ALP
Celte toort arriva le â9 dejulllet de l'an 1052, après sept années d'épiscopal. Outre ses omeinents et son arsenteriei il donna aussi on grand tiombre oe livres à Tabbaye de Saim-Béûtgne de P^jon. Il étlait versé dans toutes les sciences, mais il s*appliqliait partreulièr^ment à In géométrie et à la physique. Il MHiaU tellement la teMuire, qii^il s*en occupèîl mèïtih eu Vbyftgeati! à cheval. C'est par celle aèéi<lttité ^u*il pai'vint à surpêisser tous ceux de ^oh temps dans là 6ontiaissènté des lois et dé la philosophie) car il lisait aussi les litres des philosophes et deë sages du monde, thais 11 avait soin de ne graver dans sa mémoire (}ue oè qu'ils ont ehsèigné d*utile, et de rejeter, comme un poison, tout ce qui dauD mirs écrits lui semblait de ttature à cottoiupre les moeurs.
leiirè*.— On hé volt pas néattisioins qu'il ait (Hissé aucun monument de son i^vbir. Nou^ n'avons de lui que quelques lettt^s, êticore soht-el!éis fbrt eô^irt^s; mais elles Suffisent l^our donnéi" urteidéé de la douceur de son earèctèt^ et de la politesse de son style. — La premlèl^e est ad^essée au pape Jean XIX, qu'il qualifie de mattre de tout l'univers et de pape universeL Alinard le supplie de ne point se rendre bux désirs des ctianoines de Dijon, qui voulaient revendiquer soh autorité pour s'appruprf>*r l'ancien cimetière de l'abbaye de Saint-Bénigne.-*I1 écrivit une seconde lettre sur le même sujet, au prenier sénateur et duc des Romains, à qui il dit : « Nous ne demandons rien d'injute» mais settlement d'être maintenus dans notre ancienne possession. »— -La troisième tel aux moines de Saint-Bénisne qui lui avaient écrit que saint Odilon devait venir les visiter. Ne pouvant se trouver à son abiMye^ U les exnorte à ne rien négliger pour la r^eption d'un abbé si respectable, et à profiter de l'exemple de ^es vertus, pour se rendre pliia fervent dans le service de Jésus- Christ. — La quatrième lettre fut écrite de Borne, vers l'an 1051 : elle est adressée aux chanoines de Lvon. Alinard, se sentant en danger de mort, les prie de lui pardonner les fautes qui avaient pu les offenser, dans sa conduite envers eux, pendant son épiscopat. 11 leur donne des conseils pour le choix de son sucee^seur; il les invite à ne le point chercher |Mirmi des étrangers, comme on avait fait jusqUe«là» et il leur désigne le prévôt Uumbert, qu'il croyait d'autant plus propre h remplir cette place, qu'il s'en croyait moins digne lui-m^me. Ensuite il fait quel* ques dispositions de h^ biens, dont il souhaitait qu'une partie fût donnée à sa cathédrale et l'autre à l'abbaye d'Ainai, dont il se disait le débiteur. Pérard a publié les deux premières lettres dans son recueil de pièces pour rhistoire de Bourgogne; et les deux autres se trouvent dans le II' tome du Spici- Uge de dom d'Achéry, et dans le IV^ de là aovivtlU Gaule thréttenne,
ÂLMÀNNE, moine d'Haulvilliers, se consacra à Dieu, dès sa jeunesse, dans le monastère du même nom, Tfaeudoin nous apnrend cju'îl s*y appliqua avec succès à l'étude
des sciences divmes et humaines, et qu'il devint digne d'être élevé au sacerdoce. C'est à sa prière qu'il consentit à donner une nouvelle vie de saint Memthie, vulgairement saint Menge, premier évêque de Châlonssur-Marne , dont Theudoin était prévôt. Il est vraisemblable qu'Almanne consulta deux autres Vies du môme saint , l'une écrite vers la fin du vi% et l'autre, à hi fiii du vn* siècle; mais ce qui prouve qu'il ne les adopte pas en toutes choses, e^est qu'au lieu de rapporter, comme l'ont fait les auteurs, la mission de saint Memmie à l'a« postulat de saint Pierre, il ne la place 4ue sous le pontlBcat du pape saint Clément, le second successeur du prince des apôtres. Theudoin lui en fil des reproches qui arrivèrent Jus(]U'à son cœur : Almanne fit paraître dans sa réponse de grands sentiments d'humilité, et surtout un grand repentir de sus fautes. Le désir de ne s'occuper qu'à les pleurer lui m refti^er d'abord de reprendre cette Vie , mais il se rendit ensuite, en déclarant qu'fencore qu'il ne méprisât ni les règles de là ^r^rnmaire, ni la beauté du style, il né s appliquerait cependant qu'à rapporter aVet; simplicité les actions de ce saint évêqUe, telles qu'il les avait apprises de l'antiqijité . c*està-dirè, des anciens méifnoires qu'on lui avait fournis. Dom Mabillon aflîrme que de son temps, cette Vie se conservait manuscrite dahs les archives dé l'Eglise de Châlons-sur-Marne. On ne sait pas au juste l'année de la mort d'AImannè, mais son épitaphe et le Nécrologe d'Hahtvilliers en marquent le jour, qu'ils asai«* guent au fii juin. Ses autres écrits sont une Vie de saint Nivard, archevêque de Reims ; de saint Sindulfe» prêtre dip même diocèse» mort vers l'an 000 $ de sainte Hélène^ mère de Constantin ; l'Histoire de la translation des reliques de cette sainte de Home k Haut vilii ers ; et des Lammi^iion8 sur les ravages que les Normands comnûrent en France lors de leur invasion ; . cet ou^ vrage, composé à l'imitatioii 4és Law^eniortionsAQ Jérémie, était divisé en Quatre alphabets. On n'a pas encore publié la Vie de saint Nivard; dom Mabillon en cité un passage dans le xv* livre de ses Annales ; celle de saint Sindulfe se trouve dans le premier volume des Actes de l'ordre de Saint-Benoit; celle de sainte Hélène est tout entière dans le 111* tome des Bnllandistes, au Id du mois d'août, avec l'Histoire de la translation de ses reliques et la. relation de ses miracles. Pour ce qui est des lamentations y\Q premier des ouvrages d'AImannè dont il soit fait toention dans le Nécrologe d'Haulvilliers, il ne nous en reste plus rien. Il ert est de même de la Vie de saint Berchaire, que les auteurs de la Galïia vêtus ^ messieurs de Sainte-Marthe, attribuent à Almanne. Dom Morlot la cite sans nom d'auteub ; Nicolas Camusat la fit imprimer en 1620, et depuis on ne retrouve aucun vestige de cette Histoire du préttliet abbé d'H^ïulvilliers.
ALPHANE, d'abord moine, ensuite abbé,
ÂLI)