‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-ChristChapitre 48 sur 105 · GIS · texte numérisé non relu

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1ère, h qui cet écrit était adressé, le renvoya immédiatement au saint évèque, qui le réfuta aussitôt par les deux livres de la Con^ cupiicence et au mariage. Le but du saint auteur est de orouver que la pudicilé coniugale est un aon de Dieu, aussi bien que la continence, et que le blâme qu'il inflige à la concupiscence n'emporte nullement la condamnation du mariage, puisque le mariage, au lieu d*en être la cause, en est le remède ; mais indique seulement, ou plutôt démontre, à n'en pas douter, que la source de cette concupiscence est le péché. Or, pour l'éviter, il engage les personnes mariées à mettre en pratique le précepte de l'Apôtre : Hœc têt voluntas Dei^ sancttficatio vestra^ ut abêtineatis vos a fomicatione ; ut sciât unusquisque vestrum vas suum possidere in sanctificaiione et honore^ non in passione desi^ derii^ sicut et gentes quœ ignorant Deum, D'où il résulte que le but du mariage et la fin qu'un chrétien doit se proooser dans l'accomplissement de l'acte qu'il autorise, doit être de procréer des disciples à Jésus- Christ et des citoyens pour le ciel. — Les pé'agiens demandaient comment celte con* cupiscence pouvait encore rester dans un chrétien après sa régénération? — Elle reste, répond le saint docteur, non pas comme une faute, mais comme cet état de faiblesse et de langueur qui survit ordinairement à toute maladie, et qui s^agerave ou diminue, & proportion qu'on en éloigne la cause ou qu'on en rapproche le principe, mais qui ne s'éteint jamais entièrement, puisque l'Apôtre lui-même se plaignait d'en ressentir les effets : Angélus Satanœ qui me colaphixet. — Dès que ce premier livre du Mariage et de la concupiscence eut été rendu public, un pélagièn, nommé Julien, écrivit aussitôt pour le réfuter quatre gros livres de compilations empruntées à toutes les hérésies ; mais comme cet ouvrage ne s'attajjue sérieusement qu'au péché originel, le saint docteur réfute toutes ses objections avec un succès d'autant plus facile, qu'il n'a besoin pour cela que oe le renvoyer au texte de l'Apôtre, en le défiant de lui attribuer un autre sens raisonnable que celui de l'interprétation catholique. Ainsi la question n'est donc pas de savoir si le péché originel est dans la volonté de l'enfant, dans le mariage en lui-même ou dans l'acte par lequel le père et la mère en usent légitimement; mais la question est tout entière dans cette assertion do saint Paul, qui forme la base de la croyance universelle : Per unum hominem peccatum tnt ravit in mundum^ et per peccatum morsy et ita in omnes homines mors pertransiit, in quo omnes peccaverunt (Rom, V, 11).

Livres de rame («20). — Un jeune homme de la Mauritanie Césarienne, nommé Victor, d'assez bonnes mœurs du reste, mais dont le zèle était plus ardent que sa foi n'était éclairée, entreprit de répondre à un ouvrage dans lequel le saint docteur avouait luimême son ignorance sur la question de savoir si toutes les Ames venaient, par propagation^de eelle d'Adam, ou si Dieu en créait

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* de nouvelles à la naissance de chaaue individu. Ces deux propositions déplurent à Victor ; il ne pouvait concevoir qu'un homme aussi éminent qu'Augustin regardât la pro-*

Eagation des Ames comme une chose probale, et qu'il soutint que l'Ame était un esf)rit et non pas un corps. 11 écrivit contre ui deux livres qu'il adressa à un prêtre espagnol, nommé Pierre, et dans lesquels il fit entrer plusieurs sentiments pélag^ens, et d'autres plus mauvais encore. — Saint Augustin lui répondit par un ouvrage en quatre livres. Le premier est adressé à un moine, nommé René, qui Lui avait fait passer les deux livres de son jeune antagoniste. Le saint docteur v loue les talents naturels do Victor, et attribue a sa jeunesse et à son inexpérience les erreurs inouïes dans lesquelles il est tombé eh entreprenant de résoudre une question évidemment au-dessus de ses forces. 11 établit son sentiment sur la nature des Ames, ses doutes raisonnes sur le mode de leur création, et démontre que l'opinion de Victor, qui, au lieu d'admettre la propagation, exige une création nouvelle à la naissance de chaque individu, n'est appuyée que sur des termes vagues, ambigus, en dehors de la question, et ne concluant logiquement rien. — Le second livre est adressé au prêtre Pierre, et contient en même temps un avertissement et un reproche : le reproche d'avoir loué avec exagération les deux livres que ce jeune laïque jui avait dédiés, et l'avertissement de se bien garder d'accepter, comme autant de dogmes catholiques, toutes les témérités qu'il avait publiées contre la foi. 11 détaille les erreurs de Victor, il en fait ressortir la gravité, il les réfute brièvement, et il termine en suppliant Pierre de faire tous ses efforts pour amener le jeune auteur à en publier luimême la rétractation. — Les deux derniers livres sont adressés à Victor lui-même ; le saint docteur lui marque ce qu'il a à corriger dans ses écrits et dans sa foi. 11 lui rappelle sommairement les propositions et les paradoxes qu'il a réfutés dans les livres précédents, et il réduit à onze chefs toutes ses erreurs de doctrine. Il lui fait observer que c'est à tort qu'il a blAmé ses doutes et son hésitation sur l'origine des Ames, puisque c'est une question que personne n'a encore osé définir. 11 prouve l'immatérialité de l'Ame, sa spiritualité, la différence évidente de ses Acuités avec les facultés du corps, et le vUde et le ridicule de cette triple distinction que Victor établit entre l'Ame, l'esprit et le corps, en attribuant leur création à diverses qualités de la matière. — Quelque temps après, Victor, touché de la façon cnaritable dont le saint évêque l'avait traité dans c()tte discussion, lui écrivit pour lui en témoigner sa reconnaissance, et lui appren dre en même temps qu'il avait abjuré toutes ses erreurs.

A Boni face f contre les pélagiens (430). — Pendant que Boniface, successeur de Zozime, gouvernait l'Ëglise de Rome, deux lettres que les pélagiens faisaient circuler

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secrètement en Italie, fVirent surprises par les fidèles et remises éupieui pontife. L'une de ces lettres était dé Julien, qui l'avait envoyée secrètement h Rome pour v augmenter le nombre de ses disciples ; ei l'autre de dix-huit évêques pélagiens, qui Tavaient adressée àRufus, évêque de Thessalooique. Saint Alype, qui se trouvait alors à Rome, les rapporta, de la part du pape Boniface, à saint Augustin, qui s'empressa de dédier au pieux pontife les quatre livres qu'il publia aussitôt pour les réfuter. — Après avoir témoigné sa reconnaissance au pape Boniface, pour toutes les assurances d affection qu'il lui avait ftilt donner par son ami, saint Alype, Augustin aborde aussitôt, avec Julien, la question du libre arbitre et de la grâce. Il profite des louanges que c^t hérésiarque prodiguait aux anciens justes, pour lé forcer de convenir qu'ils n'avaient pu être sauvés que par la foi en lésus-Christ ; q\ie c'est à tort qu'après avoir confessé la nécessité de la grâce pour tous, il rejette la nécessité du baptême pour les enfants, don* il n'efface pas les péchés, mais auxquels il ouvre seulement le royaume des cieux ; et

3ue les catholiques avaient raison de leur ire anathème j non pas parce qu'ils soutenaient que la grâce nous a été donnée par Jésns-Christ , mais parce qu'en la proclamant là récompense de nos mérites, ils hîaienl la grattoté de ce don du Sauveur, sans lequel nul ne peut user utilement du lîbre arbitre. — Les deux livres suivants sont une réponse à la lettre des dix-huit évêques & Rufus de Thessalonique. — Saint Augustin établît on parallèle entre les manichéens et les pélagiens, et montre que lea catholiques les condamnaient avec raison, comme également opposés à la doctrine de l'Eglise sur la grâce et sur le baptême. Il justifie le clergé de Rome du reproche de prévarication dont les pélagiens l'accusaient, et leup prouve que l'indulgence dont le pape Zozime avait usé pendant quelque temps envers Gélestius était un délai accordé à son repentir, et non une approbation donnée à ses erreurs. Il distingue entre le destin 'et la grâce, et, tout en convenant que Meu inspire souvent Tamdur du bien à l'homme qui résiste, il montre qu'il ne le fait pas contre sa volonté, mais en convertissant sa volonté. Il attaque ensuite l'hérésie de Pelage, en faisant rexposé de la doo^ trine catholique sur l'utilité de la loi, sur la vertu et les effets du baptême; il explique les différences qui se trouvent entre les deux testaments , il compare les prophètes avec les apôtres, discute leur justice et leurs

{perfections, et il finit enfin par démasquer 'hérésie de Pelade en la réduisant à cinq cheft capitaux : 1 éloge de la créature , Téloge du mariage, l'éloge de h loi, Téioge du libre arbitre et l'éloge des saints, et il clôt sa discussion en citant des témoignages çui prouvent évidemment que, sur la question du péché originel, du libre arbitre et de la grâce, saint Cyprien et saint Ambroise sont complètement d'accord avec la doc-

trine et l'enseignement habituel de l'Eglise. Contre Julien (^21). — Julien, dont la vie avait été accidentéed'erreurs, d'obscénités et de folies, et qui venait en troisième, comme chef de parti, après Célestiuset Pelage, arait écrit plusieurs livres pour combattre les ouvrages de saint Augustin, et en particulier son traité du Mariage et de la ecncupiieence. L'infatigable évêque se crut dans Vobligation de répondre, et il le fit en six livres , dans lesquels il combattit, l'une après Tautre, toutes ses erreurs. . — Julien prétendait que la croyance du péché originel était la condamnation du mariage, et s'en autorisait pour traiter les catholiques dé manichéens; mais le saint docteur justifie bien vite l'Ë-

f;lise de cette accusation , en montrant que es plus illustres défenseurs de la foi catno^ lique , depuis saint Irénée, évoque de Lyon et contemporain des apôtres, jusqu'aux évêques des conciles de Milève et de Carthage, ont tous fait, dans tous les temps, profession de croire que les enfants ont besoin d'être délivrés, par la grâce de Jésus-Christ, du péché contracté par la naissance chamelle qu'ils tirent d'Adam. Tous les arguments de Julien se réduisaient k cinq, qui servaient de base à l'hérésie des pélagiens; il disait : Si Dieu est le créateur des hommes, il n'est pas possible qu'ils viennent au monde avec quel-

Îue chose de mauvais; si le mariage est bon, ne peut rien produire de mauvais; si tous les péchés sont remis par le baptême, ceux qui naissent de parents régénérés ne peuvent être coupables de péché originel; si Dieu est juste, il ne peut punir les péchés des pères dans les enfants; si la nature humaine est capable de s'élever jusqu'à la justice parfaite, on ne peut donc lui attribuer de vices naturels. — Saint Augustin adopte toutes ces propositions, et se contente d*en déduire toutes les conséquences par des raisonnements théologiques qu'il emprunte aui écrits des docteurs les plus illustres parmi ceux qui Tavaient précédé dans la défense de la foi. — Les quatre derniers livres sont consacrés à réfuter les quatre livres de Julien et, successivement, toutes les assertions erronées contenues dans chacun de ses livres; mais comme toutes ces assertions , aui termes près, sont identiquement les mêmes que celles de Gélestius et de Pélagei nous ne nous croyons pas dans l'obligation de les reproduire, pas plus que la réfutation qu'y opposa le saint docteur, avec cette Josi; QUe ferme et ce zèle éloquent que la foi seule peut inspirer.

De la grâce et du IHpre arbitre IkfSj. — Les

Juestions de la grâce et du libre arbitre talent tellement à l'ordre du jour, au on s'en préoccupait partout, jusqu'au fond des solitudes et derrière les hautes murailles des monastères, où ta divergence des opi* nions faisait souvent naître des disputes q«i dégénéraient en querelles religieuses dans ces asiles du calme et de la paiï. Ce fut pour apaiser une de ces queriilles, suscitée du reste par deux lettres du saint docteur, que des relisicux d'un monastère d'Adru-

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blGTlONNÂint: DE PAtHOLOGtE.

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mëte ayaient mal inierpréiées, qu'il résolut d'écrire son livre du Libre Arbitre et de la Grâce. 11 est adressé à Valentin et aux autres religieux qui servaient Dieu dans la même congrégation. — Dès le commencement de ce livre, il leur recommande de ne pas se troubler par Tobscurité de cette question, de

Sarder entre eux la paix et la charité, en renant grâces à Dieu des choses qu'ils concevaient, et en lui demandant Tintellisence de celles qu*ils ne pouvaient comprenore. Ensuite il les exhorte à se tenir en garde contre deux dangers : celui de nier le libre arbitre en défendant la grâce, et celui de nier la grftce en défendant le libre arbitre. Il prouve, par des témoignages de FEcriture, que l'homme est doué de libre arbitre, et que cependant il lui est impossible d'opérer le plus petit bien sans la grâce de Dieu; de sorte que le bien et la vertu appartiennent en même temps et à la grâce de Dieu et au concours libre aue la volonté de Thomme apporte à la grâce. — Il prouve contre les pélagiens que la grâce nous est octroyée en dehors de tout mérite, puisque nous ne pouvons posséder de mérite que par la grâce, et que tout pour nous est une grâce, jusqu'à la vie étemelle, qui est la plus magnitlque récompense de nos bonnes œuvres. Donc, et la connaissance de la loi, et la bonté de la nature, et les mérites mêmes de la rédemption, ne sont desgrâces qu'en ce sens qu'elles nous facilitent raccomplissement de la loi, en nous délivrant des tentations de la concu{)iscence et de la domination du péché, mais non en produisant notre salut. Il combat les vaines subtilités des pAaxiens, entre la grâce accordée aux mérites des bonnes œuvres, et la grâce accordée aux mérites de la bonne volonté. H prouve que Dieu ne nous commande rien d'impossible, et qu'il nous donne toujours des grâces suflisantes pour accomplir ce qu'il y a de difficile dans ses commandements ; car la charité, qui est le premier mobile de toutes nos bonnes œuvres, n'est en nous qu'autant que Dieu l'a dé[>osée dans nos cœurs, pour les dirigjer nar une opération secrète, ou même visible, mais toujours juste de sa providence, vers le mal ou vers le bien; soit qu'il agisse par miséricorde ou par justice, en nous donnant occasion d'augmenter nos mérites par la résistance. Et pour dernière preuve de la gratuité de la grâce, il aj^porte l'exemple concluant des enfants, qui sont sauvés ou perdus suivant qu'ils ont reçu le baptême ou qu'ils meurent privés de ce sacremont.

De la correction et de la grâce (4>26}. — Ce livre, le dernier de ceux dont saint Augustin parle dans ses Rélraetations , fait suite naturelle au précédent, dont il est comme le corollaire; il complète la pensée de Fauteur, et justifie sa doctrine des fausses inductiûUB qu'un moine d'Adrumète en avait tirées. Comme son atné, il est adressé à Valentin, supérieur de ce monastère. — Le saint auteur débute en établissant la doctrine de l'Eglise, touchant la loi, la grâce et le libre arbitre. U montre que nous ne sommes li-

bres pour le bien que par ta àrAce de l)ieu, et que non-seulement cette çrâcenousle propose, mais qu'elle nous le fait &ire. II aborde ensuite la question qui fait le sujet de son livre, et la reproduit sous différentes &ces, afin de se ménager Toccasion de compléter sa réponse. — Pourquoi, disaient ces religieux, nous prêcbe-t-on le bien, en nous imposant l'obligation de nous éloigner du mal, si ce n'est pas nous qui le faisons, mais si c'est Dieu qui nous le fait vouloir et accomplir? — (Test l'esprit de Dieu qui nous pousse, répond saint Augustin, afin que nous tassions ce que nous devons faire. Si donc nous ne faisons pas le bien, ou si nous ne le faisons pas tout entier, ou si nous ne le faisons pas avec amour, prions, afin de recevoir le don qui nous manque pour l'accomplir I — Donc , ajoutaient ces moines, que nos supérieurs se contentent seulement de nous ordoilner ce que nous devons faire ; q^u'ils prient, afin d'obtenir que nous le fassions; mais qu'ils ne nous corrigent pas quand nous ne l'avons point iait. -^es apôtres, dit saint Au^stin, ordonnaient ce que l'on devait faire, ils reprenaient quand on ne le faisait pas, et ils priaient afin qu'on le fit. — Mais est-ce notre laute, objectaient encore ces religieux, si nous ne possédons pas ce que Dieu ne nous a point donné, puisque lui seul est l'auteur et le dispensateur de ce don si précieux, et que la volonté même doit être préparée par le Seigneur? — C'est votre faute si vous êtes méchants, disait saint Augustin, et c'est une faute plus grande encore si vous ne voulez pas qu'on vous re- I)renne de votre malice; comme s'il fallait ouer les fautes au lieu de les blâmer; et comme si la honte , la crainte et le regret d'être repris ne pouvaient pas exciter à la prière et obtenir des grâces de conversion- — Le saint docteur répond h toutes les au. très objections en distinguant entre la grâce actuelle qui nous fait opérer le bien accidentellement et seulement dans le moment où la providence de Dieu nous en fournit l'occasion, et la persévérance gui nous le fait opérer jusqu'à la fin, et qui est comme un Uot continuel de toutes les grâces de Dieu, du cœur de qui découlent tous les dons parfaits. Il distingue aussi entre la grâce telle qu'elle existait en Adam, avant son péché, et la çrâce par laquelle Jésus-Christ nous a retirés de la masse corrompue du pëché. II termine enfm par la doctrine de la prédestination^ en enseignant clairement que Dieu veut que tous les hommes soient sauvés, mais sans leur rien ôter du libre arbitre, dont le bon ou le mauvais usage peut garantir ou ruiner leur salut.

De la prédestination des êoints et du don de la perêévérance. — La publication des ouvrages que saint Augustin écrivit contre les pélagiens, souleva dans les Gaules, et j^rin-

Salement à Marseille, plusieurs réclamations e la part des savants et des hommes lea Blus versés dans ces sortes de discussions. i V eut un grand nombre de catholiques, des prêtres, et même des évêques , non moins

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recommandables parleur piété que par leur ▼aste érudition, qui crurent apercevoir, dans ce qu'il avait publié de la vocation des élus fondée sur le décret de la volonté de Dieu, des enseignements contraires à la doctrine des Pères et au sentiment commun des fidèles. La lecture du livre De la correction et de la grdce^ que la Providence fit tomber entre leurs mains, en désabusa plusieurs en les éclairant ; mais les préventions, malgré cela, persistaient encore dans un grand nombre, saint Prosper écrivit à Hipnone pour obtenir du pieux évêque de nouvelles explications , capables de faire voir clair aux plus aveugles et de convaincre les plus entêtés. — Cependant, les mêmes questions divisaient la Sicile, et un nommé Hilaire, disciple de saint Augustin, quoiqu'il fût autre que le saint évêque d'Arles, son ami, lui écrivit deux lettres, pour Ten prévenir et lui demander des instructions qui pussent prémunir sa foi et la foi des fidèles de son pays contre les dangers de l'erreur.

Au reçu de ces lettres, le pieux docteur fut afflige de voir que l'on osait encore résister h. la doctrine de l'Eglise, confirmée par tant d'autorités divines ; toutefois il ne put se refuser au zèle de ses vertueux correspondants, et, quoiqu'il eût déjà tant écrit sur cette matière, et qu'il fût accablé sous le poids des années et sous le fardeau de mille autres occupations, il ne laissa pas de composer ces deux livres, qu'il leur adressa sous le titre : De la prédestination des saints et du don de la persévérance.

Jusque-là il avait bien montré dans ses écrits précédents comment Je mal provient delà volonté de l'homme, mais il n'avait pas encore déterminé jusqu'à quel point cette volonté était souveraine. Il s'applique donc k décider cette question dans ces deux livres, dont nous rendions compte sans entreprendre de les analyser. Evitant l'hérésie des pélagiens et des semipélagiens, qui donnaient une extension indéfinie au libre arbitre, et voulaient que la grâce fût une récompense, et non pas une cause des mérites de l'homme, il établit que le premier commencement de la foi n'est pas moins un don de la grâce que toute la suite des bonnes œuvres. Cette doctrine est fort délicate, et saint Augustin convenait lui-même que, dès qu'on parle du libre arbitre, il semble que l'on nie fa grâce, et réciproquement. La prédestination diffère de la grâce, puisqu'elle n'en est que la pré-

f>aration , et elle diffère en même temps de a prescience ; car, car la prescience. Dieu connaît même ce qu^il ne fera point, comme le péché, et, par la prédestination, il prévoit ce qu'il veut faire, puisqu'il ne promet que ce qui dépend de lui. Le plus illustre exemple de prédestination et de grâce est Jésus- Christ. Qu'avait fait cet homme, qui n'était pas encore, pour être uni au Verbe par la plus étroite unité, c'est-à-dire l'unité de personue î Nous voyons donc, dans notre cnef, la source de la grâce qui s'est répandue dans tous ses membres ; car siiint Paul affirme expressément qu'tl a été prédestiné,,, et qu't7

est Vauteur et le consommateur de notre foi. — Saint Augustin distingue aussi deux sortes de vocations : une commune à ceux qui refusent de venir aux noces, et une particulière aux prédestinés, mais (ju'il ne faut pas confondre avec la prédestination. Le Père nous a choisis en Jésus-Christ avant la création du monde, non pas parce que nous devons être saints, mais afin que nous le fussions : Ut essemus saneti et immaculati ; tandis qu'il ne nous a prédestinés que pour le plaisir de sa volonté. — Le second livre est intitulé : De la persévérance ^ parce qu'il commence car établir que la persévérance finale nécessaire au salut n'est pas moins un don de Dieu que le commencement de la foi, et il le prouve principalement par la prière et les grâces qui en sont les récompenses. Mais il revient ensuite sur le mystère de la prédestination. A part les preuves qu'il apporte pour en démontrer l'existence, les explications qu'il donne nous semblent si obscures et si embrouillées, que nous renonçons à en reproduire quelque chose, dans la crainte de nous mettre en contradiction avec la vérité. Da reste, le saint docteur lui même convient que la prédestination est un mystère impénétrable, uuisqu'il termine son livre par ces mots : « Ceux qui lisent ceci, s'ils 1 entendent, qu'ils en rendent erâces à Dieu ; s'ils ne l'entendent pas, qu'ils le prient de les instruire. Ceux qui croient que je me trompe, qu'ils considèrent très-attentivement ce que j ai dit, de peur qu'ils ne se trompent euxmêmes. Pour moi, je rends grâces à Dieu, quand ceux qui lisent mes ouvrages m'instruisent, me corrigent; et c'est ce cuei'attends principalement des docteurs de 1 Eglise, s'ils daignent lire ce que j'écris. »

De VOuvrage imparfait contre Julien. — Le dernier ouvrage de saint Augustin fut sa seconde réponse à Julien, réponse qu'il n'acheva pas, ce qui luifit donnerletitreaOwrrajye imparfait. Julien ignorait, ou du moins feignait d'ignorer qu'Augustin eût écrit sixiivrespour répondre à s^s quatre premiers ; s^il faut l'en croire, il ne savaitpas même que le saint docteur les eût lus; il eh écrivit donc huit autres, qu'il adressa à l'évoque pélagien Florus,unde ceux qui s'étaient retirés avec lui de Constant!nople. Saint Augustin avait peine à se résoudre à répondre, d'autant plus que ces huit livres ne contenaient que des injures, des imputations vagues et des raisonnements sans portée ; mais son ami, saint Alype l'en pressa si fort, qu'à la fin il l'entreprit. 11 y travailla jusqu'à sa mort, et n'en écrivit que six livres, qui répondent aux six premiers des huit de Julien; les deux autres sont restés sans réponse. 11 cite d'abord les assertions de son adversaire,* et il répond à chacune, article par article. Comme Julien ne faisait guère que répéter ce qu'il avait écrit dans son premier ouvrage, saint Augustin tombe, à son tour, dans bien des redites; mais quoiqu'il en soit, on ne lotisse pas d'y trouver çà et là dos passages très-forts et de la logique la plus concluante et la plus victorieuse.

Si Adam, disait Julien^ outre le péché qu'il

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a commis par sa propre volonté, a renversé Tétat de notre nature, il était donc nécessaire que Jésus^hrist réparât les débris causés par la chute du premier homme, et qu'il accomplît cette réparation ' de la même manière qu'Adam avait causé la ruine ; c'est-à-dire que, la ruine ayant été complète, la réparation devait être également complète. Or, cependant, elle ne Tétait pas, puisqu'elle n'avait pas replacé les hommes dans le même état où ils étaient avant le péché, puisqu'ils restaient soumis aux mouvements de la concui)iscence; puisque le libre arbitre ne leur était pas rendu; puisqu'ils n'avaient pas le môme pouvoir de briller par l'éclat de toutes les vertus, tandis qu'ils possédaient toujours celui de se souiller par l'ordure de tous les vices. « Jésus-Christ a réparé notre nature, répond saint Augustin, mais pas comme vous Tentendez. Si les baptisés ne sont pas aussitôt délivrés de tous leurs maux, quoiqu'ils aient obtenu la rémission des péchés, c'est que cela était nécessaire pour nourrir leur loi et exercer leur vertu ; si Dieu permet qu'ils soient encore assujettis auxmou- Tements de la concupiscence, il leur donne sa grâce pour les combattre ; s'ils sont vaincus jusqu'à pécher véniellement dans cette lutte, la faute leur en est remise dans la

Sri ère ; s'ils tombent jusqu'aux profondeurs u péché mortel. Dieu consent encore à les en relever, mais à la condition qu'ils achèteront son pardon par toutes les humiliations de la pénitence. » — Pour couper court à une question que ce jpélagien avait déjà plusieurs fois répétée, sur la manière dont les enfants naissent coupables du péché originel, il lui répond par deux textes de l'Ecriture, qui expliquent en même temps la chute et la réparation : Cest par le pèche d'un seul homme que les hommes sont lombes dans la damnation ; c'est par la justice d'un seul qu* ils peuvent arriver à la justification et au salut. — Le péché d'un seul a fait entrer la mort dans le monde, et la mort d'un seul a sauvé l'humanité tout entière, a Vous n'osez pas nier, lui dit-il, que Jésus-Christ soit mort môme pour les petits enfants ; vous ne pouvez donc pas nier davantage qu'ils ne soient nés coupables, etque, par conséquent, le baptême ne leur soit nécessaire pour être sauvés. » — EnQn, après bien des erreurs réfutées, saint Augustin se justiûe du reproche que Julienlui adressait de s'emporter avec fureur contre la loi, on voulant à toute force lui faire imposer aux hommes des commandements qu'ils n'avaient pas le pouvoir d'accomplir. — Ce reproche est faux, répond le saint docteur, Dieu ne commande aux hommes que ce qu'ils peuvent faire, mais c'est lui qui donne ce pouvoir à ceux qui le pos-. sèdeut et qui accomplissent ses commande-, ments, comme c'est lui qui commandeàceux qui ne l'ont pas de lui demander par la prière le pouvoir qui leur manque.

Maintenant que l'analyse partielle de chacun des ouvrages dusaint docteur est consommée , qu'il nous soit permis d'ajouter un

dernier mot sur sa personne, sur son génie et sur ses œuvres.

Pour en juger sainement et en connais* sance de cause, il ne faut pas les envisager toutes à la fois ; mais, sans les séparer précisément dans leur ensemble, on peut les diviser en raison de la diversité des matières qui y sont traitées. Les livres qu'il a composés contre les philosophes païens sont admirables, et par la pureté et l'élégance du style, et par la justesse et la solidité des raisons, et par la variété et la profondeur des pensées, et surtout par la clarté et la lucidité calme et limpide des solutions qu'il donne aux difficultés les plus épineuses du dogme, difficultés que les plus habiles avaient vainement tenté d'éciaircir avant lui. Quelque abstraites que soient les matières développées par son çénie, il les met dans un si grand iour, qu'elles deviennent aussitôt accessibles à toutes les intelligences et visibles pour tous les yeux.

Nous avons dit ce que nous pensons de ses lettres, nous n'y reviendrons pas ; nous ne croyons pas devoir répéter non plus notre opinion sur ses discours, Les premières révèlent un père, les seconds un pasteur ; les unes et les autres révèlent un docteur et un maître, mais en même temps un confident, un conseiller et un ami, qui sait allier le zèle et l'ardeur d'un apêtre aux plus douces onctions de la charité.

Ses Commentaires sur l'Ecriture sont un modèle d'interprétation. Quoiqu'il vécût dti temps de saint Jérême, le premier des interprètes, il est toujours à sa hauteur, etsouvent même il s'élève bien au-dessus de ce Père, parce qu'il consacre à cette étude, ordinairement SI sèche et si ardue, toutes les fleurs de son éloquence, toutes les ressources de son génie. Aussi sa réputation, en ce genre, était si bien établie, que les plus grands évêques de son temps, saint Simplicien de Milan, saint Paulin de Noie, saint Evodius d'Usales, et beaucoup d'autres encore, avaient coutume de recourir à lui pour en recevoir l'éclaircissement des passages qui leur présentaient de l'embarras et de rol)scurité. Il est donc à regretter qu'il n'ait pu suivre les conseils que lui donnaient les Pères des conciles de Carthage et de Numidie, et qu'il n'ait pas commenté l'Ecriture tout entière.

Il est vrai que d'autres travaux stimulaient son ardeur, et présentaient un aliment à l'impatience et à l'impétuosité de son zèle. L'Eglise était déchirée par le schisme et l'hérésie; elle réclamait un défenseur; Augustin se présenta : il aimait la lutte, il accepta le combat, et personne n'était plus capable de le soutenir. La nature l'avait < taillé en athlète, et Ja grAce l'avait revêtu d'une armure solide et impénétrable.

Jusque-là nul des anciens docteurs n'avait mieux réussi à établir les vérités de la religion et à les défendre contre l'esprit de nouveauté et de mensonge. Son arme ordinaire était l'autorité de TBoriture et de la tradition, qu'il soutenait encore de toutes les forces ae la logique et du raisonnement.

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Aucune des subtilités do ses adversaires ne lui échuppait, il les suivait dans tous leurs détours, il savait déjouer toutes leurs ruses, et De laissait passer aucun de leurs sophismes sans en tirer raison et sans en faire une justioe complète et exemplaire. Aussi ses travaux, à cet égard, le rendirent-ils célèbre

i)ar toute la terre ; il y fut révéré comme e restaurateur de la foi ancienne. Les hérétiques le haïssaient de cette haine instinctive que Terreur porte à la Térité, et que, pour sa plus grande gloire, tous les catholi* ques s'appliquaient à changer en vénération et en amour.

*^s œuvres morales sont remplies depréce{>tes excellents et de ces règles immuables et éternelles auxquelles les circonstances et les temps ne sauraient rien changer, et pour la fuite du mal, et pour la pratique du bien, et pour Télévation de la vertu jusqu'à Ja penection. On ne sait ce qu'on doit y admirer davantage, de la sainteté du pontife, de la science duphilosophe, de la profonde connaissance de rhistorien, et de cette douce et suave délicatesse de style qui charme tellement, que quand on a achevé de les lire, on regrette qu'ils soient finis, et on succombe souvent k la tentation de les recommencer. Les questions les plus élevées et les plus profondes, les plus épineuses et les plus obscures, les plus déliées et les plus insaisissables lui sont familières. Il sait les aborder, les saisir, les élucider et les rendre palpa* blés. On dirait qu'il a écrit sous l'inspiration immé<Uate de la Divinité, qui, pour l'en récompenser, sauva ses ouvrages de l'incendie de la ville d'Hippone. Pour être conyaincu de la justesse de cette appréciation, il suffit de se rappeler l'analyse succincte que nous avons donnée de ses écrits sur la

Îfr4ce, /e libre arbitre et la ortfdeslmaltofi, es trois points sans contredit les plus ténébreux et les plus impénétrables de la théologie catholique. Certes ! il fallait quel-

3ue chose qui ressemblât à l'illumination 'en haut, pour pouvoir démêler la vérité de l'erreur au fond de tous ces mystères I

Queloues jésuites, emportés par leur ardeur contre les jansénistes, ont parlé de saint Augustin sans respept, sans justice et sans décence ; mais aiyourd'hui que ces querelles sont apaisées, chacun rend hommage à son talent, à son caractère et à ses vertus. On peut dire que, parmi les Pères de l'Ëglise, il y en a eu de plus savants, de plus habiles dans le langage et d'un goût plus pur; il y en a eu aussi qui ont eu occasion de souffrir davantage pour la foi ; mais il n'en est point qui attire plus à la religion, qui la fasse aimer davantage, et qui, par Faction touchante de sa parole, pénètre plus avant dans le cœur de lliomme. Il a été surnommé le Docteur de la grâce^ et les peintres, dans leurs tableaux, lui ont donné pour symbole un cœur enflammé. Mais, pour joindre un peu de critique è la louange, nous nous hasarderons jusqu'à reprendre certains défauts qui n'appartiennent pas à l'homme, encore moins au prêtre' et au pontife, mais seule-

ment à l'écrivain et h son siècle. Ainsi on peut dire qu'on trouve trop d'allégories dans ses écrits; mais elles lui fournissaient une cer< taine facilité pour appuyer les discours qu'il donnait à son peuple ; on y rencontre souvent des pointes, des antithèses et quelquefois jusqu'à des rimes même, genre alors en vogue, mais qu'il n'admit que fort tard dans ses discours. Ses premiers écrits sont cités partout comme des modèles dans le genre de traiter les Grandes questions de doctrine ; et, suivant la remarque d'Erasme, s'il affaiblit depuis son style, ce ne fut que pour s^accommoder au ^oât do ceux à qui il parlait. Dans l'appréciation d'un auteur, il faut lui tenir compte des temps et des lieux où il vivait; saint Augustin vivait en Afrique, et il écrivait à une époque de décadence. Les Carthaginois ne parlaient pas le latin comme les Romains, et depuis longtemps, à Rome même, le siècle aAuguste était

J>assé. Dans Augustin donc, les défauts de 'écrivain appartenaient à son siècle; à lut, ses Qualités, sentaient, son génie, à lui seul et à la Providence qui lui a tout donné, et à qui il a tout rendu.

AUGUSTIN (saint), apôtre de l'Angleterre. — Saint Augustin, ou Austin , premier archevêque de Cantorbéry, fut envoyé, en 5%, par saint Grégoire le Grand, pour prêcher le christianisme en Angleterre , qui le regarde comme son apdtre. Ce pontife lui associa pour cette mission quelques Bénédictins du monastère de Saint-André de Rome , dont il était prieur , et commença par lui conférer l'épiscopat. Augustin .s'étanl d'abord arrêté à la cour de Brunehault, reine de France, fit de là avec ses compagnons un premier voyage en Angleterre; mais, effraye des difficultés à surmonter et des dangers à courir en venant proposer une religion nouvelle à uo peuple barbare et dont la langue lui était complètement inconnue, il adressa quelques représentations à la cour de Rome. Le pape tint ferme dans son dessein ; seulement il autorisa le missionnaire k prendre a^ec lui quelques interprètes choisis parmi les Francs , dont le langage était à peu près le même que celui (fes Anglo-Saxons. Cette fois ils furent mieux accueillis qu'ils n'avaient osé l'espérer par Ethelbert, roi de Kent. Ce prince, loin de se montrer oppose è la doctrine catholique, laissait à sa femme Berthe, fille de Charibert , et aux Français qu'elle avait amenés avec elle, le libre exercice de leur religion. Il leur donna lui-même un établissement àDurovemum, qui fut depuis appelé Cantorbéry. Après une conférence où, par l'entremise de ses inlerprôte.s Augustin exposa devant le roi les prmcipes fondamentaux de la religion chrétienne, et reçut en conséquence la permission de tenter quelques conversions , il se mit à prêcher l'Evangile, et ne fit d'abord que peu de prosélytes. Mais lorsque Ethelbert eut consenti S recevoir le baptême, son exemple"*^ suivi par un grand nombre de ses sujets. Bientôt l'influence de l'envoyé de saint lirégoire s'étendit si loin , que dans un sm

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DICTIONNAIRE DE PÂTROLOGIE.

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