‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-ChristChapitre 46 sur 105 · ACQ · texte numérisé non relu

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DIOTIPWAÏRIB «P PAT^OÏ-WŒ.

at il y ren'fdie eeus qui seraient eurieux de aonnaitr^ toutes les prophéti0« de David sur jési4s*Christ et sur sqn Eglise. Cassiodore y recourut lorsqu*il eutreprit uo^ oouveiie eiplîpation , et il reconoait avoir tiré quelques ruisseaux de cette mer de sciencq et de cbarité, C^est ainsi qu*il appelle ces Cemiq^ntaires, dont il parle ailleurs oomnne' (i}\xn ouvrage traité aveo autant de soin quQ d'étendue. Ou reste » il est rara , dans ca Commentaire , que le saint docteur s'arrête beauqoup à développer le sens littéral des

{psaumes. Pour peu qu'il soit intelligible , il 'abandonne pour passer au sens tiguré, oberchant et trouvant partout Jésus-Christ et son corps, qui est TÉglise, avec la double charité , qui est toute la loi et les prophètes, U suit cette méthode dans sq$ qisoQurs , et môme dans ses explications éprites • où il ^tait libre de préférer le sens qui lui plairait. Quelquefois il donne jusque trois sens au même psaume, Tentendant d'abord de Je- «us-ChPist f ensuite de TEglise , qui est son corps , puis de chacun des fidèles « qui sont ses membres. Il rapporte à la charité toutes les connaissances, toutes les instructions contenues dans les narolos du prophète iH)yal , et la raison qu'il en donne, c'est qu'il est écrit dans l'Evangile aue toute la loi al Jes prophètes consistent dans les deux préceptes de la charité de Dieu et du prochain , charité que saint Paul appelle la fin de tout^ la loi. fiM9 farw^ifiéi ut chari$a9. ^ur une pareille donnée, on comprend facilement que Ifis réflexions n^oratea abondent. U faut i#s lire, pour avoir une idée de ^utes celles Que le pieux pontife a su tipeo ria son cœur. S$rmon9. — |[^a plus belle de toutes les fonctions du ministère pastopal , le sacrifice Axcepté, à coup sAp c'est la prédication, c'^t-à-djure l'en jaigpefnenl oral de la parole dePiea, #!• par lélequence illuminée de U 6i» la propagation de la vérité.

Quoique saiul Augustin prêchât ài%k a'é<» tant encore que simple pnétre, néanmoins il }e fit avec plus d'application, plus de zèle el plus d'autorité après son épiscppat. 11 éle-i vait la voix partout qù on l'en priait , el, dans tous les pays qu'il évangéliaait de sa parole, on voyait les fruits de cetie semomta diviuft s'accrottroi po^r le tûen de l'EgUse et la niultiplication des chrétiens, à mesure qu'il les répandit. H ne cessa d'exercer cette sublime fonction jusqu'à sa mort , tour jours ava^ la même assiduité , la même forr- Dc, \^ même jugement. Tous 9&s sermons sont raogéji on cinq classes : la pramière en qobt tient cent quatrorvingtrtrois sur divers passar

S s des Ecritures ; la deuxième, qu'on appelle s ^sfifioni du Tempi , comprend tous ceux que le saint pontife prêche aux grandes so-r >< loq^il^^ de l^nnée. La troisième classe est -; composée de aoixante-neuf sermons sur les fêtes des saints, et particulièrement sur celles 4^8 martyrs, et presque tous ces discours roulent sur le culte qu'on doit leur rendre, et sur les avantages à retirer de leur intercession. La quatrième classe ne comprend qun vingt*trois sermona 9ur d^s n-

jets divers : les uns mt la divinité de Jésus- Christ ; les autres sur plusieurs si\jals de morale, comme l'amour de Dieu, U crainte, la pénitence, le mépris du monde, les mœurs et la vie des clercs, la paix et la coneorde, et la résurrection des morts. Indépendammeat de ces quatre classes, qui compronneat les sermons réellement prononcés par le saint évêque, et dont l'origine est incontestable, il y a encore deux classes de sermons quim nqmme sermons apocryphes, ou sermons douteux , parce que leur origine n'est pas bien démontrée , ou parce Qu'ils sont, de toute évidence, faussement attrmués à saint Augustin.

])u reste, tous ces sermons, qui semblent pour la plupart faits sur-le-champ, sont de sim(>les homélies , où Ton voit un pasteur

a xi instruit ses brebis , un maître ses disei- . es, un père sbs enfants. Us sont écrits sans art et sans plan ; mais on voit qu'il savait imprimer ses instructions dans tes esprits par des expressions agréables , des pensées vives et suntiles , des figures saisissantes et adaptées au génie des Africains , qui en étaient quelaUefois touchés jusqu'aux larmes. C'était nabituellemont le but quil se proposait; il ne cessait de frapper au'ilu'eût fait jaillir l'eai^ de la pierre. Les hérétiques, comme les chrétiens, y accouraient en foule, et ils faisaient pn tel cas de sa parole, que, pouf n'en rien perdre, ils l'écrivaient k mesure qu'elle leur était annoncée. Nui doute qu'il n'ait réussi à en ramener plusieurs à la foi qu'ils avaient rraiéê , et daas le beioail de l^Eglise qu'ils avaient abandonné.

Soluliam des quaire-^ringt-irois qwstiêM, -rr- Après son retour en Amque, Aljrpe, Possidius et ses autres amis , profitant de s%s moments de loisir, lui adressaient plusieurs questions , auxquelles il s'empressait de répondre, sans observer plus d'ordre dans leur solution qu'ils n'ep mettaient eux-mêmes à l'interroger* Il donnait &ù6 réponses au ba* sard, Sjans se préoccuper même de la façon dont elles étaient recueillies. Cassiodero en parle avec éloge, et loue particuMèrament la sagesse et la prudence qui les ont inspirées. SlTes roulent presque toutes sur les discussions de son temps , et forment ^^^J^^ arsenal où le saint docteur s'était ménagé des armes pour combattre toutes les hérésies.

Deux livres à Simp/Kten,r-Deux autres Uvres de questions sont dédiés i Simpii<^^i^' le même auquel le saint évêque s'adressa en 356 pour lui découvrir les agitations ae son âme, et apprendre de lui quel ffenre ae vie il devait embrasser. Augustin lui avaic voué une grande reconnaissance, et il se m un devoir de répondre aux difficultés que ce saint personnage lui avait proposées, w?^ plicien venait de succéder à saint ^^^^f, sur le siège de Milan , quand le grand 6 ver

tre aux Romains , à propos de ce V^,.f^ écrit, dans le chap. vu, de l'homme f^\^rz^ fom sa loi, n'accomplit pas cepepdao» wuf

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ce que la loi commande, et dans le chap. ix, ui traite simultanément de la vocation de pob çt de la réprobation d'Esaû. Ces deux ges lui donnent Heu d*étabHr fortement essité de la grAce pour toutes les bonires , et même pour le commencenieni^Hl^a^^Ide montrer que la yoeation qo^HMVMsu est un don purement gratuit.^^^ieeflnd contient la solution de quelques ^w^^s tirées de TAncien Testament : Suriesprit qui posséda Baiil , sur le repentir que Dieu éprouva de l'avoir établi roi ; sur Phistoire de la pythopisse qui lui fit apparaître Tombre de Samuel ; sur le sens de cette parole, où il est dit que David s'assît devant le Seigneur; sur la mort du fils de la veuve de Sarepta, et sur Fespril d'avenglement qui s'empara du roi Achab dans les aemiers ^ours de* sa royauté.

Huii questions d$ Dulcihus (en 4'22). — Un tribun , nommé Dulcitius , le même que les empereurs avaient chargé de faire exécuter en Afrique leurs décrets contre les donatistes, avait écril à saint Augustin pour lui soumettre huit difficultés, auxquelles le saint docteur avait déjà répondu dans ses écrits précédents. Aussi se contenta-l-il de lui envoyer les solutions extraites de ses livres , ne s*appl^ant qu'à éclaircir la cinquième i qui confiait à savoir comment Dieu avait

(»u app^p David un homme selon son cœur, ui aui^^tait rendu coupable de tant de foréponse du pieux évêque est de la té îa pJus naturelle et la plus pare n'est point comme pécheur , mais pénitent que David est devenu un suivant le cœur de Dieu.

/a croyance des choses qu'on ne voit t. — Ce livre, que les docteurs de Loun avaient mis au rang des livres supposés, qu'Erasme lui-même avait attribué à Hunes de Saint-Victor, a été restitué à saint Augustin avec d'autant plus de justice , que ce Père le cite lui-même dans sa lettre au comte Darius 9 qui est la 131* de sa collection. — Le dessein qu'il s'est proposé dans cet ouvrage , c'est de démontrer que , dans la religion chrétienne, on peut sans témérité croire des choses c^ui ne se voient pas, puisque tous les jours , parmi les hommes , on croit à la bienveillance et à l'amitié sans en rien voir. Mais de ce que l'on ne voit rieu dans les mystères de la religion , s'ensuit-il que l'on croit sans preuves ? Non , et le savant docteur explique bien positivement qu'il n'est pas une 3eule des vérités de W foi qui ne soit clairement démontrée. D'où il conclut en exhortant les chrétiens i demeurer fer-mes dans la foi, sans se laisser séduire ni par les païens i ni par le$ juifs, ni par les hérétique?, ni par les mauvaiç catholiques I ennemis plus dangereux que les [idïensy et d'autant plus à craindre gu ils se rencontrent au sein même de rEgUse.

De la foi et du Symbole. — C'était pendant un synode que Ips évêques d'Afrique tenaient à Hippone, en 393, qu'Augustin, qui n'était encore que simple prêtre , fit , à leur prière, un discours sur le Symbole et sur la

foi. De ce discours il fit plus tard un Nvre qui est ainsi parvenu jusqu'à nous. 11 y eiplig

3ue tons les articles du Symbole, s^attichaal e préférence à faire ressoptir victorieusement les dogmes de la foi qui avaient été les plus contestés par les hérétiques de son sièt oie, et en particulier par les panicbéena.

De la foi et des esuwres. — Le but de ee li«* vre est de réfuter trois erreurs , et par là d'arriver à cette triple démonstration , sfr* voir : 1* qu'il faut user de la plus grande discrétion pour admettre les catéchumènes au baptême, parce que la discipline de l'E^ glise exige qu'elle ne souffre pas de péebeurs dans son sein; 2" que les catéchumènes ont besoin de recevoir , avec les principes de la foi, les vraies règles de la vie chré-iienne ; 3^ que le baptême enfin devient inu* tile pour le salut sans la conversion du cœur, e'est-à-dire , sans le changement d'une vie mauvaise en une vie meilleure et parfaite.

Manuel de la foi^.de Pespérance et éô la cAc^ rite. — Un grand seigneur de Rome, nommé Laurent et frère de Dulcitius , avait témoigné le désir de posséder un petit livre qui contint l'abrégé de la religion chrétienne. C'est pour satisfaire à ce désir qu'Augustin ^ lui adressa ce Manuel , dans lequel il rapporte toute la religion aux trois vertvis théologales de la ibi, de Tespéranee et de la char rite. £n effet, quand on sait tout ce que l'on doit croire, quand on attend tout ce que l'on doit espérer, quand on possède tout ee que l'on doit aimer t on sait tout ce que la religion comprend, tout ce qu'elle enseigne, tout ce qu'elle promet , tout ce qu'elle impose. Il explique ce que l'on doit croire, en suivant l'ordre du Symbole, ce qui lui donne lieu de rejeter toutes les erreurs contraires à la doctrine de l'Ëglise , sans en nommer les auteurs. 11 démontre qu'un chrétieq ne

£eut espérer qu'en Dieu , et que l'Oraison «ominicale lui indique tous les objets de sou espérance ; .enfin ^ il prouve jusqu'à l'évidence qu'un chrétien ne doit aimer que Dieu, et ne rien aimer que pour Dieu , parce que l'amour de Dieu renferme en lui-même la charité universelle. Aussi ^ dit-il, quand, en parlant de quelqu'un , ou demande s'il est nomme de bien , on no s'informe pas de ce qu'il croit, mais de qu'il aime , parce qu'on est certain que celui qui aime ce que l'on doit aimer croit ce que l'on doit croire , et espère ce que l'on doit espérer.

Du combat chrétien. — Suivant saint Auistin lui-même, le livre du Combat chrétien jst le troisième de ceux qu'il composa depuis son avènement à l'épisconat; ce qui nous permet de fixer sa date à Tannée 396 ou 397, au plus tard. Il est écrit d'un stvle sio^ple et proportionné à l'intelligence des

Ko^ne^ à qui il l'adressait , et quil déclare ..i-même peu instruits de la langue latine'. Le combat chrétien , c*est le combat contre le démon, notre adversaire naturel» le prince de toutes )es cupidité^ et l'enneini de toutes les vertus. Le seul moyen de le vaincre, j^'est donc de combattre toutes les cupidités^ et de réduire notre corps en servitude. Or',

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