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milieu de quatre abbés qui «vaieoi gouvj^roé avant lui sûq monastère, et dont les UGms ne sont pas connus. L*épita;)he que l'on grava sur son tombeau révèle la grandeur de sa naissance, sa charittS la pureté de ses mœurs et de sa foi. U possédait la lani^Me latine, la langue tudesque et la lan^ gue française. Il s'était fait ua princi,>e de. s'attachera la doctrine de sairii Augustin;' c'est pour celaqu'on l'appelait TAugustin de. son temps.
L'historien de sa vie , Paschase Ratbert, qui fut aussi son élève, cite un fragment de lettre qui peut servir de témoignage à son éloquence. Elle est adressée à l'empereur Lotnaire, et prouve qu'il savait parler aux prinoes avec vigueur, quand il s'agissait de fa bonne foi qui doit régner parmi les hommes. « S'il est arrivé souvent, lui dit-il, qu'au milieu dos guerres les plus sanglantes, les païens même ont garaé cette vertu, quelle stabilité ne doit point avoir l'alliance qu'un chrétien a juré d'observer inviolaUe*ment?Que personne ne vous trompe, empereur, je vous en sapjilio ; lorsqu'on viole la foi donnée a quelqu'un, ce n esit point sur l'homme que tombe ce mépris, c'e«t sur la vérité même, 6'est sur Dieu qu'on a pris k témoin de son serment. » C'est tout ce qui nous reste des lettres d'Adalard. Le plus im« portant de ses écrits était un Traité ioti^ êkmU V^vdre o^ Vétat du palaù et de toute la monarchie française. Il était divisé en deux nanties , et n'est pas parvenu jusqu'à nous.
Les Statuta antigua abbatiœ Corbeiensis se trouvent dans le tome IV du Spicitége de d'Achéry, .'d'où ils ont été extraits par les soins de M. l'abbé Migne, qui les a reproduits dans son Coure complet de Patro* ïogie.
Statuts de saitU Adatara. — Au retour de
{.on exil, en 823, dans la huitième année de 'empire de Louis-Auguste, il lit de nouveaux statuts pour son abbaye de Corbie. Adalard tenait à fix^, par un règlement, et la dispensation des biens temporels et les diverses fonctions des oiEciers ue cette maison. Ces statuts sont distribués en deux livres, dans lesauels on voit que ce monastère était divise en six classes. La première comprenait lea frères ou les moines. Us étaient au nombre de trois cent cinquante, lorsqu'il revint à Cbriàe. U ordonna qu'à l'avenir ils seraient toujours en pareil nombre, et qu'ils ne pourraient iamais aller au delà de quatre cents. Tous n étaient pas au môme rang; il y en avait de préposés sur les autres, et d'autres employés à différents minislères.1 X.'abbé tenait la première place, ensuite le prévôt, puis les doyens, le camérier, deux cellériers, et un sénéchal. Le camérier avait soin du vestiaire et des ouvriers; les cellôxiers de la nourriture et des voiturus nécessaires pour le transport des vivres; le sénéchal des revenus du monastère. Saint Ad«ilard donna à chacun un méaioire de ce qu ils
^vaieut ftire* hà &ecoade daaâe oonu^reaait
les clercs, dont les uns n'étaient précisé*ment que clercs, et les autres appelés ^ïiifsanies ou sonneurs, parce qu'ils étaient char^jés de sonner les heures de l'oflice divin, et enfin les écoliers ou étudiants. Les raairiculaires et serviteurs faisaient la troisième classe. Il y avait entre eux cette diffëreace : c'.est que l^s premiers étant inscrits sur la matricule du monastère y étaient irriévocablemeni attachés , tandis que les Seconds n avaient point un c-tat fixe et pouvaient ôtre renvoyés selon que les officiers le jugeraient à propos. Les prébendiers, ainsi nommés , parce qu'ils étaient nourris aux dépens du monastère, étaient dans la quatrième classe. Quelques-uns pensent qu'au lieu de prébendiers, u faut dire pourvoyeurs. Les vassaux formaient la duquième et les botes la sixième. On avait bâti dans le monastère, trois salles pour tous les métiers nécessaires à son entretien ; il y avait aussi dos ouvriers pour toutes les usines situées au dehors, le moulin, la lavanderie et autres. Chaque jour, on recevait au moins douze pauvres dans Tbâpital, sans compter les passants. Les clercs étrauj^^ers étaient admis au réfectoire. La quantité de blé et autres grains, pour la nourriture de toutes ces personnes, montait, par an, à cinq mille cinq cents boisseaux, (nitre cela, \$ monastère donnait la dîme de tout ce uu*il jossédait, ainsi qu'il avait été ordonné oans e concile d'Aix-la-Chapelle. Les frères ou ! es moines qui servaient à la cuisine gardaient un exact silence, et, afin que ce silence leur fût utile, ils chantaient continuellement des psaumes. Aucun autre moine n'y entrait; ils donnaient et recevaient par une fenêtre les choses nécessaires. Le cellérier lo plus jeune servait à chaoue frère une hémine de vin. Le grand nomore de moines dont l'abbaye de Corbie était composée fait supposer qu'on y entretenait la psalmodie jperpétuelle , comme dans le monastère de Centule qui n'était pas éloigné, et où il y avait un nombre à peu près égal de religieux. Ces statuts, reproduits dtms !• SpieilégeÛQ d'Achery, ont été imprimés avec beaucoup de fautes, parce que le manusorit d*où on les a tirés se trouve effacé en plusieurs endroits
Diecours de saint Adalard, — Le même manuscrit contenait encore les titrer sommaires de soixante et une instructions, que l'abbé avait coutume de donner à ses religieux. Ibom Mabillon^ qui avait promis de publier les discours, s'est contenté de r^ -produire cinquante-deux de ces sommaires. Queloue restreints que soient ces sommaiires, les matières indic[uées témoignent en faveur de la science du saint abbé, et du lèle 'qu'il mettait à procurer la perfection de ses religieux.
ADALARD, abbé de Blandigni, écrivit une Vie de saint Dunstan, archevêque de Cantorbéry, et dédia son ouvrage h Elphegus, successeur d'Aifric sur le même siège. Henri
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MGTIONNAIRE DE PATRQLOÇIK.