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étoiles, tous les astres, ils doivent s'éteindre; mais en sortant victorieuse de ce combat, votre fime vivra pour l'éternité. »
CVst pour la vérité qu'il l'encourage à combattre, et il lui en explique les mystères les plus fortement contestés par les novateurs : l'unité de Dieu, la trinité des personnes dans Tessence divine, et cependant l'incarnation, qui n'appartient qu'au Verbe, ' parce qu'elle ne s'est accomplie que dans la seconde personne, sans séparer le Fils du Père et du Saint-Ksprit, et sans rien retrancher de leur puissance infinie. Il emploie des comparaisons pour rendre ces vérités
i>lus accessibles à l'intelligence, et il conésse que c'est une grande douleur pour lui, tout en les expliquant, de pouvoir à peine les comprendre, et de ne se rendre compte de ses paroles qu'avec son cœur. « Et cependant, dit-il, c'est là la vraie règle de la foi. Souffrir pour la défendre, c'est s'assurer les avantages du martyre. » Il lui rappelle les humiliations et les douleurs de Jésus-Christ, le fiel de sa croix, les souffrances de sa passion, sa mort entre deux voleurs ; mort heureuse, endurée par un innocent pour racheter les fautes de tous les coupables. « £h bien, lui dit-il en finissant, vous voici dans l'arène, marchez-y d'un
fâed ferme, sans crainte, sans frayeur, sans àusse appréhension. Qu'avez-vous à redouter? Toute l'Eglise est en instances pour demander h Dieu votre victoire ; l'Eglise vous considère déjà comme un Etienne, et vous honore à l'égal de ce saint martyr. Oh 1 ne nous confondez pas devant le siècle, ne nous humiliez pas aux yeux de nos ennemis. Le Seigneur vous soutient, l'Eglise vous assiste ; vos souffrances d'aujourd'hui rachètent vos fautes passées ; vous n'avez plus qu'à attendre sans crainte une couronne qui ne peut vous manquer. »
ANTONINUS, sous le nom duquel la relation d'un voyage aux lieux saipts est arrivée jusqu'à nous, nous est complètement inconnu. On manuscrit de Tournay et un autre de la bibliothèque du Vatican attribuent cet écrit à un Antonin dont ils font un martyr. Le P. Daniel, dans sa Vigne du Carmel^ et Molanus, dans son Martyrologe, fixent sa fête au 13 novembre. Baronius, en parlant du même ouvrage, renvoie le lecteur au livre vui* de Pierre de Natalibus, où on lit au chapitre 133: «Saint Antonin, martyr > quitta les confins de Plaisance, parcourut les provinces de l'Orient, où il opéra beaucoup de miracles ; mais, fait prisonnier par les infidèles, il eut la tête tranchée, et termina sa vie par un glorieux martyre. » Si Tauteur s'en était tenu là, ou avait continué sa notice sur la même donnée, le lecteur pourrait être fixé ; mais on lit, quelques pages plus loin, que ce saint Antonin fit parlie de la légion Thébéenne et qu'il partagea avec saint Maurice la gloire de son martyre. » Or une pareille assertion n'enlèvet-elle pas tout crédit au livre, toute autorité au nom de son auteur ? Il est impossi-
ble que le même 'Antonin ait combattu avec la légion Thébéenne en 297, et ait fait toutes les découvertes dont il parle dans la terre sainte, qui ne commença à être connue que sous Constantin, dont l'avènement à l'empire ne date que de 527. Maintenant, qui a tort? qui a raison? A quelle époaue iaut-^il faire remonter l'existence de cet Antonin ? C'est une triple question que nous nous sentons complètement incapables de résoudre. Nous aimons mieux nous en rap-^
f)orter au jugement de Léon Allatius, à qui a biliothèque Yaticane était familière, puisqu'il en a extrait un grand nombre d'écrits ignorés, pour les publier dans ses Mélanges, et qui cependant a jugé celui qui porte le nom de saint Antonin indigne ae la publicité , non-seulement parce qu'il révèle la date d'une origine qui n'est pas la sienne, mais encore parce qu'il est rempli de fables puériles et d erreurs grossières. Le récit en est confus, indigeste, sans ordre. Les contrées et les lieux passent indistinctement sous les yeux du lecteur sans liaison et sans suite. On dirait aue l'auteur ne s'est jamais levé de son Kranat , et qu'il n'a voyagé qu'en songe. Quoi qu'il en soit, il se trouve reproduit tout entier dans le Cour$ eomplei de Patrologie, parce que l'éditeur, M. l'abbé Migne, s'est appliqué avant tout à remplir ses promesses, en publiant jusqu'au dernier des écrivains ecclésiastiques. 11 a cru devoir également lui conserver son titre, non qu'il croie à son autorité, mais par respect pour un nom qui nous a été transmis par les siècles.
APOLLINAIRE, l'hérésiarque, qu'à l'exem-
Ele de saint Jérôme nous plaçons au nomre des écrivains ecclésiastiques, était fils d'un autre Apollinaire, Aloxandrin de naissance ; mais qui, après avoir professé la grammaire à Béryte, était venu s'établir à Laodicée en Syrie, et y avait eu de son mariage le jeune Apollinaire dont nous allons parler. A la mort de sa femme, Apollinaire père fut fait prêtre de l'Eglise de Laodicée, et son fils lecteur. Celui-ci, étant jeune, s'exerça particulièrement à la grammaire. Comme il était doué d'une pénétration d'esprit admi rable, il apprit en peu de temps la dialectique, l'éloquence et toutes les autres sciences des Grecs. Il se rendit aussi très-habile dans la philosophie, et apprit même la langue hébraïque. Toutes ces connaissances, et celles qu'il aconit depuis par la lecture des livres saints, lui donnèrent une extrême facilité d'écrire sur toutes sortes de sujets. Pendant que son , père enseignait la grammaire à Laodicée, il y professait la rhétorique. C'était sous l'épiscopat de Théodote , c'est-à-dire avant l'an 335. Le père et le fils s'étaient liés d'amitié avec un sophiste païen, nommé Epiphane, sous lequel le jeune Apollinaire avait étudié l'éloquence. Théodote, craignant que cette liaison ne devînt préjudiciable à leur foi, leur interdit avec lui toute fréqrLcntation. Mais l'amitié qu'ils avaient . pour ce sophiste l'emporta sur l'obéissance ^ qu'ils devaient à leur évèque. Ayant as-
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DICTtONNAtHE DE f ATROLOGlE.
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par liei
sistë ua jour & une cérémonie' profane, oii Epiphant déclama un hymne qu*il avait composé en Thonneur de Bacchus, Théodote, oui en fût averti, les reprit publique-
[nent Je cette faute, et les sépara de FEgUse. U témoignèrent leur repentir par des larmes et des jeûnes, et Tevèque les rétablit quelque temps après. Nous ne mentionnons ici cette anecdote que parce qu'elle révèle, dans le jeune Apollinaire, cette tendance à resprit a insubordination, qui plus tard de- ' viit Teotralnev si loin dans Terreur,
Saint Alhanase, passant par Laodicée à son retour d'Egypte, se lia avec lui d'une étroite amitié ; car, quoique Théodote, et après lui Georges, son successeur, fussent du parti des aneus, Apollinaire était catholique, et l'Eglise attendait de lui un de ses plus brillants défenseurs. En effet, il prit ouvertement la défense des dogmes apostoliques, et il souffrit la oersécution et l'exil plutôt aue de s'accoraer jamais avec les ariens. Il vécut toujours d'une manière trèséditiante. Toutes ces vertus, vraies ou feintes, car Théodoret semble douter qu'elles aient été sincères, le ûrent élever sur le siège épiscopal de Laodicée en Syrie, au plus tard eo Tan 36i, puisque cette année-là même saint Athanase nous appreikl Î|u'il envoya des députés au concile d'Aexandrie.
Jusque-là il s'était rendu recommandable f ses travaux en faveur des chrétiens. Juien l'Apostat leur avant interdit l'usage des livres païens, Apollinaire s'efforça, avec son père, de suppléer au défaut de ces livres par <$eux qu ils composèrent ensemble. On a d'eux ainsi, 1* une Grammaire ou Rhéêoriquef dont les exemples, imités des plus beaux endroits des orateurs et des poètes profanes, étaient présentés dans un sens conforme aux préceptes et aux faits de l'Erangile ; â* les livres historiques de Y Ancien Testament^ jusqu'au règne de Saùl, mis en vers historiquest et divisés en vingt-quatre livres, distingués par les vingt-quatre lettres de l'alphabet grec, comme Homère avait fait pour son uayêsée et son Iliade, On assure qu'ils eurent le talent d'y faire passer les tours et les expressions des meilleurs auteurs, imitant parÂiltement Homère dans le genre héroïque, Méaafi<ire dans la eomédie et Pindare dans Toda ; ne voulant pas qu'il manquât rien à l'instruction des chrétiens, de oe que les païens avaient inventé ; 3* les quatre Evangiles en forme de dialogues dans le goût de ceux de Platon ; k' une tragédie sur la Passion de Jésus- Chrisl, qui se trouve dans les Œuvres de saint Grégoire de Nazianze; S*" un Traité des différents âges de la vie des hommes ; C* trente Iivi*e8 contre Julien ; 7* une paraphrase des psaumes en vers hexamètres, reprùAuiiednnslàlUkliothèquedesPèree. Il serait fort difficile de savoir au juste lesquels de ees ouvrages appartenaient au père ou «u fils ; ii paraît seulement que la plupart ont élé faite en eomoiun.
Outre les poésies dont nous venons de
[>arler, Apollinaire en composa d'autres sur outes sortes de sujets. 11 les faisait chanter à la place des hymnes sacrés dont les catholiques avaient cou^imie de se servir. Les hommes, en buvant et en travailbnl; les femmes en vaquant aux soins de leur ménage ou en fitant leur laine, avaient constamment ses airs k la bouchot Parini ses odes et ses chansons, il y en avait de sérieuses et de badines, quelques-unes pour les jours de fête, le plus grand nombre pour tous les temps ; mais toutes néanmoins tendaient h louer Dieu et k le bénir dans ses bienfaits. II s'attira un grand nombre de sectateurs par l'agrément de ses y%rSf en leur fnisant boire lentement et à petits traits le venin de ses erreurs.
On ne saurait dire oommeiit ApoUinaira, qui avait été un des plus zélés défenseurs de la consubstantîalité duV erbecontre lesarieas, devint tout à coup te détracteur eSiréaé des doux plus touchants mystères de la foi^ les dogmes de l'incarnation et de la Rédemption ; à moins d'attritHier ce brusque changement à eet esprit d'insubordination dont nous avons parlé, et que Dieu punit toujours dans l'homme, en le destituant de sa lumière et en Tabandonnant aux mains de son propre conseil. En méditant sur les passages de l'Ecriture qui donnent à lésus- Christ tous les attributs de la divinité» U jugea qu'une ftme humaine lui était inutile, et que par conséquent il n'en avait point pris, ou que du moins l'Ame humaine a laquelle le Verbe s'était uni n'était qu*uQe Ame sensitive, dénuée d'intelligence ; et que le Verbe divin présidait à toutes ses actions et remplissait toutes les fonctions de l'Anae. Cette opinion avait son fondement dans les
[>rincip0sde ia philosophie qui suppose dans 'homme une Ame raisonnable, intelligente, capable d'éprouver l'agitation des passions, et une Ame purement sensitive et incapable d'intelligence. Il suivait de là que Jésus- Christ ne s'était point fait homme , puisqu'il n'avait au'un corps, qui est la partie la moins noble de la nature humaine. Apollinaire enseignait encore que le corps de Jésus-Christ venu du ciel était impassible ; qu'il était descendu dans le sein de la Vierge, mais qu'il n'était point né (Telle ; qu'il li avait souffert et n'était mort qu'en apparence. Ses disciples «goûtèrent à ses impietés beaucoup d'autres rêveries, prises des Manichéens, sur la nature du péché ; de Terlullien. sur l'origine de l'Ame ; de Sabellins, sur la confusion des personnes divines. On ne sait pas au juste en quelle année Apollinaire commença à répandre ses erreurs ; mais elles furent condamnées pour la première fois en 362, par saint Atnanasc, son ancien ami,'dans le concile d'Alexandrie, où l'on épargna sa personne, qui n'y fut pas même nommée, en considération des services qu'il avait rendus précédemment à TEglise, et dans Tespoir de le ramener à la vraie foi. Ce procédé n'ayant pu le faire revenir à de meilleurs sentiments, les conciles de Rome, en 3T7, et d'Antioche Tannée
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MCtlONNAmÈ DE PATROLOGIE.
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suivante, ftiwthématisèfent, 'et il fut définitirement condamné dans le secopd concile œcuménique tenu à Constantinople, en 381. U Dionrat la même année, dans un fige assez aVancé, après aroir persévéré jusqu'à h On dans ses erreurs, sans autre perspective oue sa réprobation pour avoir voulu chermer des routes nouvelles, au lieu de suivre avec la docilité d'un enfant la sim* pliiité de la foi et la pureté de TEvan^le.
Outre la démangeaison d une curiosité naturelle oai rentralnait tougoors au delà des bornes, la biéthode qu*il suivit dans l'étude de la Ibéologie ne contribua pas peu à le faire tomber dans les erreurs dont nous venons de faire le dénombrement. En effet, «tt iieud^ fonder sa théologie sur des preu- ?es tirées d«s Livres iacrés, 11 l'élabhssait 8Hr des raisonnements humains et sur de
tirétendufss démonstrations géométriques, laimaît aussi à ré(\iter tout ce que les autres disaient, affectant par là de montrer la ferce de son esprit, et cet aitiour de la dispute fut encore nne cause de ses malheurs. Comme il avait une très-grande facilité d'écrire, H composa un si grand nombre d'ouvrages que ses disciples en tiraient vanité. MépeadftmiBmt de ceui dont nous avons déjà iMPlét et qn'il composa en eolkiboration •vh: son père, Apollinaire^ au rapport de iakki Jérème, écrivit da.s Hvres innombra- Ues sur l 'Ecriture. U traduisit en grec les livres de rAncian Testament, s'appliquant à joiaëre de suite ce que les interprètes ses pimécesseurs avaient ajouté les uns aux autres. Saint iéréme loua son dessein^ mais ii le blâme de n'avoir pas agi d'après la seiencet al d'avoir fait une suite des paroles de rEcriture, plutM selon son propre jugement
Îue selon la règle de la vérité. Le même ère le blâme encore d'avoir suivi, sur un eodroîl de VEcetésiaêie^ la version de Bymmaque plutôt que les versions accréditées ; an agissant ainsi, il a également offensé les juifs et les chrétiens ; les jutfs, parce qu'il aéleignait du texte hébreu ; les chrétiens, parce fu'il avait méprisé les Septante.
Apollinaire composa dans sa jeunesse des Commeulaires sur les prophètes, mais avec une telle précision qu'il effleurait plutôt le sens qu'on pouvait leur donner, qu'il ne Texpl^uait réellsmoit. En effet, il se eontenie de parQOurir le teite, passe beaucoup d'androiu qui auraient eiigé de longues eiplicaitons, ei n'en donne pour ainsi dire que des exti ails ; de sorte qu'en lisant son Otttrage on eroi^ lire des titres de chapitres plutôt qu'un ooBimenlaire. 11 tombe dans la œèiBa faute an commentant le prophète Osée. C'est probablement dans son eommen»taire sur JDaniel qu'il r^eta l'histoire de Suzanne.
In des plus eonnus parmi les ouvrams d'Apollinaire, c'est son discours intitulé; Pour ta mérité, el adressé à Julien TApostat et aux philaSMbes païens. Mais son chef** d'oBuvre, at calui da tous ses écrits qui lut lait le plus d'haaitteur, m sent $es trente Mrvres en faveur de la religion chrétienne, et
contre le philosophe Porphyre. Si nous en croyons Philostorge, Apollinaire y surpas* sait Eusèbe de Césarée, et même saint Méthode, qui avait traité avant lui la même matière. Il écrivit aussi contre les manichéens , contre les eunomiens , contre Marcel d'Ancj|rre, qu'il accusait de sabellianisme, contreOrigène, qu'il renverse par la force de ses ouvrages, comme le témoigne Théophile d'Alexandrie. AnoIIinaire composa deux volumes pour la oéfease de l'erreur des millénaires, contre saint Denis d'Alexandrie, qui l'avait réfutée ; un autre , intitulé : De la réêwrection^ dans lequel il prétendait que le judaïsme serait rétabli dans son entier, qu'on observerait de nouveau les cérémonies légales et qu'on recommencerait à adorer dans le temple de Jérusalem ; et un autre enfin sur l'Incarnation, qui, au rapport de saint Basile, causa tant de troubles parmi eeux qui le lurent, que peu d'entre eux eonservèreot l'ancienne forme de la doctrine et de la piété. C'est ce dernier écrit que saint Grégoire de Nysse a réfuté dans un de ses traités»
Apollinaire se glorifiait d^avoir reçu un nombre infini de lettres de saint Athanase, de saint âérapion, de Thmuls et de tous les autres grands hommes qui brillèrent comme des astres dans TËglisa de son temps. Nous n'en connaissons aucune de saint Sérapion à Apollinaire ; ftiais comme il n'était encore que simple laïque, saint Basile, qui l'était aussi, lui écrivit une lettre de civilité, mais jamais de lettres canoniques qui pus-* sent servir de témoignages qu i) avait communiqué avec cet hérésiarque. Il est possible qu'il en ait reçu dv saint Athannse, mais celles qu'on lui attribue sont évidemment fausses et supposées. Apollinaire, de son côté, en écrivit un grand nombre, et sous toute sorte de noms, mais particulièrement sous le nom du pape Jules, dont il abusa avec une impiété qui ne peut être égalée que par son impudence. — Après lui, sa secte se divisa en plusieurs branches, qui finirent par aller se fbndre dans l'eutychianisme.
Apollinaire était regardé comme un des
(premiers hommes de son temps, pour les taents , l'érudition et la piété. Vincent de Lérins, Eu^ëbe el d'autres anciens auteurs certifient que, dans uhe foule d'ouvrages, il avait confondu les hérésies, et réfuté victorieusement les calomnies de Porphyre contre les chrétiens. Ils reconnaissent qu'il eût été une des principales colonnes de l'Eglise, s'il ne se fût précijâté dans l'erreur. Mais il avait une telle confiance en son propre mérite, qu'il se perdit dans sa science et s'aveugla dans sa lumière.
APOLLONE (saint), martyr. — Quelques années après la mort de Marc-Aurèle, Commode, qui lui avait succédé^ ayant pris en affection et honoré du litre d'impératrice une oemmée Harcia, qui protégeait les chré^ tiensi les laissa en pau à sa considération» Pendant ce moment de calme, la parole de
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Dieu se répandit avec de grands fruits, et Ton vit des peuples iaiiombrables embrasser la foi de l'Evangile ; maiis parmi les oersonnagHS illustres qui augmentèrent alors le nombre des fidèles, le seul dont nous ayons connaissance est saint Apollone, homme célèbre par sa science des belleslettres et de la philosophie, mais plus encore par la pureté de sa foi. Saint Jérôme lui donne la qualité de sénateur romain, et tous ceux qui ont écrit après lui lui ont conservé la possession de ce titre. Malgré redit de Marc-Aurèle qui défendait, sous peine de la vie, d'accuser les chrétiens, Apollone fut accusé par un misérable esclave, nommé Sévère, que le préfet Pérennis condamna à être rompu vif. Quant à saint Apollone, Pérennis Texhorta à renoncer à sa foi, pour ne pas perdre sa fortune ; mais comme il demeurait ferme, il le condamna à aller rendre compte de sa religion devant le sénat. Le saint composa donc une Apologie très-adroite, très-éloquente et remplie de tant de lumières, qu'au jugement de saint Jérôme on ne savait ce qu on devait le plus admirer, de l'érudition du siècle ou de la science des divines Ecritures, il la lut en présence des sénateurs assemblés ; tuais comme il y avait encore une loi de l'Etat qui défendait d'absoudre un chrétien, cité en justice pour sa religion, k moins qu'il n'y renonçât, saint Apollone fut condamné à avoir la tète tranchée. Il subit son arrêt vers l'an 186 de Jésus-Christ, la sixième année de l'empire de Commode. Eusèbe avait rapporté plus amplement l'histoire de ce saint, dans son recueil des Actes des martyrs ; il y avait inséré toutes les réponses qu*il fit au préfet Pérennis, avec l'Apologie qu'il avait lue en plein sénat, mais nous n'avons plus ni le recueil d'Eusèbe, ni aucun des écrits de saint Apollone.
APOLLONIUS.— Les montanistes rencontrèrent un adversaire redoutable dans un nommé Apollonius. Eusèbe, dans son Histoire ecclésiastique, nous a conservé quelques fragments d'un ouvrage qu'il écrivit contre eux, dans lequel il examinait les mœurs des auteurs de cette secte, et réfutait pied à pied leurs fausses prophéties. Parlant de Montan, il lui reproche d'avoir appris à rompre le mariage et le jeûne, d'a- Toir donné le nom de Jérusalem à Pépuze et à Tymion, petit bourg de Phryçie, afin d'y attirer le peuple ; d'avoir établi des gens pour lever de l'argent sous le nom d'oblations, et assigné des récompenses à ceux
S[ui prêcheraient sa doctrine. Quant aux emmes qui avaient quitté leurs maris pour suivre Montan, il montre que c'est à tort qu'on voudrait faire passer Priscille pour yierge et les autres pour prophétesses, puisque, contre la défense de l'Ecriture, elles avaient reçu de l'or, de l'argent et des étoffes précieuses. Apollonius reprenait encore deux personnes de cette secte, qui se vantaient d'être martyrs. L'un, appelé Thémi- 8on, ayant donné de Tarflcent pour sortir de prison, avait écrit une lettre catholique, à
l'imitation des apôtres, pour fayoriser les Jmpiétés des montanistes; l'autre, nommé Alexandre, homme de bonne chère, convaincu publiquement de larcin et de plusieurs autres crimes, et jugé à Eplièse par Emile Phrotin, gouverneur d'Asie. « 11 nous serait aisé, ajoute Apollonius, de dire la môme chose de plusieurs d'entre eux, et de les convaincre de dérèglements dans leurs mœurs. Dites-moi, peint-il ses cheveux, frolle-t-il ses yeux d'antimoine, a-t-il soin de se parer, joue-t-il aux dés, prèle-t-il à usure ? Qu'ils nous répondent franchement si toutes ses actions sont permises ou non, et alors je leur montrerai qu'ils les ont faites. »
Eusèbe remarque queTouvrage d'Apollonius contenait un grand nombre d'autres arguments très-forts contre l'hérésie des montanistes, et.qu'il employait, pour la réfuter, l'autorité de VApocalypse de saint Jean. Il remarque, en passant, que cet apôtre
sèbe fait remonter l'origine des montanistes à Tannée 171.
APOLLONIUS DE NoYÀRB.— Le Bigne, Aubert le Myre et plusieurs autres bibliothécaires ont placé Pierre Apollonius Collatius, prêtre ae l'Eglise de Novare, parmi les auteurs qui ont écrit dans le tu* siècle^ et c'est sur ce fondement que son poème intitulé : De la ruine de Jérusalem sous Titt et Vespasien, a été réuni, dans le XII' tome de la Bibliothèque des Pères^ aux poésies d'Eugène de Tolède, qui écrivait dans ce temps-là. Mais, depuis que dom Habillon a découvert, sur plu^deurs manuscrits de la bibliothèque de Florence, que cet Apollonius est le même qui adressa à Laurent de Médicis un autre poëme en vers béroïaues, intitulé : Le combat de David et de Goliath^ on ne doute plus qu'il n'ait vécu sur la fin du XV' siècle, au même temps que Laurent de Médicis. Apollonius, outre ces deux pièces de poésie, composa plusieurs épigrammes, dont une est l'épitaphe du pape Paul II, et une autre celle de Sixte IV, dont Onufre a écrit la.Vie.
APONIDS. — On ne peut se dispenser de mettre Aponius parmi les auteurs qui ont vécu sur la tin du vu* siècle ou au commencement du vni*. Il est souvent cité par le vénérable Bède, qui mourut en 735. Aponius fit un Commentaire sur le Cantique des cantiques. Il l'entreprit aux instances d'un serviteur de Dieu nommé Arménius, à qui il le dédia. C'est une allégorie soutenue de l'alliance de Jésus-Christ avec l'Eglise. Les critiques venus après lui en ont largement
f)rofité. Ce Commentaire est divisé en six ivres, dont le premier est une espèce de préface. Dans les suivants, Aponius explique chaque verset du Cantiaue, et fait voir que tout ce qui est dit de l'époux et de réponse doit s entendre de Jésus-Christ et de son Bglise. Il remarque que les chrétiens,
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mCTIONNAlRE DE PATHOLOGIE.
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qui sont les membres de cette Eglise, reçoivent le baiser de TEpoux divin quand ils j articipent au corps et au sang de Jésuslihrist dans l*eucharistie ; que, tout devant (Ire fait au nom et pour ]a plus grande gloire de Dieu, c*est pour cela que le mariage même doit être béni par les prêtres du Seisaeur ; que, quand une fois on a abandonné la vraie foi et qu'on est sorti du troupeau que Jésus-Christ a confié à saint Pierre, pour prendre le parti de Thérésie, on tombe de jour en jour en de nouvelles erreurs ; que c'est en vain que Ton travaille à iaire croître en soi les vertus, si Ton ne commence par en déraciner les vices ; que le mariage de Jésus-Christ avec TEglise s'est accompli par Teffusion de son saog; c'est par les eaux du baptême que le Seigneur a rendu son Epouse pure et sans tache. Enfin, dans les exhortations que l'on adresse aux peuples, c'est dans les écrits des apfttres lu u faut aller puiser les saintes maximes e la vertu, plutôt que de s'amuser à cueillir des fleurs d'éloquence dans les auteurs profanes. Cet ouvrage est écrit avec beaucoup d'esprit et de savoir, et les anciens ne nous en ont guère laissé de meilleur en ce genre. Luc, abbé du Mont-Saint-Corneille, de l'ordre des Prémontrés, dans le xii* siècle, a fait un abrégé de ce commentaire, que Ton trouve inséré dans le XIV* volume de la Bibliothèque des Pires; mais M. l'abbé Vigne l'a restitué à sa pureté primitive, en le reproduisant complètement dans sa grande publication des écrits des saints Pères.
APRIGIDS, évêque de Badiyoz, ville d'Espagne dans l'Estramadure, était un homme plein de savoir et d'éloquence. Il composa, vers Tan 540, un Commentaire sur VApoea" \ypse de saint Jean. Ce livre était écrit dans no stjle plein de noblesse et d'élévation, et il donnait au texte du saint apôtre un sens allégorique et purement spirituel. Isidore de Séviile, qui 1 avait lu, affirme qu'Aprigius avait mieux réussi dans l'explication de i'Apocatypse que la plupart de ceux qui Tavaient précédé dans ce travail. Nous n'avons plus ce Commentaire; mais Loaïsa, dans ses Notes sur le Catalogue de saint Isidore, témoigne avoir vu un manuscrit en lettres gothiques composé des Commentaires que Victorin, Isidore et Aprigius avaient écrits sur le même livre. Aprigius composa divers autres ouvrages, dont nous ne savons pas même les titres. Il florissait sous le règne de Théodius.
AQUILA de S;^nope, païen d'origine, embrassa le christianisme sous l'empire d'Adrien, vers l'an 139 de Jésus-Christ. Mais ^ son attachement opiniâtre aux rêveries de rastrolog^ie judiciaire l'ayant fait chasser de l'Eglise, il passa dans la religion des juifs. Devenu rabbin, il acauit une connaissance exacte de la langue hébraïque, et s'appliqua à traduire l'Ancien Testament d'hébreu en grec. Quoi(]ue sa version , dont il ne reste plus que des fragments, fût faite mot à mot sur le texte hébreu, on voit bien que le des-
s^ia de cndier la honte de son apostoisio ^
l'avait engagé à détourner le sens des passages favorables au christianisme. « Aquila, dit Bossuet, fit sa version exprès pour contredire celle des Septante, dont les Eglises se servaient à l'exemple des apôtres, et pour affaiblir les témoignages qui regardaient Jésus-Christ, Justinien en défendit la lecture aux juifs. Cependant saint Jérôme dit qu'en examinant continuellement la traduction d'Aquila, il y trouve tous les jours plusieurs choses qui sont favorables k noire croyance ; ce qui prouve seulement qu'Aquila n'a pas tout altéré, que bien des choses ont échappé à sa mauvaise intention, et que la vérité, comme il arrive toujours, s est fait jour à travers les artifices de l'erreur. La version grecque de la Bible par Aquila est la première qui ait été faite depuis celle des Septante.
Saint Epiphane rapporte que l'empereur Adrien le nomma intendant de ses bâtiments, et le chargea de rebâtir Jérusalem sous le nom d'^É/ia Capitolina. C'est là qu'ayant occasion de voir les premiers disciples de Jésus-Christ, et que, touché de la pureté de leur vie et des grands exemples de vertus qu'il leur voyait pratiquer, il demanda et obtint le baptême, dont il devait perdre la grâce sitôt après.
AQUILIUS SEVERUS. — Saint Jérôme met au rang des écrivains ecclésiastiques un certain Aquilius Sévère, que nous ne connaissons pas d'ailleurs. 11 était Espagnol d'origine et de la famille de ce Sévère à qui Lactance adressa deux livres de ses épitres. Aquilius mourut sous le règne de Valentinien, c'est-à-dire avant l'an 376. Il avait écrit une histoire de sa vie , en prose et en vers, sous le titre de Catastrophe ou Tentation. Mais il n'en est rien arrivé jusqu'à nous
ARATOR , secrétaire et intendant des finances d'Athalaric, puis sous-diacre de l'Eglise de Rome, florissait au vi* siècle. Il était Ligurien d'origine, mais de son temps la Ll-
Eurîe comprenait une grande partie de la ombardie, et Milan en était la ville principale. De là les différents avis émis par la critique sur la vraie patrie d'Arator : les uns réclament pour la côte de Gènes , les autres pour Milan , et d'autres pour Pavie , l'honneur de l'avoir produit. On croit communément qu'il naquit en 490. Son père , qui se nommait aussi Arator , avait été célèbre par son érudition et son éloquence, comme 1 atteste un passage d'une lettre d'Athalaric, dans laquelle il lui dit qu'encore qu'il ne se filt pas livré à l'étude des anciens, les livres de son père auraient pu lui servir de modèle et compléter son instruction; car, «goute-t-il, «( nous savons que c'était un homme plein de science, et qui s'était acquis dans les lettres une réputation aussi brillante que méritée. » Après la mort de sou père , il fut élevé chez Laurentius, évêque ae Milan. Ce pontife confia ses études aux meilleurs maîtres de son tem[»s : il étudia la grammaire sous Deuterius , et Ennode lui donna des le«
(ons d'éloquence et do poésie. U y fit des
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mCTlONNAlRE DE PATtlOLOGIE.
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f)rogrès si rapides , qu'au rapport d'Athaaric, « il pariait le latin aussi fiiciieiBenC que sa langue maternelle , ef quelquefois avec tant cTéloquence, qu'on pouvait dire que la Ligurie avait aussi ses Cieérons. » n occupa successivement plusieurs emplois, et les rem;)lit tous avec distinction. La milice , la judicature , le barreau , furent pour lui autant d'occasions de montrer ses talents, et surtout d'exercer ses qualités et ses vertus. Plusieurs historiens en ont fait aussi un homme d'état, et nous avons cru
au*il avait été secrétaire et intendant d'un roi. omme il jouissait de la confiance et de la considérations publique, il fut chargé de plusieurs néç50ciations , et , entre autres , Atha* laric le députa comme ambassadeur auprès de Tempereur Justinien. Mais c'est surtout par ses écrits , bien plus que oar ses titres politiques, qu'il se recommanae aui souvenirs ce la postérité. U mourut en 556. 11 avait d'abord exercé son talent pour la poésie sur des sujets profanes ; mais, après qu'il eut changé d'état, il ne s'exerça plus que sur des suiets religieux. Indépendamment des Actes des apôtres^ en vers latins, qu'il pré-» senta au pape Vigile en 5^4, il nous reste de lui trois épttres : une à un abbé nommé Florien, une autre au pape Vigile, et la tr<Hsième à Parthénius. Les deux premières ont été reproduites, avec le poëme, dans toutes les Bibliothèques des Pères ; la troisième a été publiée pour la première fois par le P. Sirmond, à la fin de sou édition d Ënnodius. M. l'abbé Higne, dans le tome LXVIII* de son Cours eompkê de Pairologie , donne toutes les œuvres religieuses de cet auteur.
VtpUre à Fhrien povio en titre cette inscription : A mon pmértéle et saint maître l'abbd Florien , si spirituellement initié dans la gré€ê de Jésus-Christ, Il le félicite sur la maturité d'esprit avec laquelle , dans ses chants , il sait donner des leçons aux vieillards Qt leur ouvrir le chemin du ciel; il appelle son attention sur les vers de son poëme, et le prie de leur faire un accueil bienveillant. Bans doute le style est pauvre pour un si riche sujet ; mai^ une goutte d'eau ellemême tient sa place dans l'Océan. Que le nombre et la grandeur des volumes aui vous entourent ne vous en fassent pas dédaigner un plus petit; l'auteur de la nature luimême a varié ses productions , et c'est la même terre qui tire de soq sein la pâture des lions et des fourmis..,,^ C'est pourquoi, sans ried changer à l'ordre de vos études , suspendez-les, et accordez quelques instants à la leeture d*une ceuvre inspirée par une cause pieuse.
VEpUrs a^ pape Vigile^ dans laquelle , au titre de seigmur et de (béatitude apostolique^ il lyoïite eelui de premier prêtre de l'univers , est uue dédicace de soa poëme, U fait allusion aux malheurs de la guerre, aux craintes qu'elle lui faisait éprouver, depuis qu'il n'en partageait plus le spectacle que confondu parmi le peuple. Il félicite le samt-père d'avoir brise les chaînes de son troupeau et fappûfft4 9iir sej| épauler ses l)rebis arrar
chées au gtalve. Pour sa part, il est heureux d'avoir éctiapn^ k ee péril du oorps ; maùi^ tenant il ne aoit plus penser au'au salut de son âme. La tempête est apaisée, il a quitté la mer, et, en abordant le riva^, sa première pensée est de remercier le eieL C'est pourquoi il a entrepris de célébrer les i^ands travaux apostoliques qui ont ouvert à U foi tous les chemins de l'univers , et de cbanter, dans un poëme exempt de toute fiction, l'histoire dont saint Luc a rapporté les aetes. Cette œuvre, il la dédie ausainlipèret comme un témoignage de son amour , et il le prie de l'accueillir en même tempis owio^e ua^ dette pay4e à ses mérites.
Les Actes des apôtres, — C'était la eostume y chez les anciens , d'appeler Actes publics les registres où l'on consignait tous tes faits qui s'étaient accomplis sous le gouvernement des coqsuls ou des empereurs. C^est cette coutume, sans doute, qui a inspiré à saint Luc de donner le même titre au livre où il consignait tous les faits opérés par les apôtres » avant leur séparation pour la conquête du monde à la foi de l'Evangile. Parmi nos livres religieux, il n'en est peut^lre nas un seul qui expose avec plus de foi , plus de conscience historique , et en Tappuyant d'exemples plus frappants et d'autorités plus irréfutables, la doctrine de )a vérité.
Premier livre. ^ L'auteur débute par l'ascension du Sauveur* U nous montre Jésus* Christ remontant au ciel, d'où U était descendu ; tous les patriarehea sont à aa suite, les anges viennent k sa rencontre , et forment, autour de soa humanité Confiée, comme un cortège invisible* U va ouvrir une porte scellée , et préparer une place dans un royaume jusque -Û vide des prémices de l'humanité ; mais , avant de quitter ses apôtres, il leur a laissé s^ promesses et se$ derniers adieux. L'effet ne s'en fait pas longtemps attendre ; le Saint-Gsprit descend sur eux, en langues de feu; sa présence les transforme et en fait des hommoç nouveaux ; une ardeur inconnue bouillonne dat^ leur cœur ; un courage sans précédents leur fait désirer les combats de la foi, Pierre annonce aux iuifs la vertu du Crucifié ; il leur reproche le crime de sa mort ; il les exhorte à le racheter par le repentir , et dans le baptême à chercher le salut. Il leur rappelle les menaces fulminées ooatre eui^» la ruine de Jérusalem , leur dispersion sur tous \ee points de l'univers , où ils deviendront un objet de mépris et d'opprobre aux yeux de tous les peuples, 11 rapporte ensuite tous les miracles que le chef des apAtres opérait à l'appui de ses discours : le boiteux redressé à la porte du temple, le ohfttiment d'Aneoie et de Saphire , les infirmes aue ion ombjre guérit sur son passage, la ^urnison du paralytiaue de Lidda, la résurreotion de tabite et les mystères de la prison d'où l'ange vint le dé* livrer en brisant $es chaînes. £t cependant il n'omet aucun des fiits communs & tous les apùtres ; il décrit avec complaisance la douce commuuaulé daua UquêUe ils vîr^
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