‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-ChristChapitre 4 sur 105 · ABS · texte numérisé non relu

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naissance miraculeuse, ses œuvres et les prophéties accomplies en sa personne. On reconnaît au contraire^ danslesuivant« que Mahomet était un imposteur. Le vingtième démontre qu'il était possédé du démon; et le vingt^unième étiblit la vérité de la religion par la simplicité de son code et par la pureté de ses maximes. Dans le vingt-deuxième, il démontre h un musulman qui se moquait des assertions des Pères de TÉglise sur la puissance des paroles eucharistiques, que du même que le pain que nous mangeons se change par ctivers degrés en notre substance, ainsi par la vertu du sacrement le même pain est aussi changé au corps de Jésus-Christ. Le vingt-troisième est sur la divinité de Jésus-Christ; le vingt-quatrième contre la polygamie. L'auteur en fat ressortir Tabus par deux raisons; la première, c'est Îu'elle est contre Tinstitution du maringe; ieu ne donna qu'une femme au premier homme; la seconde, c'est qu'elle n'est point nécessaire à la multiplication du genre humain, autrement Dieu l'aurait permise au commencement du monde plutôt qu'en tout autre temps. Les vingt-cinq et vinr;t-sixième sont consacrés è montrer que le Fils de Dieu est consub>tantiel à son Père, et par conséquent engendré de toute éternité. Les deux suivants prouvent l'unité de Dieu en trois personnes, qui ont chacune ses propriétés particulières, quoiqu'elles aient une substance une et identique. Les quatorze derniers reproduisent des matières déjà traitées dans les précédents, à l'exception toutefois du trente-sixième, qui aflirme que la vierj^e mère de Dieu n'est point morte, mais qu'elle s'est endormie au Seisneur, en lui remettant son âme dans un doux sommeil; et du quarante-unième qui prouve que la mort n'est point une substance, qu'elle est la négation de la vie comme lo mal est la négation du bien, et que par la mort de Tange, il faut entendre qu'il a été précipité dans les enfers. — Tous ces opuscules sont écrits avec la rapidité d'un nomme que la vérité possède et qui se sent pressé de la répandre et d'en faire profiter ses frères.

ABRAHAM NEPHTAREM, ainsi appelé de Nephtar en Mésopotamie, qui fut le lieu de sa naissance, vivait sur la fin du vr ou au commencement du vu' siècle. On lui attribue huit discours, qui dans les manuscrits sont intitulés : De tinstitution monastique. Il dit dans le septième que la foi et la vérité doivent être le principe et la fin de toutes DOS actions.

ABSALON, naquit en 1128, dans un village de la Zélande, d'une famille illustre et alliée è la maison régnante do Danemark. 11 fut élevé avec le jeune prince WoMemar, et termina ses études dans l'université de Paris, regardée alors comme la première école du monde. A son retour dans sa patrie, il lut élu évêque de Rosckild, en 1158, et devint premier ministre et gôitéral des armées de Woldemar, qui venait de monter sur le trône. Le Danemark fut re-

devable à sa valeur, à sa prudence et à .a sagesse de ses conseils, de plus d'un demi-siècle de gloire et de prospérité. A la tête des armées, Absalon réduisit les Wendes, s'em-

f>ara d'Arkona, leur capitale, y établit la reigion chrétienne, et v fonda une église sur les ruines d'un temple fameux, où ce peu-: pie adorait une idole grotesque. Ce ne fut pas la seule conquête d Absalon : devenu archevêque de Lunden de la manière la plus honorable , il soumit les Scanions révoltés, et, après l'avènement de Canut VI au trô le, il repoussa le duc de Poméranie, son rival, et aida le roi son maître à conquérir le Mecklembourg et l'Estonie. Les atl'aires de l'Etat et les guerres qu'il se crut permis de soutenir en personne, suivant les mœurs de son siècle, ne l'empêchèrent pas cependant de s'occuper des intérêts de la religion. Il convoqua, en 1187, un concile national pour régler les cérémonies de l'Eglise et le chant des ofiices, travailla à la conversion des peuples qu'il soumit, fonda plusieurs monastères et y fit refleurir la régularité et la ferveur. Absalon aima les lettres, favorisa les écrivains de son temps et chargea le fameux Saxo Grammaticus de composer l'histoire du Danemark. Enfin, après une longue carrière utile à la religion et à sa patrie, il mourut en 1201. Il rédigea lui-même le Code ecclésiastique de Zélande , et sa Vie a été écrite par Wandal.

ABSAMIAS , fils de la sœur de saint Epbrem, et prêtre de l'Eglise d'Edesse, était en grande réputation de doctrine chez les Syriens, vers l'an 400 de Jésus-Christ. Il ne nous reste rien de ses écrits; mais, dans une chronique de la ville d'Eiiesse, sur Tan 715 de l'ère des Grecs, c'est-à-dire de Jésus-Christ 404-, on lit qu'il avait écrit l'histoire des incursions des Huns sur les . terres de l'emf>ire, des hymnes et des sermons. On trouve a même chose dans la Chronique de Denis, Çalriarche des Jacobites, qui la reporte à l'an 08 des Grecs, et de Jésus-Christ 397. Il est encore parlé d'Absamias dans la collection des statuts synodaux d'Hebet-Jesu; mais, au lieu de la qualité de prêtre, on lui donne celle d'évêque d'Edesse. 11 ne parait pas avoir jamais possédé celte dignité.

ACACE, confesseur. — Sur la fin du mois de mars de l'année 250 , queloue temps après la publication des édits de Dèce pour persécuter les chrétiens , Acace , évêque d'Orierst, fut amené devant le proconsul Marcien, qui lui représenta d'abord l'amour et le respect que Ton devait aux princes. Acace lui répondit que personiie ne s'acquittait mieux de ce devoir que les chrétiens, qui priaient continuellement pour l'empereur, pour la prospérité de son règne, pour la gloire de ses armées et pour la paix de tout le monde. Quelques instances que Marcien Ut ensuite pour l'obliger à sacrifier à l'empereur, Acace demeura ferme et dit qu'il ne sacrifiait point à un homme, et qu'il n'offrait ses prières qu'au Dieu d*Abianam, dlsaac et de Jaceb, au Très-Haut qui

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est assis sur les chérubins et les séraphins. Marcien représenta au saint qu'il s'égarait dans une vaine philosophie, et qu'il devait se contenter d'adorer pour vrais dieux ceux qu'il vovait, sans se mettre en peine de ceux qu il ne voyait pas. Acace, sachant que

}>ar ces dieux visibles il entendait particuièrement Apollon, lui objecta les fables d*Hyacinthe, de Daphné et de quelques autres, et conclut que, quand même il irait pour lui de la vie, il n'adorerait jamais comme dieux ceux dont il lui était défendu d'imiter les impuretés. Marcien le menaça de mort s'il ne sacrifiait à Jupiter et à Junon. —J'ai ordre, lui répondit Acace, de ne jamais nier mon Dieu, qui est toutpuissant et éternel, et qui a dit : Qui me reniera devant les hommes^ je le renierai devant mon Pire^ qui est au ciel. — Bieii a donc un Fils, reprit Marcien?— Oui, dit Acace, et ce Fils est le Verbe de grâce et de vérité.— Quel est son nom, ago^ta Marcien ? — D s'appelle Jésus-€hrist, répondit Acace. — De quelle femme l'a-t-Û eu? poursuit le proconsul. — Dieu, repartit le martyr, n'a pas engendréson Fils à la manière des hommes. Il a formé de sa main le premier homme, et après lui avoir façonné une figure parfaite et achevée, il lui a communiqué l'flme et l'esprit; mais le Fils de Dieu, le Verbe de vérité, est sorti de son cœur ; c'est pourquoi il est écrit : Mon cœur a produit une bonne parole. Marcien lui dit encore : Regardez fes cataphryges, gens d*une ancienne religion ; ils ont abandonné leur culte pour sacrifier aux dieux avec nous. Obéissez ae même, rassemblez tous les chré^ tiens de la loi catholique, et embrassez avec eux la religion de l'empereur. — Ce n'est pas moi qui les gouverne, lui répondit Acace, c'est l'ordre de Dieu ; qu'ils m'écoutent, si je leur conseille des choses justes; si je leur en propose de mauvaises, qu'ils me méi)risent. Marcien lui demanda son nom et celui des prêtres de son Eglise. — Après avoir fait quelques difficultés, Acace lui répondit : Je suis devant le tribunal , et vous me demandez mon nom ? Espérez-vous pouvoir en vaincre plusieurs, quand je suffis pour vous confondre ? Si vous êtes curieux de noms, on m'appelle Acace; mon nom

{iropre est Agathange, et les autres s'appelent Pison, évêque de Troyes, et Ménandre, prêtre. — Marcien envojra cet interrogatoire a l'empereur Dèce, qui, après avoir pris connaissance du procès - verbal, ne fit que rire de cette dispute ; mais il en conçut une teUe estime pour Acace, qu'il ordomia qu'on le mit en liberté. Les actes de la confession d' Acace sont rapportés comme authentiques par Boliandus, Mombritius et dom Ruinart.

ACACE DR BiRiB, —né vers l'an 322, embrassa la vie monastique, fut chargé de plusieurs missions importantes par les évê-

Îues d'Antioche et de Bérée, parut avec istinction à Rome, où il défendit la doctrine des deux natures en Jésus-Christ devant le ipe Damase et fut nommé à Tévèché de irée, en 378. Il assista en 381, au concile

DiCTiONif . PE Pathologie. I.

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de Constantinople. Ses négociations auprès du pape Sirice firent cesser le schisme qui désolait depuis 17 ans l'Eglise d'Antioche. D'ami de saint Jean Chrysostorae, il devint un de ses plus ardents persécuteurs, en se joignant à Théophile d'Alexandrie. Le rôle qu'il joua dans cette occasion et la part qu'il eut à l'ordination de Porphyre, qu il fit placer sur le siège d'Antioche, lui attirèrent de la part du pape une sentence d'excommunication, qui ne fut levée qu'au bout de dix ans. Son grand Ase ne lui permit pas d'assister au concile d'Ephèse. Il n'approuva pas d'abord les Anathématismes de saint Cyrille ; mais il finit par se réunir aux évêques ortho- .doxes, après la condamnation de Nestorius. II mourut A^é de cent douze ans, .vers l'an 43^, après cinquante-huit années d'épisco-

{»at. Sa conduite inégale dans les afi'aires de 'Eglise a fait varier les jugements que les anciens historiens ont portés sur son compte. Il était lié avec saint Epiphane et saint Flavien,et il communiqua avec saint Julien, Sabas et saint Basile. 11 ne nous reste de lui que quelques lettres, qui prouvent qu'il n'était pas trop favorable à saint Cyrille, dans l'affaire de Nestorius.

A Saint Epiphane. — La première lui est commune avec Paul abbé, et prêtre comme lui d'un monastère non loin de Bérée et de Chalcide. La visite de saint Epiphane leur avait fait tant de plaisir qu'ils souhaitaleat ardemment avoir de lui quelque écrit. Sans y penser, il en avait lui-même proposé la matière , en leur apprenant les noms des différentes héré ies qui ont successivement déchiré l'Eglise. Ils le prièrent de leur apprendre aussi quels avaient été les dogmes et les erreurs de chaque secte. Cette lettre, qui fut remise à saint Epiphane par un nommé Marcel, eut son effet, et ce fut pour les contenter que le saint évéque eomposa contre les hérésies son grand ouvrage, qui ne fut achevé qu'en 376. *

A saint Cyrille d'Alexandrie. — Ce fut en <âO qu'il écrivit à saint Cvrille, au sujet des nouvelles erreurs de Nestorius, et de l'anathème prononcé par Dorothée contre ceux

Ïii donnaient à la sainte Vierge le titre de ère de Dieu. L'exemple d'Apollinaire qui s'était perdu en se confiant dans sa science ; une citation de saint Basile où ce grand docteur dit que les grands mystères sont incompréhensibles aux an^es mêmes, et qu'on doit les honorer par le silence, lui servent \ montrer combien il est dangereux d'en mesurer la profondeur sur rintelligence et la sagesse humaine. Il dit ensuite que plusieurs personnages de Constantinople, tant clercs que laïques, trouvaient moyen d'excuser la parole de Dorothée, en pensant que dans un sens, elle pouvait n'être pas contraire à la foi apostolique, ni même a celle de la consubstantialité établie à Nicée et reçue dans toute l'Eglise. U était bien arrivé autrefois à Paulin d'Antioche d'être traité d'hérétique par les Orientaux, parce qu'il ne voulait pas reconnaître les trois hypostases de la Trinité quoique tout le différend ne consistât

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MCftetWlAmE tft MTROLOGIE.

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(fst^ â^m lis* mots, n eût donc été bon d'élauffer cette parole, plutôt que de la relever potfT fa combattre. Il espère que saint Cyrille, si plein de charité pour l'Eglise, employera sof^ autorité et sa prudence à mettre fin aux troubles Suscités par la parole de Dorothée- Il ajoute : « J'ai fait lire* rotre lettre à Jean d'Antioche, qui en a été fort touché -, quoiqu'élevé depuis peu à Tépiscopat, il pense comme nous autres tîeillafds, et se conduit si sagement que tous tes évoques d'Orient Tout en trè*-grande esRitaév >

A AUxanire cTHiérapte. — A la smite du concile d'Ephèse, il écrivit K Alexandre d'Hiéraple aoe lettre, dans laquelle la personne de saint Cyrille ne fut pas épargnée* Sur la foi de Jean d'Antioche, ae Théodoret, d'Alexandre d'Apamée et de quelques autres évôqtfes, il Taccusô d'avoir suspendu la pro-^ clamation de sa destitution et de celle da Ifeâinon, son complice» par tout Fempire^ et, à force d'intrigues et de présents, d*avoir déterminé l'eunuque Scholastique à étouffer la vérité. Cependant il semtble dire dans la même lettre que ce furent les moines, venu^ en grand nombre à Chaicédoine, aui porté '■ rent Théodose à se déclarer pour Te oonc>Ie« II reproché encore à saint Cyrille d'avoir proGté d'uœ occasion favorable pour ôchap-' per à ses gardes et s'enfuir d^Ephàse.

On cite encore deui lettres d'Acace i^ Béfée, écrites peu après l'an &16, l'une k saint Cyrille d'Alexandrie, et l'autre à Attieus de Constantinople. Elles regardent l'uneet l'autre la mémoire de saîût Jean Cbrysostome, qu'A cace n'honorait qu'avec une repu** gnance au'il ne cherche pas même à dissimuler. Cela ressort surtout de la lettre à Atticus , puisqu'il lui écrit de la part de ThéodoCe. successeur de saint Alexandre sur te ,siége d'Antiocbe, en le priaai de lui pardonner ce^ qu'il avait fait en faveur de saint Ckrvso^tome« L'^excuse qu'il en doonef c'est qu'u n'avait ag! que par nécessité.

Quelque jugement que l'OBi porto sot Acace, il ne saurait être favorable h sôd ea** ractère, puisque dans les cireeAStafDcesl^ plus graves et les plus sérieusnaSf il ai'a j»** mais su prendre unedétermination-ooii^tèteu Au contraire» par ses fhietuAtions cootifrueU les entre tous les partis, il a autorisé la po»' térité & douter de sa foi.

ACACEt disciple d'Eusèbe de Gésarée et héritier de ses livresv tnî succéda snr le si^é^ épisGopel de cette ville, yets fêHt^l&d. If éi^it borgne, et on lui en* donMrt le S'^rnôn^; mais eoouDe it avait de fs^énêm qualités p&f^ sofiaeUea, de défaut n'empéch» pas qu'if né* f(kl ea gréné ceédil parmi leà ariens, dorH* il devîDi le ahef^ «près la mért éTÈasèbe de NieoiXBériie« Oa croit que c'est tm qté saint Grégoif e 4e Nananze apeellè : la langue des «rîMls. Il aivail ait effet D#MééU|y dt sav^i* el i*ikKmmiû&. Bo SI>1 , tt as^istA au condte A-hÊtàème et eut beemeMp de part aut formules defei qu'on 7 souscrivit. Saint Atba-

nase lui reproche d'y avoir employé des teniMB qui oe iom point dasa l'Ecriture, et

le blâme de ce qu'après avoir souscrit i Ta seconde formule de ce concile, il refusait de confesser le Fils consubstantiel ou égal en substance à son Père, et rejetait la formule de Nicée, à laquelle cependant Eusèbe son maître avait souscrit. Mais Acace était un homme à tout entreprendre en matière dMrn-

Fiété. Le concile de Sardique le déposa et anathématisa en 3^7 ; mais il sat se maintenir sur son siège, et en 3^9^ ou 350 il remplissait encore les fonctions d'évéque, s'il est vrai, comme on n'en peut guère douter,

Su'îF ordonnai alors saint Cyrille évêqiie de érusalem. Son crédit extraordinaire sur Kempereur Constance lui fit trouver moyen de^ mettre Tan tipape Félix è la place du pape LibérCr en 355. Trois ans après, la vacance du siège fAntioche ayant soulevé quelques difficultés entre saint Cyrille et lui, il le déj^sa dans un coiicWe des évêques de la pro^ fiïtce, et le chassa de férusafem. La même année tl îal obligé, pour plaire à Constance, de Chasser et d'excommunier Aétius, quoi* qu^it partageât ses sentiments. II condamna ihissi te consubstantiàrité et la ressemblance eu substance, dans le concile d^Antioche, avec Uranius de Tyr, Éudoxe et les» autre* du parti des anoméeiis , sous prétexte que h^s OcfCidentaux et Osius avaient fait Ta même cht:lse dans ta formufe de foi de Sirmium. Ce fiit loi avec Eudote et quet^es autres qui partagea en deux le concile que Cons* tance avait dessein d'assembler, et qui con* seilla & ce prince d'indi(|uer Tua & K^mini et l'autre à déleucie. Il parut à ce dernier,' comme chef des Anomeeûs, y fut accusé et déposé. On rejeta aussi le nouveau formulaire qu'il avait dressé , comme plein d'im^ piétés et de contradictions, puisqu'il y condamnait égarement et ta consubstantiàlité et la ressemblance et la^ dissemblance en subs*tance. Mais s'y étant pris de manière à afrivef à la cour avant les députés du concile, il eut le loisir d^ se rendre FempereuF favor&ble et dé l'e^ prévenir contre le concile et contre eux. Il s^nt^ressa beaucoujg dans l'é* lection de saint Stélèce pour le siège d*An« tioche, ei dans le Concile qui s'y tint en 361, if prononça un discours sur un passage du Irvre des Proverbes, ch. vui^v. 3st, q^'Saxpliqiia d'une manière vague et qui tenadt le milieu entre la doctrine catholique et l'hérésie ai^ienne. Cependant, conuae il avait coiltume de régler éa foi sur eeÛe de^ princes r hachant que Jovien pj^éfiérail 1» doctrine de* ta consubstantialité, lï la signa dan» la conc11<e d'Antioche, en 36âi. Û se péiMÛè aux arîens ^ous Yalens, et fut dé^iosé daas le conçue de L^mpsaque, w 365. U oMurut sur fa fin de la même anuée.

C'était un homme plein de savoir et d'éloquence, mais peu sincère, dominé par {'ambition et par 1 esprit d*lntrigue, U eorivit un grtfnd nombre d'Ouvrages qui sont perdus. Saint iévQme le met au rang des plus docles commentateurs de rEcrilure,et il lui reod ce témoignage qu^il avait cherché dans ses écrits tout ce qui portait le caractère de la lumière et de la vérité, fi cite de lui six volumes de

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Mélanges tv diY!eps09 efuestion»» et il en nfporle un graad oassagâ ; dix-sepi livres snt rEedésiaslet el oiyers antres trctités qu'il ne nomma pas. Saifit Ëpiphane nous a oon*« serfé uB fragmeffil assez coosidérable de son trafté contre Marcel d*Aneyre. Philostorge l€^ lait auteur «le toutes tes lettres qui foreitt écrites au concile et CoBstafilinopie en Tan 960 : ii ne nous en reste qu'un», qui contient la formale de foi f»ub)iféè à Séleucie Tannée MécédoDte et rapportée par saint Bpiphane. De tous ses ouvrages,. ceUti dont on regrette le plus la perte est mie Vie d'Eufèbe^ dont il avait été le disciplo et le successeur. Acace travaillai rétablir, sur de nouveaux parcbemÎDS,!» livres de la bibliothèque de Gésarée, et particulièrement ceux d'Origène el de saint Pamphiie qui étaient gâtés. On le considéra eofume le chef d'une branche d'a^ liens, appelés de son nom aemiwhs.

ACACE, évèque de Mélitine» dans Ja seconde Arménie, tenait le rang de lecteur dans œtio Eglise dès Tan 390. Sa (prudence, sa nodéralioa et la connaissance qu'il avait tant des lettres bumaioes que divines, en- Kagèrent Oirée, soa évèque, à lui confier rinslructioa de sainte Eutbyme encore en* lauL On ne sait point s'il succéda immédia* temeni à Otrée'dans l'épiscopat; mais on sùi qu'il était d^à évèque en kâ\. Il s'op^ posa de toutes ses forces à Thérésie de Nestoriusy et fut un des plus ardents défenseurs de saint Cyrille. Cependant un passage de ^es discours, dans lequel il semblait ailirmer que la dîvinité a souffert en Jésus^brist, bien loin de servit la cause du saint patriar* che, Tavait fait prendre en aversion par Théodose, qui suspecta longtemps d'bér&ie Cyrille el ses tautoars Acace assista au con^ die d*£phèsQ; mais avant l'ouverture du synode, il eut, atee Nestorius, qui était son ami, plusieurs entretiens dans lesquels il s'efforça de Farracber à ses erreurs. Théo-' dote d Ancyre l'aida dans cette pieuse entreprise. Nestorius, un mstant ébranlé, parut vouloir suivre leurs conseils, mais W persévéra dans son impiété, ne pouvant se résoudre, disait-il, à adorer un enfant nourri de lait, ni è donner le nom de Dieu à celui qui s'était enfui en Egypte pour éviter la persécution. Acace et Tbéodote, voyant quM ae répondait k leurs exhortations que par des blasphèmes, préférèrent à son affection le zèle de la foi et de la vérité. Obligés par le concile de raconter les entretiens qu'ils avaient eus avec lui, ils ne purent s'empéebery quoiqu'en versant des larmes, do rapporter (es hlasphèmes qu'ils avaient entendus, aioutant qu'ils étaient prêts è en convaincre leur ami, comme aussi de toutes les erreurs qu'il avait avancées devant eui.. De retour dans son diocèse, après la clAture^ du concile, Acace s'appliqua de toutes ses for* ces à. taire prévaloir l'autorité de ses décrets, et à eonsolidlNr, au proël; de la vérité, la pais eoBelue entre saint Cyrille el les évè^ qnaaasieiuaisx. tt gouverna son Eglise avee^ tant de dignité, qu'après sa mort on ne l'ap-

pelait, à Mélitine, que le grand Acacé, no» tre père et notre docteur.

Nous atons encore l'homélie que l'évêque Acace prononça, à Ephèse, en présence du concile ; elle fut ftiite au milieu de la tempête qui semblait prête à submerger tous les défenseurs de la vérité. Le pieux pontife y ftiit espérer aux Pères du concile que leurs prières réveilleront Jisus-Christ , qu'il leur rendra le calme et les feraheureusemenl arriver au port. Il donne plusieurs fois à la sainte Vierge la qualité de Mère de Dieu, et dit que celui aui est né d'elle est Dieu, non qa'il ait pris d elle son commencement, mais parce

Sa'il a pris d'elle son humanité. Il distingue airement les deux natures, et dit aue celui gui est impassible, selon sa divinité, a souffert pour nous volontairement danà sa chair. Cen était assez pour justifier Acace du reproche qu'Alexandre d'Hiéraple lui adressa, d'avoir soutenu que la Divinité avait souffert en Jésus-Christ. Ce reproche lui fut renouvelé par les députés des évoques orientaux, en présence de l'empereur Théodose, qui témoigna une horreur excessive de ce blas-^ phème ; mais Acace n'eut pas de peine à y répondre.

fodépendamment de cette homélie, nous avons encore d' Acace une lettre qu'il écrivit ai saint Cyrille, pour l'engager à se réjouir avee lui de ce que le tribun Aristolaiis avait ordre de travailler à la paix, et de parcourir toutes les villes, pour obliger chaque évèque à anathématiser publiquement les dogmes de Nestorius. Il l'exhorte à faire ce vovage avec Aristolaus, ou tout ou moins è le faire accompagner par un de ses prêtres les plus zélés. Il témoigne, dans la même lettre, qu'il regarde comme une erreur dans ceux mêmes qui niaient qu'il y eût deus tlls, de dire néanmoins qu'il y avait deux natures après l'union ; car dire que chaque nature a son opération propre, en sorte que Tune ait souffert et l'autre soit demeurée impassible, c'est dire qu'il y a deux lils. Il affirme avoir trouvé cette erreur chez quelques personnes de Germanie, et il prie saint Cyrille d'y veiller avec la plus sérieuse attention. La synodique où ron trouve cette lettre la rapporte au voyage qu'Aristolaiis fit en Orient pour la paix, c'ést-à-dire à l'an W2. En etPet, elle convient mricMt à cette époque qu'au second voyage qu'Aristolaûs accomplit, en W5, avec de nouveaux ordres pour laire condamner Nestorius. Acace alors n'aurait osé s'élever contre les deux natures, sachant que saint Cyrille avait approuvé cette expression dans la profession de foi des Orientaux. Ce qui ta faisait regarder par Acace comme une erreur, c'est qu'il était persuadé que ceux dans qui il la reprenait, entendaient par deux natwes, deux fils; au lieu que, conformément à la doctrine de l'Eglise, il ne reconnaissait qu'u'> Fils en deux natut'esf, parce qlie ïe même qiri est rté du Père avant toUs les siècles, est rté seWn la chttir d«n6 les derniers t^mps, «fl (Jtte le** même Seigneur Jésus-Christ, qui a souffert

MCTlONNAIRElMl PATHOLOGIE

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dans sa chair, est impassible dans sa divinité.

ACACEt évoque d'Amida dans la Mésopotamie, se rendit célèbre par ses vertus et surtout par sa charité, vers Tan 420 ou 422. Les Romains, en ravageant la province d'A- 2anène, Grent prisonuiers sept mille Perses, qu'ils refusèrent de rendre à leur roi. L'évéque Acace, touché de leur captivité, dans laquelle ils manquaient de tout, même des choses nécessaires à la vie, assembla ses ecclésiastiques et leur tint ce discours : « Dieu n'a oesoin de plats ni de pots, {)uis-

Su'il ne boit ni ne mange; il est donc juste e vendre quantité de vases d'or et d'argent Sue rÊglise possède par la libéralité des fièles, et d'en employer le prix à racheter et à nourrir ces prisonniers. » De l'argent qu'il retira de celte vente, il paya la rançon de ces captifs, les nourrit quelque temps et les renvoya, après avoir pourvu aux dépenses de leur voyage. Le roi de Perse, touché de cette générosité, demanda une entrevue au respectable évêque, et ce fut principalement h leurs entretiens qu'on attribua la paix qui se conclut entre le monarque persan et l'empereur Théodose le Jeune.

Acace est cité dans le catalogue des écrivains syriens comme ayant écrit quelques lettres sur des matières ecclésiastiques. Maris, écrivain persan, les jugea dignes de ses commentaires, ce qui nous autorise à supposer que c'étaient des lettres canoniques comme celles de saint Basile et de Timothée d'Alexandrie, sur lesquelles les Grecs ont fait aussi des commentaires. On croit que ce Maris, Persan, est le même qui, quelque temps après le concile d'Ephèse, écrivit la fameuse lettre à Ibas d'Edesse, dont nous parlerons dans la suite.

ACACE, patriarche de Constantinople, parvint à cette dignité en 471. Il y porta un caractère ambitieux, entreprenant, versatile. Le premier but d' Acace fut de s'élever, et il ue se rendit pas difficile sur le choix des moyens. Il essaya de faire reconnaître la suprématie de son Eglise sur celles d'Antiocbe, d'Alexandrie et de Jérusalem. Forcé de plover sous l'autorité du pape Simplicius, il chercha bientôt à s'en appuyer contre l'empereur Basilisque , qui favorisait Pierre le Foulon , l'un des plus zélés défenseurs de Thérésie d'Euljrchès. Acace souleva Constantinople, et Basilisque ayant été détrôné peu de temps après par Zenon , et s'étant réfugié dans une église, le patriarche Ten arra* cba et le livra au nouvel empereur. Les vices et l'hérésie de celui-ci ne trouvèrent plus dans Acace un ennemi redoutable. Las de tromper le pape par ses artifices, il se déclara contre lui et porta Zenon à publier, en 485, une formule ou édit d'union qui fut nommé H^ticon^ et qui se trouvait entièrement favorable aux Eutychéens. Acace mit tout en œuvre pour faire recevoir cet édit dans les provinces, ce qui lui attira les anathèmes de Rome, que des moines osèrent attacher à son manteau, comme il entrait .dêoa son Eglise. Cité par le pape Félix III,

devant un concile assemblé à Rome, le patriarche parut fléchir un moment ; mais, i son tour, il anathématisa Félix, fit arrêter les légats, déposa les évèques orthodoxes, en mit de schismatiques à leur place, et persécuta ouvertement les catholiques. En 484, Zenon, irrité contre l'impératrice Ariadne, donna secrètement l'ordre de sa mort ; Acace, qui en fut instruit, courut au palais, remontra avec chaleur à ce prince Vénormité du crime, et parvint à l'apaiser. Il mourut paisiblement sur son siège, en 489, après dixhuit ans de patriarcat. Son nom fut rayé des diptyques de Constantinople trente ans après sa mort. Le pape saint Gélase, successeur de Félix, refusa sa communion à ceux qui faisaient difficulté de condamner les erreurs d*Acace.

Il nous reste de lui deux lettres. Tune en grec, adressée è Pierre le Foulon, et l'autre en latin, au pape Simplicius, sur l'état de l'Eglise d'Alexandrie. Dans la lettre à Simplicius, Acace, qui connaissait ses inquiétudes sur le sort de cette Eglise, lui manda la mort de Timothée d'Elure, la fuite de Pierre Mongus, qu'il dépeint comme un hérétique , comme un usurpateur et comme un enfant de ténèbres, et le rétablissement de Timothée Salaphaciale, dont il loue la douceur, la patience et le zèle pour l'observation des canons et de la discipline des Pères. Il n'oublie pas non plus cl'informer le saint-père des soins que l'empereur et lui se donnaient pour maintenir la discipline ecclésiastique.

Après la publication de IHénoiicon de Zenon, Acace, voyant que le pape se séparait de lui, se sépara du pape à son tour et retrancha son nom des sacrés diptyques.

Comme il ne comptait pour rien la sentence de Rome, il continua jusqu'à sa mort à offrir le saint sacrifice. Le corps de l'Eglise de Constantinople lui demeura uni; mais les abbés Rufin, Hilaire et Talassius aimèrent mieux se séparer de cette Eglise que de celle deRome. Calandion, évoque d' A ntioche, qui s'était toujours déclaré contre Pierre Mongus, fut déposé et chassé de son Eglise par Zenon, sous le prétexte d'avoir favorisé le parti d'Illus, qui s'était révolté avec Léonce contre l'empereur, mais, en effet, parce qu'il persévérait dans la communion du pape Félix et de Jean Talaïa. Calandion fut exilé, et Pierre le Foulon fut rétabli sur le siège d'Antioche, avec l'agrément d'Acace et d'un grand nombre d'évèques d'Orient. Plusieurs autres évèques catholiques furent déposés sans examen, et, au mépris de toutes formes, envoyés en divers exils. Acaco était l'âme des persécutions qu'on leur faisait souffrir; mais Zenon, qui l'appuyait de son autorité, n'était pas moins coupable que lui. Acace ayant voulu obliger les évê-

Îues d'Orient è communiquer avec Pierre [ongus et Pierre le Foulon, ils s'adressèrent au pape Félix, en le désignant comme l'auteur de tous les maux de l'Eglise. Leurs plaintes occasionnèrent un concile en Italie, où les évèques renouvelèrent les anathèmes déjà prononcée par (e saint-siége contir6

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OtCTIONNAiRE D£ PATROLOGIE.

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Acace, Pierre Mongus et Pierre le Foulon. La lettre d*Acace à Pierre le Foulon retrace tous ces faits, les apprécie, les enveninie» et sacriûe partout la vérité au profit de Terreur et du mensonge. Pierre le Foulon ne Técut que trois ans anrès avoir usurpé une seconde fois le siège aAntioche. Il mourut, en 488» après avoir persévéré jusqu'à la fin dans ses erreurs.

ACCAS, évêque d'Agulstad.— Accas, disciple de saint Wilfrid » l'accompagna dans uu voyage qu'il fit à Rome, en 679, pour demander justice au pape contre ceux qui Tavaient chassé de son évéché d*York. Pendant son absence, Théodore de Cantorbéry ordonna en sa place trois évoques : Tun, nommé Basa, à Angulstad , Cata à York, et Eadhëde k Liudisfarne. Cet établissement subsista, malgré que le pape eût ordonné aux évêques anglais de se réconcilier avec saint Wilfrid, et de lui rendre ses églises. Us se contentèrent seulement de lui restituer ses deux monastères de Ripon et d'Agulstad avec tous leurs revenus. Ce saint étant mort, en 709, Accas, son disciple, lui succéda dans l'évèché d'Agulstad, qu il gouverna pendant plus de trente ans. 11 fut lié d'une amitié très-étroite avec le vénérable Bède, qui lui dédia plusieurs de ses ouvrages , et nrincipalement ceux qu'il avait composés a sa sollicitation. Nous retrouvons en effet, parmi les œuvres de ce dernier, une ïetin dans laquelle Accas l'exhorte à commenter les divines Ecritures, et spécialement l'Evançle de saint Luc. Baleus et Pitseus lui attribuent plusieurs écrits , savoir : une Hiêtoire de la vie et du martyre des MoiniM dont le$ reliques reposaient dans Féglise d^Agulstad ; un Traité des offices eeeUsiastiques^ à l'usage de la même église, et plusieurs poëmes , ainsi que plusieuris lettres ; mais ces écrits ne sont pas arrivés jusqu'à nous.

ACHARD, moine de Clairvaux, en dirigeait les novices sous les ordres de saint Bernard, vers Tan IIM. 11 écrivit la Vie de saint Gotcelin, ermite, qu'Arnold Raisins fit imprimer à Douai en 1626. On a de lui aussi un cours de sermons qu'il com« posa pour ses novices ; le manuscrit a été publié par les soins de M. l'abbé Migne, Paris ^ 1850. Il est parlé d'Achard dans le m^mier livre des Miracles des moines de Ctteaux, par Herbert.

ADABI, écrivain persan, a écrit les Actes des saints martyrs de son pays. Ces Actes, recueillis par Assemani, ont été publiés dans le Cours complet de Patrologie.

ABALARD ou Adélard , abbé de Corbie, était petit-fils de Charles Martel, fils de Bernard, neveu du roi Pépin, et cousin germain de Charlemagne. 11 naquit vers Tan 753 , et fut élevé à la cour avec les autres princes. Eginard, en 771, le met au nombre des comtes et des grands qui composaient la cour de Carloman , roi d'Austrasie ; ce qui confirme l'opinion de ceux qui placent la naissance d'Adalard en Belgique , province

oui appartenait alors k ce royaume. Dégoûté du monde et des candeurs , il embrassa la profession monastique à Corbie , en 772. Le désir d'une plus grande obscurité l'engagea à quitter ce monastère pour celui du mont Cassin. Paul Walnefride , qui y demeurait alors , l'y retint pendant quelque temps, lis s*y lièrent ensemble de cette amitié étroite qui unit deux cœurs également épris du zèle de la science et de l'amour des vertus. Mais la cour de France le rappela , et quelques années après son retour a Corbie , il en fut élu abbé. Ses talents et ses qualités le firent nommer conseiller et principal ministre de Pépin, en 796 , lorsque ce prince reçut en apanage le royaume d'Italie. Adalard gou-verna avec tant de sagesse, qu'il conserva le même rang auprès de Bernard, fils et successeur de Pépin. Cependant Charlemagne le rappelait quelquefois en France^ pour se servir de ses lumières. 11 l'admit dans ses conseils , et il parait même , au témoignage d'Hincmar, qu'il y tenait la première place après le roi. Après la mort de ce pnnce , Bernard , roi d'Italie et neveu de l'empereur Louis le Débonnaire , s'étant révolté contre son oncle , en 817, Wala , prince du sang , qui avait eu beaucoup de part au gouvernement » devint suspect à cet empereur, et fut exilé, Adalard, frère de Wala, Tut enveloppé dans sa disgrâce et relégué dans l'Ile deNoirmoutiers. Son exil dura sept ans , au bout desquels il fut rétabli dans son abbaye • en L'empereur, qui ne l'avait rappelé qu'a-*

!)rès avoir reconnu son innocence, voulut efioicer la tache de son exil par des marques publiques de son estime et de sa haute considération. 11 l'invita à l'assemblée d'Attigny, et, quelque temps après , à la réunion des Etats qui se tinrent à Gompiègne , en 823. La même année, il établit la célèbre abbaye de Corwav, ou la nouvelle Corbie, en Saxe , dont son frère avait jeté les premiers fondements. Son but était d'en faire comme un séminaire de missionnaires apostoliques, pour annoncer l'Evangile dans les provinces du Nord, encore plongées dans les ténèbres de ridolfttrie. Il obtint de l'empereur Louis la confirmation de ce nouvel établissement, avec divers privilèges qui en assuraient la durée.

11 fit plusieurs règlements pour les religieux de ce monastère , puis étant retourné a l'ancienne Corbie , sur la fin de l'an 825 , il fut attaqué de la maladie qui le conduisit au tombeau. Avant de mounr, il fit assembler tous ses religieux , les conjura de s'en* tendre ensemble , dans un esprit de paix , sur le choix de son successeur , fit devant eux sa profession de foi , leur exposa de nouveau ce qu'il leur avait enseigné pendant sa vie , afin d'imprimer plus fortement ses instructions par le souvenir de sa mort^ et, après avoir reçu l'extrême-onction des mains de Hildeman, évêque de Beauvai^, il s'endormit saintement dans le Seigneur, 1^ 2 janvier de Tannée 826. 11 fut enterré sous le clocher de l'élise de Saint-Pierre , n

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