BAR
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ruption/ a*a été qu'une suite de débauches et de crimes. Il y démontre encore que l'Aicoran, publié sous son nom, n*est point de luiy mais d'un écrivain habile et célèbre, nommé Othman, qui, ayant recueilli (les divers écrits de Mahomet, en composa par ordre du calife Abubaker, un volume à qui l'on donna depuis le titre d'Alcoran.
BARTHÉLÉMY, succéda à Albert dans la dignité d'abbé de Marmoutiers, vers Tan 1063; mais il n'eu jouit paisiblement qu'après avoir surmonte les obstacles que Geofiroi le Barbu lui opposa. Toute son attention, pendant tout le cours de son gouvernement, fut de maintenir une exacte discipline et de faire fleurir les études dans son monastère. Il mourut au mois de février 1081ii>. Wiligrin, évoque du Mans, avait, du consentement de ses chanoines, soumis à Marmoutiers le monastère de Vivoin. Arnauld, son successeur, voulant changer cette disposition, l'abbé Barthélémy s'y opposa, mais avec mesure et en prenant l'es voies de la douceur et de la politesse. II écrivit à l'évêque Arnauld qu'il ne pouvait être que surpris de l'avoir pour ennemi, dans une circonstance oil il pouvait espérer de l'avoir pour défenseur; et en effet, il en eût été ainsi, si tout autre s'était opposé à l'union établie par son prédécesseur, entre Téçlise de Vivoin et le monastère de Marmoutiers. N'est-ce pas une société de prières et de bonnes oeuvres pour tous les temps et surtout pour l'heure de la mort, gui s'est établie entre vos chanoines de Saint-Julien et nous? C'est vous-même oui avez dressé l'acte de cette société, et l'évèque Wiligrin et les principaux de votre église n'ont fait
aue confirmer ce que vous aviez consenti, 'est-il pas d'usage, dans les églises de France. d'Aquitaine et de toute la Gaule, qu'un acte, autorisé du consentement d'un chapitre, demeure stable ? Souffrirait-on
Su' une personne séculière se mît en devoir e le rompre et de l'annuler ? Il s'adresse ensuite aux chanoines, en les priant' de ne pas permettre que l'on porte atteinte à ce qui avait été fait, mais il proteste aussi qu'il ne portera l'affaire devant aucun tribunal. Barthélémy accompagna sa lettre de présents pour 1 évoque, afin de calmer sa colère contre les moines de Marmoutiers. En effet, Arnauld changea de sentiment, et laissa subsister l'union. Dom Mabillon remarque que, dans le même temps, beaucoup d'autres monastères se réunirent à l'abbaye de Marmoutiers, mais il serait trop long de les rapporter. Le nom de Barthélémy se lit dans quelques Martyrologes, mais l'Église ne lui a pas encore décerné de culte. On avait autrefois à Marmoutiers l'histoire de sa vie et de ses miracles; elle ne se trouve plus. Raoul, archevêaue de Tours, ne pouvant déchiffrer une bulle que le pape Grégoire VII lui avait adressée, eut en vain recours à ses chanoines. L'abbé Barthélémy la lut et la transcrivit. Cette bulle était de l'an 1075, en caractères romains. L'écrivain qui rapporte cette anecdote en conclut qu'il y avait une
{parfaite intelligence entre Tarchevèque et es religieux de Marmoutiers.
BARTHELEMY de Laon. — Barthélémy, fils de Falcon, seigneur du Mont-Jura, et d'Adèle de Rouci, était cousin du roi Alphonse d'Aragon, etpetit-neveu de Manassès, archevêque de Reims. Il fut élevé sous les yeux de ce prélat, qui en 6t un chanoine et ensuite le nomma trésorier de son église. Ces faveurs n'étaient qu'une justice, et Barthélémy les avait méritées par la régularité de ses mœurs et son application à l'étude. L'Eglise de Laon le choisit pour évoque, en 1113. Elle avait besoin d'un pontife sage et prudent ; elle le rencontra dans Barthélémy. A son arrivée, il ne trouva ni cathédrale, ni palais épiscopal; l'incendie qui suivit l'assassinat de Gaudri, son prédécesseur, avait tout réduit en cendres. U mit tous ses soins à relever ces ruines, et dès l'année suivante la cathédrale se trouvait restaurée. Son attention se porta ensuite sur les abbayes de son diocèse, lesquelles avaientaussi beaucoup souffert des derniers troubles. Notre prélat y rétablit l'ordre et en fonda neuf autres, dont la plus célèbre est celle de Prémontré, qui date de l'an 11^. Ne pouvant introduire la réforme parmi les religieuses de Saint-Jean de Laon, il se vit contraint de les chasser pour donner sa maison aux Bénédictins. Lui-même ayant déposé la mitre, en 1151, se retira dans l'abbaye de Foigny, qu'il avait érigée à l'ordre de Cîteaux, et y embrassa la vie mbnastiaue, dont il remplit tous les devoirs jusqu'à sa mort, arrivée en 1158.
Ses écrite. — Barthélémy, après sa retraite, fut inquiété par Gauthier de Mortagne, son successeur, comme ayant dissipé les biens de son église. Cette accusation donna lieu à une lettre apologétique, qu'il écrivit en 1154 à l'archevêque Samson, pour être lue au concile qui se tenait alors dans sa métropole. U ne se donne que le titre de pauvre moine de Foignjr, et il commence sa justification par la description du triste état où était réduite l'église ae Laon lorsqu'il en prit possession. Pour réédifier la cathédrale, dont les revenus étaient fort minces, il n'em-
Eloya que ses épargnes et les aumônes des dèles, sans toucher aux fonds de sa manse. La seule chose qu'il en retrancha fut la redevance d'un certain nombre de porcs qu'il donna aux chanoines, pour se délivrer de l'embarras que ces animaux lui causaient lorsqu'ils lui étaient amenés. Il avait remis la règle et le bon ordre dans les cinq abbayes subsistantes à son arrivée; il avait procuré l'établissement de neuf monastères nouveaux, qui florissaient par le nombre et la ferveur des religieux. « Est-ce donc là mon crime, dit Barthélémy, d'avoir rétabli les anciennes églises et d'en avoir fondé de nouvelles? Il est vrai, poursuit-il, que j'ai démembré une terre (le mon évêché pour fonder l'abbaye de Prémontré ; mais cette terre, stérile et inculte, étaitsi peu de chose, qu'elle pouvait suffire à peine pour entretenir deux
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