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DICTIONNÂlRli: DE PATROLOCtE.
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core sur le témoignage écrit d'Aurémond que Boëce nous apprend que saint Junien» qui le baptisa, fut en même temps son par-* r-^iOt et qu'il lui donna au baptême le nom ti Aurémond , parce (iu*ayant rencontré sa luère enceinte de lui, et réduite à la plus eitrème nécessité, il lui avait donné une
fMèce d*or pour la soulager elle*même et buruir aux premiers besoins de son enfant. Plus tard, il prit soin de son éducation, le fit élever au sacerdoce, et partagea avec lui le gouvernement de son monastère. 11 ne nous reste de récrit d*Aurémond que ce qui $*ea trouve rapporté d^ns celui de Boëce. Cf qu*il dit de' saint Junien, qui le baptisa et le leva en même temps des fonts'du bap*téme est remarquable. Saint Rémi, arche*véque de Reims, en usa de même à Tégard de Clovis, comme on le voit dans son testament. On lit aussi dans la Vie de Tabbé Sidolus qu'il tint sur les fonts du baptême un enfant. Mais le concile d'Auxerre,tenu vers ]*an 580, défendit, par son 25' canon, aux abbés et aux moines d'être parrains. On met la mort d'Aurémond vers Tan 625. Le monastère du Maire» dont il fut abbé pendant treute-buit ans, a été transféré depuis sa mort à Noiaillé, à deux lieues de Poitiers.
AUSPIGE (saint), que Ton s'accorde à regarder comme le cinquième évêque de Toul et le successeur immédiat de Celsia, se rendit célèbre, parmi les évêques des Gaules, par son éloquence, par sa foi, par ses œuvres, et par tous les genres de mérite qui font en même temps les j;rands hommes et les grands saints. Saint Sidoine Apollinaire, son contemporain, qui occupait à la même époque le siège de Clermont en Auver-
§ne, avait été prié par le comte Arbogasle e lui donaer quelques explications des li- Trcs sacrés. Soit que le temps lui manquât {>our satisfaire aux pieux désirs du comte, soit qu'il voulût le mettre en communication avec deux de ses frères dans l'épiscopat, et lui faire ainsi connaître les trésors ûii'îl avait sous la main, il lui répondit qu'il était inutile d'appeler la lumière de si loin, quand elle rayonnait partout autour de lui. En etfet, n'avait-il pas Jamblique, évêçue de Trêves, homme parfait et à qui l'estime universelle accordait toutes les vertus qu'il possédait réellement dans son cœur, et Auspice, évêque de Toul, que toutes les Gaules révéraient également et pour son savoir et pour sa sainteté ? Le comte Arbogaste était gouverneur de Trêves. C'était un homme juste, c5haste, ennemi du faste, ami de la sobriété, et non moins recoramandable par les 3ualités de son esprit que par les qualités e son cœur. Il était éloquent, disert, érudit, et il écrivait la langue latine avec une pureté do diction qui rappelait les beaux siècles de sa littérature. Semblable aux capitaines de l'ancienne Rome, il savait éjjalement manier et la plume et l'épée. 11 était bon, civil, affable, d'un accueil égal et toujours facile; il gouvernait la ville de Trêves avec beaucoup dn sagesse, et tout le peuple bénissait à i*eavi sa domination. Il se plaisait surtout
à la lecture des livres saints, en sorte que, tout laïque qu'il était, on pouvait dire qu'il possédait les mérites et les qualités u'un evêque.Mais on soupçonnait un peu son désintéressement, et l'on craignait qu'il n'aimât trop les richesses, dans un temps où les vicissitudes continuelles des guerres ne permettaient pas même aux plus avides de les garder pour eux, encore moins de les transmettre a leurs enfants. Saint Auspice, qui l'avait vu à son passage à Tout, lui écrivit, quelque temps après son retour à Trêves, pour l'eihorter a rentrer en lui-même, à sonder sa conscience, à se rendre un compte exact et rigoureux de l'état de son flme, et à arracher enfin jusqu'aux moindres racines d'un vice si dangereux, s'il en reconnaissait la présence dans son cœur. Le remède qu'il lui prescrivit pour cela , c'était de s'abstenir tellement au bien d'autrui, qu'il fût prêt à sacrifier même le sien pour la nourriture et l'entretien des saints et des pauvres. C'est par ïh qu'il veut que le comte Arbogaste se prépare à la dignité qu'il lui assure être dans l'ordre de ses destinées. 11 semble même lyoutcr qu'une voix miraculeuse l'avait annoncée solennellement aux peuples comme une grAce et un bienfait du ciel. Cette lettre de saint Auspice, qui, par la beauté du style, l'élévation des pensées, le choix des descriptions, ressemble à une espèce de poëme, est le seul monument qui nous reste de sa science, de son zèle et de sa vertu. On l'a imprimée pour la première fois dans \es Annotes de Trêves^ dans l'^t^toire ecclésiastique et politique de la ville de Toul, en 1707, et c'est de là que M. l'abbé Migne l'a tirée, pour la r^roduire dans son Cours complet de tous les Pères et écrivains ecclésiastiques^ édité à Paris, iWt
AUTEMONDE, treizième évêque de Toul, composa, sur la fin du vi* siècle, quelques écrits et des répons en Thonneur de saint Evre, l'un de ses prédécesseurs, pour transmettre à la postérité la mémoire de ses actions, et donner ainsi plus de solennité au culte qui lui était rendu dans une église éri-
Sée sous son nom dans un des faubourgs e la ville. Dom Mabillon entend par ces écrits la Vie de saint Evre, 11 remarque que, dans cette Vie, il est fait mention que ce saint évoque, passant h Châlons-sur-Saône, demanda à Adrien la liberté de trois prisonniers qui se trouvaient dans les (ers. Celte grftce lui ayant été refusée, il l'obtint de Dieu par ses prières, A ce propos, le savant critique observe judicieusement qu'ail y a faute dans l'anonyme qui a donné les Actes des évêques de Toul. En prenant Adrien pour l'empereur du même nom, il s'est imaginé faussement que saint Evre vivait dès le commencement du iv siècle, tandis que ce nom d'Adrien désignait tout simplement le juge ou le gouverneur de Châlons.
AVESG AUD, abbé do la Couture, dans un des faubourgs du Mans, ne doit pas être confon'lu avec un autre Avosgaud , abbé de SaiiU-Viiicont dans la même ville, qui assista