia sop ouvrage, ue vivait plos« On y compte aussi les années par celles de l'Inearnationde Notre-Beigneur ; or le calendrier Grégorien , qui inaugura l'ère ehétienne, n'était pas encore en usagls dans les Gaules du vivant d'Aigrade. Surius et les Boltandistes, qui ont reproduit cette Vie, en assignent la mémoire au 9 de février; on la trouve aussi dans le second tome des Actes de l'ordre de Saint-Benoit.

AlLfiHAN (saint), surnommé le Sage, était Hibernais de naissance. On ne sait au juste 60 quel temps il écrivait ; mais les éditeurs de la Bibliothègue des Pires ont mis à la suite des Œuvres de saint Colomban une eiplieation mystique . et morale des noms des patriarebes queTËvangile compte parmi les anoètres de Jésus-Christ. Elle porte le nom de saint Aileran ; c'est le seul monument qui nous reste de cet auteur: il est très-«tirieux, et on regrette qu'il ne soit pas arrivé tout entier jusqu'à nous.

AiMERl es HjLLkVkY^A^ doyen d'Antiocàe al aosuite patriarcbe ae la même Eglise, était né à Limoges vers le milieu du xii*

siècle. Qtiolque peti Idtré^ il ne laissa pas de gOuVemer son E^Hse av60 evantofifei T>n lui allribue lé première réforme de r^fdre des Cârfnes au Hont-Caftnel en llyrie. Mais il ût quelque chose de plus intéressant en* core pour le bien de la catUoMcité ! il réu-nit èl parfaitetneCit les Maroriltes au Mint« siège, qu'ils r^oncèrent sans retour aui erreurs des monothélites dont ils étaient lA^ frétés» ^t embrassèrefit toutes les pratiques des catboUques latins. II nous reste de lui quelques actes et quelque^ fragments de lettres publiés datis le Ct^fê cpmplH âê Palrotogie de M. l'abbé Migne.

AIMOIN, que l'on a quelquefois confendy avec un écrivain du même nom, moine de Fleury, avait fait profession de la tie monastique danâ f'dbbâve de Saint-Oermain des Prés, soqs l'abbé Ehroïrr, iet^ le milieu du IX* siècle. Il y exerça d*abord l'ei&ploi d'éeelâtre, et fui promu plus tara k la dignité de chaticelier; deux fonctiotis, dont l'une exigeait beaucoup de connaissances! et rautre, une grande etpériefice danâr le maniement des affaires. Il vivait encore en 889, mais on ne sait point l'année de ^a mort. Elle est marquée au 9 de juin dans le 'Nécrologe de son abbaye» diti lui donné la qualité de pré-^ Cre.

Histoin de la tratislaHon dé saint ttmféni. — II composa, ters l'an 889 , l'histoire de l^nvention des reliquea de saint Vincent, martyr d'Espagne, et de leur translation & l'abbaye de Castres, dans le diocèse d'Altrf* II entreprit ce travail à la prière de Bernon, abbé de ce monastère, et il l'etécuia sur le i^écit d'un prôtre nommé Audalde, qui avait été député en Espagne èf cette oceasion.— Cette histoire est divisée en deux livres» Dans le premier, Aimoin raconte comment on découvrit le corps du saint martyr et de quelle manière il fût transporté à Ôaslres | le second rapporte les miracles qui refirent dans cette translation. Thetftget*f diacre et înoine de Castres , ayant vu l'ouvrâije d'Aimoin, le pria de le ràetire en fet^, Aimoin le fit, mais en abrégeant telletfrenf sa prose^ qu'il en renferme la substance dans scnxante vers. I) ne laissa pas de diviser celle espèce de poëme en deux parties, el chaque partie, en trois chapitres. Les Bollandisles ont inséré cette Histoire dans leur recueil au Sa de janvier, et on la retrouvé aussi dans le V* tome des Actes de Saint-Benoît^ avec dos notes et des observations de dom Mabii-' Ion,

Translation des martes de Cordôue. — Aimoin composa cette histeire sur les méiiiol^ ttis de deux moines de Ssint'-Germain , Usuard, auteur du Martyrologe de ce nom, et Odilard, qui avaient accompaané l'un et l'autre ces reliques de Cordoueà Paris. Bon outrage est divisé en trois hvfeSf précédés d'une préface dans lacJjieHe Fauteur rend compte des motifs quiTont porté à écrire. Il consacre le premier livre k raconter la ma nière dont ces deux moines obtinrent ces reliques, et ce qui se passa dans le tl^nsport, depuis leur soi^tie d'Espagne jes<)u'au

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