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raison <fue 'toutes'les nationseui^ii^efit leur exemple. Pierre était dé^ à Rom&,tPtfvaiuaiit au méme'0crvrage;41s réunireutlBUFs forces pour agir avec plus d'elGeacité. Les «leçons de retenue et de chasteté qu-i)s faisaient du
i>euple offensèrent Néron. Il crut çiu'on vouait lui ravir la puissance, en lui interdisant les plaisirs; il Qt emprisonner les deui apôtres, qui reçurent lemôme jeurlacouronoo du martyre. L'un mourut oruciQé la tôte en bas, et 1 autre fut décapité. On voit par ee discours que dès le temps de saint Astère, la fôtede ces saints apôtres se célébrait univer* sellement le même jour et aveede^ndes sôleunités.
Sur sairlt Phocas. — Ce discours -fut prononcé daos une église consaei^ à^la gloira de ce bienheureux martyr. AstèreT raconte la vie, les vertus, le martyre du néros de Synople, sa gloire dans l'Eglise etla vénération que lui ont Touée les chrétiens de tout l'univers. Les Romains, qui conservent «iPvee beaucoup 4e piété le chef du saint martyrt luirendentpresquelesmôoiesdevoirsqu'aut reliques des -apôtres. Les matelots adottois* sent les ennuis d'une Jongue navigation par des hymnes qu'ils chantent à sa ffloire; ils ont sans cosse à laboacbe le nom de^Phocas, qui tant de fois leur a donné des -marques signalées de sa protection. Il apparaît «auvent la nuit lorsque le vaiisseau estfaenacé d'une grosse tempête; il réveille le pilote endormi sur le gouvernail, ii*sepre luî^ffl^fflo les cordages et prend soin de la voile; il se meta la proue du navire, pour lui'fflire éviter les écueils. C'est une coutumeiparmi les matelots, de recevoir saini Phocas à leur table. Par un moyen ingénieux qui satisfait leur piété et révèle en môoae temps le naïveté de leurs habitudes, ils acbèlent alternativement la portion du saint martyr, et quand ils sont arrivés au port, ils en distribuent l'argent aux pauvres. Les prineesne l'admirent pas moins que le peuple, et les barbares mômes le respectent. Un de leurs rois donna sa couronne toute brillante d'or et de pierreries, avec une cuirasse d'uue matière précieuse, en priant le saint martyr de l'offrir au Seigneur. Par eette espèce de tribut, il voulait remercier Dieu du royaume qu*il tenait de sa munificence, et de la varia guerrière qu'il lui avait inspirée.
Sur les saints martyrs. — Dans ee discours, le pieux évoque d'Aoïasée s'expriaïe comme le lait encore aujourd'hui l'Eglise catholique surTinvocation des saints, sur le culte des reliques, sur les miracles opérés par leurs vertus. — Les martvrs «ont -nos naaltros et nos modèles; nous devons les suivre «et les imiter. Ils préféraient Dieu à ce qu'Us «vaieol de plus cher ; pourquoi ne modérerions-nous pas des affections déréglées? Us ôDt souflert le fer et le feu pour le nom de Wsu^ Christ, et il n'est point de 'belles aclioiis qu'ils n'aient accomplies pour triompher ne la mort même en expirant. Voilà pourquoi nous conservons leurs corps eomme-des jP" ges précieux, comme des vases debénéuio* tioui Nous houoroûs Uwi reliciues, nou4 •
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nons tnéftdris sôufe ïeur fArdfeaioïi, <ct c^'ést avec plaisir opie nons voroiïs les peuples renfr «n Tonie s'ftgenôttiîlc^r âû pied de leurs tombeaux. Les martyrs gardent TfigHse comme des soldats gardent des citadelles. Cenx qeri sont accablés soùs 'le nofalheur y tiennent comme fc iiti asiïe , pour s'y pep<^ser et y trouiFer la confïsolation ; les sarnts sont leurs intercesseurs auprès def)ie!i. Les pères et les mères prenneM leurs cmfants entre leurs bPtts, «el satas se sottciertie la tnédecine et des médecins, îl*s'v*eimen'tl'esaffii!r à qtrelqti'nn «des martyrs en le pmtft d'èlre lear iTOdiafteur auprès de Wea. i VVwis «qui êtes mort pour fésus-Cbrisl^ lui disent-m, demandez-Fui la samé de mm enflant. *C*e^ ttrte gloire pour vous de >ifoâ% secefcrt^ dari^ nos besewis; qfoe vo^re sang nous guérissse, conHoe le 5ang de JéfiasisOhntet ^agtiéri Tunivers.^ ©orftttre, sur le poiiït de^ B«ar*ep, adresse ses prières nun tnaityrs affin ^^te bénissent son mariage. Les matimers tiô me(t€tit la Voile a-n vei/t fu^'après •avoir invoqué le maître de la mer par Tintereeseiovi de^ martyrs. Les pauvres les regardent comme lewrs pères. LNiniVers «retentit de leurs louanges, ijes andeos raoonleni h leurs petilsfits rhîsfeire let les' belles actiotis des martyrs, il n'est point d*enéroit si recelé "Où Ton ne t>élèbre leur vidloîre^ toates les saisons lenr oonsacrent ce qu'elles ont de meilleur, pour rehausser l'éclat de If^ur solennité.
Surlemia^yredeiainièEnpkénme. — La nelaitofi du martyre de sainte Eu'phémie re^s^m- Me plutôt k ime nmptifioatitDA de thétoricien qu*A un discours pnèdié par un évoque. On croit généralement que saiiit Astère te composn pdur s'exercer dans sa jeunesse et pen^ danl qn*il étittilîait à CMcédoitve> On en jugera par là manière dont il le -commence. « il y a pea de jours, diMl> j Vivais entre les mains tes œuvres de Minostfaë nés ; je lisais celte belle et vive déctansation qu'il compta centre Escbine. Après; une lecture assez longue, je jugeai k pSropos de cherctier un peu de distraction dans la promenad'C, pour rendre quelques forces à mon esprit épuisé. Je sortis de ma aiaison, je ûs quelques tours sar la place paUique avec mes amis. » tout cela oon vient-il à un saint évèque uniquemenl occupé du soin de son troupeau 9 Ce qu'il ajoute ^n parlant d'un tableau re|)résentant te martyre de la sainte convient égaleaoent à un jeune orateur : « Les enfants des sûttses n'employèrent pas des couleurs moins vives que les peintres, d Néanmoins, on ne peut douter raisonnablement que cette pièce ue soit de saint Astère. Photius la lui attribue et il fomle son assertien sur la ressemblance quelle a avec la description de rœtl dans l'hamélie de l'aveugle-né. fille Ait lue sous son nom dans la quatrième et la siiième action du 7' concile général.
Sur la péniitnet. -^ L'histoire du festin qte le Ptiarisien fit au Sauveur, forme la matière de ce discours. Saint Astère y trouve un remède pour nous guérit de notre orgueil en nous montnant, par l'autorité même de rikvanijlley que le Sauveur du monde, qui
étaii par et isan^ ^cbe et leseul jmtt, tî'a'pas dédaigné de eonverser famîKdrement avee des ^ens >dont les m<eurs «étaient dépravées; BOA pour participer à leurs désordres, mais
Sour leur cormmuniquer sa sainteté. Pour lire sentir 'combien est ^atile la bonté de Bien, il fait remarquer qu^'avalnt de se montrer lui-même aut nommes, il leur^a envoyé ses prophètespourlesexhoiterà la pteitenee. Sa misériooroe est infinie, irne veut point la mort du pécheur, il attend qu'il se convertisse, il rapporte ptasietfrs exemples dé grands pécbeors convertis h Dieu par la pénitence. Il cite reteweiple de 16 femme pécneresse comme le modèle dWe bonne pénitence. Nous sommes m«^adés, et Dieu est lern médecin, pourquoi wepas wi' demander la guèrison de nos matit? Pourquoi souffrir
Sue la plare s'envenime , Qu'elle s'ènamnie> qfu'elle nous déterre? Les délices ont altéré votre sawté, gu^irfsser-vons par ^ totHnes : rinoontlnence rend W>ti[*e esprit Wa*lade^ appliquez-y le remède de la tempérance. L avariée et raoïôur de l'or vous ont fait tomber dfans une espèce de fièvre, apai*> gez <5e feu par la libéralité ei par l'aaméne. Le mertsorîge a manqué vous faire périr, ramo«r de la vérité vous sMVet^. La p^i>^ tenoe 'efface et dissout les crimes tort*mispaMs pensée et par leâ êNftions^eta^ BiinoHS la nature d^ mal qui ^tfs tTH:'»^ vaille et appliquons-y le r^em*de propre à nous guérir. Découvrons notice â me aûi pré** tres^ comme nous moniïtms nos blessures au médecin ; et ils nous sauveront en nous guérissant.
Sur U tof$iknéi9CfiKtnt du jeûne. — Après avoir posé pour principe que rhommeest composé de deux parties d'un teérite inégal, savoir, d une âme et d'un<;orps, saint Astère fait voir une le jett^e est utile h l'un etX l'autre. C est pourquoi il nous exhorte k accepter avec jeie lejeiine du tarôme, comme le mattre de ia tempérance, la mère de ta vertu, la nourrice des enftints de Dieu« la tranquillité de^ âmes e% le soutien dé la vie. Les anges, dit-i!, gardant h maison ^^ celui qui jeûne, et l'accompagnent partout pour le défendre^, au contraire, celui qui s'abandonne à la bonne chère pendant le carême n'a d'autres compagnons que les démons, tl fait voir, par plusieurs exemples tirés de l'écriture, combien l'intempérance est nuisible. 11 appelle le jeûne le frère de lait de touîî les saints et le commencement de toutes les bonnes eauvres, puisque les prophètes et Ws saints qui ont accompli les plus grands miracles , et le Sauveur lui-même,oni. commencé par le jeûne. Ne comptez pas les jours du carême, (X)mme un mercenaire paresseux, dans l'impatience que ce temps soit écoulé. Donner quelque chose à l'Ame et non pas tout au corps. Je consens que vous donniez dix mois entiers et même un peu plus au corps : mais donnez au moins le carême entier a rame, afin qu'elle se tire de la boue du péché par la tempérance. Dites à votre ventre, lorsqu'il vous presse de lui donner à niangor : Lhêmme ne vit pas êemiement de p^tn, mat|
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de toute parole quiêorl de la bouche de Dieu, 11 finit son discours en exhortant ceux qui étaient séparés de TEglise à s')r réunir : « Si Yous suivez encore les cérémonies judaïques, leur dit-il, de quelle utilité vous sera le jeûne? Il veut aussi qu*il soit accompagné de modestie, et qu'on en bannisse les danses qui marquent la dissolution du cœur.
Sur saint Etienne^ premier martyr. — Ce discours présente quelque analogie avec celui que saint Grégoire de Nysse a écrit sur le même sujet, ce qui fait que plusieurs critiques le lui ont attribué; mais cette analogie est plutôt dans les pensées que dans les expressions. Saint Astère le prononça le lendemain de la naissance de Jesus-Christ ,
I'our auquel TEglise célèbre la fête de saint Stienne. Ce grand homme, qui est comme les prémices des martyrs, nous enseigne à quels travaux nous devons nous exposer pour la gloire de Jésus-Christ. Les apôtres 1 ont devancé par le temps, mais il les a devancés par sa mort. Il est le premier qui ait fait la guerre au démon et qui ait remporté la victoire. Le saint docteur rapporte ce qui est dit dans les Actes et les discours que sou héros adressa aux juifs qui voulaient le lapider. Il relève sa constance dans les tourments, sa charité
Îui va jusqu'à prier pour ses persécuteurs, arlant ensuite de la vision qu'eut saint Etienne au moment de sa mort, il dit que Dieu l'a permise, en prévision des erreurs dans lesquelles les hommes devaient tomber. Comme PhérésiedeSabellius devait infecter l'Eglise dans la suite des temps, Dieu, pour précautionuer les hommes coYitre ses séducteurs, a voulu se montrer dans toute la gloire de sa Trinité. Il fait voir à Etienne le Fils dans une personne parfa.te qu'il place à sa droite, pour faire ressortir les hypostases par la distinction des personnes. Il est vrai que le saint-Esprit ne parait point dans cette vision ; mais n'esr-ii pas désigné personnellement, dans cette remarque que l'Ecriture fait sur le discours du saint martyr, quand elle dit en parlant des Juifs : Mais Ûsnepou^ vaient résister à la sagesse et à l Esprit qui pariait en lui?
Discours perdus. — Saint Astère avait .
composé beaucoup d'autres discours que nous n'avons plus. Le premier, sur la charité, expliquait ces paroles de saint Lus : Un homme qui descendait de Jérusalem à Jéricho. Le saint orateur donnait à cette histoire un sens figuré. Dans le second, sur la prière, il expliquait cet autre passage du même évangélisle : Deux hommes montèrent au temple pour y faire leur prière. Il trouvait dans la prière une preuve de l'existence et de la toute-puissance de Dieu. En efifet, on ne demande point les choses dont on croit avoir besoin, sans être persuadé qu'il y a un Dieu qui écoute nos prières, et qui peut nous accorder ce que nous lui demandons. Dans un discours sur Zachée, il disait que, quoique né à Jéricho, capitale des Chananéens, il était enfant d'Abraham, non selon la chair, mais
Ïar adoption, à cause de ses bonnes œuvres, lans l'explication sur la parabole de l'en-
faut prodigue, il dit qiie la robe que le père lui fit apporter et l'anneau qu'il lui mit au doigt marquaient la double renaissance qui s'o-
[)èredansiebaptême et la pénitence. Il prenait e sujet d'un discours sur les maîtres et les serviteurs, dans le miracle opéré par Jésus- Christ en guérissant le serviteur du Centurion. Photius dit que saint Astère y employait toute son éloquence à exhorter les domestiques à une obéissance prompte et sincère, les maîtres à traiter leurs domesti-
aues fraternellement et avec douceur. Ce iscours lui offrit l'occasion de payer publiquement sa dette de reconnaissance à l'esclave sous lequel il avait étudié les premiers éléments des lettres. Son discours sur Jaïre et l'Hémorroïsse lui fournit des réflexions remarquables sur la reconnaissance que cette femme témoigna à Jésus-Christ. Éle était de la ville de Pancade en Palestine; de retour chez elle après le miracle opéré en sa faveur, elle érieea une statue d'airain en l'honneur de celui qui l'avait guérie. Cette statue subsi>ta pendant plusieurs années, comme un monument destiné à confondre les impostures de ceux qui traitaient les évangélistes de faussaires, bosomène dit aue cette statue subsista jusqu'au règne de Julien, qui la remplaça par la sienne; mais, frappée par le tonneire, limage de l'Apostat n'offrit bientôt plus qu'uu tronc noirci par le feu du ciel.
On attribue encore k saint Astère plusieurs autres ouvrages qui paraissent appa^ tenir à un autre écrivain du même nom. 11 nous en reste assez du saint archevêque d'Amasée, pour pouvoir formuler un jugement complet, en affirmant qu'ils resteront dans l'Eglise comme un monument éternel de son éloquence et de sa piété. Malgré quelques termes extraordinaires et cette éloquence asiatique qui approche de la diffusion, les réflexions en sont iustes et solides; l'exprès* sion naturelle, élégante et animée; la vivacité des images y est jointe à la beauté du stvleetà la variété des descriptions; on y découvre une imagination forte et féconde, un génie pénétrant et maître de son sujet et le talent si rare d'arriver au cœur par des mouvements toujours puisés dans la nature.
ASTERE. sophiste arien. — Astère éuil originaire de Cappadoce. Il exerça pendant quelque temps sa profession, qui était d'enseigner la philosophie, les belles-lettres et l'éloquence; mais il la quitta pour se faire chrétien. Il fut un des plus zélés eusébiens, et se trouva partout avec eux dans leurs assemblées. Toutefois, ils n'osèrent l'élever à l'épiscopat, parce qu'il avait sacrifié aux idoles , dans la persécution de Maximilien Hercule. Mais ils l'engagèrent à composer divers écrits pour appuyer leurs erreurs. Astère s'oublia dans ses livres» jusqu'à publier contre Jésus-Christ plusieurs blasphèmes que saint Athanase relève et réfute dans plus d'un endroit.
Non content de les avoir mis par écrit» Astère, à la sollicitation des eusébiens, travaillait h, les répandre de tous côtés. Il ^'^
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DICnONNAIRE DE PâTROLOGIE.
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même la hardiesse de les lire publiquement d<ins les églises de Syrie, et de s'asseoir pour cette fonction dans des chaires dont son simple titre de laïque lui interdisait l'abord. Marcel d*Ancyre entreprit de réfuter son dernier ouvrage ; ce qui n'empêcha pas les eusébiens de s'appliquer à le lire, ainsi que tous ceui qu'il avait composés. On a quel-
Juefois confondu cet Astère avec un arien a niêoie nom qui devint évoque dans sa secte, et que saint Julien Sabas fit mourir r sa prière* dans la ville de Cyr, vers l'an 2. Mais on n'a pas réfléchi qu'un homme qui avait déjà professé la philosophie guand il sacritia aux idoles en 304, ne pouvait plus être en état de prêcher contre la doctrine de TE^lise en 372; et aue cet encens qu'il avait brûlé sur l'autel des faux dieux empêcha les ariens de l'élever aux honneurs de répiscopat. Il ne nous reste plus rien des Commentaires d'Astère sur les Psaumes, sur les Evangiles et sur l'Epître aux Romains cités par saint Jérôme. Mais on trouée divers fragments de ses écrits contre Marcel d'Ancyre dans les Œuvres de saint Allianase. Ce Père lui donne le titre de sophiste et d'avocat de l'hérésie arienne. Il l'appelle même quelquefois sophiste à pliMÎeurs têtes.
ASTRONOME. ^ Un des historiens de Louis le Débonnaire ne nous est connu que sous la dénomination d'Astronome, i)arce qu'en effet il passait, à la cour de ce prince,
I)Our très-versé dans l'astronomie. Il le dit ui-mème, à l'occasion de la comète qui parut au milieu de la semaine de Pâques, en 837, dans le signe de la Vierge ; et qui, après ume révolution de vingt-cinq jours, alla se perdre dans la tête du Taureau. L'empereur, curieux de ces sortes de phénomènes, lui demanda ce qu'il en pensait. L'Astronome lui dit une partie de sa pensée« et lui dissimula le reste. Louis s'en apercevant: « Il y a une chose, lui dit-il, que vous me cachez, c'est la signification de ce prodige; suivant le bruit public, il annonce un changement de règne et la mort d*un prince. » Pour le rassurer, l'Astronome lui cita le passage de la prophétie de Jérémie, où nous lisons : Ne craignez point les signes du ciel qui épouvantent les gentils. Cet écrivain passa une partie de sa vie à la cour de l'empereur, et il paraît qu'il en était officier, dès les premières années de son règne, puisque dans son prologue il dit avoir a|)pris d'Eginbard ce qu'il rapporte de Louis le Débonnaire, jusqu'au tem[)s où il parvint à l'empire ; et que, pour le reste de ses actions il en avait été lui-même le témoin. Il commence son Histoire à l'an 778, qui fut celui (le la naissance de Louis, et la finit'en 8'40, qui fut celui de sa mort. Il entre dans un plus grand détail que n'a fait Thégan, autre historien du même prince, mais ils sont d*accord dans le récit des principaux événements. Il n'approuve pas la froideur que Louis le Débonnaire fit paraître à la réception du pape Grégoire iV ; et il reconnaît que ce prince aurait dû le recevoir avec
Elus de décence. En parlant de la révolte de othaire et de ses autres fils, des évêques qui suivirent le parti des jeunes princes, et qui, dans cette occasion, manquèrent de fidélité à leur empereur, il ménage beaucoup ses termes, mais sans dissimuler en rien la gran-* deur de leur faute ; ce qui prouve qu'il savait dire la vérité sans choquer personne. Cette Histoire est d'une grande exactitude; l'interpolateur d'Aimom, qu'on croit être ua moine de Saint-Germain des Prés, l'a insérée dans son ouvrage, et elle se trouve également reproduite dans le recueil de Reuberus, imprimé à Francfort en 15M. M. le président Cousin l'a traduite en français dans son Histoire de Vempire d^Ocddeni.
Elle jette beaucoup de jour sur l'histoire de l'Eglise, dans, les démêlés qui suivirent la mort de Charlemagne et le partage de son empice entre ses descendants.
ATHANASE (saint). — Voici une vraie figure d'aihlète trempé pour les grandes luttes, et capable de les soutenir avec un courage poussé jusqu'aux dernières limites de la persévérance. Athanase, dit la Bletterie, était le plus grand homme de son siècle, et, peut-être qu à tout prendre, l'Eglise n'en a jamais vu naître de plus grand dans son sein. Ce grand docteur, qui devint plus tard patriarche d'Alexandrie, naquit dans cette même ville vers l'an 296. Après avoir reçu dans sa famille une éducation chrétienne, il passa dans la maison de saint Alexandre, son archevêque, qui se chargea de le diriger dans ses études, et qui le fit ensuite son secrétaire. Bientôt, attiré par la «rande réputation de saint Antoine , il alla mener pendant quelque temps la vie ascétique auprès de ce célèbre anachorète. Il ne le quitta que pour entrer dans les ordres et recevoir le diaconat des mains de son évêque. Saint Alexandre le produisit au concile de Nicée, où ses vertus naissantes et les talents qu'il déploya dans les discussions contre Arius , frappèrent les Pères de surprise et de respect. Quoique irès-ieune encore, il eut beaucoup de part aux dispositions oui v furent arrêtées. C'est à cette cause qu il laut rapporter la haine que lui vouèrent les ariens, et les persécutions qu'ils ne cessèrent de lui susciter] usqu'à sa mort. Six mois après le concile saint Alexandre mourant le désigna comme son successeur. Ce choix fut ac* cueilli par les vœux unanimes du clergé et du peuple, et tous les évêques d'Egypte le confirmèrent. A cette nouvelle, les méléciens et les ariens, qui n'étaient séparés que par des nuances d'opinions, mais qui n'en étaient pour cela que plus ennemis, déposèrent leur animosité réciproque pour se liguer contre lui. A partir de ce moment, sa vie n'offre plus qu'une suite de combats, d'où la vérité sortit triomphante, mais toujours atfx dépens de son propre repos. Les imputations les plus absurdes furent le prélude des procédés les plus atroces. Ses ennemis l'accusèrent d atK>rd d'avoir imposé une espèce de tribut sur 1^ gypte, (l'avoir fourni 4e l'argent à des sôdi-
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DICnONNAIEKB B£ FAISOLOCB.
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tiaua::, d'ètuil* iiUr briser ma «alice, renvem. %9n Tauleli d'uoe- église, brûler les livres. s/iintsi d'anoii! coupé* le bra»à un évâquexaélÀ^ien, et de s'en.senvir pour des»opératioBS^ magiques^ ^loiqiie Qoovaipca de la fausseté dcà deuji premières accusatioos, TeoipeDeuiT Gonstantin renvoya les autres k rétame» des. é«4quasi ariens, qui le déposa reot» d'abord daBs le coopile de Tyr, et pliuk taod dans oelm de iéru3aleai» Aihanase* n'ea. ootttînua pas moina sea fondions; mais, r^mpereur n*»aatt pu* obtenir de lui le rétablissement ^Arius dans la conHQunioa de. l'Eglise, relégua le saint patriarobe à Tr,èv^6. Ce piremier eiûl oessa au bout d'un an et. quelouea mois^ àla^mort de CoaatantiD. Les. peuples^ ouideuii d'admirer le génér^un dâ*< fetiseuF de la fbii de Nioée, acoounuqeot det tMiie part sur son passage, et son entrée' à Alexandrie ressembla à une pompe triom^>
{ibaie^ Désespéi*és de son retour, les ariens e dénoncèrent de- nouveau^ comme- un sé-< ditieux qui retenait k Alexandme la flottedeatinée«a rapprovisionnement de Constan-tinople, comme- un bomme^ vide qui détournait à son profit les«pains accordas par W gouvernement pour Ta subsistance des vier-ges, des clercs et pour le service de Tau tel; quatre-vjngtr-dim éMéquea ariens, réunis à Aotiocbe, le condamnèrent sans preuves ; cent évoques ortbodoiies, réunis à Aleian^ drie, le aéclai^rent innocent. Le pape Julea confirma le jugement rendu à Alexandrie, et plus de trois cents évécpiea tant d'Orient que^ d^Oocident , rasaemblés à Sardique, ap* prouvèrent sa sentence. 11 eut la liberté de remonter sur son siège, et, comme le premier, son seoondreiour fut un second triomphe, mais marqué, cette fois, par le repentir et la rétractition d'un grand nombre d'évè*-
Sues que Terreur avait séduits. Mais la mort e Constant, en laissant Constance seul mettre de Tempire, donna libre carrière aux ariens pour reprendre leur système de pei^ sécution. Malgré son innocence proclamée par les conciles précédents, Atbanase fut condamné de nouveau, dans ceux d'Arles et de Milan, tenus sous l'influence de la faction arienne*. Les évèques qui refusèrent de souscrire à la condamnation ftirent exilés. Le gouverneur d'Alexandrie eut ordre de le chasser de son siège ; mais fort de son innocence^, entouré de ses clercs et de ses moines, Atbanase résista, et il fallut Tarracher k cette garde d'honneur, qui faisait un rempart autour de sa personne, pour parvenir è le soumettre aux exigences de 1 édit impérial. Proscrit pour la troisième fois, il se réfugia dans les. déserts de l'Egypte ; ses ennemis l'y poursuivirent; sa tète y fut mise à prix, ei' les solitaires auxquels on ne put arracher le secret de sa retraite, forent, ou indignement tourmentés, ou impitoyablement massacrés. Bt cependant c'est au milieu de cette vie errante, c'est dans cette atmosphère de persécutions , c'est au fond de cette retraite inaccessible, qu'il composa tant d'éterits éloquents, destinés à raffermir la foi des fldèlesv h dévoiler les artifices de
ses ennemis: et k jeter PeflMdhns Vâine de ses persécuteurs. Julien, en montant sur le trône, permit aux évèques orthodoxes de rentrer dans leurs éghsi^a; Atbanase re«
Sarut au milieu dtat son. peuple ; mais le zèle es païens, encouragé par l'Apostat couronne, devint un nouveau motif d'esil. Le saint patriarche- se- vit obligé de regagner U Thébaïde, pour mettre sa vie* en sûreté. iLeu règnes suivants lui oOHrent les mêmes vi«cissitudcs ; il passa successivement de la persécution au calme, et du calme à la persécution. Jovien le supporta ; Talons, son successeur, entièrement livré aux ariens, le força de chercher un asile papmi les tombeaux de ses pères. Cependant, après quatre mot^ de tourments, il lui fut permis de rentrer dans son églisO) et oe^Ait pour y passer enfin paisiblement le reste de- ses jours, dans l'exercice d<^ ses fonctions^ jusqu à sa mort, arrivée en 373^ après quarante-six ans d*épiscopat dont Uexil et les autres combats de la foi avaient absorbé la plus grande partie.
« Atbanase d'après un critique connu et compétent dans la matière, avait Tesprit juste'^ vif et pénétrant,, le cœur généreux et désintéressé, un courage de sang-froid , et pour ainsi dire, un héroïsme uni, toujours égal, sans impétuosités, ni saillies; une foi vive, une charité sens bornes, une humilité profonde, un christianisme mâle, simple comme l'Evangile ; une éloquence naturelle, semée de traits perçants, forte de choses, allant droit au but, eT d'une précision rare dans les Grecs de ce temps-lèr. L'austérité de sa vie rendait sa vertu respectable ; sa douceur dans le commerce le foisait aimer. Le calme et la sérénité de son Ame se peignaient sur son visaçe. Jamais, ni les Grecs ni les Romains n'aimèrent autant la patrie qu'Athanase n'aima l'Eglise, dont les intérêts furent toujours inséparables, des siens. Une longue expérience l'avait rompu aux affaires; l'adversité lui avait donné un coup d'œil admirable pour apercevoir des ressources, même humaines, quand tout parais* sait désespéré. Personne ne discerna mieux que lui les moments de se produire et de se cacher, ceux de la parole ou du silence, de l'action ou du repos. Il sut. fixer Tinconstance du peuple, trouver une nouvelle patrie dans les lieux de son exil, entretenir des correspondances, ménager des protections, lier entre eux les orthodoxes,, encourager les plus timides, d'un faible ami ne se faire jamais un ennemi, excuser les faiblesses, avec une charité et une beauté d'âme qui font sentir que, s'il condamnait les voies de rigueur en matière de religion, c'étsât moins
Îar intérêt que par principe et caractère, ulien,. qui ne persécutait pas les autres évoques, du moins ouvertement, regardait comme un coup d^Etat de lui ôter Ta vie, dans la persuasion que Ta destinée du christianisme était attachée è celle d'Athanase. t. A cet éloge indirect qui a bien sa portée», puisqu'ilj'ait honneur, à l'intrépidité avec laquelle il défendit sa fôl, nous pouvons ajou-
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DIOTIOrâ^RE m PATKOLOGie.
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fpr reloge moral de saint Grégoire d^ Nazianze, qui dit de lui que louer Athanasey cest louer la vertu même.
Ses écrits, dont nous allons nous ocouper^ ne sont pas tous de même nature. 11 y en a plusieurs de polémique, ou- de controverse! quelques-uns d'historiques et beaucoup de inocaux ; et tous ^ si grande estime-chez les anciens, qp'un d'eux disait à un saint abbé» q^'à défaut de papier il devait les transcrire sur ses vêtements. C'est en nous conformant à cette division y aussi simple que naturelle, que nous les examinerons successivement, au point de vue de la logique et de la foi. te premier de ces écrits, selon Tordre dr^s temps, est celui qui a pour titre :
DUcours contré les païens, — Il est divisé en deux parties : la f>reraière traite de la vanité di^s idoles, et la seconde de Vexistence du vrai Dieu.— Les idoles sont les enfants de la corruption, inventés pour la satisfaction des sens. L'homme, en s*atiachant à< la matière, a placé toutes ses pensées, tous ses désirs, tout son bonheur dan^ la matière* Ses plaisirs sensuels sont devenus pour lui sa On unique, suprême, éternelle; et, à feroe de vivre pour son corps, chaque jouissance matérielie est devenue pour lui un Dieu*. li n'est donc pas surprenant qu'il se soit choisi, dhans les choses sensibles, non pas uny maisplusieursdieux.lldémôntreleridîculede cette pluralité, quin'aboutit qu'àTimpossible.
Le vide de ridolâtrie est une première démonstration dB l'existence du vrai Dieuv La connaissance de notre âme, la vue des choses sensibles, le spectacle de la création sans cesse présent à nos yeux, nous conduisent à rîdee et à la croyance d'un Créateur^ c'est-à-dire d'un Dieu unique, qui est en môme temps providence ; dont le Verbe crée cl dont Tesprit gouverne l'univers. Aultement, comment expliquerait-on l'uniformité régulière, inaltérable, infaillible des lois qui régissent la création ?
Le Discours sur VIncamation n'est que la conséquence du précédent, et il forme également deux parties : la première traite de la création du monde; la seconde, de la ré«demption du genre humain par le Verbe.
Après avoir rappelé les œuvres de la création, en témoignage que Dieu a fait toutes choses pnr son Verbe, il aborde la chute de Thomme, pour arriver à la nécessité de Tintcarnation. H la prouve, contre les juifs, par l'accord des prophéties avec TEvangilé, et contre les païens, en leur montrant qu'il n'était pas indigne d'un Dieu de naître, de vivre et de mourir, puisqu'il venait pour nous relever, nous guérir et nous sauver. Oui, y venait pour nous racheter de la malédiction du péché, il devait donc mourir d'une mort de malédiction; mais, en mourant ainsi, i} devait montrer qu'il était Dieul Cest ce qu'il prouva surabondamment par sa ré)5urrection, puis ]u'il retira lui-même son corps du tombeau, et qu'il imposa sâ doctrine,, sa- foi, fea morale, sa croyance et 6pn culte au mondt) païen tout entier.
' i>e rexposition de la fbi. — Ce petit traité
n'est que le développement raisonné de la croyance catholique sur les. mystères, de la Trinité et de rincaroation^ eti commet une profession de foi particulière suc cette mar tîère. « Noufrcpoyonsv dft«-il', en un seul^Père fout-puissants oréateup des choses vdsibles et invisibles, qui existepar lui-^m^e et. qui ne tire son être que de lui; noua crojnona en un seul Fils, Veroe unique, Sagesse incréée, engendré du Père sans, commencement et de toute éternité) vrai Dieu de vrai Dieu, conçu d'une manière ineffable, né du sein d'une vierge sans tache, qui s'est fait hommepour souflnrir sur la croix, qui nous a rachetés par ses souSirances et p» sa mort ; qui est res^suscité pour nous garantir notre propre résurrection, et qui est remonté aux oieux aGn de nous préparer une place dans son propre royaume* Nous croyons au Saint-Esprit qui opère ses œuvres avec le Père et le Fils, et qui pénètre tout, même ce qu'il, y a de plus caché dans la profondeur dea my^ères de Dieu. » Et il finit en prononçant l'anathème etenftilminantrexcommunicationcontretous les hérétiques qui professaient des dogmes contraires.
Omnia mihi a Patine tradita siinl.— Le traité composé sur ces paroles^ a pour but de combattre les fausses interprétations que leur donnaient Eusèbe de Nicomédie et les autres fauteurs de l'arianisme. Ils inféraient de ces paroles : Toutes choses m'ont été données par mon Père^ que le Fils do Dieu n'était ni éternel, ni engendré, et ils raisonnaient ainsi : Si toutes choses ont été données au Fils, il y a donc eu un temps où il ne les avait pas? D'il ne les a pas touiours eues, il n'est aonc pas engendré du Père. Pour détruire cette vaine subtilité, Athanase n'a besoin que d'établir la différence qui existe entre le Verbe, qui est le maîtie et le créateur de toutes choses, et Jésus-Christ, à qui toutes choses ont été données, comme au médecin qui devait nous guér4r des morsures du serpent, comme à la vie qui devait nous délivrer de la mort, comme à I» lumière qui devait nous éclairer, comme à' la raison qui devait nous convaincre; afin que toutes choses ayant été faites par le Verbe, toutes choses fussent également renouvelées par Jésus- Christ. On peut encore' entendre ces paroles de l'incarnation, qui, s'étanl accomplie dans le temps, a communiqué au Fils ce^ que jusque-là il ne possédait pas^ c'est-à-dire l'humanité. —Ces autres paroles de Jésus- Christ : Tout ce qu'a mon Pire est A mot, loi servent à prouver l'unité de substance entM le Père et le Fils, et il termine enOn ea disant que le mot sainte répété jus€[u'à trois fois par les anges, marque en Dieu trois hypostases ou trois i^rsonnes parfaites, et que le mot Seigneur ^ qui ne s'y trouvequ'une seule fois pronoticé, démontre que ces trois personnes n*ont qu'une substance unique et ne forment qu'un même Dieu.
Lettre aux ivé^[ue$ orthodoxe». -^h^^n Sftft, après que Grégoire, pard'horriblesvioleiiceay se fut empare du siège épiscopal d'Alex<îiK drie, saint Â^anase Aonvit une lettre em^
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cliqae qu*il adressa à tous les évdques de la chretienté. 11 leur raconte rhistoire de ce lévite dont la femme avait été violée, et pour s'en faire l'application, il leur montre que dans les circonstances perplexes où il se trouve, il ne s'agit pas seulement d'une femme que l'on viole, mais de l'Eglise que l'on outrage, et du sanctuaire que l'on déshonore par cette profanation. H les conjure de maintenir le respect des anciens canons, qui nous ont été légués par les anciens comme des règles saintes pour la conduite et le gouvernement des Eglises. 11 entre dans le détail des violences commises à Alexandrie par Grégoire et les autres ariens, les persécutions exercées contre lui, les sacrements refusés aux catholiques, et la nécessité de retirer cette Eglise des mains de ce mercenaire, pour la remettre de nouveau entre les mains du vrai pasteur.
Apologie. ^I>Q retour à Alexandrie, vers l'an 34-9, Athanase employa ses premiers moments de loisir à composer son Apologie contre les ariens. C'est ce qu'il témoigne assez clairement lui-môme dans un passade où, parlant des deux exils qu'il avait subis
{)ar leur faute, il marque qu il n'y avait pas on^emps qu'il était quitte des maux qu'il avait endurés dans le dernier. On peut donc assigner la publication de cet écrit à l'an 351, puisqu'il est terminé par le récit de ce qui se passa en 350.
Quoique cette pièce soit très-longue, le saint docteur y parle très-peu; excepté la préface et la conclusion qui lui appartiennent, tout le reste n'est qu un tissu de pièces réunies pour sa défense. Ainsi Je décret du concile a Alexandrie qui le jusiiûe de l'accusation d'homicide et qui déclare son élection canonique ; le décret du concile de Tj r qui l'absout du crime de sacrilège et du crime,
Î eut-être plus grand encore, d'avoir détourné son profit le froment envoyé par l'empereur pour être distribué aux pauvres; la lettre du pape Jules et le décret du concile de Rome qui témoignent que celui de Tyr ne l'a pas trouvé coupable et que celui de Sardique a proclamé son innocence; enfin les lettres des empereurs Constant et Constantius, qui ont lait retirer des greffes et déclaier nuls tous les actes écrits contre lui. Des décrets de Nicée. — Ce traité, en forme de lettre, fut écrit à l'occasion d'une dispute qu*un des amis de saint Athanase avait eue avec les ariens. Comme cet ami était habile et éloquent, il ne lui avait pas été difficile de les confondre. Cependant, les termes de stÂbstance et de consiAstantiel^ adoptés par les Pères de ce concile, quoiqu'ils ne se trouvent nulle part dans les Ecritures, in-
Îuiétèrent sa conscience, et il témoigna à thanase le désir de savoir tout ce qui s'é^ tait passé dans cette catholique assemblée. Le saint docteur répondit par un traité qui contient tout rhistorique du concile. Il en rapporte toutes les circonstances remarquables, la conduite des ariens, l'exposition de leur doctrine, leurs raisonnements, leurs jubterfuges, leurs tergiversations ^ et enfin
leur adhésion hypocrite et forcée h la doctrine catholique, jusqu'à admettre le terme de consubstantiaCité^ inventé par les évèques de Nicée pour marquer l'identité de substance entre le Père et le Fils. Tout le reste n'est qu'une vaine question de mots, sans
Eortée, sans is^e, sans principe et sans ut. Le saint docteur fait prompte et facile justice de ces termes, en les ramenant à leur simple et naturelle interprétation.
Apologie de saint Denis, — Saint Denis avait été un des prédécesseurs de saîDt Athanase sur le siège d'Alexandrie. Les ariens que les catholiques pressaient par des autorités tirées des Ecritures, ne trouvèrent pas d'autre moyen de se défendre qu'en alléguant quelques passages des écrits de ce saint évoque, et qui semblaient en effet favoriser leurs erreurs. Athanase entreprit l'apologie de son saint prédécesseur; il rapporta les propres paroles dont les ariens abusaient pour soutenir, qu'en Dieu le Fils est d'une autre substance que le Père ; il démontra jusqu'à Tévidence que le pieux pontife ne les avait appliquées qu'à l'humanité de Jésus-Christ, puisquM s a^ssait de détruire l'erreur des saoelliens, qui confondaient le Père avec le Fils, en leur accordant également à tous les deux les attributions de l'humanité ; et il prouva en même temps, par plusieurs autres passades, que son illustre prédécesseur faisait profession de croire et d'enseisner qu'il y a entre le Père et le Fils unité ne substance, égalité de nature, réciprocité et universahté de perfections.
Lettre à Draconce. — Un pauvre moine, nommé Draconce, venait d'être promuà l'épiscopat ; mais, soit crainte de la persécution, soit qu'il se juge&t indigne d'une aussi haute dignité, il ne put se résoudre à accepter cette charge, il s'enfuit et se cacha. Saint Athanase, qui était lié avec lui d'une étroite amitié, fut sensiblement touché de sa fuite, et, pour l'engager à revenir, il lui fit remettre par un de ses prêtres, qui fut depuis confesseur, une lettre dans laquelle il lui oppose vivement tous les motifs qui lui faisaient une obligation de retour. 11 lui fait voir que c'est mal à lui de décliner les charges de l'épiscopat, après en avoir reçu la consécration ; que sa fuite
saints, l'ardeur de fa récompense, tout lui fait un devoir de revenir au milieu de son troupeau ; que ses vœux de religion ne sont point incompatibles avec ses devoirs de pasteur, et il lui cite le nom de plusieurs saints qui de moines sont devenus évèques. « Hâtez-vous, lui dit-il en finissant, nàtezvous de revenir ! Qui annoncera au peuple le jour de laPàque en votre absence? Qui lui apprendra a le solenniser dignement pendant votre fuite ?» — Une lettre si touchante ne pouvait manquer de produire son effet. Draconce accepta l'épiscopat, et avec plusieurs autres évèques il fU^ baruu 6a
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MGTIONNAIRE DE PATHOLOGIE.
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386, par Tordre de Constantius, à la sollicitatioQ aes ariens.
Circulaire aux éviques d'EgypU et de Li^ hye. — L'empereur Constance avait déjà commencé la persécution dont nous venons de parler; Georges de Cappadoce était sur le point de s'emparer à main armée d'Alexandrie, lorsque saint Athanase, ayant appris que les ariens avaient Taudace de proposer à la souscription des évoques d'Egjpte et de Libye un écrit qui contenait tout te venin de leurs doctrines» se crut dans l'obligation de les avertir, aSn qu'ils fussent sur leurs gardes , après avoir été prémunis contre le danger. Il s'acquitta de ce devoir par un écrit auquel, avec tous les critiques grecs, nous conservons le titre de lettre, quoique plusieurs éditions latines l'aient qualifié de Premier discours aiAX ariens.
Le saint docteur commence sa lettre par louer la bonté de Jésus-Christ, qui, en nous avertissant qu'il naîtrait des hérésies, nous a donné, par sa doctrine et par sa grAce, les moyens de les éviter. Il s'étend sur les ruses du démon, sur les vaines subtilités des hérétiques, qui abusent des Ecritures pour domer cours à leurs erreurs. Il met les éTèqfues en garde contre la formule de foi que les ariens leur avaient envoyée à souscrire; et il démontre que cette tentative de leur |>art avait deux tins : la première, de couvrir par leurs signatures la honte du nom d'Anus, sans paraître partager ses erreurs ; la seconde, d'obscurcir la foi de Nicée, jusqu'à en effacer complètement la formule et le symbole. Enfin, il termine sa lettre par le récit de la mort d'Arius, mort si extraordinaire, si affireuse, que les catholiques regardèrent cet événement comme un effet miraculeux des prières de saint Athanase. ( Yoy. Arius. )
Apologie contre les ariens. — Ce fut dans le désert, et peu de temps après sa fuite d* Alexandrie, qu 'Athanase écrivit son Apologie h Constance, apologie que les ariens empêchèrent d'arriver jusqu'à cet empereur. Nous en avons rendu compte plus haut, et nous ne la mentionnons ici que pour mémoire.
Deuxième apologie. — L'année suivante, Athanase écrivit une deuxième Apologie^ pour justifier sa fuite, contre les calomnies des ariens. Il montre combien il sied mal à ses persécuteurs de lui reprocher l'exil auquel il s'est condamné pour échapper à leurs persécutions, et il se justifie pleinement de cette action , qu'ils taxaient de l&cheté et d'apostasie, par l'exemple des prophètes, des apôtres et de Jésus-Christ lui-môme.
Lettres. — Nous avons du saint docteur un grand nombre de lettres ; quelques-unes dont nous avons déjà parlé, et d'autres dont nous nous contenterons d'indiquer le suget, sans entrer dans le détail de ce qu'elles contiennent, i* Une lettre explicative sur les décrets du concile de Nicée. — 2" Une autre, pour justifier saint Denis d'Alexandrie du reproche d'avoir donné dans Tarianisme en voulant combattre les sabelliens. — 3* Pour
reprocher à Draconce sa pusillanimité»
quand, pour fuir la persécution ou échapper aux honneurs de l'episcopat, ri se cacha et abandonna le soin de son troupeau. —4* Pour exhorter les évoques d'Egypte et de Libye à s'opposer énergiquement aux ruses et aux efforts des ariens, dont il réfute avec chaleur les erreurs et l'impiété. — 5* Pour donner à Sérapion, qui la demandait, la description sombre et lugubre de la mort d'Arius, suivant le rapport du prêtre Macaire, qui avait été témoin oculaire de cet affreux événement.— 6* Quatre lettres au même évèque de Thumes. Le saint docteur les a écrites dans le désert, pour défeudre contre les ariens la divinité du Fils, sa consubstantialité avec le Père et la divinité du Saint-Esprit; en établissant la différence réelle qui existe entre les anges qui ne sont que les ministres de Dieu et les exécuteurs de ses ordres, et TEsprit divin qui est le trait d'union entre le Père et le Fils, qui procède également de l'un, et de l'autre, et qui n'est autre chose que l'amour réciproque des deux premières personnes servant à former la troisième hypostase de la Trinité. — 7' Une lettre que le saint évèque adressa aux fidèles d'Antioche, pour les exhorter à éviter toute communication avec Arius. U profite de celte circonstance pour condamner et vouer à l'exécra-» tion de tous les catholiques les dogmes impies de Sabellius, de Paul de Samosate et de tous les manichéens. — 8* Pour remercier l'empereur Jovien de l'avoir rappelé sur son siège après la mort de Julien l'Apostat. Dans cette lettre, le saint docteur fait Tapologie du concile de Nicée, et venge son symbole en le montrant revêtu de 1 approbation de tout l'univers. — 9" Une lettre collective de quatre-vingt-dix évoques d'Ejgypte et de Libye aux évoques de la province d'Aihque Sour faire prévaloir l'autorité du concile de iicée sur le prétendu concile de Rimini et les autres conciliabules des ariens. — 10* La fameuse lettre à Epictète, évèque de Corinthe, lettre célèbre dans toute l'antiquité chrétienne, et écrite pour démontrer que c'est par son essence divine seulement que le Verbe est consubstantiel au Père, et non par son corps et son humanité, ainsi que l'avaient exprimé, devant un concile, certains catholiques qui exagéraient la doctrine de Nicée, et qui se déclarèrent plus tard disciples d'Apollinaire. — 11** La lettre à Adelphius, évèque d'Onuphis, auquel il démontre qu'en adorant le Verbe fait homme on n'adore pas la chair qui est une chose créée, mais la divinité du Verbe inséparal^fement unie à la chair. — 12" La lettre à Marcellin, sur la lecture et sur l'interprétation des psaumes, où il les montre comme un traité complet de dogme et de morale : de dogme, par toutes les prophéties dont nous retrouvons l'accom-
i Glissement dans le Verbe ; de morale, par es préceptes qu^ils contiennent, par les sentiments qu'ils inspirent, par les soulagements et les consolations qu'ils apportent dans toutes les positions et pour tous les besoins de la vie. — 13* Outre ces lettres de
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DICTIONNAIRE DE PATROLOOIB.
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?aint Athanase^ilen existe encore plusieursécrites par lui- sur divers sujets^: une à An-, tiochus et k Jfean,. pour défendre saint Basileaccusé de méconnaître la divinité du Saint^ Esprit, parce que, tout en la prêchant fortement, il s'abstenait, pour ménager le« faibles, de lui donner le titre de Dieu ; une autre à. un pf-être nommé Pallade, pour Yetrgager à exhorter les moines dé Cé.^arée àreyenir à' dB meilleurs sentiments et* i cesser, envers leur saint évoque Basile, une résistance qui blessait si profondément son* canir paternel ; une autre, comme c'était* la coutume d*alors, pour annoncer, dans les provinces dépendantes de son diocèse d'Alexandrie, le jour auquel on devait célébrer la fêle de Pâque ; une autre à Kuflnien, pour lui apprend!^ comment il devait se compor* ter envers ceux qui renonçaient aux erreurs d'Arius et revenaient aux saines doctrines de la foi. Le saint docteur distinguait entre les chefs de l'hérésie et ceux que Pignorance ou la crainte des persécutions avaient en-* traînés dans Tégarement. H fallait pardon* ner à tous, refuser aux premiers toute place dans le clergé, mais y admettre les autres suivant le rang de leur ordination ; une lettre à Lucifer, que saint Athanase qualifie de confesseur, pour le remercier d'avoir pris sa défense devant l'empereur Constance, pour le congratuler de sa fermeté et le prier, au nom des autres confesseurs ses frères, de lui envoyer une copie de cet écrit, afin que tous fussent informés de sa force et de sa constance ; une lettre aux solitaires, pour les prémunir contre les tentatives des^ ariens oui venaient chercher à les séduire jusque dans leurs solitudes, afin de se vanter ensuite de les posséder dans leur communion^ enfin, une lettre aux fidèles d'Alexandrie, pour les consoler de voir les ariens en pos*session de leurs temples. Il les exhorte à mettre leur confiance en Dieu. « Les ariens ont des lieux d'assemblée , leur ditMl , et vous vous avez la foi des apôtres. Aii milieu de vos églises ils sont des étrangers dans la foi ; et vous, môme en dehors de vos églises, TOUS avez toujours la foi dans le cœur. »
Outre ces lettres, dont nous n'avons ibdiquéque les principales, il en est un grand nombre que Photius avait lues et qui ne sont parvenues jùs'ju'à nous. La plupart étaient écrites pour justifier sa condurie ousa'fdi. Il en est de- même dfes lettres festales dont il est parlé dans saint» Wrftme, et que la Vie de saint Athanase, écrite en arabe, fait monter jusqu^à auarante-huit. Mais nous regrettons particulièrement la lettre adressée à saint Bhsile à propos d'un général d'armée,
Souverneur de la Libye. Athanase, informé es crimes dbnt cet* officier se rendait coupable ,^ par ses cruautés et par ses débauches, Pavait excommunié. I! en écrivit aussitôt à- saint Basile, et probablement auif autres évèeiues de la contrée, pour leur demander de^ n'aroir avec lut aucune communication^, ni de feu, ni d'eau, ni de oouvert-.
QeATn» Dtscotms goiitae les Aii»ifs. — (4es
discours forment la- partie priboipalQ des œuvres dogmatiques d^ saint Athanase; ils. sont tellement liés ensemble- oulon &'apeN
Sît- au premier coup d'^Bil qu'ib. ne doivent rmer qu%n seul tôuti h^ commeucement' du premier annonce un ouvf^gatoutineuf Qt sans aucun rapport de POSsenibUince avec ceuX' qui llavaient préeédéi, Le cpiatrîàiae tout seul finit parladoitologie'Ordsnaire; ce qui marque évidemment qa'il était le dernier et la conclusion de& troi^autras.
Premier discours. — Dans son* pveniier dis-^ cours, le saint docteur attaque rerrfmrda front, en. accusant lesapiens de nonveauté.. « Toutes les ancionnes ei^^eurs, dit41, se âont manifestées d'ellea-mémeS'; et de tout temps leur impiété a été visible à tous les yeux ; mais l'hérésie d'Arius^ qjyd:esi la dernière de toutes, voyant les< autres publiqueincnt condamnées, se déguise- pir ses subtilités ; et en afi'ectent des dehors de ohri^ftnisme, elle porte- quelques^personnes à s'élever contre Jésus-Ghrieli G'esl pour cela Îue j'ai cru nécessaire • d*6n> faire conuse la issection, ef d'ouvrir, pour ainsi parier, ca sépulcre- devant tous^ afin, que ohaouo pût en constater la mauvaise odeuc » DouOf d'après le saint dbcteur^ c'est se. tromper et méconnaître complètement le christianisoie et ceux qui en fbntptofessîoiif que dedoo* ner le nom de chrétiene à ses sectateurs» D'ailleurs, la dénominatiiMi d'ariens, qu'ils ont prise, n'est^elle pas- comiae un.aveu» de leur part, qu'ils so»t< étrangers à TEgUse? T^ousnousappelons^ctarétienSt nous et les évê(|ues ont beau se- suooéder dans nos Bglises, il n'est aucun de nos fidèles qiâ abandonne le nom de son mattce pour prendre- le nom de ses pasteurs* c Mais vous, leur- dil-i4^ en prenant le i nom d'Arius, ue témoignez-vous pas- quei vous n*étas oue d'hier^ et que^ voue ne desoendez pas de Jésus-Christ ? » Batrent eosuite en matière et abordant la* discu8«ion> des. erreu£sd*Arius il l'accuse d'ai^oindéiobé^àL toutes les hérésies précédentes pour eoalpos6^ la< sienne ; et il le prouve eo> réduisant cette dootrin^ de mensonge, à sa^plus^ simple' expression* U jusliûe l'Ecriture par l'Ecriture, et, aidé d^ PinterprétatioD généreié d^ rEgUse, il P.ulvérise et réduit à néant touteS' les. olyaotiens des ariens.
Déuœièm$ ditcoura^ -^ Le second* discours est consacré tout entier à éclainùr les paMgesde TEcrituce ofajpctës.panlest ariens; de maoière> par la discuasioii,. à. en fiiire rassortir la croyenoe oatiiolique daus^touA l'éclat de sa vérité ; c'est-Ardire, demanière à éUblir la divinité de Jésus^hràst disiioete 0^ rhumanité du Verbe, et cependant unie a la chair du Sauveur, Us obfeotaient surtout trois- textf squi leur paiiaissaieoi décisifs- 1^ premier était tiré de l>ËpttnB aux Bébiieux» où saint Paul dit : CMuidér^x, Jésus, q^ ^^ Vap&tre et k- poniéfe de la nsligim que n(^ professons, et qui e$i fidèle à cduti gni- <^ Siabli 4ms cHU fiiuoUon^ Us empruptent 1^ second aux jlcle^ des^apâtrss^ où. nous iiseus oes> paroles- de: saint fliefire : Que (0U€ f^
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DlCnONNAIRB DE PATROLOGÏE.
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maîMfi éPTsroèl 9aûhB done certainement que Bieu a fait Sei^eur et Christ ce Jésus que vou» ooex cructfié. Enfin le troisième, extrait du livra des. Proverbes, nous découvre cette parole qui* s'applique au Terbe : Le Seigneur m*a créé la pnêmiêre (fo ses poies. Le saint dodeiir résout toule» ce» objections en démonCniQt qu'il y a« dans FEpriture des passages qui f|rou)itenC la divinité du Verbe, et d*aatres qui établissent sou humanité, puisque iésufrChrist élait le filside l'Homme, en en même temps que le Fib de Dieu.
VroiâiitM obcourB. — On peut distinguer Ipoia parties dans, ee disoonrs. La première traite d» l^uoité. du Père et du Fils., lî fait w>ir queeetie parole de ri!>rangile : Ego in PaÉtf^et Foterintme est^ doif s'entendre à h la lelire» et que le Fils est vraiment dans le Fèie et le. Père vraiment dtos le Fils ; non oomoDe deoi: vases qui remplissant mutuellemaiil leur vide, ni oomme Dieu habita dans ses saiuls, ni mtaie comme nous avons ea lui l'Atre, le mouvement et la vie ; mai^ ea raison d'une eesenoe- unique, dfune na^ tMre égale et d/une mftme divinité. La se oeofle parliu explique certains passaaces de ÏEcàÊHte a^yant trait è l'humanité de Jésus^ Chrîsi^et dont les ariens abusaient pour combattre- sa divinité. Eoân, la troisième partie répand aux objections qui ici se multiplient à rinfini. L'ardent docteur poursuit l'erreur dans tous^ ses retrancbements, il l'examine sous toutes ses formes, il la dépouiliq de toutes les peanx dont elle s'enveloppe, il la saisit pap tous sesi endroits» faibles, et il ne i'aèanaonne que ioMqu'il Vet pleinement coDvainoue de- mensonge.
Quairiêmo diâcours.-^ Saint Athanase s'ap« plique à prouver qu'il n'y aqu'un Dieu, tant parce que le FUs a relation au Père, qu'il est Dieu de Dieu et jamais séparé de son Père„ que parce qu'il n'y a qu'un seul principe de la Divinité, qu'une seule essence, qu'une seule substance divine. Mais il s'anpUque h prouver en mtene temps que le Père et le FUs sont deux personnes distinctes qu'il' Uni bien se ^der de confondre ensemble. Voici son raisonnement : Ou le Verbe de Dieu existe de lui-même, ou il a> été Ait au <Jehor3f ou il est; engendré du Père. Or il! e'o»6te pas de lui<*môme ; autrement il y* aurait deux principes; il n'ii pas été fait au dehors» non plus, car alovs il* serait au nombre des choses onéées ; il reste donc au'il soit eogendréveLpar conséquent distinct du Père ,, la mAmene penvant* être- on même temps la. Qittae eireHeL -r-^De môme que la notion du Fils lui a;servi à établir la distinction des personnes, contre les sabelliens, de même, par la notion du* Père, il prouve aux ariens que le Fils est éterneL Dîeu n'a jamais été sans son Verbe, puisque son Verbe est sa Sagesse, et qu'il n'a jamais cessé ddtre Sagesse. Donc on ne peut' assigner un temps où le Verbe n'ait pas existé. — l\ répond ensuite aux eusébiens, qui soutenaient que le tenue de fiU est un t«rme purement oppeUatif^ q^l ne.œmporte pas l'idée de rnilcirr aida saièilaiMSi.Ca» n'^est' pas* œmprendre la
propre parole de Jésus-Christ, qui affirme positivement le contraire, quand il dit : Mon Fève et moi nûus commet un, £n effet,, cette parole marque clairement que le Pèceet la Fils sont deux et un tout ensemble : un en substance, puisque le Fils est consubstantiel au Père,, deu^ en personnes, puisque le Fils est autre que le Père. Ne s'en distin-
?ie-t-i1 pas évidemment, quand il. dit : Mon ire et mot. Ego et P<Uer unum summ? Cela est tellement palpable que la fin de la phrase n'ailirme l'unité de substance qu'après avoir positivement établi la distinction de personnes.—-Enfin,, le, reste du discours est consacré tout entier à réfuter toutes les erreurs qui avaient cours, de soa temps,, confire le mystère de la Trinité.
Traité des Synodes. — Ce traité fut écrit pendant la tenue même des conciles de Rimini et de Séleucie, c'est- à-àire vens la fin de l'année 359. — Lé but du saint docteur est autant de rapporter les actes et les décisions de ces deux assemblées que de signaler et mettre à nu les tergiversations et l'nypocrisie des ariens,, qui publièrent sucoessivement jusqu'il oo/e formules de foi dlfféreur tes, pour surprendre la conscience des évô*ques. 11 venge en même temps le symbole adopté à Nicée, en maintenant, avec toute la force du droit et toute la logiqua^ de la raison le terme de consubstantiaîUé^ inspiré d'en haut, pour marquer Tunilé de substance entre le Père et le Fus...
Ce traité est divisé en troiÀ parties. Danç ïh première, saint Athanase raconte ce am s'est passé aux conciles de Himini et de âér leucie. Il démontre que ces deux assemblées ont été oonvoquéea à la sollicitation des ariens, sous le prétexte spécieux d'établis la foi en Jésus-CUhrist,. mais en réalité dans le but de détruire celle du concile de liioéei après laquelle il ne reste plus rien à chercher, puisqu'elle a catholiquement défini tous lés points du dogme les plus con«testés.
La seconde partie fait ressortir les- varia* tiona. continuelles des ariens dans Texpo^ition de leur foi et la défense de leur^ door trines. Le saint docteur rapporte ce qu'ils ont dit dans tous les temps, depuis les. premiers blasphèmes publiés par Arius dans sa, Thaliej jusqu'aux derniers nlasphèmes ima-
fines par ses sectateurs, dans la lettre qu'ils cKvirent à saint Alexandre, évoque d'Alexandrie. Il y ajoute divers extraits des lettres d'Eusèbe de Nicomédie, de Narcisse' de Pétrophile , et même des écrits du sophiste Astérius, qui s'était fait, suivant l'expression de saint Atbanase, Tavocat de Thé* résie* De là il passe aux conciles tenus car les ariens , aux différentes formules qu ils ont souscrites depuis celle du» concile de Jérusalem, eu 335, jusqu'à celle de Séleucie,, en 389; de sorte qu'il enumèro de suite, et par ordre de date, les onze formules de foii dont nous avons parlé plus haut. Ce fut dans la dernière de ces formules, anrétée à. Antioche en 3»1, qu'à force, de contester lldentité de substance entre le Père et le
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