‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-ChristChapitre 56 sur 105 · RAS · texte numérisé non relu

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cbarraes. Pouvais-je donner moins à un homme tel aue Norbert, que le pape Calizte lui-même m avait recommandé, en me char-

Séant de lui procurer un établissement, et e Tassister de tout mon pouvoir? JaiJ encore remis, ajoute-t-i), quelques'menus droits de révêché sur certaines terres, en faveur de la donation que les propriétaires en avaient faite à des églises. Mais en cela j'ai agi de concert avec Tarchevêque de Reims et à sa recommandation. Du reste, tout le temporel de l'évêché de Laon est encore aujourd'hui tel que je l'ai trouvé, si ce n'est que j'y ai lait des améliorations. » — Le fait ainsi exposé suivant la vérité, Barthélémy ne craint pas de remettre le jugement de sa cause entre les mains de son métropolitain et des vénérables prélats rassemblés avec lui en concile. Cette lettre, qui porte le cachet de l'humi- Uté et de la candeur, révèle partout cette noble assurance qu'inspire le témoignage d'une conscience pure et tranquille. Gauthier de Mortagne rendit justice a son prédécesseur et confirma les donations qu'il avait faites à l'abbaye de Prémontré.

Sa retraite fut encore troublée parlesprétentioDS que l'abbaye de Prume faisait valoir sur un domaine du diocèse de Laon, nommé Hanape, dont Barthélemv avait mis en possession les Prémontrés. Il écrivit à Nicolas, abbé de Prum, une lettre dans laquelle il lui certifie que, pendant environ trente-huit ans ((u'il a gouverné le diocèse de Laon, il n'a jamais vu de religieux de son ordre dans le lieu contesté, ni personne qui l'ait régi en leur nom; qu'il a été paisiblement possédé par les Prémontrés pendant plusieurs années, et que lorsqu'il fit la bénédiction de l'église, au moment de leur intronisation, personne n!y fit opposition, quoiqu'il y eût dans le voisinage des religieux ae Prum, qui ne purent manquer d'en être avertis. Cette lettre, écrite dans le même style que la précédente, respire aussi les mêmes sentiments.

On a encore de Barthélémy les chartes de fondation des neuf monastères dont nous avons parlé. Ces diplômes, avec les deux lettres que nous venons d'analyser, se trouvent reproduits dans le Coun complet dePa^ irologie.

BASILE (saint], archevêque de Césarée en Cappadoce, docteur de TEdise, naquil en cette ville, sur lafin de l'année 329, d'une famille originaire du Pont, où elle avait tenu un rang considérable. Son père, qui se nommait Basile aussi, était non moins recommandableparson éloquence que par sa vertu.

rent pas trompées : après avoir fait ses études dans la province du Pont avec un suoces éclatant, il alla suivre, à Constantinople, les leçons de Libanius, le plus célèbre niéteur de son temps. Libanius, enthousiasmé de ses heureuses dispositions, frappé de ses vertus naissantes, le distingua bien vite de la foule de ses disciples et conserva pendant toute sa vie la plus naute estimepour sa personne. Au sortir de cette école, Basile alla se perfectionner à Athènes, où l'on accourait de toutes parts pour se former à la pureté du langage et à cette élégance attique qui ont rendu si célèbres les grands écrivains de la Grèce. Là il retrouva Grégoire de Nazianze, son ancien ami et son émule pour la piété, les talents et l'ardeur à s'instruire. Apres s'y être perfectionné dans l'art oratoire, après y avoir amassé un trésor de connaissances (kns les sciences profanes, il résista aux propositions avantageuses qui lui furent faites pour l'engager à s y fixer au rang des maîtres ; il revint dans sa patrie, de laquelle on pressentait déjà qu'il serait la gloire et l'ornement. Il y remplit pendant quelque temps une chaire de rhétorique, et parut avec éclat dans le barreau ; mais la crainte que les applaudissements qu'il recevait dans ce double em- Jloi ne lui enflassent le cœur, le fit renoncer des états profanes où il éclipsait tous ses concurrents pour se consacrer entièrement à Dieu. 11 reçut le baptême en 357, vendit et distribua son bien aux pauvres, parcourut les monastères de la Svne, de la Mésopota* mie et de l'Egypte, où les sujets d'édification

3u'il trouva le consolèrent du triste spectacle es ravages que l'arianisme faisait dans tout l'Orient. A son retour, Basile fut obligé de se séparer de la communion de Dianée, son évêquc, qui avait eu la faiblesse de souscrire la formule arienne de Rimini. Ce fut alors qu'il se retira dans les déserts du Pont, non loin du monastère de filles que sa mère et sa sœur avaient fondé, sur les bords de l'Iris. 11 en établit un pour les hommes sur l'autre côté de la rivière, et y rassembla les solitai* res dispersés dans le voisinage, pour leur faire embrasser la vie cénobi tique, qu'il préférait à la vie solitaiie, dont l'isolement lui semblait offrir de grands dangers. Ces établissements s'étant multipliés dans le Pont Vet dans la Cappadoce, il leur donna une règle commune, et en conserva l'inspection générale, même après qu'il fut devenu évoque. Dianée, attaqué d une maladie qui le conduisit au tombeau, le rappela à Césarée, et dès que cet évêque lui eut protesté que c'était sans en connaître le venin qu'il avait

11 eut pour mère sainte Emélie, pour sœur ' souscrit la formule de Rimini, n'ayant ja-

sainte Macrine, pour frères saint Grégoire de Nysse et saint Pierre de. Sébaste. Ses ancêtres lui offraient d'autres saints également distingués par divers genres de mérite et de perfection. Basile semblait donc destiné par sa naissance, par les exemples domestiques

att'il avait sous les yeux, et par les talents ont la Providence l'avait doué, à devenir un des personnages les plus éminents de i'Eglise. Ces.magnifiques espérances ne fu-

mais prétendu nar là renoncer à la foi de Nicée, Basile ne nt aucune difiBculté de rentrer sous sa juridiction et de lui prodiguer tous les soins qu'exigeait son état de mourant. A cette époque, il n'était encore que lecteur. Eusèbe, successeur de Dianée, l'ordonna prêtre, en 364. Ses succès dans la prédication éveillèrent la jalousie d'Eusèbe, qui lui interdit l'exercice du saint ministère, ce qui lui donna la liberté de retourner dans s^

monastères du Pont. L'empereur Valons s^tî- ? soumis de tous lei homînes { ifaaii ananil tant rendu peu après à Césarée pour mettre ' ori touché à la religion que tious devons les ariens en possession des églises cathôli- ï défendre, à lafbi dont nous* sommes les garquesj Eusèbe, hors d'état de lui résister, se ; dleils, alors nous méprisons tout pour Dieu, rendit aux vœux des fidèles, et rappela Ba- ^ sans que rien soit capable dé nous ébranler. » Une pareille résignation imposa au préfet et à fempereur lui-même, devant lequel on le fit comparaître le lendemain, et on résolut de le laisser tranquille. Cependant Basile savait tempérer par une sage condescendance la rigueur de son ministère. Valens s'étant rendu à Téglise le jour de TEpiphanie, n'osa pas se présenter à ta communion, prévenu qu'elle lui serait refusée ; maïs il fit son offrande, ({m fût accet>tée; le saint pontife pensait qtrt 4artS une circonstance si extraordinaire, il était çrudant de relâcher quelque chose de la rigidité dès règles, pour ne pas humilier la majesté impériale, ni provoquer son ressentiment. Cependant, quelque temps après, Valens, excité par les ariens, voulut exiler saint Basile; mais on rapporte que trois î)luraes se brisèrent. Tune après Tautre, entre ses doigts, et que, saisi de crainte, il ne songea plus à troupier .son repos. Le zélé pontife employa les dernières années de sa vie à réunir les Eglises d'Orient, él d^Ocddent, parn^ lesquelles les disputes de Mé* lèee et de Paulin, tous deux évèqu^s d'AntioG)ie, entretenaient la division. Il érigea un eyôcbé à Sasimes et le donna à son ami saint Grégoire de Naziainze; il éoçjyit contre Apollinaire et contre Eustalhe de Sébasle. Sa santé, que les rigueurs de la pénitence avaient toiyours rendue tfès-chaucejantei s^affaiblit de plus en plus. Énàn, épuisé de morlilications et de travaux, il mourut le !•' janvier de Tannée 379, universellemeul regretté, non-spulement par les chrétiens, mais par les juifs et les païens eux-mêmes,

8ui le regardaient tous comme un nère. Saiut régoire,de Nazianze se chargea aexprimer les regrets des uns et des autres, dans Toraison funèbre qu'il prononça k ses funérailles, et cfu'on regarde comme un des discours les plus touchants de cet orateur chrétien. Les ouvrages de saint fiâsile consistent en des Homélies, des Discours, d^s Morales, cinq livres. contre Ëunomius, un livre du Saint-Esprit, un commentaire sur Isaïe, et plus de trois cents lettres très-instructives sur des sujets de dogme, de morale et d0 discipline ecclésiastique. Le style de^saint Basile est pur et âlégant, ses expressions sont grandes et subHmes, ses pensées nobles et pleines de majesté. 11 excelle dans les Païkégvriquesi ses raisonorai^nts sont pleins de force, sa doctrine profonde, tous ses ouvrages remplis d'érudition. Hous t^ grettons vivement que l'étroite mesure qui nous est imposée, dans l'analyse que nous publions de ses oeuvres, ne nous permette

Sas dé donner une plus haate idée de ses rillairtes qualités. C'est bien peu ftire cobnaître celui que Tbéottoret apprile te fltm*' beau de la Ca^adoce, ou plutôt de Tudi* vers, et dont il ne parle presque jamaàs sac^ ^id donner le nom de Grand, qn% la postée

silo. Sa présence fit cesser les divisions qui régnaient, à son sujet, parmi les orthodoxes; son zèle fit échouer le projet de Valons, et son éloquence fit ouvrir les greniers des riches, pour nourrir les pauvres qu'une affreuse famine avait réJutts à la plus extrême misère. Li mort de l'évoque Eusèbe l'ayant porté, en 370, sur le siège de Césarée, cette Eglise prit dès lors une nouvelle face. Il mil tous ses soins à former son clergé et à inspirer la ferveur à tou^^les fidèles; en un mot, il déploya un zèle actif à s'acquitter de toutes les fonctions de son ministère. Ce zèle s'étendit môme au delà des bornes de son diocèse. L'Eglise d'Àntioche était déchirée jw un schisme , d'autant plus difficile à éteindre, que chaque parti avait un homme dis* tinffué à sa tète. Tous ses efforts pour y rétablir l'harmonie furent sans succès, mais il fût plus heureux auprès des évoques macécédoniens qui témoignaient le désir de rentrer dans l'unité et de se rattacher à l'Eçlise. Saint Basile se contenta de leur faire admettre Il foi de Nicée, en confessant que le Saint-Esprit n'est pas une créature. 11 était bien convaincu qu une fois rentrés dans la communion catholique, il les ramènerait facilement , dans des conférences amicales, à en proclamer la divinité^ Cette condescendance, blâmée p^r quelques catholiques d'un zèle outré, fut approuvée par saint Athanase, cl elle aflaiblit considérablement le parti de l'arianisme. Valens, toujours obsédé par les chois de ce parti, reprit le projet de faire communiquer ensemble les ariens et les catholiques; la terreur marchait à sa suite dans toutes les provinces qu'il traversait. Les évoques, intimidés, faiblissaient devant Ses menaces. Le préfet Modeste, qui le précédait, avait ordre surtout de soumettre l'archevôque de Césarée. Modeste, assis sur son tribunal, entouré de ses licteurs armés de leurs faisceaux, fait comparaître Basile, le menace de la confiscation de ses biens, de l'exil, des tourments, de la fnort môme, s'il ne se réunit à la religion de l'empereur. Le saint prélat, avec la sérénité peinte sur son visage, lui présente quelques livres qui formaient toute sa fortune; il lui montre les haillons misérables qui le défendaient à peine contre l'intempérie des saisons ; fl lui parle de son séjour sur la terre comme d'un lieu d'exil, du ciel comme de la véritable patrie, après laquelle il soupire, de son corps e'xlénué dont les premiers tourments détruiront pi-ompteraent le frêle édifice et le réuniront à son Créateur, pour lequel seul il vit. Jffodeste, étonné de cette tranquille intrépidité : « Personne, lui dit-il, ne m'a encore parlé avec une telle audace. — C'est, lui répondit simplement Basile, que vous n'avez pas encore rencontré un évoque.

Dans les circonstances ordinaires de la vie, Qous sommes les pins doux et les.pluji

«rt %k6 MCTOWNMlte WE PAtftOLOGIE.

nié hi^ a oansefTé jusqn^h nos jours, «t qu*i1 oootinuera de porter dans relise jusqu'à la fin des temps.

HeTotneron, — Be tous les ouvrages que saint Basile à corapost5s sur l'Ecriture sainte, celui qaî Fui a fait le plus d'honneur par son mc^rite, sans contredit, c'est son recueil d'homélies sur les six jours de la création. Saint Grégoire de Nazianze confesse que ces homélies lui ont fait connaître les raisons de la création, et qu'il y a plus appris à adiûi-

ftAS

rer le Créateur que par là contemplation môme de ses couvres, il nous re&te neuf de ces homélies; saint Jérôme n'en comptait pas davantage de son temps, et Cassiodore les appelle des livres. Le saint docteur s^attache exclusivement à l'explication de la lettre, et il regarde comme inutiles les différi»nts sens allégoriques que plusieurs ont recherchés. «Pour moi, dit-il, aucun terme n'est ignoble, je les accepte tous, je les explicjue dans leur sens propre et naturel ; car je ne rougis pas de l'Evangile. »

Première homélie, — Toute la première homélie est consacrée à l'explication de ces par oies de la Gertèse : fnprincipio Deus crearit cœlwn et terram. De ce que le monde a c'i un coniftiencemcnt, le saint docteur en conclut qu'il doit avoir une fin» et il le prouve pnr ce raisonnement : Un tout est essentiellement de la même nature que les parties qui le comf)osent; si, comme l'expérience le fait voiT, cf'S parties sont sujettes à se corrompre et à périr, le tout est donc nécessairement exposé à subir les mômes vicissitudes. Mais par ce monde il n'entend que les rhoses sensibles, puisqu'il croit que la création dos anges avait procédé celle de la matière. 11 ne rejette pas l'opinion de quelques interprètes qui pensent que Dieu créa tout en un instant ; il la regarde môme coram^ probable, mais il s'en tient à l'ordre marqué par Moïse, qu'il appelle formellement l'his- (orîen des six jours. Il rapporte au premier jour la création de tous les éléments, quoique Moïse n'y fasse mention que de la terre, fî montre que celte création est l'œuvre d'ua Dî(.Mi bon, sage et puissant, qui applique sa bonlï», sa sagesse et sa puissance a produire tout ce que le monde cfoiitient de beau, d'utile et de vraiment grand. In principio fecil Den^y uti bonus quod utile es/, uti sapiens qnod pulcherrimum est, utipotens quod maxi-mum est,

Ùeuxiime homélie, — L'explication du se* cond verset de la Genèse forme le sujet de la seconde boruélie. Nous remarquerons, en

tégétation gue la parole créatrice n avait pas encore fait jaillir de ses entrailles. 11 apporte trois raisons pour prouver qu'elle était invisible : c'est qu'il n'v avait pas d'homme i)our Ta contempler, qu elle était ensevelie sous les eaux, et enfin, que la lumière n'avait

i)as encore été créée. 11 détruit ensuite par e ridicule le système de ceux qui soutenaient l'éternité de* la matière. En eflfet , n'est-ce pas réduire Dieu à la condition de l'artisan, oui ne fait que donner une forme h la matière qu'il travaille, sans avoir la puissance de la créer lui-naèmeî Comme les marcionites et les valentiniens abusaient du texte Suivant, Sed et tenebrœ super abyssum, pour établir l'existence d'un mauvais principe, saint Basile démontre, par tous les raisonnements connus, l'absurdité de deux principes contraires. Il ajoute qu'on ne peut penser sans impiété qu'un Dieu bon ait créé un mauvais principe, le bien ne pouvant engendrer le mal. Ces ténèbres, qui couvraient la face de l'abîme n'étaient donc pas une substance, mais un défaut de lumière. Enfin, il croit qu'on peut entendre ces paroles : Spirituê Dei ferebatur super aquas^ de la masse de l'air, puisque le mot spiritus comporte aussi cette signification; mais pourtant il aime mieux s en tenir aux sentiments des anciens, et entre autres à celui d'un docte Syrien, qu'on croit être saint Ephrem, diacre d'Edesse, qui appliquait ces paroles au Saint-Esprit, on supposant qu*il couvrait les eaux pour les féconder.

Troisième homélie. ^ Nous restons fidèles à Ift traduction suivie par saint Basile, en reproduisant exactemefit les passages de la Bible qui servent de textes à ses discours. La troisième homélie est dans l'explication de ce verset : Et dixit Dem : Fiat firmamentum m medio aq^œ^ et fit diseernens inter o^iMifti et aquam. Le saint docteur examine SI ce firmament est différent du ciel que Dieu fit dès le commencement ; pourquoi il nous parait en forme de voûte ; quelle est sa substance, et pourquoi il est entre les eaux. Comme certains hérétiques soutenaient qu'il n'y avait qu'un seul ciel, il leur prouve le contraire : i"* par le témoignage de saint Paul, qui fut élevé jusqu'au troisième ciel ; 3' par celui du Psalmiste, qui invite les cieux des deux à louer le Seigneur; 3* par le texte même de Moïse, qui appelle ce second ciel firmament, pourfle distinguer du premier, à qui il donne un autre nom, et dont il indique également l'usage.

Quatrième homélie.— Lh réunion des eaux

passant, que le saint docteur se sert babi-. en un seul bassin forme le sujet de ce disluellemenl d'urte traduction particulière qui cours, dont voici le telle : Eê dixit Deus :

Cangregetisr aqua qum sub emh est m congregationem tifiam, et appareai arida. Cette homélie roule sur deux questions que s'est

Eroposées le saint docteur : la première» ieu avait-il besoin de commander aux eaux

diffère, au moins quant h j exactitude, du texte de la Yulgate et des Septante. Voici le verset tel que nous le lisons dans la traduction Taline de ses œuvres : Terra autem erat tnvisibilis et incomposita. il en explique les tenhes en ce sens : Ce q li donne à|la tftrre sa forme et sa perfection, c'est sa fécondité, la germinatiou dos plantes, des ar-

breS| des llcursi on un mota tout ce luio dQ

de se rassembler en un seul lieu, puisque de leur nature elles sont fluides? la seconde, pourquoi, après avoir reçu Tordre divin de se condenser en ua lieu itfiiqae^ en voyons

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niGTIONNAIRE DE PATROLOGIE.

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nous tant d'amas divers? Voici, en résumé. , la ni us haute instmrtînn n c'o««k«

ses deux réponses : d'abord, nous savons HÎuïàdécSelSSZ de m5ÎÎÎT,ÏÏ: présentement la nature dn l'fian. nlAmanf^oi» — ÎS^ ' ir^ j.™__V*\'*Ç*<>u.

quelle est présentement la nature de l'eau, mais nous ne pouvons savoir ce qu'elle était nu moment de sa création ; nous sommes (ans l'obligation de croire que c'est la voix (le Dieu qui a donné à chaque être créé la lorme qu il devait conserver dans la suite et iusqu à la fin des temps. Ensuite il dit que le texte de Moïse ne s'entend que d'un considérable amas d'eau, et qu'encore qu'on voudrait en faire un bassin unique, il aurait, pour auxiliaire de la vérité, le témoignafre de tous les voyageurs, qui prétendent que tous les amas d eau particuliers se joignent et communiquent ensemble par queîoues voies souterraines et inconnues.

Cinquième homélie. — Le verset suivant : Germinet terra herbam feni, seminatu semen guumjuxla genus, et lignum fruetiterum factent fructum juxta genus euius semen m tpso, sert de matière à la cinquième homélie, qui traite de la fécondité de la terre. Suivant le saint interprète, la parole de Dieu eut tant de puissance, que, dès le moment même, la terre fut couverte de toutes ses productions; le fom germa dans les prés, le grain dans les champs, les arbres se chargèrent de fruits, les forêts se couvrirent d'arbres pour servir aux besoins de l'homme et la*1e'rre°*'** q«i devaient plus tard peupler

Sixième homélie. —Voici le texte de ce discours : Et dixit Deus : Fiant llù^rt m firmamento omit, ad illuminationem suoer terram, ut discernant inter diem et noctem Le suiet développé par le saint docteur est donc le travail du quatrième jour, c'esl-àdire la création des âeux grands corps lumi-

^.^r n^/c?'*'' P"?** ^'^'^^ firmament, l^uk pour présider au jour, et qu'il appela soleil.

et 1 aut™ qu'il nomma lune, et qui fut chargée de présider à la nuit. Suivait saint £ &«^e «^iFlî:??.'^^. Ifcutions de l'CtlSj:

plement de la murène, qui, d'après plusieurs naturabstes, sort du fond de l'eau wm frayer avec la vipère, lui fournit de sues conseils sur les devoirs réciproques oueles époux se doivent entre eux. ^ "« «

^ Huitième homélie. — Les oiseaux, dont il n avait pas parlé dans le discours précédent, font le sujet de la huitième homélie. Ce«^ matière est traitée fort au long. Le saint docteur explique la nature, les propriétés, les différences, le caractère et l'industrie des oiseaux; les rapports qu'ils ont avec les poissons, puisque, d'après leur conformation naturel e. on voit que le Créateur les a destinés à planer dans Tair, comme le doisson nage dans les eaux. Il avance, comme un fait dont il parait ne pas douter, qu'il y avait des espèces d'oiseaux, entre lutrM le vautour, qui engendraient sans s'accoupler. Suivant lui, le but de Dieu, dans ces phénomènes de la nature, aurait été de nous fournir des motifs de croire des mystères 3515.5*^"*»® comprenons pas, comme la Ti^ giiuté de Marie après l'enfentement.

Neuvième homélie.— Bn6n la neuvième homéhe est consacrée à la description des animaux terrestres. Les animaux Muvages, les

S°c^„»*'**i^®*'''l'**5' 'es animaux Mrnassiers, sont dépeints tour à tour par saint

î^f u V^" ^T'S^ 1"^ « étudié la hature et î^n^i ««!« '"• ^?»3'^«. s«àet qu'il examine, ^r/..-?.*""^' S^ 'i ^.^''"'' 'e porte à bénir le Créateur, en l'admirant dans la perfection J«. \«/ «""es, et il fait passer m reconnaissance et son admiration dans l'Ame de ^™„^H^"'■^• '•«"rtant, dans cette homélie ««^^^<i^*°! '^i précédentes, il cède un peu î^! F^J"8^s dii peuple» et parle quelque- £mn« V^^f^V"»?:""' 'es oânion^ de son ÎK;.^"'. ^A ^°' *' «'it quelques mots de r^T?^ ^* **® ®* création, mais seulement S^n/L^n''"*'? ^".®' dans les homélies suivantes, il parlera de sa nature, de ses rap-

£unL .^®*' \®^ ^H^^^ eféés, de sa ressem^ b ance avec le Créateur. Mais il est certain

même remarn„.*^^n T^' ®" '^l^^^ " f"' »» an',T n'fnl*' •* ^'^"'«"'•- Mais il est certain dmu« ffi^M® ?" *»eauçoup d'autres en- S.V^ ° «? « "en dit, et que son ouvrage sur

leÏÏ aûe d^pI. fif**"'* ^'^ ?'? P'"''«°' d» so- i^'fr''"?* est resté Imparfait, soit que leu que Dieu fit pour éclairer le monde *®* infirmités, ou miPlmiic f«.J«.., ««c Moise n'est point en contradiction avec luil môme, car fa lumière, dont il rapporte là création au premier jour, n'était que la ma! tière -dont Dfeu formS ensuite ce mSd coros lumineux qu'il appela soleil. ^

Septiim^l homélie. — La septième homélifl explique l'ouvrage du cinquftme jour ?es sd'' A'!;**"**" ?«» reStileTerdS pS t nèsa'. P/ Ai^X *"'«„«'« verset de la Genèse . Et dtxit Deu$: Produeant aquœ r»tiha mimarum viventium juxta àmuset ^olatiha volantia secunddm lirSmut c«f. juxta genus. La description àTSm

téHonf 'nin"f ^'^^'"^^'' de leuîs propriéw«, sont pour Im une occasion de faire ail

«Mwraies a« ijotérôt le plus attachant et de

«o« inf:..».ux. — ^"^ luiiittriaii, sou que

ff^c 1. "?"*?*', °" quelques travaux presfm« ' J "*"*• ''^'■«^ de l'interrompre. ï>an$ vH» T^^"" jusque-là si remplie, c'est un «il«.^/ pour tout le monde équivaut à une ^^l^â^flt''^'^^ nous assure que saint en «?hLv«nM?^^'*® entreprit de le rombler, fouS il^ii^^""®^'*® ««nt «asile. En effet, fflni nnf n ^m'1°°*' <^«« '»"es du Saint doomovriJPi"".*^ ^^"^ «0° no"» » partir du ^.7 «i?®» *^°*i homélies qui font suite l'hLIi.?"®! • *'®'*^ s»"" la formation de tArr«w ' ®* "".f troisième sur le paradis 1?T.»^'""^'.' est facile de reconnaître, ÎÏ^Ja disposition du smet, et à la diffénïï^.l" ?,'^l®' 9"« «^'est faussement qu'elles Céswée *""^"^®* «"^ savant archevêque de

n'S^r^l*' '"'' '" i"a««e«.- Saint Basile «nV.ilj???''® ,9"e. simple prêtre lorsqu'il «atrepnt l'expUeation des psaumes ; et l'oa

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DICnOMNAIRE DE PATHOLOGIE.

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voit, dans la pIuMil de ces homélies» qu'il les avait prâchees au peuple; car* aans celles-là même qui ne se terminent point par la doxologie ordinaire, il est aisé de remarquer qu'il parlait devant une assemblée. Il ue nous en reste que treize qu'on puisse re^rder comme authentiques, puisqu'elles lui ont été constamment attribuées.

Homélie sur le premier psaume.— L'exorae de cette homélie est comme un aperçu général de la matière, un prologue magnifique dans lequel le saint docteur relève, en termes pompeux, l'excellence, la beauté, l'utilité des psaumes. Il y trouve réunis tous les avantages répandus dans les autres livres de l'Ecriture ; c'est une théologie complète, qui nous développe tous les mystères de la religion, qui nous enseigne toutes les règles de la morale, qui nous insinue tous les conseils de la vertu. Il entre ensuite en matière, et commente le premier verset du psaume Beatue vir qui non abiil in eoncilio impiorum, 11 cherche quelle est la vraie béatitude de l'homme, et il trouve que Dieu, étant le souverain bien, doit être le seul

ui puisse posséder le souverain bonheur.

'est donc en Tain que nous le cherchons dans les richesses, dans la santé du corps, dans les honneurs de la vie. Il n'est qu en Dieu ; nous l'augmentons ou nous le diminuons, nous l'acquérons ou nous le perdons, suivant que nous nous apppochoas, que nous nous éloignons ou que nous nous sé-

1>arons de Dieu. Or on s approche, on s'éoigne ou on se sépare de Dieu par le bien ou le mal de la vie, par le péché ou par la vertu. Aussi celui-là est-il proclamé heureux, qui n*a point fréquenté les assemblées des impies, qui n'a point bu le poison de leurs mauvaises doctrines, qui n'a point conservé le levain de leurs erreurs, ni proféré les blasphèmes qu'ils exhalent tous les jours contre Dieu. Iteatus vir qui non abiit in coneilio impiorum J Heureux encore celui qui ne s'est point arrêté dans la voie des pécheurs l Eu etfet, la vie est un chemin, l'homme est un voyageur ; chacun de ses pas doit le conduire vers un but ; or il y a deux voies : une large et spacieuse, c'est la voie du péché qui conduit à la mort ; une étroite et difiSciie, c'est la voie de la vertu qui conduit à la vie éternelle. Bealus qui in via peecaiorum non etetii l Bienheureux enfin, celui qui ne s'est pas assis dans la chaire de pestilence, qui n'a pas croupi dans son péché, qui n'a pas lassé la patience de Dieu à attendre son retour, sans jamais revenir à lui par la pénitence I Beatue qui in cathedra pestilentiœ non sedit! Mais plus heureux mille fois celui qui fait la volonté du Seigneur et qui passe les jours et les nuits à méditer sa loi sainte et ses divins commandements 1

L'analyse de cette homélie, quelque défectueuse qu'elle soit, suflira, nous l'espérons, pour donner une idée de toutes les autres. On voit que le saint docteur, commandé par son sujet, s'écarte de la règle uuique qu'il s'était imposée dans VEexamé-

DlvTlOIfN. PK PaTHOLOOIS. h

ron. En eSét, saint Grégoire de Nazianze remarque que, pour rendre l'Ecriture intelligible à tout le monde, même aux personnes les moins éclairées, le pieux commentateur ne se contentait plus d'en expliquer la lettre, mais qu'il en approfondissait encore tous les sens dont elle est susceptible, c'est-à-dire que, % outre le sens Httéral, il cherchait à découvrir et à développer le sens moral et allégorique, caché sous le texte des psaumes.

Livres contre Eunomitis. — Eunome était originaire de Cappadoce ; il avait beaucoup d'esprit naturel; des prêtres ariens auxquels il s'attacha l'instruisirent. II adopta leurs sentiments et fut fait évêque de Gyzi- Que. Il devint arien si outré que le zèle de I erreur le fit tomber dans le sabellianisme. La divinité de Jésus-Christ était comme le

fûvot de toutes les disputes entre les cathoiques et les ariens. Les catholiques admettaient, dans la substance divine, un Père qui n'était point engendré et un Fils qui 1 était, et qui cependant était consubstantiel à son Père et coéternel avec lui. Eunome crut qu'il fallait examiner ce dogme en luimême, et voir si effectivement on pouvait admettre, dans la substance divine, deux principes dont l'un était engendré et l'autre ne l'était pas. Pour décider cette question, il partit d'un point également reconnu et par les catholiques et par les ariens, savoir, la simplicité de Dieu. Il crut qu'on ne pouvait supposer, dans une chose simple, deux principes, dont l'un était engendrant et l'autre engendré ; une chose simple, selon lui, pouvait avoir différents rapports, mais elle ne Eouvait contenir des principes différents. le là les ariens avaient conclu que le Père et le Fils étaient deux substances distinguées, et comme on ne pouvait admettre plusieurs dieux, ils avaient jugé que le Verbe ou Fils était créature et non pas Dieu. Mais Eunome poussait plus loin les conséquences de ce principe : il concluait que non-seulement on ne pouvait supposer dans l'essence divine un Père et un Fils, mais qu'on ne pouvait même y admettre plusieurs attributs. Ainsi la sagesse, la vérité, la justice, n'étaient que Tessence divine considérée sous différents rapports, c'est-à-dire des noms différents donnes à la même chose, selon les relations particulières qu'elle avait avec les objets extérieurs. Voilà l'erreur qu'Ëunome ajouta à l'arianisme, et pour la faire valoir, il avait l'insolence de se vanter, à l'exemple d'Aétius, son maître, de connaître Dieu aussi parfaitement que Dieu se connaît lui-même.

Saint Basile lui répond en cinq livres ; et, au rapport des critiques les plus versés dans la matière, tels que saint Amphiloque, Théodoret, les Pères du concile de Chalcédoine, l'empereur Justiuien, saint Ephrem d'Antiocbe et Léonce de Byzance, cette réfutation a été célèbre dans toute l'antiquité.

Premier /ii?r«.— Avant de détruire tous les

vains raisonnements d'Eunome, le saint

. docteur lui reproche le titre d'Apologie qu'il

MS

BAS

DICTKWNAIRS DE PATBALMK.

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