‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-ChristChapitre 47 sur 105 · ACQ · texte numérisé non relu

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DISTffWMAfBIB V^ P4TR0|,eaffi.

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at il y renvoie ceux qui sepaient euriaux de aonnaitre loutes les proplxiti^s de Oavid sur Jé^usrChrist et sur son Eglise. CassioH dore y recourut lopsqu^il eutreprit uo^ qou- VQile eiplipation , et il reconuaît avoir tiré quelques ruisseaux de cette mer de scianca et de cbwté. C'est aiusi qu'il appelle ees Çemiuantaires, dont il parle ailleurs ooinma' d^un ouvrage traité avec autant de soiu qua d'étendue. Ou reste » il est r^re , dans ce Commentaire , que le saint docteur s'arrêta beaucoup à développer le sans littéral dea

{psaumes. Pour peu qu'il soit intelligible , il 'abandonne pour passer au sens figuré, cherchant et trouvant i>artout Jésus-Christ at son eprps , qui est l'Église , avec la double charité , qui est toute ta loi et les prophètes. U suit cette méthode dans ses discours , et môme dans se^ explications écrites • où il était libre de préférer le sens qui lui plairait. QMelquafois il donne jusqu'à trois sens au même psaume, l'entendant d'abord de Jésus-Christ f ensuite de TEglise , qui est son corps 9 puis de chacun des fidèles « qui sont ^as membres. Il rapporte à la charité toutes ]es connaissatices , toutes les instructions contenues dans les paroles du prophèta iH)yal, at la raison qu'il an donne, c'est qu-il est écrit dans rEvangila aue toute la loi at Jaa prophètes consistent dans les deux préceptes de la charité de Dieu et du prochain » charité que siaint Paul appelle la fin de touta la loi. finis prwetjkii e$t charitas. ^ur una pareille donnée 9 on comprend facilement que les réflexions n^oralea abondent. U faut Jès lire, pour avoir une idée de |autps celles Que le pieux pontife a su tirev ria son cœur. S$rmon9. rrr l^h plus belle de toutes les fonctions du ministère pas|opal , la sacrifice Axcapté, à coup sûp c'est la prédication, c'^t-à-dira Vanjaigpe(aant oral de la parole dePiau, att par lélequenca illuminée de la fbit la prppagatian de la vérité.

Quoique saint ▲ugustia prêchât à^k p'é^ tant encore que simple pnétre, néanmoins il }e fit avec plus d'application, plus de zèle al plus d'autorité après son épiscppat. U éle-i vait la voix partout pu on l'en priait , et» dans tous les pays qu'il évangélisaii de sa parole, on voyait las fruits de cette samanca divine s'accroître, pour le bien de l'Eglise et la n^uUiplication ae3 chrétiens, à mesure qu'il les répandait. Il ne cessa d'exercer cette sublime fonction jusqu'à sa mort , tour jour^ ave^ la même assiduité , (a même f6r?r i^e, t§ u^éme jugement. Tous 9eiS sermons sont m^ (m cinq classes : la pr«imiàre ea ooor tient cent quatrervingtrtrois sur divers passer ges dea Ecritures; la deuxième, qu'on appelle des S^r^onê 4u Temp$f comprend tous ceui

Ï[ue le saint pontife prêche aux grandes so-r , miAit^s de l année. La troisième classe est :; composée de aoixante-neuf sermons sur les fêtes des saints, et particulièrement sur celles des martyrs, et presque tous ces discours roulent sur le culte qu'on doit leur rendra, et sur les avantages à retirer de leur intercession. La quatrième classe ne comprend qua viDgt*trois sermona 9ur des su-

jets divers : les uns m? la divinité de iés\is- Ghrist ; les autres sur plusieurs si^ets de morale, comme Tamour de Dieu, la crainte, la pénitence, le mépris du monde, les mœurs et la vie des (riercs, la paix et la concorde, et la résurrection des morts. Indépendammeat de ces quatre classes, qui compronnent les sermons réellement prononcés par le saint évèque, et dont l'origine est incontestable, il y a encore deux classes de sermons qu'on nqmme sermons apocryphes ^ ou sermons douteux ^ parce que leur origine n'est pas bien démontrée , ou parce au'iis sont, de toute évidence, faussement attribués à saint Augustin.

Du reste, tous ces sermons, qui semblent pour la plupart faits sur-la-champ, sont de simples homélies , où l'on voit un pasteur qui instruit ses brebis , un maître ses disciples, un père ses enfants* Us sont écrits sans art et sans plan ; mais on voit qu'il savait imprimer ses instructions dans les esprits par des expressions agréables , des pensées vives et suntiies , des figures saisissantes et adaptées au génie des Africains, qui en étaient quelaUefois touchés jusqu'aux larmes. C'était nabituellement ta but qu'il se proposait; il ne cessait de frapper qu'il u'eût fait jaillir Teau de la pierre. Les hérétiques, comme les chrétiens, y accouraient eo foule, et ils faisaient pn tel cas de sa parple, qu6| pouf n'en rien perdra, ils l'écrivaient k mesura qu'elle leur était annoncée. Nul douta qu'il n'ait réussi à en ramener plusieurs à la foi qu'ils avaient reniée , at dans le bereail de FEglise qu'ils avaient abaadonoé.

Soluêicm des qmtre-^ingi-irois qutsti9ni, Tr- Après son retour en Afrique, Alype, Possidius et ses autres amis , profitant de su Hiameats de loisir, lui adressaient plusieurs questions, auxquelles il s^empressait de répondre, sans observer plus d'ordre dans leur solution qu'ils n'ep mettaient eux-mêmes à l'interroger* Il donnait ses réponses au ha* sard, sans se préoccuper même de la façon dont elles étaient recueillies. Cassiodore en parle avec éloge, et loue particulièrement la sagesse at la prudence qui les ont inspirées. SlTes roulant presque toutes sur les discussions de son temps , et forment comme un arsenal où la saint docteur s'était ménage des armes pour combattre trjutes les hérésies.

Dtykx livres à SJmp/tctni,r-Deux autnes livres de questions sont dédiés i Simpheisn, la même aqquel le saint évéqua s'adressa en 356 pour lui découvrir les agitations de son âme, et apprendre de lui quel ffsnre de vie il devait embrasser. Augustip lui avait voué une grande reconnaissance, et il se ni

un devoir de répondre aux di^^^l^ 4^? ^^ saint personnage lui avait proposées, w?^-

plicien venait de succéder à saint ^^j'^'f sur le siège de Milan , quand le grand éy^-

ue d*Uippone lui fit hommage de son traite, est divisé en deux livres. »»»« '^,,ÇT

ier, il raisonne sur deux passages de i,iH>|~ tre aux Romains , à propos de ce V^ ^. éprit, dans le chap. vu, de l'homme <l^\^^\ 90US sa loi, n'accomplit pas eepepdanl w»»

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DimMMNAIRE M PÀTIOLOOIB.

ce qne la loi eoromande, et dans le chap. »,

Sui Imite simultanément de ]a vocation de acob çt de la rénrobation d'Ësaii. Ces deux 1>assages lui donnept lieu d'établir fortement a nécessité de la grAce pour toutes les bonnes œuvres « et même pour le coromencemenl de la foi , et de montrer que la voealion qui vient de Dieu est un don purement gratuit. — Le second contient la solution de quelques difficultés tirées de TAneien Testament : 8ur IVsprit qui posséda Baiil , sur le repentir que Dieu éprouva de l'avoir établi roi ; sur Phistoire de la pythonisse qui lui fit appar(|ltre l*ombre de satnuel'; sur le sens de cette parole, où il est dit que David s'assit devant le Seigneur; sur la mort du fils de la veuve de Sarepta, et sur l'esprit d'aveuglement qui s'empara du roi Achab dans les derniers jours de* sa royauté.

Huit questions ds Dulcittus (en %22). -—Un tribun » nommé Dulcitius , le même que les empereurs avaient chargé de faire exécuter en Afrique leurs décrets contre les donatistes, avait écrit h saint Augustin pour lui soumettre huit diRicultés, auxquelles le saint docteur avait déjk répondu dans ses écrits précédents. Aussi se contenta-l-il de lui envoyer les solutions extraites de ses livres , ne's'appliquant qu'à éclaircir la cinquième , qui consistait à savoir comment Dieu avait

{m appeler David un homme selon son cœur, ui qui s'était rendu coupable de tant de forfaits. La réponse du pieux évèque est de la simplicité la plus naturelle et la plus parfaite : ce n*est point comme pécheur , mais comme pénitent que David est devenu un prince suivant le cœur de Dieu.

D$ la croyance des choses qu'on ne voit pmni. — Ce livre, que les docteurs de Louvain avaient mis au rang des livres supposés, et qu'I^rasme lui-même avait attribue à Hugues de Saint-Victor, a été restitué à saint Augustin avec d'autant plus de justice , que ce Père le cite lui-même dans sa lettre au comte Darius , qui est la 131' de sa collection. — Le dessein qu'il s'est proposé dans cet ouvrage , c'est de démontrer que , dans la religion chrétienne, on peut sans témérité croire des choses qui ne se voient pas, puisque tous les jours , parmi les hommes , on croit à la bienveillance et à l'amitié sans en rien voir. Mais de ce que l'on ne voit rien dans les mystères de la religion , s'ensuit-il que Ton croit sans preuves î Non , et le savant docteur explique bien positivement SruMl n'est pas une seule des vérités de la oi qui ne soit clairement démontrée. D'où ii conclut en exhortant les chrétiens à demeurer fermes dans la foi, sans se laisser séduire ni par les païens , ni par le$ juifs, ni par les nérétiques, ni par les mauvaiç catholiques , ennemis plus dangereux (}ue les païens, et d'autant plus h craindre gu ijls 56 rencontrent au sein même de I Eglise.

De la foi et du Symbole, — C'était pendant un synode que Ips évoques d'Afrique tenaient à Hippqne, en 39j, qu'Augustin, qui u'était encore que simple prêtre , fit , à leur prière, im discours sur le Symbole et sur la

foi. De ce disaours il fit pins tard uft Nvra qui est ainsi parvenu jusqu'à nous. 11 y eiplis

3ue tons les articles du Symbole, s^attachaal e préférence à faire ressortir victorieuse-^ ment les dogmes de la foi qui avaient éié les plus contestés par les hérétiques de son net de, el en particulier par les pianichéeni.

De la foi et dfê SÊunres. — Le but de ee li<« vre est de réfuter trois erreurs , et par là d'arriver à cette triple démonstration , sak voir ! 1* qu'il faut user de ia plus grande discrétion pour admettre les catéchumènes au baptême, parce que la discipline de TE* glise exige qu'elle ne souffre pas de pécheurs dans son sein; ^que les catéchumènes ont besoin de recevoir , avec les principes de la foi, les vraies règles de la vie chrétienne ; 3** que le baptême enfin devient inu<^ tile pour le salut sans ia conversion du cœur, e'est-à-dire , sans le changement d'une vie mauvaise en une vie meilleure et parfaite.

ÂÊanuel de la foi^.de Vespéremce et de la ehoF rite. — Un grand seigneur de Rome, nommé Laurent et frère de Dulcitius , avait témoigné le désir de posséder un petit livre qui contint l'abrégé de la religion chrétienne. C'est pour satisfaire à ce désir qu'Augustin ^ lui adressa ce Manuel , dans lequel il rapporte toute la religion aux trois vertus théologales de la ibi, de Tespéranee et de la char rite. £n effet, quand on sait tout ce que l'on doit croire, quand on attend tout ce que Ton doit espérer, quand on possède tout ee que l'on doit aimer , on sait tout ce que la religion comprend , tout ce qu'elle enseigne, tout ce qu'elle promet , tout ce qu'elle impose. Il explique ce que l'on doit croire, en suivant l'ordre du Symbole, ce qui lui donne lieu de rejeter toutes les erreurs contraires à la doctrine de l'Ëglise , sans en nommer les auteurs. Il démontre qu'un chrétien ne

6 eut espérer qu'en Dieu , et que l'Oraison 'ominicale lui indique tous les objets de son espérance ; .enfin ^ il prouve jusqu'à Tévidence qu'un chrétien ne doit aimer que Dieu, et ne rien aimer que pour Dieu , parce que l'amour de Dieu renferme en lui-même la charité universelle. Aussi ^ dit-il, guand, en parlant de quelqu'un , on demanae s'il est nomme de bien, on no s'informe pas de ce qu'il croit, mais de qu'il aime , parce qu'on est certain que celui qui aime ce que l'on doit aimer croit ce que l'on doit croire , et espère ce que Fon doit espérer.

Du combat chrétien, — Suivant saint Augustin lui-même, le livre du Combat chrétien est le troisième de ceux qu'il composa depuis son avènement à l'episcopat; ce qui nous permet de fixer sa date à rannée 396 ou 397, au plus tard. Il est écrit d'un style sio^lple et proportionné à l'intelligence des

So^ne^ à qi^i il l'adressait , et quil dticlarç ^i-^lêmé peu instruits (}e la laûgue latine. Le combat chrétien , c'est le coinbat contre je démon, notre adversaire naturel, le prince de toiites les cupidités et l'ennemi de toutes Tes vertus. Le seul moyen de le vaincre, jb'est donc de combattre toutes les cupidités, et de réduire notre corps en servitude. Or,

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DICTIONNAIRE Dfi PATROLOGIE.

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notre corps est esclaye quand il est soumis à l'esprit , et Tesprit est vainqueur quand il est soumis à Dieu , à gui toute créature est assuiettie, soit volontairement, soit par nécessité. Dans ce combat » Thomme est armé par la foi» et soutenu dans ses faiblesses par le secours des grftces que Jésus-Christ lui a méritées par sa mort. Ensuite, Texplication détaillée de chacun des articles du Symbole lui donne Toccasion de réfuter toutes les erreurs de son temps, et de les signaler à Tattention des chrétiens, afin qu'ils puissent les éviter.

Traité du caiéchisme (eu 400). •— Le traité du Catéchisme a été composé à la prière d'un diacre de Carthage, nommé Déogratias, qui s'était adressé à saint Augustin pour en obtenir une méthode qui lui facilitât l'enseignement des vérités de la foi. Le saint docteur le console des ennuis et des dégoûts que cette fonction lui faisait éprouver , et lui conseille de commencer ses instructions par l'histoire de la création , et d'aller de suite, en passant rapidement sur chaque détail, jusqu'aux temps de l'Ëglise présente. Il lui propose ensuite deux discours trèsbeaux, comme modèles des instructions à donner à ceux qui demandaient le baptême* Le premier renierme un précis des événements les plus remarquables depuis la création du monde jusqu'après la dispersion des apôtres ; le second revient sur le même sujet , mais avec bien plus de justesse encore et bien plus de précision.

Livre de la continence, — C'est à tort qu'Erasme avait attribué ce livre à Hugues de Saint- Victor, puisque, dans sa lettre au comte Darius, saint Augustin le reconnaît luimême pour son ouvrage , et que Possidius l'a rangé , sous le titre de Discours , dans le catalogue de ses Œuvres. Ce livre a pour texte le deuxième verset du psaume gxl : PonCf Domine f custodiam ori meo^ et oslium circumstantiœ labiis mets; ne déclines cor ineum in verba maliliœj ad excusandas excu^ sationes in peccatis, — rAprès avoir exposé son sujet et loué la continence , il entre de suite en matière en démontrant que le principal ou plutôt l'unique office de cette vertu doit être de réprimer les passions de l'Ame et du corps, et que, par conséquent, elle impose robtigation de se tenir sur ses gardes , afin que les délectations de la concupiscence ne l'emportent pas, dans l'ftme , sur les délectations de la sagesse. Il nous engage à ne pas compter sur nos propres forces pour la combattre; car si elle peut être attaquée par la loi, elle ne peut être vaincue que par la grâce. — 11 rapporte , pour les condamner, les différentes excuses que les pécheurs allèguent pour couvrir leurs fautes , et il démontre qu'entre tous les autres mécréants les manichéens ont excellé dans ce genre d'iniquité. {Il prouve contre eux que la révolte de la cnair contre l'esprit ne vient pàs d'un mélange chimérique de deux natures produites par deux principes contrai* rcs, mais de la révolte de notre nature soulevée par le péché contre elle-même, et que

la continence doit régler, en réprimant également les mouvements désordonnés de l'âme et du corps.

Du bien du mariage. — Le livre du bien du mariage a suivi de près celui de la continence^ et date de la même année. Le but du saint docteur a ,été de réfuter l'erreur de Jovinien, qui enseignait que la virginité n*avait pas plus de mérite que la chasteté coniugale. Pour montrer qu'on pouvait défendre la sainteté du mariage contre les manichéens, et en même temps proclamer l'excellence de la virginité, il publia deux livres qui portent ce double titre , et qui répondent successivement à ces deux erreurs. Il prouve qu'à plusieurs titres le mariage est honorable, et que non-seulement il est préférable à la fornication, mais encore qu il est bon par son institution même , et que son usage est exempt de tout péché , quoique pourtant la continence soit un état plus parfait. Dans les

Eremiers temps , il était nécessaire que les ommes se mariassent, parce que le Messie devait naître d'eux ; mais aujourd'hui celte nécessité ne subsiste plus, et le mariage semble destiné à devenir l'état particulier de ceux qui ne peuvent vivre dans la continence. Ce qui n empêche pas le mariage d'être une institution sainte, qui unit les hommes entre eux par les liens de la nature et de la parenté. Il réduit à quatre les avantages du mariage, savoir : la société des deux sej.es , le bon usage de la convoitise qui se trouve réglée , la procréation des enfants et la fidélité mutuelle des deux coi^'oints.

De la Virginité. — Si la continence est une vertu préférable au mariage, la virginité est une perfection que le Christ a élevée presque jusqu'à la dignité divine en choisissant une vierge pour mère, et en faisant pour ainsi dire participer toutes les vierçesqui l'ont imitée aux sublimas honneurs ae cette maternité. Ensuite il fait ressortir la différence qu'il y a entre consentir aux désirs honteux de la chair et ressentir des maux et des affections dans sa chair; c'est un crime de souifrir le premier, c'est une peine de subir le second, et cette peine bien supportée devient un mérite. Enfin il termine son livre en recommandant aux vierges d'aimer le Sauveur de tout le surplus de l'amour dont elles auraient aimé un mari, car il ne leur est pas permis de n'aimer que peu celui pour l'amour duquel elles ont renoncé à tout autre amour.

De la Viduité (en W4). — C'est pour le bien des veuves et pour leur instruction que le pieux évêque écrivit ce livre. Sans condamner les secondes noces , ni mto® toutes les suivantes, il montre que l'état de viduité doit être préféré à celui au mariage. Quoique ce soit un crime de se marier après avoir fait vœu de continence, néanmoins il regarde ces mariages comme validemenl contractés, et il condamne ceux qui les taxent d'adultères. Le reste du livre est rempli de pieuses instructions pour Julienne ei sa fille Démétriade, à qui il était adressé ; mais cependant, en réalité, le saint auteur

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ravail écrit pour tout le monde, afin ci*é- (eudro à un plus grand nombre le goi^t et la pratique du bien.

De$ mariages adultérins (M4). — Une qiiestien délicate à traiter et plus diflicile encore & décider, c'est de savoir s'il est permis à tin mari et à une femme de se remarier, «près divorce conclu pour cause de fornication, Pollentius, à qui ces livres sont adressés, soutenait que non-seulement il était permis à un mari de quitter sa femme adultère, mais aussi qu'il ne lui était pas défendu d'en épouser une autre. Saint Augustin, au contraire, soutenait que ni Tun ni l'autre n'est permis, et tous deux s'appuyaient sur le même passage de saint Matthieu : Dico auitm vobis quia quicunque dimiserit uxorem nisi ob forntcationemf et aliam duxerit^ nuB' chatur: et qui dimissam duxerit , mœchatur : et sur cet autre passage de saint Paul : lis ttutem qui matrimonio juncti sunt^ prœci" pioy non ego^ sed Dominus^ uxorem a viro non disceaere; quod si discesserit^ manere innupîam: mais, tout en invoquant l'autorité des mêmes textes, ils les expliquaient différemment. Saint Augustin s'étend beaucoup sur le sens qu'il donne à ces textes, et qui est le sens le plus catholique, en même temps qu'il est le sens le plus naturel, et il établit son opinion par plusieurs raisonnements

3ui, sans répondre précisément à toutes les ifficultés, indiquent cependant assez de vues pour les résoudre.

Du mensonge et contre le mensonge (&20). — Ces deux livres ont été composés à la

Srière de Consentius, qui, dans son ardeur réfuter les priscillianistest croyait qu'on pouvait se servir de leurs armes et user contre eux de leurs propres déguisements. Saint Augustin combat son zèle aveugle et le ramène facilement à la pratique de la vé^ rite. Après avoir défini le mensonge, il se pose cette question, savoir, s'il est jamais permis de mentir. 11 pèse les raisons de part et d'autre, et il distingue huit sortes de mensonges, qu'il condamne tous les uns après les autres, et il finit en déclarant le mensonge un péché. Plusieurs années après, faisant la revue de ses ouvrages, il trouva ce livre si obscur et si embarrassé, que, pour l'éclaircir, il résolut d'écrire de nouveau sur la même matière. C'est à cette résolution que nous devons son livre contre le mensonge. Le saint docteur y revient sur les mômes raisonnements, mais pour les mettre en relief et les faire ressortir davantage. 11 les applique à la question proposée par Consentius, et il décide qu'il n'est pas plus permis de réfuter le mensonge par le mensonge que de comtMittre le blasphème par le blasphème. Il explique les traits de l'Ancien Testament qui ressemblent à des mensonges, en les prenant au sens figuratif, et il me formellement que le Nouveau Testament donne un seul exemple de mensonge. La question, suivant lui, n'est pas de savoir si le mensonge peut être utile, mais s'il est un mal ; ^'ou il conclut qu'il n'est ^as n^ro^is de men-

tir ni pour sauver sa vie, ni pour assurer le salut éternel de son prochain.

Du travail des moines (kW). — Saint Augustin avait à peine fondé, en Afrique, la vie monacale, que cette institution se répandit aussitôt en plusieurs endroits de la province, et principalement à Carthage, où ils avaient plusieurs monastères dans lesquels ils ne menaient pas tous le même Senre de vie. Les uns, suivant le précepte e l'Apôtre, travaillaient de leurs mains pour vivre; les autres comptaient sur la charité des fidèles, et ne voulaient vivre qued'oblations. Ils se vantaient d'être |)lus évangéliques que les premiers, puisqu'ils accomplissaient à la lettre le précepte du Sauveur : Respicite volatilia ccb/î, quoniam non seruni neque metunt,,. Considerate lilin agri^ quo^ niam non laborant neque nent,,.. Saint Augustin loue les uns et blflme les autres, qu il condamne par le seul passage oik saint Paul recommande aux chrétiens de Thessalonique de manger leur pain en travaillant en silence, et par l'exemple même du grand apôtre, qui se félicitait de n'avoir mangé

Sratuitement le pain de personne, mais 'avoir travaillé de ses mains, pour n'être à charge à aucun de ses disciples. — Les moines s'excusaient en disant qu'ils vaquaient à la psalmodie, à la prière, à la lecture de la parole de Dieu ; mais Augustin, sans condamner ces œuvres, leur répondait que, puisqu'ils trouvaient bien le temps do manger, ils pouvaient aussi trouver le temps d'accomplir le précepte apostolique du travail, qui, bien loin d'exclure la pratique de la prière, s'en trouve presque toujours allégé. De la divination des démons (de <^06à i^il}. — Un grand nombre de chrétiens étaient étonnés, et plusieurs même scandalisés que les démons eussent pu faire des prédictions sans que Dieu en ait empêché 1 accomplissement. Saint Augustin les explique en les attribuant & l'intelligence de ces esprits, dont la perspicacité surpasse de beaucoup celle de notreâme; il ajoute que toutes ces prédictions avaient trait à des faits matériels et même k des faits humains qu'ils pouvaient prévoir; ce qui fait que leurs prédictions, si souvent fausses, ont pu se trouver vraies quelquefois ; et cette distinction suffit pour les iaire différer essentiellement de eelles des prophètes, qu'on n'a pu encore trouver en défaut.

Du soin des morts (tài). — Saint Paulin, évoque de Noie, avait écrit à saint Augustin pour lui demander son sentiment sur les sépultures accordées dans les églises dédiées aux reliques des saints martyrs. Le saint évoque, accablé d'affaires, fût longtemps à répondre; mais, au lieu d'une lettre il lui écrivit un livre, afin, dit-|l, de prolonger le plaisir de l'entretien. — Il témoigne, dans ce livre, que le corps peut fort bien se

Easser de sépulture, sans que l'flme eu suisse quelque dommage; mais que cependant le Heu de la sépulture du corps peut devenir pour l'Ame une occasion de mérites et de délivrance» parce que la présence des saintes

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MCTIONNAIRfi DE PATHOLOGIE.

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reliiiues des martjrs peut ranimer la foi, exciter la piété des ôfèles qui prient pour les morts» et faire de ces saints eux-mémejs des intercesseurs puissants auprès de Diei|- Il rapporte plusieurs histoires d'apparitions, mais sans en rien conclure, en quelque ordre., inoral qu*elles se soient accomplies.

De ta Patience. — Le livre âe la PcUiente a été contesté à saint Augustin, sous le prétexte qu'il n'en parle pas dans ses Rétracta- Hong ; mais il le cite dans ses lettres^ et en

i>articulier dans sa lettre au comte Darius, a 231* de sa collection. — C'est un traité plutôt dogmatique que moral, dans lequel le saint auteur distingue la patience qui est vertu de celle qui est souffrance; et il exhorte tous les chrétiens à cultiver de grand cœur ce sentiment de force surnaturelle qui nous fait supporter tous les maux présents pour l'amour ae Dieu et les récom-

f censés de Téternité ; sentiment dans lequel e libre arbitre n'entre pour rien, mais auquel, au contraire, la grâce de Dieu toute seule peut communiquer de 1 efficacité.

De tutilité du jeûne. — Il en est de même de ce discours, contesté comme le livre précédent; il est évidemment du saint docteur; ou ^ retrouve son esprit et son style, et Possidius le cite dans le catalogue de ses Œuvres. Le but du pieux pontife, dans cet opuscule, est de nous prouver que le jeûne, qui nous assimile aux anges, est absolument nécessaire pour dompter la chair. Sans la regarder précisément comme uâe ennemie de Tesprit, ainsi que le faisaient les manichéens, il convient cependant que ses révoltes sont une peine du péché, et que, par conséquent, il est bon quelquefois de la

S river des plaisirs permis, afin de la détacher avantage des plaisirs défendus. Diminuer les plaisirs de la chair, c'est augmenter leis joies de l'âme. Les païens jeûnent, les juifs jeûnent; les hérétiques jeûnent, les chré* tiens jeûnent : quelle différence y a-i-il donc dans une pénitence qui semble la même pour tous? Le saint docteur Tcxplique par un seul mot de l'Evangile : Vade pritu reconr ciliari.

Le discours de In ruiné de Rothe est le troisième de ceux que le saint docteur composa sur ee sujet. 11 y témoigne que la nouvelle de ees maux tira bien des gémissements qe son eeeur et lui fiti^^ainire bien des larmes ; mais il remarque, en même temps, que ces catastrophes sem toujours une suite et une punilien de nos péchés^ Cependant il ne doute paaqiieRome ne renferm/lt pl«s de einquante justes, puisque Dieu ne la traita pas comme flodôme, et qu'après le passage ae sa colère^ elle peut encore se relever de ses ruines. 11 rappelle un fait merveiîleut qui s'était passé a Gonslantinople, et qui montre comment un peuple menacé des châtiments de Dieu peut sauver 9a ville et ses foyers par la ferveur de sa pénitence.

De la CM de Dieu (^26). — Ici nous entrons dans un autre ordre d'idées, nous abordons un autre genre d'ouvrages; nous Mrtuos doa éofliaioea du dogme et de la

morale, qui contiennent, en çermë, toutes les racines de la foi et de la piélé, pour pénétrer franchement dans les régions de la controverse et de la polémique, où tous ces principes sont vigoureusement défendus contre les attaques incessantes de leurs adversaires. Sans contredit, le plus beau, lo plus complet de ces livres, celui dont Tintérét a Survécu tout entier à la chaleur des controverses, c'est la Cité de Dieu.

Lofsau*en k\Ù Rome fut prise par Alaric, et que fà plus belle partie du monde civilisé fut en proie à la rapacité des barbares» de toutes parts il s'éleva des clameurs contre la religion. Le reste des païens et des philosophes se prit à dire que depuis rétablissement du christianisme le monde était de plus en plus livré à d'effroyables calamités. Saint Augustin entreprit alors de démontrer combien, même lorsqu'elle est éclairée par la plus pure philosophie, l'idolâtrie est ion puissante à donner aux hommes le bonheur? Cet ouvrage est divisé en vingt-deux livres. Les cinq premiers sont consacrés à réfuter ceux qui soutiennent que le culte de plusieurs divinités est nécessaire au bien du inonde, et que tous les malheurs dont Tunivers gëmif ne sont arrivés ^ue parce que ce culte a été interdit; chose imfiossible, puisque ces calamités ont été également partagées par les païens et par les chrétiensi et que les femmes chrétiennes n'ont pas été

Ï^lus k l'abri de la brutalité du soldat que les émmes des païens. — Les cinq livres suivants combattent l'erreur de ceux qui, tout en demeurant d'accord que les mêmes calamités sont arrivées dans tous les t^mps, ne veulent pas cependant qu'on en puisse rien conclure contre le pagiinisme, dont le culte peut être très^-utile même pour le bonheur d'une autre vie. Ces dix premiers livres, qui ont pour but de réful^^r les objections chimériques des païens, forment la première partie de cet ouvrage; mais le saint docteur, craignant qu'on ne lui reprochAt de n'oser mettre en contraste les dogmes catholiques avec les folles supei*8titions du paganisme, emploie la dernière partie de son traité à établir la doctrine et les sentiments de l'Eglise.

La seconde partie contient douze livres : quatre sont consacrés à constater la naisaande des deux cité^, èelle de Dieu él celle du inonde; diverses dans \e\xt origint», diverses dans leurs habitants, dont l'une, établie par les anges, a précédé immédiatement l'autre créée pour l'usage dé l'homme; et ces deu» créations étalent boflhes. Et ^idi^ Deui ijuod ofimia eneni fxtlde bona. S n y a eu, parmi les anges, des bôtisetdes ftanvais, celte différence ne peut être attribuée k leur nature, mais i leur tolartte; comme aussi, si l'homme n'a pés pers^évére dans le bien, ce n'est pas par défaut de nature, mais parce qde des le cothmeiicemetit sa volonté a été pervertie et Viciée par '® démon; c'est sa désobéissance qui a engendré la mon, et la niort, comttie tcms les Baux (pi h préoôdeut ei qtd M W^f^^

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n>$t que ]a peine iDfligée par Dieu à la nature de rhomrae corrompuô par le péché.

De cette sorte, la différence etitre les deux cilés est palpable pour quiconque sait apprécier les cnoses, juger du iuste et de !*injusle, et sépart^r le crime de la vertu. — Les (juatre lirres suivants constatent les progrès de ces deux cités. La cité de Dieu, c'est donc la cité des bons; dans le ciel) la «site des anges et des élus; dans TËglise, la cité des prédestinés et des saints. La cité du monde, c'est la cité des tnéchants. Celle-ci, personniflée par Cain, qui bâtit et devint citoyen de la terris; cellë-Ià, personnifiée dans Abel, qui ne bâtit point, parce qu'il était citoyen du ciel. 11 fait ressortir ta même différence, aptes lô déluge, dans la diversité de ctoyatico et de conduite observée par les enfants de Noô, et il la retrace surtout à gratids tl*aits dans l'histoire du peu-

1)le juif sépare, par sa croyance, dé toutes es nations de la terre ôt appelé à former le noyau de TEslise oui devait recruter ses citoyens parmi toutes les nations. Comme toute chose a sa naissance et ses progrès, toute chose doit également avoir sa fin ; or la On de ces deux cités ici-bas, c'est le commencement des deux élei^hités précédées de deut mOKs, de deux résurrections et de deux Jugements, ce qui donne lieu au saint docteur de traitet du ciel et de Tenfer, de justifier la peine de l'un et d*exquisser une peinture merveilleuse des grandes récom* penses de l'autre.

Rien d'admirable comme Texplication cm'il donne de la cité céleste, c'est-à-dire de r£-

Î;Use de Bieti, qui subsiste là-haut dans oute sa gloire, mais dont aiielques fragteents se trouvent cependant aisposés parmi la cité de la terre. C'est l'opposition continuelle de l'amour des choses de ce monde avec l'amour des choses divines, et leur combat commencé depuis là chute des an

fes et se renouvelant sans cesse au sein de humanité. Presque toute la doctrine de saint Augustin se retrouve dans ce livre, qui est, sans aucun doute, le plus magniuque tableau de la religioh chrétienne. Elle y est présentée, comme dans tous ses écrits, avec une donceur pénétrante. Il semble toujours appeler les hommes au bonheur et à la plé-^ nUude de l'âme, non pas seulement pour l'éternité, mais même pour la vie présente ; et il parlait d'après son expérience personnelle, poisflue, plein de passions et de scrupules, il n avait pu trouver de calme et de repos que dans Cet asile. En effet, où le cœur de rh')itime peut-il se reposer mieux que ànr le cœur de Dieu?

Traité in héréêieê. — SI le plus grand devoir d'un docteur catholique est de défendre et de venger, contre les attaques de l'hértsie, les vérités de la foi qu'il a expliquées par sa parole et corroborées par l'action pMtiquede sa vie, assurément personne ne mérite mieux le titre de docteur que saint Augustin, parce que personne n'a accompli cette mission sublime avec plus d'Éiabilelé A de bonheur. Aussi saint 2ér6jne ne bt*

lance-t-il pas à le placer à la tête de tous les Pères de t'Eslise. Courage I lui écrit-il dans une de ses lettres, l'univers catholique vous contemple, et tous les chrétiens vous vén^ rent comme le restaurateur intrépide de l'antique foi de Jésus-Christ. — L'ouvrage que nous venons d'analyser ne pouvait nous suggérer ces réQéxi(jns, puisqu'il est tout entier écrit contre les païens ; mais elles se trouvent ici à leur place naturelle, c*est-à« dire en tète des livres que Tinfatigablo docteur a écrits contre les ioQdèles et les héréliaues. — Le premier de ces livres est celui écrit en 528, à la prière du diacre Quodvultdeus , à qui il est dédié, sous le litre de Traité des hérésies.

Ce livre devait avoir deux parties : la pre-

E' nère destinée à taire connaitre toutes les érésies qui s'étaient élevées contre la foi depuis la prédication de Jésus-Christ jus-

3u au temps du saint docteur ; el la seconde avait exposer toutes les erréuhs dé doctrine qui peuvent constituer une hérésie, et invoquer en même temps des règles infaillibles pour les reconnaître et s'en garantir. Cette dernière partie, évidemment Ta plus difQcile à résoudre» ne le fut jamais i saint Augustin fut prévenu par la mort avant d'avoir pu la commencer. Il ne nous reste donc que la )>remière partie, qui ^ bien loin d'être uti traité, n*e6t tout au plus qu'un catalo;,ue fort succinct contenant le nom des différentes sectes hérétiques, et exposant leurs brincipales erreufsi il Commence à Simon le Magicien, poui* fldir à Pelage, et il renfertfië en tout quatre-vingt-huit hérésies.

Traité tontre les jnifs. — On ne sait point l'époqne où fut écrit lé traité cotiif ë les juifs, eue l'on retroute dans quelques anciennes éditions sous le titre de Discours snr Vlntat^ muion. Nous aimons tniéui celui qui a t)rëvalu depuia Tëdition dés Bénédictins, et sous lequel nous le t'epfoduison^, pëiâquë le diseouts est eonsAcré tout ehtier k coiitàincre les juifs de ieurlnadélité, par lé témoignage méitoe des livres sacrés qtii contiennent tous les dogmes de leur cft)yance. Il déploie sous leurs yëul les pactes ûé l'Ancien Testament, et leur nionire l'acconiolissement clair et incontestable des pfophétiès qui annoncent

Ïi naissance» là vie, la passion, là oiort de ésus-Christ, et toutes les oonséquetiees de se grand événement» c'est-à-dire la réprobation desjuifSf la vocation des gentils, l'abolition de la loi, des cérémonies et des sacriûees mosaïques, qui devaient être remplacés par une loi plus parfaite, par des cérémonies plus augustes et par un sacrifice d'un mérite immense, infini, par le sacrifice d'un Dieu. De Vutitité de la foi. ^ Le premier des eavrages (|ue saint Augustin composa après son élévation au sacerdoce^ c'est le livre de Vutilitéde la foi. il l'adresse h son ami Uduorat, pour le désabuser des erreurs des Ma* nichéens, dans lesquelles il était engagé lui* même. Il lui fait voir la différence qu'il y a entre un hérésiarque el un homme qui s'est laissé surprendre a Terreur. 11 justifie d'abord

l'Anciea Xesti&wat, ra^MaHiuil quai pour

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rhîstoire, la morale et Tallégorie, il est entièrement d'accord avec le nouveau, et, que l'Eglise donne à l'un et l'autre un sens que les manichéens ne peuvent condamner. Il sape entièrement leurs principes, en affirmant qu'il est nécessaire de croire avant de savoir, comme on croit à la rhétorique et à la philosophie avant d'avoir acquis les premières notions de ces deux sciences ; comme les enfants croient à la religion avant que ses dogmes leur aient#6lé expliqués. Plus tard, la raison nous fait comprendre les choses que l'autorité nous a fait croire. Il faut donc croire d'abord, pour rechercher la religi'on, car si l'en ne croyait pas qu'il y en eût une, pourquoi la chercher ? Et si on la recherche, pourquoi vouloir la trouver ailleurs que dans les livres sacrés qui en contiennent les dogmes, et dont l'Eglise seule possède le sens et peut nous donner l'intelligence ?

Livre des deux àmei, — Après ce premier livre, qui sape l'hérésie des manichéens dans son principal fondement, c'est-à-dire la négalion de toute autorité en matière de foi, saint Augustin écrivit le livre des deux dmes^ pour combattre la plus grossière de leurs erreurs, qui consistait à soutenir qu'il y avait deux âmes dans l'homme : une bonne, de substance divine, et principe de tout le bien qui se fait en nous ; une autre mauvaise, de la nature des ténèbres et sortie de la chair, source de toutes les concupiscences et de tous les mouvements déréglés qui nous portent au mal , et nous le font accomplir. Or, le saint docteur s'applique à prouver» dans ce livre, deux choses : d'abord, crue TAme, étant esprit et vie, est beaucoup plus parfaite que la lumière corporelle que les manichéens attribuaient à Dieu; ensuite, qu'il n'y a ni nature, ni substance originellement mauvaise, mais que dans toute substance et dans toute nature le mal ne vient que de l'abus de la liberté. A propos de la liberté, la plupart des commentateurs ont remarqué que dans ce livre le saint docteur accordait tellement au libre arbitre, que certains passages pouvaient peut-être porter quelque atteinte à la doctrine de la grftce et à la croyance du péché originel.

Contre Fortunat (en 392).— -Il y avait en ce temps-là dans la ville d'Hippone un prêtre nommé Fortunat , fameux manichéen , qui avait séduit déjà plusieurs habitants. Les catholiques engagèrent saint Augustin à entrer en conférence avec lui. l^es notaires furent choisis de part et d'autre pour tenir acte de la conférence, et c'est cet écrit, conservé parmi les œuvres du saint docteur, Îui forme le sujet de ce livre. La dispute ne ura aue deux jours, et la question agitée fut celle de la nature et de l'origine du mal. Saint Augustin soutient que le mal ne vient que du mauvais usage du libre arbitre ; le manichéen, au contraire, prétend que le mal provient du mauvais principe, aussi éternel que Dieu. — Le premier jour de la conférence, le manichéen se défendit assez b^ep ^ Qiai^ le lendemain^ n'ayant pu répon^

dre aux objections d'Augustin, il se retira d'Hippone tout couvert de confusion.

Contre Adimante (394). — Deux ans plus tard, après une lecture rapide de quelques œuvres d' Adimante, qui avait été disciple de Manès, Augustin entreprit de mettre en rap-

Sort et d'accorder entre eux les endroits e l'Ancien et du Nouveau Testament dans lesquels cet hérétique s'était appliqué à découvrir de la contradiction. Mais après avoir réfuté le disciple, il s'attaqua au mattre, et publia contre Manès lui-même un livre en réponse à sa lettre du fondement. II combat les mensonges de cet hérésiarque, et il établit en même temps les motifs qui le tiennent attaché à la foi de l'Eglise; savoir, le consentement unanime des peuples, Tautorité fondée sur les miracles, soutenue par l'espérance , perfectionnée par la charité, confirmée par les siècles et la succession des évêques depuis saint Pierre jusqu'à nous ; et enfin le nom d'Eglise catholique, qui est tellement propre à la véritable Eglise, qu'aucun des hérétiques n'a jamais osé rappliquer aux lieux de leurs assemblées. Il recense ensuite les principes contenus dans la lettre de Manès, et il démontre que non-seulement cet hérésiarque ne prouve pas ce qu'il avance, mais qu'il est presque

{mrtout en contradiction avec la raison et e bon sens.

Contre Faust e (en 400).— De tous les ouvrages que saint Augustin a écrits contre les manichéens, le plus considérable est son traité contre Fauste, traité divisé en trentetrois livres qui contiennent le fond de trentetrois disputes ou conférences. Ces livres sont plus ou moins longs, suivant que ceux de Fauste lui fournissaient plus ou moins de matière. Ils sont tous consacrés à réfuter les erreurs et à anathématiser les blasphèmes et les imi^iétés de cet hérésiarque, un des plus subtils, des plus rusés, et, parlant, des plus dangereux que la secte ail produits. Aussi, quoique né oe basse extraction, son parti avait-il fait un évèque de cet Africain, à qui la ville de Milève avait donné le jour. A force d'avoir lu quelques discours de Cicéron, quelques passages de Sénèque, quelques vers des poètes et les livres de la secte les mieu'X écrits en latin, il s'était acquis une facilité d'expression qm faisait briller son discours et le rendait d'autant plus séducteur. Saint Augustin

Il le fit avec celte force et cette solidité que son génie tout seul savait apporter en ai"^ à la parole de Dieu et à l'interprétation des Ecritures

Contre' Félix (404).— Félix, un des do^ teurs, ou pour parler le langage des manichéens, un des élus de la secte, étant ^J"" • Hippone pour y semer ses erreurs, témoigna le désir d'entrer en cenfërenceavecsaiiv Augustin. L'ardent évêque n'eut garde w refuser la dispute ; il se mit en communication avec Félix , et la discussion com-

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DICTIONNAIRE DE PATROLOGIB.

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ineDça le jour même que celui-ci avait proposé. Quoiqu'il y ait eu trois conférences tenues, il ne nous reste aujourd'hui que la matière des deux dernières, parce oue ce sont les seules dont les actes aient été rédigés par écrit. Au bonheur ordinaire d'assurer le triomphe de la vérité par la logique de ses raisonnements, le saint évoque é()rouya la consolation de pouvoir ajouter le bonheur d'une conversion : Félix , convaincu, reconnut son erreur, auathématisa Manicbée et poussa l'humilité jusqu'à s'anathématiser lui-même; c'est avec une joie que tout cœur catholique peut comprendre, que le pieux évéque le reçut au sein de l'Eglise.

Delà nature du bien (Mk). — Ce livre, com- )iosé la même année» a pour but d'établir une vérité que le saint docteur avait déjà souvent vengée contre les attaques incessantes des manichéens. Dieu, dit-il, est d*une nature immuable, bon par essence et principe de tout bien. Tous les êtres qu'il a créés, spirituels et corporels, sont également bons par nature ; ce qu'il y a de mal en eux ne vient que de l'erreur du libre arbitre et de la corruption de la volonté. Du reste, les manichéens tombent dans la faute reprochée à tous les impies dont parle l'Ecriture. Dir tentes malum himum et bonum malum.

Contre Secondin (en W)5). — Un nommé Secondin, Romain d origine, et qui n'avait parmi les manichéens que le rang d'auditeur, écrivit à l'évêque d'Hippooe une lettre pleine d'admiration pour son talent, de respect pour son caractère et d'amitié pour sa personne, ce qui pourtant ne l'empêchait

Sas de le plaindre de combattre la doctrine e Manichee , et de l'accuser de ne l'avoir abandonnée que par crainte et par ambition des honneurs temporels. — Sans descendre jusqu'à se justifier de ces imputations, le pieux docteur, dans sa réponse, rend compte, avec beaucoup de modestie, des motifs qui l'ont déterminé à abandonner Manès et ses erreurs. Ensuite il traite avec étendue la cause de l'Eglise, et renverse avec tant de force les principes de cette secte, que dans la suite il préiéra cet écrit à tous ceux qu'il avait publiés déjà sur le même sujet. 11 presse Secondin, et il le confond en lui prouvant que les manichéens se rendent coupables tous les jours de ce crime anathématisé par saint Paul , en accordant à la créature le culte souverain qui n'est dû qu'au Créateur.

Contre Vadversaire de la loi et des pro-phêtes (^20). — Vers l'an 420, il arriva qu'un livre sans nom d'auteur fut mis en vente dans la ville même de Cartha^e. Suivant rhabitudo des manichéens, la loi et les prophètes y étaient condamnés avec impiété, et l'Ancien et le Nouveau Testament accusés d'erreur, de contradiction et même de ridicule. Saint Augustin répondit par deux livres à l'auteur inconnu, qui semblait avoir ramassé partout ses arguments contre la foi. Dans le premier il venge rAncien Testament des ridicules interprétations de I héré-»

sie; et dans le second il démontre clairement, victorieusement, que les passages dn Nouveau Testament dont il abusait pour décrier l'Ancien, ne servaient au contraire qu'à corroborer la foi catholique et à justifier la doctrine de l'Eglise. 11 renvoie aux livres qu'il avait déjà composés contre les manichéens, pour la réfutation d'un autre écrit qui se trouvait joint au précédent, et dans lequel le même auteur prétendait que la chair n'avait pas été formée de Dieu. Du reste, ces deux livres sont cités dans le Catalogue de Possidius ; et Cassiodore en fait l'éloge, en témoignant que le saint docteur y a éclairci beaucoup de questions des livres sacrés.

Livre à Orose {M5). — Paul Orose, jeune prêtre espagnol, plein de zèle pour la foi, écrivit à saint Augustin pour en obtenir des enseignements et des conseils qui l'aidassent à combattre les erreurs répandues dans son pays. Comme ces erreurs étaient principalement celles de Priscillo et d'Origène, le saint évoque d'Hippone lui répond en réfutant les arguments de ces deux sectaires. Dans ce petit traité, il rejette les erreurs suivantes, qui consistaient à soutenir : l*" que l'âme est d'une nature divine; 2® que les tourments des démons et des damnés devaient avoir une fin; 3" que le règne de Jésus-Christ ne sera pas éternel; î* que les Ames et les anges sont purifiés en ce monde ; 5** que les astres sont animés; 6* que les anges sont sujets à la concupiscence et peuvent commettre des péchés. Et il démontre la vérité avec une force et une lucidité capables d'éclairer les plus aveugles et de convaincre les plus entêtés.

Contre un discours des ariens (M8). — Maintenant, nous sortons du manichéisme pour entrer dans l'arianisme; autre arène, et ce-

Eendant même genre de luttes et de comats. Les arguments apportés par ces deux sectes contre la foi de 1 Eglise ont tant d'affinité entre eux, que le saint docteur n'em- Eloie que les mêmes armes pour les comattre. Voilà pourquoi nous passerons rapidement sur les preuves, pour ne pas nous répéter trop souvent dans le cours de cette analyse.

Un discours arien avait été répandu dans Hippone ; quoique le saint évéque ne connût aucun partisan de cette secte dans sa ville épiscopale, il entreprit cependant de le réfuter, pour préserver les fidèles de ce nouveau souffle de l'esprit de mensonge. Toutes les nouvelles difficultés soulevées contre la divinité du Fils et du Saint-Esprit y sont combattues avec les arguments que nous avons rapportés ailleurs, mais reproduits ici avec plus de force et de concision que jamais.

Conférence avec Maximin (428). — Les Jletractations ne font aucune mention de cette conférence, ni des deux livres qu'Augustin écrivit contre Maximin, évéque arien; c'est qu'apparemment cette conférence et ces deux écrits sont postérieurs au livre des Rétractations. Mais Possidius eu parle dauf

BIGTIOMNAIRE DE PATROLOGIK.

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la Vie du saint docteur, et les cite dans le Catalogue de ses œnTres. La conférence se tint k Hippone en ^28 ; elle se passa en discours départ et d autre; mais comme Maxiinin avait péroré beaucoup plus longtemps que l'évêque catholique, et surtout avait

I)arléle dernier, il se vanta d*avoir remporté a victoire. Ce fut pour ai^aiser cette jactance que saint Augustin écrivit les deux livres à Maximiui dans lesquels il retrace les faits de la conférence, et s'applique surtout à réfuter les derniers arguments de cet imposteur»

De la Trinité (de MO à 416).— Le traité de la Trinité esi de tous les ouvrages du saint docteur celui à la composition duquel il consacra le plus d'années. Ainsi qu'il Tavoue dans une lettre à Aurélius, il était encore jeune quand il Tentreprit, et, au moment de sa publication» il avait eu le temps déjà de devenir un vieillard. Commencé en 400, il ne fut tini qu'en 416 ; mais dans ce long intervalle il lut interrompu bien souvent,

{tour courir aux armes et soutenir contre 'hérésie les saintes luttes de la foi. Le traité de la Trinité est plutôt un traité dogmatique sur ce mystère, le plus profond des mystères de la religion, gu'un livre de polémique contre les hérétiques et leurs erreurs. Il ne s'attache pas tant à réfuter leurs arguments et à établir le dogme de l'Eglise, qu'à produire des raisonnements subtils sur les différentes manières d'expliquer et de faire comprendre ce mystère. Les questions les plus variées, les diflScultés les plus ardues, y sont abordées avec ordre et résolues avec une force de logiaue ineomparable.

Le premier livre établit^ sur le témoignage des Ecritures, l'éaalité entre les trois personnes divines et l'unité dans la Trinité ; en JustiGant, par une interprétation catholique des saints livres, l'égalité du Fils, contre les objections des hérétiques et des impies. — Le second livre démontre que^ quoique l'Ëcriture attribue au Fils e^ au Saint-Esprit certains offices qu'elle n'attribue pas au Père, cela ne prouve nullement qu'il y ait entre [ux différence de nature» mais seulement lifférencedepersonnalité.— Dansletroisième ivre,ii examine si Dieu, dans ses apparitions fensibles, a fer&é des créatures, pour se faire connattre par elles aux hommes, ou si çiss apparitions se sont faites par le ministère des anges, qui se seraient servis d'uù corps pour opérer ces manifestations. Contrairement aux opinions émises par tous les Pères ses prédécesseurs, il se range à cette dernière supposition. — Le quatrième livre explique la mission du Fils de Dieu ; quoique envoyé, il n'est pas inférieur à son Père, pas plus que Je Saint-Esprit n'est inférieur aux deux autres personnes, parce qu'il a été député par le Père et le Fils. — Le cinquième

E'iute les sophismes des hérétiques contre mystère de la Trinité. — Dans le sixième, Saint docteur examine en quel sens le Fils ^t appelé la êagesse et la puissance du Pèref •| le Père est sage par lui-iné^ne, ou bien, i*il eat seulemenl le Père de la aagesseï -—

Da^is le septième, il décide la qdesHon posée au livre précédent, en faisant voir que le Père n'est pas seulement père do la puissance et de la sagesse, mais qu'il possède en lui-même ces deux attributs, également communs aux deux antres personnes qui forment avec lui la Trinité. — Dans le huitième livre, après avoir montré que les trois personnes ensemble ne sont pas plus grandes

au'une seule, il entre dans la seconde partie e son sujet, en exhortant les hommes à s'élever à la connaissance de Dieu par la charité. — Le neuvième livre nous montre dans l'homme l'image de la Trinité; Il a été fait à la ressemblance de Dleui avec un esprit, une connaissance de soi-même et un amour par lequel il s'aiine naturellement, sans élude et sans effort. — Le dixième livre reproduit le môme phénomène dans l'intelligence» la mémoire et la voloblé» — Le onzième et les suivants jusqu*au çiuinzième, recherchent et poursuivent eëtte image dans l'homme extérieur et dans le sens intérieur, dans la sagesse et dans la seience. — Enfin, dans le quinzième» le saint docteur conclut ^ue, bien que nous voyions partout des images de la Trinité, nous ne pouvons Tapercevoir ici « bas qu'ekt figure et en énigme, et que c'est datts l'autt^e vie seulement que nous la contemplerons dans les proportions immuables et infinies de son éternité.

Des écrits contrt les dùnûiiêiês. — Jusquelà» quelques efforts que le sAint docteur se soit imposés pour défbtidrë la doctrine de l'Eglise contre les impiétés de Mdnichée ôt d*Ariusi on peut dire que ces efforts ne sont rien en comparaison du Éèle hutDdin, doux, conciliant^ mais eii même temps ardent et infatigable qu'il déptoja pour rerbe*tier les donatistes à Tuôilé de la cottiuiuaioa chrétienne. Environ quarante trois ans avant la naissance du saint évéqUé, et quelque temps après la persécution dé Dioctétien^ leur hérésie se fbrma d*yn accès de zèle qui plus tard la rendit la plus intolérante de toutes les sectes, lis prétendai^lit qtle tous les évoques qui s'étaient montrés faibles dans 1(1 perséoutioh ataient perdu leurs pouvoirs, qu'ils n'avaient pu^ dqauis, ni leseîercer, ni les communiquer; Ils regardaient tomme nuls les sacrements administrés par (ses évoques et par leurs successeurs; et, dans leur prétendue rigidité, ils condamftaietit TEglise pour avoir le droit de la persécuter, et ils s'abandonnaient à mille désordres. Augustin se livra avec ardeur au tratail de les ramener par ses livres, ses conférences, ses sermons, et asses souvent 11 fivait le bonheiH* d'y réussir. Plus jalotit d'éteiftdre le schisme par des mesures pacifiques que de s'acquérir la gloire dû triomphe par des victoires éclatantes, 11 chercha tous les moyens de douceur qui lai parurent pro* près à les rapprocher. Il engagea même les préfets à modiQer en lêUr faveur la rigueur des lois impériales, toutes les fois que Ja sécurité imblique n'y était pas intéressée. On to vit s adresser aux ^ua oonsidérttbles d*ei^

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tre eux, k leurs évoques •surtout, pour les uroenerà des discussions amicales, et les aller interpeller jusque dans leurs assemblées. • Au nom de Dieu, leur disait-il, cherchons ensemble el de bonne foi la vérité. — Gardez tos brebis, lui répondait souvent FévôqUe doualiste, et liissez-nous les nôtres. — t^orl bien, réplicjuait Augustin, voilà mes brebis et voici les vôtres, mais où est le troupeau de Jésus Christ? » Les donatistes, fedoiitant son éloquence, iiicidentaient 5u^ des règles d'éliqtietle* Augustin, guidé par l*esprit de charité, leur ôtaitce mojen illusoire, en s*éle- ▼ant au-dessus des formes canoniques, toutes Ips fois que Toccasion de conserver ou de rétablir Tunlté se présenta, soit en les mettant h l'écart, soit en suspendant ledr exercire. C'est ainsi qu'il (Il décréter par le concile de Carthage, en 401, que l*On pourrait admettre, dans leurs grades respectifs, ceux des ecclésiastiques donatistes qui voudraient se réunir, surtout lorsque celle condescendance tendrait è faciliter d'autres réunions. C'est ainsi que pour préliminaire & cette célèbre cotifêrehce de Carthage, il décida les évéques catholiques à proposer la cession de leurs sièges s'ils succombaient dans la dispute, et à recevoir les évéqUes donatistes en fiartaçe de leurs dignités et de leiir ininisère si ceut-cl triomphaient; et, dans le cas où les peuples témoigneraient de la répugnance a voir en même temps deux évéques ^ur un même siège, à donner Tùn et l'autre leur démissiotit eti faveur d*uû troisième qui serait élu canoniquement. « C*est pour le |)euple chrétien que nous sommes évêques, disait-il ; la dignité épiscopale nous sera bien plus bODorable si, en la quittant, nous réunissons le troupeau de Jésus-Christ^ que de le disperser en le conservant. Dans les causes impoi tantes» où il s'agit de détruire de grandes scissions et de faire cesser de grands scandales» il faut Savoir se relâcher d'une trop grande sévérité, et employer tous les remèdes que suggère la charité chrétienne.

Que les donatistes revierment à l'Eglise,

Ïu'ils soient prêtres, évoques pour la Uéfenre, comme ils l'avaient eié dans le schisme pour là combattre; bien loin d'en concevoir de la jalousie, au contraire nous les exhortons à venir, nous tes allons chercher dans jes rues, sur les chemins, par les haies, pour les ramener, et nous les embrassons ieadretnent lorsqû ils sont rentrés dans le bercail; qu'ils vienneht, et que la paix se fasse, voilà tout ce que nous demandons. »

Ce fut en publiant hautement ces grandes maximes d*ordre public et de charité chrétienne qu'Augustin contint dans le silence ceux de ses collègues dont la mesure proposée aurait pu révolter l'ambition; qu'il réprima les murmures de Certains catuoliques qui, peu instruits de ^esprit de l'Eglise, osaient le blâmer, et qu'il a mérité l'admiration de la postérité. — Plus de cinq ëents évéques, de part et d'autre, s'étaient rendus à Carthage. La conférence ouverte le 1" juin de l'année Mi dura trois iours, AuguatiOf l'orgaae des orthodoxesi démon*

tra l'universalité de la véritable Eglise que les donatistes prétendaient concentrer dans leur société. Plusieurs évêques rentrèrent dans le se n de l'unité avec leur troupeau de fidèles et de pasteurs; et l'on apprit ainsi, par la conduite de ce grand et saint pontife d'Hippone, quelle est la voie qu'il faut stiivre pour terminer heureusement les guerres religieuses.

Après ce coup d'œil rapide iefé sur Tensemble des travaux du saint docteur contre le schisme des donatistes, il nous sera plus facile d'aborder les détails, et il ne nous restera plus que peu de choses à dire de chaque ouvrage en iiarticulier. Cependant nous ne négligerons pas ranalyse du fond, mais nous nous efforcerons de caractériser les choses lé plus brièvement possible*

Psaume Abécédaire (en 392). — Le premier des ouvrages que le saint docteur publia contre les donatistes est le Psaume cAécedairtf ainsi appelé dans ses Rétractalionsi parce qu'il est divisé en plusieurs strophes, dont chacune commence par une lettre empruntée à l'ordre do Talphabet. C'est une espèce de cantique rimé, avec un refrain alternatif, et qui devait être chanté par le peuple. Comme ce psaume contehait toute Thistoire du schisme et la réfutation de chacune de ses erreurs, le saint auteur avait choisi ce genre simple et populaire, afin d'en graver plus profondément les vérités dans la mémoire des chrétiens. Ce psaume étaif précédé d'un prologue que nous n'avons plus, et suivi d'un épilogue qui nous rcstei et dans lequel 1*£glise, comme une mère, $'«dresse aux dona^ tistes pour les engager à rentrer dans son sein.

Contre la lettre à Parménien. — Avant les trois livres qu'il publia, eH réponseà la lettre do Parménien, évêque donatiste de Carthage, saint Augustin avoue qu'il avait déjià combattu leur secte dans plusieurs de ses écrits, pardestraités,pardes sermons, par des lettres que nous possédons encore, ei surtout par la réfutation du grand Donat, ane nous avons perdae. — Parménien avait écrit contre Ticonius, le premier qui avait fait schisme dans leur parti, une lettre dans laquelle il abusait de divers passages des Ecritures pour justifier les erreursdes donatistes. Saint Augustin, pressé par les instantes prières de ses frères, en entreprit la réfutation qu'il publia en trois livres, et dont le but est de prouver que les bons rte sont pas souillés par le commerce dçs méchants, en demeurant avec eux dans l'unité de la même Eglise et la participation des mêmes sacrements.

Le premier livre rappelle la lettre de Ticonius, que saint Augustin relève avec un éloge «fautant mieux mérité qu'elle contient

{in magnifique exposé de la doctrine cathoique, doctrine qu'il nVmbrassa cependant jamais tout entière, puisqu'il eut le malneur do persévérer dans le schisme jusqu'à sa mort. Le saint docteur fait, en même temps, bonne justice des injures et des récriminations de Parménien contre les chréûdûs, ea montraat ^ue c'est en tout droit

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DlCTIONNAïaE DE PATROLOGIE.

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et toute raison que les lois humaines prescrivent des châtiments contre le schisme et l'hérésie. — Dans le second livre, il répond aux objections des donatistes, cj^ui s'autorisaient de quelques passages dlsaie contraires à la communion avec les méchants, pour persévérer dans leur schisme; et c'est sans

f>eine qu'il les confond en leur rétorquant eurs propres arguments, et surtout en opposant leur conduite à leurs 'doctrines, puisqu'ils communiquaient avec Optât, qui ne s'était fait connaître chez eux que par ses crimes. Il démontre ensuite que tous les passages de l'Ecriture qui défendent la communication avec les méchants, ne doivent

vraie doit rester mêlée au bon grain jusqu'à ce que Jésus-Christ en fasse la séparation à la nn des siècles. Le reste du livre et le troisième tout entier sont consacrés à réfuter des objections du môme genre, et quelquefois absolument identiques, comme, par exemple, celle tirée de ce passage de Jérémie, et dont Parménien se prévalait plus que de toutes les autres : Quid palets ad trilicum? En effet, la comparaison entre la

fiaille et le blé est toute simple à établir. Is poussent dans le même champ, ils sont portés sur la même racine, ils sont foulés ensemble dans l'aire, et il ne sont séparés que dans le grenier, où le blé est séparé de la paille par le père de famille lui-même. La séparation des bons et des méchants ne doit donc s'accbmplir que dans Télernitéî

Du baptême (en bOO). — Saint ^Augustin, qui n'avait fait qu'aborder la question du baptême, dans ses livres contre Parménien,

Îr revient ici, dans un ouvrage spécial, pour a traiter avec plus d'exactitude et d'étendue. Ce traité est divisé en sept livres, qui semblent avoir été composés tout d'une haleine, et publiés vers l'an 400. 11 y répond à toutes les objections des donatistes contre la doctrine de f Eglise, Dt principalement à celles qu'ils tiraient des écrits et de la conduite de saint Cyprien.

Le dessein du premier livre est de montrer que le baptême peut être conféré; hors de la communion catholique, par les hérétiques et les schismatiques; cependant il exhorte les catholiques à ne pas le recevoir, parce qu'il ne peut servir à sauver ceux qui vivent dans le schisme et l'hérésie. Il fait le même raisonnement à l'égard de l'ordre, et il se fonde sur ce que Ton ne soumettait pas à une réordination ceux qui abandonnaient le schisme, mais qu'au contraire on les conservait dans leurs grades quand les besoins de l'Eglise le réclamaient. — Le second livre est consacré à démontrer que c'est en vain

Îue les donatistes s'appuient sur l'autorité e saint Cyprien. Dans une question où I Eglise n'avait encore rien décidé, le saint évêque pouvait bien avoir son sentiment personnel, qui, du reste, est plus favorable à la foi qu'à 1 erreur. Et d'ailleurs saint Cyprien

n*avait donné dans Vopinion d'un second baptême que sur la pratique d'Agrippin, son

Erédécesseur, et il croit qu'il ne l'avait emrassée que pour conserver la paix de l'Eglise, et garantir son union des aéchirements et de la scission d'un schisme.

Le troisième livre réfute le grand argument des donatistes, qui s'autorisent du concile de Carthage et de la lettre de saint Cyprien à Jubaïen pour réclamer la rebaplisation. L'examen de ces deux pièces sullit au saint docteur pour faire justice de leurs réclamations, puisque dans cette lettre, comme dans les séances du concile, le saint évêaue de Carthage permet à chacun de ses contreres d'avoir son opinion et d'émettre son avis sur la question, sans vouloir qu'on excommunie personne. La grande raison que saint Cyprien faisait valoir contre le baptême des hérétiques, c'est qu'un homme baptisé dans l'hérésie ne devient point k temple dei'Esprit-Saint. Mais saint Augustin, dans son quatrième livre, démontre clairement qu'il en est ainsi dans l'Eglise, où un pécheur baptisé ne devient le tennple de Dieu quà la condition d'abandonner son péché, et que, par conséquent, l'objection ne prouve rien contre le baptême. De tout cela le saint docteur conclut, dans ses quatre derniers livres, que Dieu confère le sacrement de sa grâce, même par les méchants, quoiqu'il ne communiqtie sa grâce que par lui-même ou oar les ministres qui appartiennent à la colombe) dont ils sont les membres. Il convient, avec saint Cyprien, que les hérétigues ne peuvent remettre les péchés ; mais il nie qu'ils ne puissent donner le baptême. Ce sacrement n'exige qu'un acte que chacun peut accomplir, tandis que l'autre se confère eu vertu a'un jugement exigé par la foi.

Contre les lettres de Pétilien. — Saint Augustin se trouvait à Cyrtbe ou ConstantiDe en Numidie, avec Fortunal, évêque catholique ie cette Eglise, lorsqu'on lui présenta une lettre que Pétilien, évêque donatiste de cette ville, venait d'écrire à ses prêtres. Ce Pétilien était un ancien avocat qui avait acquis une certaine célébrité dans le barreau, et qui poussait la vanité jusqu'à s'attribuer le nom de Paraclet^ qui lui avait été décerné par ses flatteurs. Augustin résolut de lui ré-

Sondre, et le fit par une lettre adressée aux dèles de son diocèse. Cette lettre forme le premier livre de sa réponse ; mais comme on ne lui avait communiqué d'abord qu'une partie de l'écrit de Pétilien, il se crut dans l'obligation d'ajouter un second livre au premier, aussitôt que l'autre partie lui fut connue. Pétilien les ayant lus y répondit par des injures et des calomnies, comme il arrive toujours quand la raison manque, ef c'est cette réplique du saint docteur qw forme son troisième livre, où il démontre avec raison l'inutilité des reproches P^^?" nels dans les questions de dogme. Dans oe pareilles discussions, en effet, l'autorité uo rhomme n'est rien, mais c'est la cause ae Dieu qui est tout. -.^

EpUre contre les donatistes, - A la «uiw

AUG

de cette triple réponse à Pétilien, Augustin écrivit aux catholiques de son diocèse une !ongue lettre qui porte ordinairement le titre de Livre de Vunité de VEglise ou EpUre c(mtre les donatistes. Laissant de côté toutes les discussions de fait, il n'emploie, pour établir la base et les fondements de la véritable Eglise, que Tautorité de TEcriture sainte. II rejette, en matière de controverse, toute autre interprétation que l'interprétation littérale, et il en conclut que la véritable Eglise doit être universelle et répandue par toute la terre; ce qui lui fournit des moyens faciles deréfbler les donatistes, qui abusaient des textes pour montrer que TEglise n'existait que chez eux.

Contre Cresconiui (en h09). — Vers Tan U)9, un grammairien donatiste, nommé Cresconius, ayant lu le premier livre en réponse à la lettre de Pétilien, y ât une ré- Ïlique qu'il adressa à Augustin lui-même. ;évéque d'Hippone lui répondit d'abord par trois livres ; mais, voyant ensuite que leur schisme entre Maximien et Primien était un argument suffisant pour répondre & tout, il composa le quatrième. 11 commence par justifier réloquence et la dialectique des calomnies de Cresconius, oui voulait les interdire aux chrétiens, et il démontre que ces deux

fkrties de Tart oratoire ne sont réellement craindre que pour ceux qui attaquent la vérité. « A quoi bon, dit-il, cette excuse? Vous ai-je contraint de réfuter mes (ouvrages? et, si vous les attaquez, ne puis-je employer ce que j'ai d'éloquence à les défendre? » C'est une question de liberté naturelle, dont il montre l'usage confirmé par Texemple dçs apôtres et de Jésus-Christ luimême.

De FutUté du baptême (en JhlO). — L'occasion se présenta de nouveau de lutter contre Pétilien, et le saint docteur le fit avec le même avantage. Ce fut au sujet d'un livre dans lequel cet évêque sehismatique prétendait démontrer que les donatistes seuls possédaient le pouvoir d'administrer le baptême. Quoiqu'il eût souvent traité la même matière, Augustin ne crut pas devoir se refuser h ce nouveau combat. Son arme fut un livre, et ce livre fut une victoire. Ce n'est pas que le saint docteur émette aucun argument nouveau sur cette Question, mais il rsjjeunit les raisons qu'il a aéjà données, en les présentant avec de nouvelles couleurs et sous un nouveau jour.

Conférences de Carthage (411). — Nous avons tracé l'historique de cette conférence dans l'aperçu préliminaire que nous avons placé en tête des écrits du saint docteur contre le schisme de Donatetdeses adhérents. 11 ne nous reste donc que peu de choses à en dire, et tout au plus à rendre un compte succinct et rapide de ce qui se passa dans chacune de ces conférences.

La première séance se tint à Carthage le 1" juin de Tannée Wl; les évêques donatistes s'y trouvèrent, au nombre de 278, et les évoques catholiques au nombre de 286.

Sur l'ordre de Marcellin, queTempereurHonorius avait chareé de présider èi cette assemblée, sept évoques lurent désignés, de S art et d'autre, pour prendre la parole et iscuter les questions, et sept autres évêques pour les assister et leur servir de conseil, puis enfin quatre évêques encore pour surveiller l'exactitude et la fidélii

fidélité des notaires ui devaient reproduire les discussions. 11 ùt arrêté que chacun signerait ce qu'il aurait dit, et que le tout serait communiqué au peuple. — La première conférence se passa en contestations personnelles sur la qualité des évêques ; la seconde fut consacrée à examiner les actes de la première, et le seul incident remarquable, c est que les donatistes ayant refusé de s'asseoir, les évêques catholiques résolurent de rester debout, et Harcellin lui-même, quoique représentant de l'empereur, fit enleyer son siège. Le 8 juin , jour de la troisième séance , après plusieurs contestations sur les qualités des demandeurs et des défendeurs, saint Augustin attaqua de suite la question à fond, en demandant aux évêques donatistes quelle était l'Eglise catholique? Ils se trouvèrent forcés d'avouer que c'était celle qui se trouvait répandue par toute la terre. Cet aveu sufBt pour les faire iuger, et dès cet instant leur cause fut perdue. La quatrième conférence ne contient que la sentence prononcée par Marcellin sur la discussion, sentence qu'il lut en présence des évêques assemblés pour déclarer les catholiques vainqueurs. — La conférence terminée, et le jugement du commissaire prononcé, Augustin se crut dans l'obligation de prémunir les laïques de bonne foi contre les séductions des évêques donatistes que la réunion de Carthage avait justement condamnés, puisqu'elle ne l'avait fait que sur des assertions produites par euxmêmes et confirmées par leur signature.

Discours au peuple de Césarée (418). — Quelques années après la conférence de Carthage, saint Augustin et plusieurs de ses confrères dans Tépiscopat se rencontrèrent à Césarée, avec Emérite, un des évêques donatistes qui, dans cette assemblée, s'était particulièrement signalé par la défense de son parti. Le saint docteur l'aborda sur la place

qu Jimerite accepta culte. Là, Augustin monta en chaire, fit au peuple l'historique de la conférence de Carthage, somma Emérite lui-même de rendre témoignage à la vérité.de s^s assertions, et résolut de nouveau tous les points contestés de la doctrine catholique, sans difficulté, sans contradiction. Deux jours plus tard, il se trouva de nouveau en face aEmérito; il lui reprocha son obstination à demeurerdans le schisme, puisqu'il ^n'avait pas même de raisons à faire valoir en sa faveur. Emérite balbutia quelques mots, qui ne firent que confirmer sa défaite et celle de son parti. Dans cette circonstance, le pieux évêque fut consolé de l'entêtement d'Emérite par la conversion d'un grand nombre de donatis^

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tes qui rentrèrent presque tous dans le sein ije l^glise.

Contre Gaud^nce (i20). —Gaudençe, évoque de Thamupde, qui avait été un des comoii.^çaires donatistes dans la conférence de Carthage, avait menacé de se brûler, lui et les siens, dan? son éjgjise» si Oulcjtius, tribun en Afrique, faisait pxécuter les ordres de rê^)pereur. l\ lui écrivit, à ce sujeU deiix lettres que cet oÇicier adressa à sair^i Augustin, pour le prier d'y r^PO^^p®- ^^ saint éyèquè se rejeta d'abord sur ses opciipatipnspoMr se dispenser d'y répondre ; mais a la iin, cependant, il publia' upe répliqua, en 4eux livres, dans laquelle ï\ réfute, l'une §près Vautre, toutes Içs qWectiQns contenues di^nç 1^ deux lettre§ de l év^q^ue sqhismatir que. C^ n est du reste, comme i\ en convient luirUilàipe, que la reproduction de tqus les aVguipont^ qu'il ava^t déjà fait valoir contre cefte secte et ses fauteurs. Le schisme d*ailleurs ^'affaiblissait de jour en jour, les conversions se multipliaient dans une proportion inn6p)brable, Augustin renonça ^ le cprubfittre plus longtemps et le laissa mourir de s^jjejle iport, Les deuit livres contre Çaudence furent le dernier coup qu'il lui port§ ; les besoins de l'Eglise l'appelaient ailfeups; unfiutre champ de bataille s'ouvrait h^W ^tivUé et à son courage; il n*eut sarde d'y faire défaut^ et, comme toujours, u combattit aux preipiers rangs,

ffes (crH$ çQntn les Pflqgien§ . -=• Augustin ^t^it encore ^u^ prises avec les donatistes, lorsque l'affaire la {i^lus importante que

MCTIONNAIBE QE PATROUMÏIS.

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^y4queS| l^s conciles, les paoes, tout le moude^en un u)ot, t^pt eU Orient qu'en Occident, tournèrent les yeu^ vers Augustin, comme vers celui qu on chçirpeait , par Sri suffrage cp'qaïpuo^ îJe la cause qe l'Eghse. U le consultait de tous côtés sur cette bé-i résie, dont il découvrit d'abord le venin, penclant qu'elle se cachait encore sous une apparence trompeuse et des termes enveloppés. » Il l'attaqua dans des sermons et dans des écrits avant qu'elle eût été condamnée, sans toutefois nommer les chefs, 4an§ re.sp4rftBPe de }es gagnep par Ja paodération d^ ses procédés. Mais quand Pelage but surpf is le concile de Diospolis par une çonfessiqn piintieuse*, quand ses disciples, vaincus en Afrique, eurent trouvé des protecteurs i^ Rome et iusque sur la chaire d^ saint Pierre, alors Augustin ne se contint plus, il appela tous ses collègues ^u Recours de la vérué, il les souleva contre Timpiété et le blasphème, et, après les avoir électrjsé;;

Sar son éloquence, jl devint le régulateur e tputes leurs déo^arphes, Tâme de tous leurs conciles, et Tbér^^iç eut affaire, ep lui, a un terrible jouteur qui ne lui laiss^^ d^ repos qu'après çju'il l'eut vaincue.

Pelage, auteur de cette nouveauté impie, ^tait ne dans la Grande-Bretagne, de parcots pauvres qui n'a^v^iènt pu faire aucuns frais

pour son instruction, Jl embrassa la profession uionastique, sans toutefois entrer dans les ordres, et demeura longtemps à Rome, où il acquit une grande réputation de vertu. Saint Paulin l'honorait de son amitié, pi Augustin lui-même lui accordait son pslime, Trois livres qu'il composa sur la Trinité, et un recueil de sentences morales einpruntées à rEcritur^ lui acquirent une renoramée scientifique qui le' perdit. Il entreprit de dogmatiser, et ta grâce devint le thèipe de toutes ses erreurs. Pu reste, ces nouveautés n'étaient pas de sop invention, elles avaient déjà cours en Orient, et Pelage lesamt apprises d'un nonjmé Rufin qui, trop adroit pour les enseigner lui-môme, s'était servi de l'autorité de ce moine pour les propager. 11 se fit bientôt des eartisans qui, avee lui, (jevinrent des diseiples zélés de l'erreur. A lettf tète il faut piaoepCélestiusy de raee prêter ienne, eunuaue de naissance , qui , après avoir exercé la profession d'avocat, s'était retiré dans un monastère. C'est là qu'il connut Pelage, embrassa sa doctrine et commenja avec lui à déclamer contre iê péebé originet. La grâce, le libre arbitre , la prédestination, devinrent le thème ordinaire de leurs discours. Le maître et le disciple avaient tous deui beaucoup d*esprit et de subtilité; mais Célestius possédait une liberté et une hardiesse qui assuraient à sa parole bien plus de succès. Ils prêchaient déjà depuis quelaue temps, lorsqu'à U prière du tribun Marcellin, le même qui avait présidé |a conférence de Carthage, Augustin résolut de les combattre ouvertement, et fit paraître son livre

/>t4 mérite des péchés et de leur rémission (418). — Cet ouvrage est divisé en trois livres. Le premier est consacré à réfùtev cette objection des pélagiens qui soutenaient qu'Adam serait mort quand même il n'aurait pas péché, et que sa postérité fie pouvait pas plus hériter de sa foute que de sa puoitioa. Augustin leur ferme la bouche d'ua seul mot, en leur ot^eotant la texte fôrmeil fie r^riture :

Pulvis es et in pulverem rttwrteris, Aprè^ des paroles aussi possitives, il est impossible (l'interpréter dans un sens purement spirituel la punition que Dieu infligea àrbomme à la suite de sa désobéi ^sanoe. 11 en résulte doncque la mort, bien loin d*être unenécessité de la nature, n'est qu'un» conséquenee du péûhé; conséquence dont Adam a posé le principe et qui éoit s'étendre sur toute sa postérité, jusqu'à sas derniers descendants; conséquence malheureuse, sans doute, puisqu'elle est le résultat d'une faute qpi ratombe également sur tous ; mais heureuse faute qui nous a vali^ \ous lesbénélicesdelagraca et de la r^deiQpHon : iftiioc culpa q^ i^^^ meruit habcfe r^^m^larsm* £u plfat, oo|is

n'avons hérité d'un seul bofuipe que '^Jr*^ !: 4'origiue ; et par la gr^pe que /(i§us-^^*! npus iÇODftmumque dans le bapt^pi^j f^ obtenons la rémission de celui-là al da IPM» les autres. -^ U traite ensuite de l'état ces enfants morts sans baptême, état de damnation, puisqu'ils seroiit éternelleipeDt pn^» de posséder Pie\i; mais, à part cptte soui-

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UCTIONSiAlRE 1» PATMLOG|Ep

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france rooralô, il n'ose affirmer qu'ilspuissent en éprouYor dans les sens, ce qui éttiblit une énorme (Jifférence entre leur position et celle des autres damnés.

Les pélagiens soutenaient que le libre arrbitre seul suffisait pour ne pas pécher. S'il «0 est ainsi y leur répond le saint docteur» c*est donc à tort que nous demapdons à Dieu qu il ne nous laisse point succomber à la tentation. — Il aborde ensuite la matière du second livre, qu*il réduit à ces quatre

Suestions ; Sans doute, l'homme, en vertu e son libre arbitre, peut, à toute force, vivre sans péché, surtout quanid ce libre arbitre est soutenu parla grâce de lésus-Christ; cependant on peut affirmer qu'il n^est aucun homme dont la vie soit absolument exempte de faute, parce qu il p'est aucun homme qui connaisse tout ce qui est biep et qui Taccompliss^ ; qui comprenne tout ce qui est mal et qvii soit assez constamment sur ses gardes popr l'éviter. Le seul qui ait été, qui soit, et qui sera toujours exempt de faute, c'est Jésus-Christ, celui qui a racheté nos fautes; mais celui-là n'est pas seulement un homme, U est aussi un Dieu I — Ce ne fut qu'abrès coup aue saint Augustin ajouta un troisième livre aux dpux premiers. Ayant trouvé, par hasard, les notes que Pelage avait écrites sur les Epttrès de $aint Paul, il y remarqua de nouveaux arguments auxquels il se crut ç\Aigfi de répondre, afin de prouver la transmission des fautes. Inexistence dii péché orginel et ses conséquences invariables, qui se révèlent dans toutes les ^mes parles peines^ les douleurs et la mort que leur upion avec )e corps les force de subir. Mais comme tous meurent en Adam, tous peuvent revivrp en Jésus^hrist parle baptême; d'oi!i il conclut que si c'est un devoir de prêter secours aux pupilles et aux orphelins, c'est un devoir bien plus gfanci de procurer aux enfants la gr&ce du baptême qu'ils ne peuvent demander.

D$ r esprit et de ta lettre (ïU). — Marcellin, à qui l'ouvrage précédent avait ét^ adressé, surpris d'y lire que, Quoique par la toute-puissance dfe la grâce, 1 homme pC|t vivre sans péché, cependant on ne pouvait citt^r que Jésus-Christ comme exemple d'une vie aussi pure et aussi parfaite, en écrivit à saint Augustin pour avoir une explication. Le saint évèque se hAta de la lui donner dans un nouvel ouvrage qu'il intitula : De Feeprit et de la lettre^ en prenant pour texte ce passage de saint Paul : Liltera occidit^ tpirittis autem vivificat. Ce fut «avec empressèment que le saint docteur saisit l'occasion de discuter avec les pélagiens la grande question de l'efficacité de la grâce ; et, pour rétablir, il s'applique à démontrer crue le secours qui nous aivie à accomplir ici-bas le bien et la justice, ne nous vient pas seulement de la sainteté des préceptes que la loi de Dieu nous impose, mais de la force et de l'élan que l'esprit de gr&ce imprime à notre volonté, sans laquelle, après toul, il nous est impossible a espérer aucuu bien. C'est daps ce sens qu'il est écrit que la lettre tue.

parce qu'elle présente loua. les Mdaoi^ages nécessaires pour constater la prévarication des coupables, et aucun pour établir la justification des impies. |1 concli|t son livre en achevant de montrer, ^ la fin, la question qu'il av^it abordée dès )0 pommenoeraent, savoir, qu'une chose peut ^tra possible, quoiqu'il n'y en ait point d'e^^InplP^ puisque, avec la grâce de Djeu. tqut ejt ()OSsiblQ au chrétien, pêipe la jusiiee parfaUe. qui qe s'est jamais trouvée qu'en lésus-^hrist* Pe la nature et de la grâce (^15). — Deux jeunes religieux» séduits d*abord par tes erreurs de Pelage, mais détrompés par saint Augustin» lui adressèrent un livre dans lequel cet hérésiarque exaltait )es forces de la nature au préjudice de la grAce de Dieu, (.e saint docteur résolut de Iq combattre, se mjt à l'œuvre aussitôt, e( (jédia sq réfMtation à Jacques et à Tiipase, qui Ten refuerci^-» rent par pne lettre que son affectjpp pour eux. nous a conservée. — J-es premiers j^ha-

Sitres du livre sont consacrés^ dqnnef une éQnition claire et exacte de la nature et 4^ la grâce. 11 s'applique è prouver que ]a nature, issue de fa cnair a* Adam et propagée par sa prévarication, destituée de sa force primitive et de la pureté originelle dp sa créa* tion, a besoin des secours de )a grâce ppur éch/tpper à la colère de pieu et atteindre î la perfection de la justice pt de la vertu. U en résulte donc év)deminent que c'est ^yoq justice que pieu soumet à sa veugeance les ftiufes de la na(ure, puisque la grâce piBn\ un don gratuit, accordé en d^bOrs de Inut mérite précédent de la part de l'homme, Dieu peut condamner justeqientceui qui uq veulent pas en profiter en )a faisan) servir % leur justiQcation et ^ leur 3alu(. jl â()orde ensuite les ot^ections 4^Pé)ag<$, qui apéantit la grâce au profit 4^ h Àotufei et |e§ ijétruit sans peine 1 une après l'autre. |l n'j besoiUi pour cela, que d exposer jes principes catholiques touchant la chute de I homme^ la dégradation de la nature, qui en est la suite, et, par conséquent, la nécessité de la gr/ice

four sa réhanilitation. Toutefois^ commQ élage ne s'était pas encore publiouement déclaré contre l'Eglise, il lui fait fa grâc^ de taire son nom, atin de lui laisser le temps de se repentir.

De la perfection de la justice de VhommcT^ Beux évêques catholiques, Eutrope et Paul, avaient remis à saint Augustin un écrit apporté de Sicile en Afrique, où il fut mis en circulation sous ce titre : Définitions attri^ buées à Célestius. Ce paniphlet renfermait plusieurs raisonnements fort courts et fort serrés, appuyés d'un grand nombre de passages de ^Ecriture, dont le but était de démontrer Qu'il y avait dans la nature de l'homme une lorce'telle qiie, par sa seule volonté, il pouvait arriver dès cetie vie à la plus haute perfection. Saint Augustin reprend un à un tous les arguments de Thérétique, et, les résout aans un style aussi bref, aussi concis, mais beaucoup plus cjair que celui de Tob^ jectiou.

Célestius demandait si rbomme |>ettt évi«

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ter le péché? — II le peut, répond le saint docteur, si la nature viciée par le péché est guérie par la grâce de Jésus-Christ. Il de-mandait ensuite si le péché nous est naturel ou accidentel ? — Augustin répond que, le péché n'est point le lait de la nature primitive, mais de la nature corrompue, et que par conséquent il est accidentel. — Il demandait encore si le péché est un acte ou une chose ? — C'est un acte, répond saint Augustin, comme de boiter est un acte : l'un est un défaut naturel, qui peut être guéri par un remède humain ; 1 autre est un défaut moral, qui ne peut être guéri que par la grâce de Dieu. — Comment donc, disait Célestius, est-il arrivé que l'homme soit devenu pécheur ? est-ce par nécessité de sa nature, ou par son libre arbitre ? Dans le premier cas, il n'est donc pas coupable ; dans le second, il est donc plus porté au mal qu'au bien. — C'est par son libre arbitre, répond le saint docteur, que l'homme est tombé dans le péché ; mais, par une corruption qui n'est que la juste peme de sa faute, il se trouve aussitôt réduit & un esclavage tel qu'il crie vers Dieu : De necessitatibus meis eru% me; et il a besoin de la grâce de Dieu pour redevenir vraiment libre. — Si l'homme ne peut être sans péché, ajoutait Célestius, cela vient de sa nature, et en ce cas il n'est point blâmable ; ou cela vient de sa volonté, qui peut aisément se changer en une volonté contraire. — Sans aucun doute, ce changement est possible, répond Augustin, mais il n'est possible qu'avec la grâce de Dieu ; c'est par sa propre volonté

Su'il a vicié son âme, mais c'est par la grâce e Dieu seulement qu'il peut la guérir. — Nous passons sous silence un grand nombre d'autres arguments que lejsaiAt docteur réduit à néant, avec une précision de termes et une rigueur de logique qui lui assurent facilement la victoire. U répond aux différents passages de l'Ecriture cités par Célestius, en les ramenant à leur véritable et catholique interprétation, dont ils n'avaient été détournés que dans le but évident de favoriser le mensonge. Mous nous sommes étendus longuement sur cet ouvrage du disciple, parce que sa parole avait au moins autant d'autorité que celle du maître, et qu'avec Pelage, Célestius avait contribué à donner son nom à l'hérésie.

Des actes de Pelage (en fcl5). — Pelage, accusé d'hérésie, fut cité en 415 devant les évêques assemblés à Jérusalem, pour y rendre compte de sa doctrine. La dispute fut longue, et, à la demande d'un prêtre espagnol nommé Orose, il fut arrêté qu'on enverrait des députés et des lettres au pape Innocent, et que, de part et d'autre, on s'en rapporterait à la décision de Rome. Mais, au mois de décembre de la même année, il se tint une seconde assemblée en Palestine, dans une ville nommée Diospolis. Deui évê-^ que gaulois, Héros d'Arles et Lazare d'Aix, avaient réduit en abrégé les erreurs recueillies des livres de Pelage et de Célestius, en y ajoutant les articles sur lesquels le concile

de Carthage l'avait condamné. Mais une maladie ayant empêché ces deux évêques de se rendre à l'assemblée, Pelage se justitia d'autant plus facilement au'il ne lui restait plus d'accusateurs. On réaigea par écrit ce qui fut dit des deux côtés, et Pelage ne fut renvoyé absous qu'après avoir condamné sa doctrine et anatbématisé ses erreurs. Les actes de cette conférence furent envoyés à saint Augustin ; le pieux docteur était depuis trop longtemps aux prises avec l'esprit d'erreur, pour ne pas connaître ses ruses. Il les examina attentivement, et après avoir découvert les artifices ordinaires de cet esprit de mensonge, il écrivit ce livre pour leur démontrer, de la façon la plus évidente, qu'ils avaient été victimes de la plus perfide dissimulation. Il fait ressortir toutes les obscurités, toutes les expressions ambiguës, toutes les interprétations équivoques sous lesquelles le génie de l'erreur a caché ses impiétés. En un mot, il lui enlève sa peau de brebis et ne laisse plus que le loup, qui apparait, avec toute sa rage et sa lâcheté, aux jeui effrayés des pasteurs. Les évêques ouvrirent les yeux, et comme, après tout. Pelage avait condamné lui-même toutes ses erreurs, cette condamnation fut solennellement confirmée par tous les évêques , que son hypocrisie avait un instant trompés sur ses intentions.

De la grâce de Jésus^hrist et du péché originel (*18). — Cependant l'hérésie pélagienne venait de subir coup sur coup deux condamnations : celle du pape Innocent et celle de Zozime son successeur. Ces condamnations successives ne ralentissaient Eoint le zèle d'Augustin, qui avait pourhaitude de n'abandonner le génie de rerreur qu'après l'avoir terrassé. Il écrivit deux ouvrages qu'il intitula, l'un : De la grâce, et l'autre : Du péché oriainel, et dans lesquels il traite et résout catnoliquement les questions les plus contestées : d'abord, la question du libre arbitre, en prouvant, par le texte môme de saint Paul, qu'il ne sumt en nous qu'autant qu'il est joint à la grâce de Dieu qui opère l'action après avoir inspiré la volonté. Veus enim est qui operatur invobis et velle et perficere pro bona voluntalf: ensuite la question du péché origipel , ej, pour la résoudre avec les arguments de la foi, il met en présence deux hommes, Adam et Jésus-Christ, l'un gui nous a perdus, l'autre qui nous a sauvéis ; l'un qui, par son péché, nous a assujettis & la mort, et Tautre qui, par ses mérites, nous a rendus à ia vie; et il prouve, par plusieurs textes des Ecritures, qu'après la taute d'Adam il n'y a pl^s qu'un médiateur possible entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ, et que personne, sous aucune loi, n'a jamais pu être sauve que par la foi en ce médiateur, qui devaii être le Sauveur de l'humanité. ^^

Du mariage et de la concupiscence (*l^^ —Les Pélagiens avaient publié un écrit dans lequel ils prétendaient qu'en établissant je dogme du péché originel saint Augustin avait condamné le mariage. Le comte va

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DIGtIONNAIRE DE PATROLOGIE.

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