‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-ChristChapitre 57 sur 105 · BAI · texte numérisé non relu

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avait donné à son lirre. Puisqu'il n'avait été ju8(}ue-là ni comoat^uni acetisé.par personne, ce titre ne pouvait être qu'un stratagème imaginé jpour donner plus facilement cours à ses erreurs. Il lui reproche aussi d'avoir trompé les simples, en leur proposant une profession de foi conçue en termes vagues, indéfinis, la méme^ en un mot, que present.a autrefois Arîjis au saint pape Alexandre, dans la vue de le séduire. Entrant ensuite en matière, il relève la contradiction dans laquelle tombait Eiinome, ijuand il venait dire d'abord que Tingéhération Aalt'uné suite de Pcissence de Dieu, et quand il affirmait l'instant d'après que Tingénératîon était l'essence même de Dieu. « En soulèpant' que l'irigénération 'est l'essepce même de pieu^ Eunom.e, dit saint Basile, fournit (lès armes contre sa propre doctrine. On pourra dire, e^ effet, de tous les autres attributs de Dieu, par exemple, de son invisibilité, de son immutabilité, de son immensité^ qu'ils sont de son essence : dès lors il sera jlus raisonnable de croire que le Fils, à qui ces attributs conviennent également, est de là subs,tarice du Père, que d'en inférer qu'iï est d'une substance différente, à cause du seul attribut de non engendré qu'il ne possède pas. j»

Il fait voir, du reste, qu'il importe peu de savoir si le terme de non engendré est privatif bu positif. *ïl est de même nature que ceux d'incorruptible, d'immortel, d'invisible. En parlant aè'ï)ieu, nous employons des termes de deux sortes : les uns^ comme sagessçy justice^ puissancCf marq^uent les perfections 'qui sont en Dieu; les autres, comme mutabilité, étendue, expriment des imperfections qui ne sauraient êlrç $n lui. Or le terme de non engendré éta^t de ce dernier genre, il exprime plutdt ce gueDieu n'est pas qu'il ne marque ce qu'il est : ainsi l'ingénération n'est dodc pas Tessence même de Dieu.

Deuxième tiwe, — Eunome^pour autoriser ses blasphèmes, appelait le ïils créature ou géniture. Le saint auteur lui demande en quel endroit des Ecritures bu des saints Pères, le Fils porte Tune ou l'autre de ces deux dénominations? « Ce ne peut être dans les Actes des apôtres, dit- il, où saint Pierre, adressant la parole aux juifs, leur dit positivement : $cial tota domus Israël quod Dominum ipsum et Chri^tum fecit Deus, hune Jesum quem vos crucifixistis ; puisqu'il est évident que ces paroles n'ont aUcuo rapport à l'existence que le Fils de Dieii possède avant tous les siècles, mais à Jésus-Christ comme hpmme, qui, en cette qualité, à reçu de Dieu le so jverain empire sur toutes les créatures. Dans ce passage des Actes, le terme Seigneur Vi'esi donc pas un terme de substance, mais de pouvoir et d'autorité. » Le saint docteur ajoute : Quand bien même ïe ternie jftcîi^ se rapporterait à la génération divine dû Verbe, Eunome rte pourrait s'en autoriser pour appeler le Fils créature ou géniture, parcç qu'il y a toujours de la témé rite à donner des noms que l'on a inventés.

à celui qui a rAçu de Bieu im noip qui est au-dessua de tous les noms. FHiu$ mm ei iu, ego kodie genui t9. 11 oe lui dit p9$, vous êtes ma géniture^ il lui d^ ; fous 4tq MON Fils : Fihus metu es tu.

EuQome se servait de divers acgumeQls pour établir 30a impiété, il disail : « 11 est impossible qu'une chose soit préexistante à sa génératma: leFils ne pouvait donc itre avant qja'il fût engendré. » Saint Basile kii voir que .ee sophisme n'est fondé que sur une fausse supposition, savoir, que le Verbe n'est pas étemel ; c'est pourquoi il prouve

aue le Père l'a en{;6Qdré de toute éternité. 'est une perfection au Père d'engendrer; il n'a donc pu être un moment sans cette perfection. Ensuite le Fils a taii les siècles avec le Père ; peut-pn dire, sans contradiction, qu'il a été (ait lui-m£me depuis les siècles'} Enfin le texte de saitat Jean est formel : In principio erai Yerbum, et Ytrbm erat apud Beum, e$ Déus erat Werbum. Or, imaginer quelque d^ose de plus ancien cjue le commencement, c'est admettre l'éteriiilé. Troisième livre. — Le troisième livre réfute une attaque à la divinité du Saint- Esprit, fiunome prétendait avoir appris des saints que le Saint-Esprit est le troisième en ordre et en dignité ; d''où il conciuaii qu'il était aussi le troi^ôme en nature; qu'il était créature du Fils» comme le Fils étaiit créature du Père, quo par caj^séquent il n'était point Dieu et o^'a^it aucun pouvoir de créer. Saint Basile lui deoiande Îuels sont les saints qui ont pu faii appreiire cette doctrine, ou plutôt, ces btas{diè* mes T 11 établit ensuite l'unité de nature da Saint-Esprit aVec {e i^re et \e Fils, et il la démontre par tr(^s raisons essentielles, i' D*abord, il est appelé bon, nom qui est pro-

fre à Dieu ; il est nommé aoin^ comme le ère et le Fils, et c'est pour marquer ht sainteté commune aux ^rote personnes de b Trinité, que les séraphins chantent par trois fois dans Isaïe : Saint, saini, saint I 11 est appdé Esprit et ce nom lui est commun avec le Père et le Fils. Deus spiritus est, el eqs qui adorant eum in spirUu et veritalt oportet adorare.—LBi seconde raison de saint Basile, c'est que les opérations qiû sont communes au Père eX au Fils, le sont aussi au Saint-Esprit, puisqu'il concourut avec eux è la création de 1 univers. Verto Domini cœti finnati sunt, et spititfi oris cjiu omnis virtu^ eorum ; puisqu'il est' ncésent en tout lieu et qu'il pénètre tout ; Qvko ib0 a spiritutuo, et quo to facie tua fuûiamt'- Enftio, la troisième raison apportée par le docteur, c'est que nous somoles adnns psr le Saint-'Esprit aussi bien que par le iil^* à la glorieuse qualité d'enftntsaitoptifs àe Dieu, puisque le baptême nous est donné au nom du Père, du Fils et Al SaisU-SfrU. Quatrième livre. -—On peut divisé^ le quatrième livre en deux parties : iàus la pr^ mière, saint Basile démontre, perdes rtôsens analoguès'à celles qu'il a ûtàU <fonoées, que le Fils n^est pas créé du Père, q^u'ii est^&x par nature, qu'il est coosabstaûtief au fntif

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DlGTIOM^AIRfi DE PATRÛLOOIE.

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il que le tenne de non engendré signifie» dans le Père, noo sa nature, mais sa manière d*exister. La seconde partie est consacrée à réfuter divers passages dont Eunome se servait pour combattre la divinité de Jésus- Christ. Êomme ces passages sont exactement ceux que les arienlâ avaient objectés avant lui, et que le saint docteur le§ ^réfuta avec tous les arguments de ses devanciers, nous Dous abstiendrons de les analyser, et pour la réfutation complète, nous renvoyons nos lecteurs à l'étude critique que nous avons publiée sur saint Cyrille de Jérusalem. ( Yoy. Ctkillb de Jérusalem. )

Ciiiquiime livre. — Le cinquième livre, qui est intitulé : Du Saint-EsprU, n'est qu'un répertoire, ou une récapitulation de toutes les autorités empruntées à l'Ecriture, et qui prouvent la divinité du Saint-Esprit, en démontrant qu'il est de même nature que le Père et le Fils, puisque les saints livres lui attribuent tout ce qui est attribué au Père et au Fils, savoir : I4 création du ciel et de la terre, des anges et des hommes, le pouvoir de parler par la voix des prophètes, et de remettre les péchés par te ministère des apdtres. Le Saint-Esprit, dit le pieux docteur, est l'esprit du Père et du Fils, étemel comme eux, et leur égal en substance. Comme Iq Fiis est le Verbe ou la parole de Dieu, ainsi le Saint-Esprit est le Verbe ou la parole du Fils. De même que le Père ne (ait rien sans le Fils^ainsi le Fils neïaitnen sans le Saint- Esprit qui procède également et du Père et du Fils. Il est un avec eux; comme eux ils est saint et sanctificateur; c'esit lui qui donne la vie* et l'imoiortalité, qui relève ceux qui tombent, qui soutient ceux qui chancellent, qui sanctifiQ ceux qui persévèrent, et qui

Iiurifie non-seulement les hommes, mais es anges, les archanges et les vertus des cieux.

Pour compléter cette analyse, que nous n'avons fait qu'esquisser très-rapidement, qu'il nous soit permis d'ajouter à la réfutation du saint docteur un raisonnement général qui résumera, à lui seul, tous ceux que les bornes de ce travail ne nous permettaient pas de reproduire. Cet argument, du reste» répond victorieusement à ce que nous avons exposé plus haut du système d*£unome. Le voici :

Une substance simple ne peut contenir plusieurs principes qm 'soient des substances ou des parties de substance; c'est tomber dans une contradiction manifeste que de l'avancer; mais on ne Voit pas qu'une substance simple ne puisse renfermer plusieura choses qui ne soient ni des substances, ni des parties de substance. La substance divine étant ÎDûnie, quel homme oserait dire qu'elle ne renferme pas en effet des principes étrangers à toute substance ? Pour, osec le dii e, il faudrait voir clairement Tessence do la divinité» et ce ne serait pas assez de la voir, il faudrait encore la comprendre et connaître Dieu tomme il se connaît lui-même. Or il n'y a que le Fils de Dieu pour connaître sou Père comme son Père le connaît, et il n'y a que

l'Esprit de Dieu^ pour pénétrer dans les secrets de la nature de Dieu. Ea qwe sunt Dei, nemo çofmqvU^ nisi Spiritus Vei (/ Cor. 11, 11 ). Voilà pourquoi les Pères qui réfutèrent Eunome, tels que 3aiht Qasile et saint Jean Chrysostome, lui ont toujours opposé l'incompréhensibilité de la nature divine.

Homélie9,—l\ nous reste du saint docteur une longue suite d'homélies sur diyers sujets de dogme, de morale, de discipline religieuse et ecclésiastique. Npus en apalyscrons seulement quelques-unes quQ nous aurons soin de choisir dans tous les genres, pour donner une idée de la manière et des. ressources du $aint orateur.

Sur le jeûne.— Le texte de cette hoQiélie est emprunté à ces paroles du psaume lxxx : Buccinate in fieomenja (uba, in itisigni die iolemnilaliê v^strc^i et le saint docteur les applique au jeûne. Pour le rendre recommandable k s^s auditeurs, il en montra l'antiquité, la nécessité, relÙcacité : l'àptiquité, par la défense que Dieu fit à l'homme, aussitôt après ça création» de manger du fruit défendu, et par l'exemple d'un grand no(nbre de saints personnages de VAncien Testament; la nécessité, parce que les nqipmes, t)lessés pai: le péché, ne pqyvent être guéris que par U pénitence, et qu§ la p^itence, ;ans le jeûpe, est infructueuse et sans profit pour le çalpt; l'efficacité dy jeûne se trouve prouvée par plusieurs ei^emples, et surtout

tjar celui des Ijlinivites, qui ne purent éviter a colère de Qieu qu'en jeûnsint et çn faisant ieûner jusqu'aux animaux domestiques qui les servaient. 11 oppose aux avantages du jeûne les crimes et les maladies que causent la débauche et 1 intempérance ; mais i^ yeut gue le jeûne du corps soit accompagqé du jeûne de l'esprit, o'est-à-dire, il veut qu'en s'abstenant des aliments corpprels, on § abstienne aussi du péch0., des ressenticpents, des haines, des procès, de l'iisure et de tous leç crimes.

Sur la prière— Qe passage 4q sain( Paul : Sine intermissione çrale, in, on^nt^W gratiae agiie^ fait le si^jet d'une homélie si)r )a prière. Par la prière coptinuelle, d^ le saint docteur, il ne faut pas entendra c^Ue qui se dit de bouche, mais la prière du cœur, c'esH-4ire la pensée de Dieu et les bonnes œuvres, pratiquées en vue de plaire à Di^u. Qi^ant à 1 action de çr&ces, c'est le devoir de np(re vie tout entière. Il n'est aucun inst^^t de la vie qui puisse en être exempt; nous devons rendre grâces à Dieu de tout, même de la perte de pos amis, de nos proches, de nos biens; nous devons bénir sa prpvidence dans les afflictions et les çala\nltés^ parce que c'est un bien pour nous que Dieu nous humilie, puisque les souffrance^ 4^ ce siècle n'ont aucune proportion avec là gloire du siècle futur; puisque nous ne sommes jamais punis, en ce monde, selon la grandeur de nos fautes, mais selon la grandeur des miséricordes de Dieu, qui nous sollicitent à l'expiation par le repentir. Cependant cette né cessité ue bénir Dieu en toutes cfioses n'exclut pas la compassion que noûo devons aux

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maux du prochain» suivant le conseil de FApôtre qui nous exhorte à pleurer avec ceux qui pleurent. « Il est du devoir, nous dit saint Basile, de s*aiQiger avec le prochain des maux qu'il souffre, lorsque ce sont de vrais maux, et non des accidents naturels. 11 faut pleurer avec ceux à qui le regret de leurs péchés arrache des larmes, et aussi pour ceux qui ne les pleurent point, comme saint Paul pleurait pour les ennemis de Jésus-Christ et Jérémie pour ceux aui périssaient d'entre le peuple de Dieu, âe sont ces larines que l'Evangile met au nombre des béatitudes. »

Sur l'avarice. — La parabole du riche qui, ne sachant pas qu'il devait mourir la nuit suivante, se disposait à bâtir de nouveaux

Sreniers, fournit à saint Basile le sujet d'un iscours contre l'avarice. Deux sortes de tentations, également dilQciles à surmonter, éprouvent les hommes. Les uns, comme Job, sont tentés par l'adversité ; les autres, comme le riche de cette parabole, sont tentés par l'affluence du bonheur. Job soutint la tentation sans en être ébranlé; mais ce riche, embarrassé de son abondance, se demandait : Que ferai'jef « L'abondance, dit saint Basile, rend cet homme malheureux, et il souffre plus encore de celle qu'il attend. La terre ne lui produit point de revenus, mais des soupirs,tdes soins, des inquiétudes. Il se lamente comme un pauvre, et, à l'entendre, on dirait qu'il n'a ni de quoi se nourrir, ni de quoi se vêtir. Il lui était si aisé de se tirer d'embarras en disant, comme le patriarche Joseph : Venez^ vom tous qui avez besoin de patn, participer aux bienfaits dont le Seigneur m'a comblé. » Le saint orateur exhorte les riches, à ne se regarder que comme les économes et les dispensateurs des biens que Dieu leur a donnés, en imitant la terre qui ne produit rien pour elle, et tout pour les autres. « L'aumône, dit-il, est une semence qui rapporte avec usure à celui qui la donne. Rien n'est plus contraire à l'humanité que d'attendre la cherté des vivres pour ouvrir ses greniers; c'est traOquer indignement sur la misère des hommes, et faire servir à son avarice la colère de Dieu, qui pèse sur eux dans les temps de calamités D*où vous viennent ces biens et d'où

les avez-vous apportés? N'êtes- vous pas sortis nus du sein de votre mère, et ne retournerez-vouspas nus dans celui de la terre? Si vous dites qu'ils vous viennent du hasard, vous êtes un impie, qui ne reconnaissez point celui qui les a créés ; si vous avouez qu'ils vous viennent de Dieu, alors dites-nous pourquoi vous les avez reçus, pourquoi Dieu dispense avec tant d'inégalité les biens de la Tie, pourquoi il vous fait riche, vous, tandis que d'autres sont pauvres? N'est-ce pas afln qu'on dispensant ndèlement ces biens, vous méritiez fa récompense que le pauvre mérite tous les jours par ses privations et sa patience à les supporter? Quel est l'avare, sinon celui qui ne se contente pas de ce qui suffit? Quel est le voleur, sinon celui qui emporte le bien d'autrui? Vous êtes donc un avare et un

. voleur, vous qui vous appropriez ce qui vous a été donné pour les autres. »

Contre les ivrognes. — Un scandale arrivé le jour de PAques fut l'occasion de ce discours. Quelques femmes s'étaient assemblées dans une basilique des martyrs, hors des murs de la ville, et s'y étaient livrées, dans la société déjeunes hommes, à des danses indécentes, sans respect ni pour la sainteté du jour, ni pour la sainteté du lieu. Saint Basile en fut pénétré de douleur, et, voynnt tous ses discours du carême devenus inutiles par les excès d'un seul jour, il lui en coûtait de donner au peuple de nouvelles instructions; comme un laboureur ne sème qu'à regret un champ oii la première semence n a pas levé. Néanmoins il se résolut à continuer de l'instruire : effrayé, dit-il, par ce qui ar* riva à Jérémie, qui, ne voulant plus porter la parole de Dieu ix un peuple indocile, sentit s'allumer dans ses entrailles un feu qui les consumait et dont il ne pouvait endurer les ardeurs. 11 parla donc au peuple de Césarée le lendemain de Pâques, et prit pour sujet de son discours le scandale de la veille, qu'il attribuait à l'excès du vin. Pour inspirer une vive horreur de l'ivrognerie, le saint docteur en énumère toutes les suites fâcheuses, et pour l'esprit et pour le corps. Il montre qu'elle rend l'homme pire que les brutes; qu'elle est la mère de l'incontinence et de 1 impureté; qu'elle détruit la santé du corps, en même temps qu'elle ruine celle de l'âme;

Sp'elle stimule toutes les ardeurs, qu'elle omenle tous les vices; qu'un homme ivre est semblable à ces idoles «des nations dont parle le psalmiste, qui ont des yeux et ne voient point , des oreilles et n'entendent

f»oint, dont les mains sont paralysées et dont es pieds sont morts. 11 dit à ceux qui pressaient de boire leurs invités : « Vous avez fait de la table du festin un champ de bataille; vous faites sortir de chez vous des jeunes gens q)ie l'on mène par la main, comme s'ils sortaient d'un combat avec des blessures qui les empêchent de marcher.

Vous perdez, par la quantité de vin que vous leur faites boire, la force de leur âge; vous les invitez comme des amis et vous les chassez de chez vous comme des morts, après avoir éteint leur yie dans les excès de 1 intempérance. »

Après cette invective, il s'élève fortement contre les ris immodérés, les chansons obscènes, les danses, et en général, contre tout ce qui se passe de mauvais et de licencieux dans les assemblées où les deux sexes se trouvent confondus. 11 exhorte ceux qui avaient causé le scandale de la veille à réparer leur faute en faisant pénitence, par les jeûnes, les prières, le chant des psaumes, les mortiûca lions et les aumônes. Cette pièce est très-éloquente; elle est citée par saint Isidore de Peluse, qui y renvoie Zosime, pour s'y reconnaître en se voyant tel qu'il était. Il parait aussi qu'elle était connue de saint Ambroise.

Panégyrique de saint marnas. — Ce saint était tres-célèbre dans la Gappadoce; on l'iiH*

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MCTIONNAIIŒ DE PATHOLOGIE.

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Toqaait pour différents besoins, et saint Basile relère refficacité de sa protection dans les dangers des voyages, dans les maladies, dans diverses autres afflictions; et il prend à témoin des merveilles qu'il en rapporte, ses auditeurs eux-mêmes gui savaient que plusieurs familles lui avaient dû la résurrection de leurs enfants. On croit que saint Marnas souffrit le martyre sans Dioctétien. Le saint docteur ne dit rien de ses souffrances, il ne parle même de sa vie aue pour dire qu'il avait été berger. Il prend occasion do cette circonstance pour parier des bons pasteurs de r£glise et des mercenaires. Sur la fin, il fait une digression contre les ariens, dans laquelle il professe : « Que le Fils est nonseulement semblable au Père, mais qu'il est une même chose avec lui; que dans l'byposlase du Fils est la usure parfaite, la forme et rimage du Père, selon ce qui est écrit : Jt suis dans le Pire et le Pire est en moi ; que ces paroles n'expriment que l'identité des caractères de la Divinité, et non la confusion des essences. » Dans une autre de ses honoélies, saint Basile définit le terme d'A^^postase car celui de aloire, de sorte que Quand saint Paul appelle le Fils le caractire ae fhypostase iu Père, c'est comme s'il disait qu*il est la splendeur de la gloire du Père.

Ascétiques, — Sous le titre d'Ascétiques^ on coaiprend communément trois discours détachent, le traité du Jugement de Dieu, celui de la Foi, les Morales, deux autres discours sans litre particulier, les grandes règles, au nombre do cinquante-cinq, les trois cent treize petites règles, quelques règlements pour la punition des moines et des religieuses, et les Constitutions monastiçtues. Du temps de Photius, les Asc^^t^ufs étaient divisées en deux livres, et on ne doutait point que saint Basile en fût Tauteur. Vers l'an 357, le saint docteur forma le dessein de se rendre dans une solitude ; l'exemple des vertus qu'il avait vu pratiquer aux moines avait excité son admiration, et il résolut d'imiter leur genre de vie. Il se retira donc au pied d'une montagne, dans un lieu sauvage environné de bois, de vallées profondes et d'un fleuve tombant dans un précipice. Il en fit lui-môme une description agréable à son ami saint Grégoire, qui lui réjK>ndit par une plaisanterie; preuve que l'austérité de ces saints personnages n'enlevait rien à l'enjouement de leur esprit. La lettre de saint Basile est fameuse : il rend compte sérieusement des occupations de la solitude, il en montre l'utilité, pour fixer les peusées et apaiser les passions du cœur. « L'occupation du solitaire est d'imiter les anges eu s'aopliquant à la prière et aux louanges du Créateur dès le commencement de la journée. Au lever du soleil, il se met au travail, qu'il accompagne toujours* de

f>rières. Il médite l'Ecriture, pour acquérir es vertus et former ses mœurs sur l'exemple des saints. La prière succède à la lecture,

Eour rendre les instructions plus efficaces 'humilité du solitaire doit paraître dans tout son extérieur» l'œil triste et baissé, les

cheveux négligés, l'habit simple et sans ornement, tel que le portaient ceux qui étaient en deuil. Dans l'usage de la nourriture, il ne doit chercher qu à satisfaire un besoin, qu'à obéir à une des nécessités de la nature. Le pain et l'eau avec quelques légumes doi* vent lui sufQre, dans l'état ordinaire de santé. Le repas doit être précédé et suivi de prières; sur les vingt-quatre heures du jour, c'est tout au plus s'il peut en consacrer une aux soins du corps, et autant que possible il faut que ce soit la même heure tous les jours. 11 faut que le sommeil soit léger comme la nourriture, et que le milieu de la nuit soit, pour le solitaire, ce qu'est le matin pour tout le monde, afin qu'il profite du recueillement de la nuit pour méditer en silence les moyens de se purifier de ses péchés et d'avancer dans la perfection, v Cette lettre, dont nous avons reproduit à dessein une longue citation, est un abrégé de ce que saint Basile enseigna depuis, dans ses rè-

Î;les; ce qui nous dispensera de les anayser.

Il pratiquait le premier les rèdes qu'il imposait à ses solitaires; il vivait dans une extrême pauvreté , n'ayant pour se . couvrir qu'un seul vêlement, c'est-à-dire une tuni-

3ue et un manteau. Il se nourrissait de pain, e sel et de quelques herbes ; l'eau faisait son unique boisson. Il devint si pftle et si maigre, qu'il semblait n'avoir presque pas de vie. Il portait un cilice, mais il n'en usait que la nuit, afin de le mieux cacher. 11 n'a* vait pour lit que la terre, et ne faisait jamais de feu. Comme il était d'une nature très-délicate, ses austérités lui attirèrent des maladies si fréquentes, qu'elles devinrent près- • que continuelles. Dans ses jours de plus grande force, il était encore plus faible que les malades ordinaires.

Saint Grégoire de Nazianze vint se joindre à lui et à ses autres compagnons de so litude. Ils priaient ensemble, ils travaillaient de leurs mains, ils étudiaient l'Ecriture sainte, et afin de la mieux comprendre, ils se servaient des anciens interprètes et particulièrement d'Origène, dont ils firent ensemble un extrait sous le nom de Philocolie. Cet ouvrage, dont le titre signifie amour du beauj était en effet un choix des plus beaux passages d*Origène.

Saint Basile eut bientôt dans sa retraite un grand nombre de disciples qu'il élevait à Dieu. Il leur écrivit, en divers temps, plusieurs préceptes de piété, que les moines d'Orient ont pris pour règle. Ce sont ces œuvres que l'on nomme généralement les Ascétiques de saint Basile. Le premier traité est un recueil de passages de l'Ecriture, sous le nom de Morales. Le pieux docteur y choisit de préférence les sentences des saints . livres qui marquent le plus expressément ce qui est agréable à Dieu et ce qui lui déplaît, ce qui touche doucement son cœur et ce qui l'offense. Il en tire des conseils à l'usage des personnes , pieuses pour leur ap** prendre à s'éloigner de leur volonté propre,

B9l BAS I^bTib^NAidË

de la c'outiiiiie, des thaditloris hunlames, et h s'attacher uniquement à rÊvdhçile.

Les autres traités ascétiques sont les Bê- Jjles. Elles sont de deux sortes : les g'tandes^ qui sbnt plus étendues, mais moins nbm-

Les iirlës et les autres sont hédigéos par demandes et nar réponses, téh grandes règjlfc^ conliénnetii le^ principes de la vie spirituelle, eiplidués a fond et toujours par Tautôrité de rEcHture saitite: leé petites entréiit plus dàn^ lé détail dcS chdses, mais ni les Unbs ni Ibé aut^es iie contiennent

rièi-ë dé précepte^ qui lie feoieril aussi bien Tusagé aeS bnrétiens que des solitaires.

Du Saint-Esprit, — Ce livre fUt écrit à là prière de saint Ahifihiloque. évoque d'iconn, et bri toibi l'occa^îdn. Priant lin jour devant le peuple assehiblé, Basile fchdàll gloire à Dieu, tantôt en disant : Gloire au P^h arbc le Filé et leSaîHi-Esprit ; et IdhtOten disaiit : Gloire au Père, par le Fils dans le Sainï-- Esprit, Quelques-uns des assistants qui suivaient les erreurs d'Aétius en furent choqués 5 ils aecusèrent le sdint docteur de se servir de termes nouveaux et contradictoires. Saint Amphiloque le pria d*éclaircir sos termes^ d'en développer le sons, d'en faire ressortir \tk force, d'en montrer la vérité. La réponse de saint Basile fut le livre du Saint-Esprit:

Le premier chapitre de ce livre est une

{>réface) dads laquelle le saint docteur expose es raisôtis qui l'ont engagé à l'écrire; ce sont celles que nous avons dohitées plus haut. Il y remarque qu'en matière de théologie il n'y B rien à négliger, mais qu'au contraire il faut tout approfondir. Il fait remarquer que les sectateurs d'Aétiuâ n'attachaient tant d'importance aux termes de la doxologie ordinaire» qu'alio d'en .conclure que les trois personne de la Trinité n'étaient pas même semblables en substance, ils se fondaient sur cette opinion, dont Aétius avait fait la base de .son erreur, savoir : que ce qui est exprimé dilféremment est différent en nature, et que ce qui ditfère en nature est différent dans l'expression. C'est par ce. passage de saint Paul qu'ils prétendaient démontrer la dissembjance des personnes divines : Unus Deus et Pater, ex quo omnia; et unus Domi-^ nus Jésus Christus, per quem omnia ; et unus Spirilùs Èanctus, iri quo omnia. ils concluaient

3uë la différence des termes établissait une ifférerice d'attributions, e( par conséquent une différence de nature entre les persônueë divines.

Lé saint docteur ii'a besoin que des textes de TEcriture pour réfuter l'objection d'Aétius. Il lui monti'e, par divers passages de TAncien et du Nouveau Testament, que les saints livres emploient indistinctement les mômes termes pour les appliqder toui^ à tourà ciiacune des trois personnes. 11 déclare qu'il se fait honneur d'ôlre accusé de nouveauté,

f puisque cette accusation n'a nour motif que a gloire é^jale qu'il rcdd au Père, au Fils et

fit MlRdLbGlÉ. Èii ^

lihe substahbé Hhiqtië, et accordant k cliàciin la ifaéme divinité. Sairit Basile reînarque les différente noms que l'Ecriture donne au Saint-Esprit, entré Mv^é beldi d'£iHrfrife Diétt, d'Esprit de vérité, d'E éprît rfrot/jd'fthrit prifïctpat: maià 11 ajoute (jue c'est cëldi WEsprit-Saint qui lui est propre. Il prouve qd'jl est éternel, inDni, imtnénsë; incorporel; gd'ii h'est ihférieùr aux deux autres peK sonncs rii en natu^e, ni en Hijehllé; ei qlio le paptôthe cohféré erl sotl hortl le mdt ïtl rallme rdng due le Père et Ib t^ils. feonc, sépnrcr le Saint-Esprit des dëdi adtres {)erSoHh es, t'est Violer la fol professée ddHs Ife bâpt(ftne, c'est sb déshériter dé là gr/Ice de ce iachfficnt, c'est se constitue!* préyëHbàlbtir da tœu qti'ôh y é fait et de rëlliknce qu'bfi y li contréclée avec Dieu. Quelques-uhs, appuyés sut* un passage dé l'Epltre aux Galates^ soatenaient qde lé ^baptême donné au nom de Jésus-Christ ëUîl suflisfeinl ; il leur Wpond que le nom de Jésus-Christ désigne t* ute la Trinité, savoh* : Dieli kîùt a Oint, le fils gai fest oint, fet h àâirft-Ëâprit qui est l'onctiob hiéme. Cepbridatih loin d'bfa cbHfcluFë tjuc le bclptôliie âinèi ddhHë puisse s(iRitë,ilteulau contraire qUe l'oh ^ eri Uenhë à la fohne présbritë et usitée dans l'Eglise, de baptiser au nom dés trbife përsounes. Les aéliens tiraietil encore liné objection de rèiii qui sert d.e matière au sacrement ; diaiS le Saint docteur Id trouve si futile; bue be ri'bnt qu'a-

la gloire e^jaie qu 11 rcuu au t-ere, au Jt ns ei aue ue uire, le Pere^ le rus et le ^«i'«»--^ au Saint-Esprit; les confoûdânt tous trois dans èl cetiè expression lie ^é troUte p^^

oifférence entre le baptême de saint Jean et celui de Jésus-Christ : l'un n'était qu'un baptédie d'ead pour* disposera la, riénllence; Jésus-Christ, âU coritl*aii*e, a bâdlisg dans le Saint-Esprit poUrlà réinisslort des péchés.

Il prouve bnsuite là diVinitë de l'Espril- Saint Jiar le^ dpér^tidnS qui lui sdnt cornindues avec les dèUt Slllres personnes de la Tririllé,t)ar la tréation dé l'univers, par l'économie de rincarrtatlbti, par le Ju§eroent derUieb oii il jugera, avec le P^^e et Tè fils, lès vivants et Tes hioMâ. i i^artout, ail le saint docteur, le^ EcritUres lUi attrlbucDl des opérations qUl ne bonvierihëut .bU'à Bieil, bonirae de chdèser le^ dëmotïS, ne remettre Ibs péchés, de ^ësâllscite^ Jes mori^ ; H î parle en maître, côrtime le Père, fet il y ^r qualifié de Seigneur et d'inconrtiil'épensi-

l)le. » il proUve encore ^u dri ne peu' ^^^'' tre le Sàiut-Ësprit au rang des crëaiures, barce qu'il' e^l bon de lui-môme dojniDe le Père et le P\l^, parce qU'il tonnait les profondeurs de DiéU et q\?il dbiltie la tio; les créatures, ad Contraire, n'ont de boolé qut par participaliori, ne cbnndlisenl le§ siw > de Dieu que pér révélation, et ne PO^^Ç^en de vie que ce qU'elles en re'gôivëtit de 1 i^spru vlvificaieur. , . ^ .,^-

Après cela, saiUl Basile èntrepfW.a d expliqiicr les divers sens et avec. II uioiilre que avec le SaiM-Esprit, siguiuç la i"»^-^ ■.

ue dédire, UPere, le fili e} /» 5«(rt»;£Ç

ens de ces partifctÛe? g ^sisniaçlarncmc S

BAS

MCTIONNAiftB DE PATROfa(Wi£.

HMA

rRcritv^rei on n'y trony». pas davantage celle (]onl les aéiiens ?oulaléâ[ qu*pn se servit : Çhiri . dii Pire par le Fil$ ùnifue^ dont le Saini--Èspjrit, ^ ^i . u - ^ ^ ♦

J^our autoriser cette rôrmulè de doxologie» qui lui attirait la.reprpcbe dp nouveauté^ le saint qocteur dit : ,<i Entré les dogmes que Ton conserve dans l'Eglise par TinstrucMon et la prédication^ les uns pous, viennent de l'Ecritur^ lès autres de la tradition des ajpôtresy par laquelle nçu^ les ^vons reçgs ; ^n religion, les uns, et les filtres ont donc la même force :, c'est, ce, dont chacun convient, jpour peti qq'il soit instruit des maximes ecclésiastiques. C^r, si nous entreprenions de rejeter les coutumeâ non écrites, comme n'étant pas de grande autorité^ nous feriojis des blessiirés morteljes k TEvaDgile, et la predicatiou ne serait plu^ qu un mot; Par exemple, qui hous à enseigné nar écrit de marquer du signe de là croix les catéchumènes, uul espèrent au nom cfe ^ésus-Cnrisl? Quelle écriture nous ^ appris à npq^ tourner vers Torieni frondant fa prière? Qui des saints à transmis par 6crit les p/^ièces, qui accompagnent là consécraliph dû pain de reucharistie et dii calice de bénédiction ? Kous , bénissons aussi l'eau du baptême, rhuilè de rqnptiod Qt le| baptisé j en vertu de quelle écriture ? N'est-ce bas par la tradition tacite et, secrète ? Ei 1 onction même de 1 nulle, et les trois imn^ersions, et tant nâiiires cérémonies du baptôme, commç pe renoncera Satan ei & ses anges, de quelle ébriliire nous vienneiit-ellesfN'est-ce pas des instructions particulières que nos pères nous on^ conseryé^^, en les tenant à Tabri d'une vaine biiribsité« cpnyaiqcils que ^le silence assuré là , vénération due aux mystères ? ËtaiMl^conveiiable, en effet, dé transmettre par ëchl ce qu'il n'était pas pern\is de faire connaître à ceux qui n'étaient pas baptisés ? » Api"ès avoir l'apporté plii^ieursâmres usageç catholiques qui ne sont pas expressément inaraues daiis rËvabgile, le saint docteur conclut que,puisqii il y a tant de choses que nous ne possédons que par tradition, oii pe doit pas blâiher 1 usagé d'une simple particule, dont les anciens se sont servis. Le premier témoignage cjii^il invoque en faveur de cet usage est celui d'Eiisube de Cappadocé, oui mi avait conféré le baptême.el les ordres. Puis, rempntaht plus haut, il rapporte. ceux de saint Clëmëiit dé.Roine, de sainl Deiiys d'Alexandrie; d'Eiisèlie dé tësaréo, H'Origèlie^ '^é saint Grégoire le Thaiiinaturaè, de Firtiiiuën, él de Mélècé, évèqiie dans le Poni. « Ç*^! donc mal a propos, dit-ij^ qu'on me fait passer pour un novateur, g[u'on me per-

arinéë navale, qui en vient aux mains arec ^es ennemis pendant la crise d'une horrible tempête.

Plusieurs cbnciiesL la plupart dés évèques de rOHent, le clergé de toutes les Eghses fiouscrivireni avec applaudissement k la

doctrine eniîeigpéepar le servant pi^lat, dans son livre au Saint-Èsprii. Oh peut s'en convaiiiçre par un décret du Qohcile deChalcédoiné adressé k plusieiirs. evèqiies réunis en synode dans une ville de la Cappf dpce. Saint Amphiloque le lut publiquement devaiit les évêques de Lycaoniè rassemblés dans sa ville épiscopafe, pour les dédommager de l'absence ^e Basile, que ses inlirmités avaient reteiÏM loin de ses cPhfrèreà.

Lettres. — Les lettres de saint Basile sont pn grand nombre; on eii compte plus de trois cents, qdi sont parvenues jusqu'à. nous souâ son nom. On comprend facilement que les, bornes de cette étude né nous. permettent pas de les analyser jusqu'à la dernière. Nous hoii^ contenterons seulemani d'eii citer quelques extraits, pour en donner une idée ^ nos lecteurs.

core

dû fils de Nectaire. Cette nouvelle raJHigea vivement : la faiort de ce jeune nomme éteignait iiné race illustre, enlevait Une espérance à la patrie, et plongeait une malheureuse ^mUle dans la douleur et dansles larmes. Basile ne feint point d'exagérer ce pnalheur ; mais, pour aider Nectaire.! le souteniri il l\ii dit : « Dans nos malheur^, la raison doit nous rappeler que la condition hdmaihe est exposée a toutes sortes d'afflictiéns. En effet, ne voit-on pas tous les jours ^exemple d'infortuîies semblables à U vôtre? Et cependant Dieii défend aux fidèles de s'afuiger pour, ceux qui meurent, puisqu'il leur a donné l'espérance de la résiiri;ection, puisqu'il a promis à leur patience la couronne de là gloire. Sans doute nous ne pouvons pas pénétrer les secrets de Dieu, mais noiis devons nous soumettre à seis ordres, quelque doiiloureut qu'ils nous soient à subir. Dieb noi^s aime, il sait mieux que nous et comment il doit ménager les choses pour iiotrè pliis gr^nd bien, et pourquoi il n*a pas assigné le même terme à toutes les exi^^nces« A 11 liii rajipelle la résignation subknie de Job à la nouvelle de la mpri d^ sps enfants, et cependant il en regrettait dix écrasés sous les mines de la môme maison. « Pour yous, lui dit-il, vous n'avez point perdu votre ûls, vous raYéz rendu à celui qui voUs l'avait donné ; sa vie n'est pas éteinte, elle est devenue meilleure ; la terre ne couvre point cet enfant si cher, il a été reçu dans le cieU» . Lettre 4, »es rfiUgieuçc. — Sur la Un de l'année 35^, Basile se trouvait à Constant!nople avec deux éyèques que le concile de Sélcucie avait d(^putés vers rempereuc Constance. C'est là qu'il apprit que l)ionée, son évôaue, venait de souscrire à la formule de Rimini. Quoique plein de respect et d'affection poiir ce prélat, Basile en Tuf si vivejnent touché, qu'il s'éloigna de lui et se retira auprès de son ami, sainl Grégoire, probablement à Najsianze m&me. C'est de cette ville qii'il écHvil à ses religieux pour jusiiner soM éloignement, qui du reste n'était pas un aliandoii.

« J'avoue^ leur dit-ilt que je suis un fugi^

BàS

DiCnOMNÂIRE DE PATROLOGIE.

BAS

lif, et je ne puis le nier, mais Toici la cause (le ma faute» puisque tous désirez rapprendre. Le motif principal qui m'a porté a agir ainsi a été l'impression qu'a faite dans mon esprit un accident inopiné qui m'a frappé en un instant. Outre cela, j'ai été saisi d'un désir extrême de m'instruire des maximes de la divine sasesse» et de m'appliquer à l'étude de cette philosophie, qui fait profession de l'enseigner. Ayant donc trouvé Grégoire, ce vaisseau d'élection, ce puits de la science, cette bouche de Jésus-Cnrist, je vous conjure de m'accorder un peu de temps pour jouir d'un si grand bien. L'habitude que l'on contracte de s'entretenir continuellement avec Dieu et d'en entendre parler, fait qu'on se familiarise insensiblement avec la divine con* templation, et ce n'est qu'avec peine et le plus tard possible, qu'on abandonne ce doux et pieux exercice. » Saint Basile leur expose ensuite la situation présente de ses affaires; il les avertit de se donner de garde que personne n'altère jamais la pureté de leur foi. Il cherche surtout à les prémunir contre les sectateurs d'Arius, qu'il compare aux Philistins; il fait un abrégé de leurs blasphèmes, réfute le reproche qu ils adressaient aux catholiques d'adorer trois dieux, et, par une explication dogmatique et exacte de la foi, il leur démontre que Dieu est un, non pas en nombre, mais en substance, et que, par conséquent, en parlant des rapports du Fils avec le Père, ou doit rejeter les termes de sen^ blabU et de dissemblable^ pour admettre celui de consiUfstantietj que TËglise a consacré.

Lettre à Césarie. — Une dame, nommée Césarie, avait consulté saint Basile pour apprendre de lui s'il était utile de communier tous lesjours, et si, en l'absence des prêtres et des diacres, il était permis à un laïque de se communier lui-même? A la première question, le saint docteur répondit : « Sans aucun doute, il est très-utile de communier tous les jours, de se nourrir du corps et du sang de Jésus-Christ, puisau'il a dit luimême, en termes exprès : Celui qui mange ma chair et gui boit mon sang aura la vie éter^ nelle. » Il ajoute néanmoins que ce n*était pas la coutume dans l'Eglise de Césarée, et qu'on n'y communiait que quatre fois la semaine, le dimanche, le mercredi, le vendredi et le samedi, à moins qu'aux autres jours on ne célébrât la fête de quelques saints martyrs. — La seconde question est décidée en quelques mots. Dans les temps de persécutions, chacun se communiait ae sa propre main, en l'absence du prêtre et du ministre. Du reste, c'était une pratique autorisée par la coutume. Tous les solitaires, qui vivent dans les déserts, prennent de leurs propres mains le corps de Jésus-Christ, lorsqu'ils n'ont point de prêtres. A Alexanclrie et dans le reste de l'Egypte, le peuple a toujours dans sa maison de quoi communier. Dans l'Eglise même, le prêtre dépose une partie du tiain eucharistique ; celui qui ia reçoit a la iberté de la porter lui-même à sa Louche. C'est donc la même chose, qu'il en reçoive une partie ou qu'il en reçoive plusieurs.

Lettres à saint Amphitoque. — Nous avons six lettres adressées à saint Amphiloque, évêque d'Icône. Dans ia première, écrite sur la Gn de l'année 375, saint Basile lui parle des troubles que Démosthènes et les ariens avaient excités dans l'Eglise de Doare, en j plaçant pour évêque un esclave fugitif, et cela par lès intrigues d'une femme sans religion. Il lui parle aussi de la retraite de saint Grégoire de Nysse, son frère, contre lequel les hérétiques tramaient encore quelques nouvelles persécutions à la cour. 11 le {»resse enfin de venir le voir, et lui dit qu'il ui aurait déjà envoyé son livre du Sainte Esprit, s'il n'avait su qu'il désirait l'avoir écrit sur parchemin.

Dans sa seconde lettre, il le remercie des cadeaux qu'il avait reçus de sa part, aui fêtes de Noël ; ces cadeaux consistaient en chandelles de cire et en dragées. « Je les regarde, lui dit-il, comme des symboles de la forte et heureuse vieillesse que vous me souhaitez; mais j'ai les dents si usées et si affaiblies, qu'elles ne me permettent plus de manger des dragées, n Nous avons cité ce passage pour donner une idée de l'innocence des mœurs et de l'aimable simplicité des évêques de ce temps -là : et pourtant ces évêques étaient de grands saints et de grands docteurs.

Trois questions de saint Amphiloque, auxquelles Basile fait trois réponses, font le sujet des lettres suivantes. L'une de ces questions regardait l'essence de Dieu, que les anoméens se vantaient de comprendre. Le saint docteur démontre que cela est impossible, mais qu'avec le secours de TEsprit-saint, l'Ame peut la connaître, autant qu'une majesté infinie peut être connue par un esprit aussi borné que le nôtre. II réfute ce sophisme des anoméens qui demandaient aux orthodoxes : Connaissez-voui ce que vous adorez ou ne le connaissez-vous pas? « Nous connaissons, répond Basile, les attributs et les opérations de Dieu, mais nous ne comprenons ni son essence, ni sa nature; la foi nous fait croire qu'il est, mais la même foi et la raison nous enseignent qu'il est incompréhensible. » A cette autre question des mêmes hérétiqnues : La connaissance précède-t-elle la foi ou la foi la connaissance? il répond : « La connaissance est le principe de la foi, parce que Ton connaît par les créatures qu'il y a un Dieu , qu'il est sage, qu'il est juste, qu'il est bon La foi suit immédiatement cette connaissance, et l'adoration suit la foi. » Enfin, pour rabaisser la gloire du Fils de Dieu, les anoméens objectaient sans cesse ce fameux passage de saint Marc : Pour ce qui est de ce jour et de cette heure, nul ne les connaît qu^ mon Père, pas même les anges j pas mé»^ " Fils: le saint docteur dit que ce passage doit s'entendre en ce sens : « Personne ne connaît ni ce jour, ni cette heure, pas môme le Fils, si le Père ne le lui avait révélé; parce que, de même qu'il tire de son Père sa substance, sa sagesse, sa gloire, sa dinnité| il en tire aussi ses connaissances. » ii

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croit encore gu'on peat expliquer ce passage de rhumanité de Jésus-Christ, et nous avons eu occasion de remarquer que c'était le sentiment de plusieurs autres saints doc* teurs«

EpHres canonique», — Saint Basile écrivit aussi à saint Amphiloque trois épttres canoniques, très-célèbres dans l'antiquité. On en compte les canons de suite jusq l'au nombre de quatre-vingt-cinq. Ce sont des réponses aux questions que saint Amphiloque lui avait proposées sur divers points de disci-^ pline, principalement sur la pénitence, à ioccasion de plusieurs cas particuliers. Saint Basile décide tout suivant les anciennes règles et la coutume établie dans l'Eglise.

Le premier canon regarde le baptême des hérétiques. Saint Basile distingue entre Thérésie, le schisme et l'assemblée illicite, et, cela supposé, il dit que les anciens rejetaient entièrement le baptême des héreti- <fues et recevaient celui des autres. «Toutefois, ajoute-t-il, il faut suivre les usages, 3ui varient suivant les lieux; c'est-à-dire, faut examiner comment chaque espèce dhérétique donne \e baptême dans le pays où son hérésie domine; car on doit rejeter celui qui n'est point donné selon la forme que l'Elise a reçue de Jésus-Christ. »

Plusieurs canons regardent les homicides. On doit compter pour homicide la femme

aui a détruit volontairement son fruit, sans istinguer s'il était formé ou non : sa pénitence est de dit ans. On traite de même la femme qui, étant accouchée en chemin, a abandonné son enfant. L'homicide est celui qui a donné la mort à son prochain, soit en 1 attaquant, soit en se défendant ; mais il faut soigneusement distinguer l'homicide volontaire de l'homicide involontaire. La pénitence de l'homicide volontaire est de vin^ ans, et Tautre de dix. L'homicide commis en guerre, quoique volontaire, n'est point compté pour crime, étant le fait d^une légitime défense; cependant, le saint docteur Îense qu'il serait peut-être bon de conseiller ceux qdi i*ont commis de s'abstenir de la communion pendant trois ans, comme n'ayant pas les mains pures. L'empoisonnement et La magie sont traités comme homicide. Celui qui ouvre un tombeau doit faire dix ans de pénitence, comme pour l'homicide involontaire.

II y a un grand nombre de canons sur le mariage, sur les secondes et même sur les troisièmes noces. Pour l'adultère, la pénitence est de quinze ans. Les femmes ne sont pas soumises à la pénitence publique, de peur de les exposer à être punies de mort ; mais elles sont privées de la communion, jusqu'à ce que le temps de leur pénitence soit accompli ; elles sont condamnées à se tenir debout pendant les prières. L'homme marié, péchant avec une femme qui ne Test as, nest pas puni comme adultère. La cmme ne peut pas quitter son mari adultère; le mari doit quitter sa femme. Le mari abandoané par sa femme pouvait en épouser

une autre, sans que celle-ci pût être accusée d'adultère.

• Les secondes noces obligeaient à péoitence, selon les uns d'un an, de deux ans selon les autres. Notre coutume, dit saint Basile, est de séparer cinq ans pour les troisièmes noces; les quatrièmes noces étaient considérées comme polygamie. Les mariages incestueux sont punis comme l'adultère. La fille q^ui s'est laissé séduire fera trois ans de pénitence; celle qui a souffert violence n'est soumise à aucune peine. Les ailles qui avaient fait profession de virginité étant hérétiques, et s'étaient mariées ensuite, n'étaient point punies ; et en général il n'y avait point de pénitence publique pour les péchés commis avant le baptême. Il va sans dire qu'il est question ici des héréti-

3ues dont le baptême était nul^ pour défaut e forme.

Le saint docteur termine ses épttres ca-* noniques par des réflexions générales qui pouvaient servir de règles à son pieux ami. « En général, dit-il, si le pécheur travaille avec ferveur à accomplir sa pénitence, on peut lui en abréger le temps : s'il a grande peine, au contraire, à se détacher dé ses mauvaises habitudes, le temps tout seul ne lui servira de rien ; car le temps n'est donné à la pénitence que pour qu'elle puisse porter ses fruits. ûardoTis-nous donc, ajoutet-il, de nous exposer à périr avec eux ; ayons devant les ^eux le jour terrible du jugement ; avertissons-les nuit et jour, en public et en particulier ; avant toutes choses, demandons à Dieu de pouvoir les gagner; mais si nous ne pouvons y réussir, tâchons au moins de sauver nos âmes de la damnation éternelle. »

Du Baptême, — Nous avons remis à parler ici des deux livres du Baptême^ parce .que

Slusieurs critiques les ont mis au rang des crits supposés. Us appuyaient la supposi» tion sur la différence qu'ils remarquaient entre le style de ces livMss et le style habituel des autres écrits du saint docteur. Mais, si le langage n'a ni l'éclat, ni la netteté, ni la précision ordinaire du savant écrivain, ce ne sont là que des questions de forme, et l'on peut dire que le fonds de l'ouvrage lui appartient en propre. En effet, on y retrouve tous ses sentiments : sa foi, sa piété, son ardeur s'y font remarquer partout ; et d'ailleurs, ce qui suffit pour' lever toute espèce de doute, c est qu'il y cite comme de lui, les Morales et les petites Règles que personne n'a jamais pensé à lui contester. Nous allons indiquer seulement ce que ces deux livres contiennent de plus remarquable.

Dans le premier livre, il s'applique à montrer que l'instruction doit précéder le baptême ; c'est par la prédication qu*on arrive à la foi, et c'est la foi qui fait qu on renonce au monde, aux passions, à toutes les vanités du siècle et à la vie même, pour être admis dans l'Eglise, qui est la société des enfants de Dieu. Pour entrer dans le royaume des cieux, il ne sufQt pas d'être baptisé» mais il faut éviter le mal qui nou»

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DiCtldNNÀiAË m HimmSk

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M etdtlt, et t>rattt)ller font le bien auquel Jésus-Christ a attaché la possession de ce royaume. Il établtt la différence entre les baptêmes de Moïses de saint Jean et de Jésus-Christ: Le baptême de Moise exigeait beaucoup d'appareil, des sacrifices dé pluîîieurs so«e5| dbs purifications, et Tobllgalion d'observer les jours et les temps ; et cependant il ne remettait pës indifféremment toutes sdhës de péchés. Celui de saint Jerti, AU côntrtti^ëi leâ remettait tdUs sans distinction, sdtlS délai, et sans autre obligation que de i'eft èctuibr, dans ui esprit dé j)énitetice ' çl avec un Vrai i-epentir: Mais ie baptême do Jésus-Christ est bien d'dne autre élévation, d'une autre efficacité i 11 pfiHfie tloti-e pretriière géhératidn qui s'était accomplie dans les Mouillures du péché; il rénare en nous rimagë de Dieu, dôrlt la ftiute de notre premier père avait terni l'éclat, jusqu'à reffacèh; Il nous ftit rhourir au péWié et revitré à la justice; il nous crucifie avec Jésds-Chrlstj il noixi ënâëVbllt darls sdn tombeau, et par ïa vfeMu de TEspHt-Saibl 11 nouè bessuscitb ëvec lui; pour ôlrd tfevêtuS de sa gloirfe bl de son immortSlllé. Il btt)rlihe eti te^ termes les effet* de l'invôcatlori des trdis liL'rsdttnes divirteS, ddh§ M Wriliulë dU Briptômé : « Elfe baptisé au lidtti dtt Saint-Esprit; b'fest être engendré de nduvbaU: sUitàht cette pabble dd Sahvëtth eti salril Jbah; chap. lu : Quoi naturh tèt isA carne éurd est; et >iiiod natûtn est ex ipiHtii sbiritûs est ; ^près cette géhératiod tfariS l'Esdrit-Sàirit; être bdptisô au nom dd Fils, c bst êtbe Revêtu cfe Jésuà- Christ, et; airisl bbvôtlis de cet honlme nouveau qui a elë Créé sblbtl Dieu, hoiis Sommes BkfAlsds ad ndd dd t^èhb, fet Hblis devenons les enfants de la ïriHilé. » 11 Môulb dU'àofès k^dli^ Été régéhérés bab le baptariië; ûmi âVoriS besoin d'iîlre hdurrlfe Hd paid de id vld étctnelle. 11 a|1pdié tout ce t|tt'H avance de l'autorité des Évahgilbs et des Ejjttrës de saint Paul; dont il rabiidrlb lin Èï grand faoknnre de passages, yue bb premibf Hvte n'etl é§t pour airisl dibe q^d'Uh tissu. C'ë^t peut-Ctt-b ce luxe de Citations, Si prodigieuserilebt tnttUit)liées^ qui a fait SuiJposer à qdelctueà criliquëè, el à dom Celllier etfil-e autres, tidë saint Ëaèile n*avait fodbrii ûue les tnâtérladi, mails 4U'ilh dutre dvdlt écrit l'ôuvha^e

Le se-^btlcf livré bôHtient des féponseis à plusiëiiW qubslibn.4. L'aulëur Jr parle de la vie que doit menel* le baptisé; vie de tiiort au monde et d'attdeliemelu à Dieu. SI Moïse a éldigné dds sacrifices dé la loi Hliclbnilb tous cbUt qui étaie it impurs, quelle {Jiibeté an^sélique lié faut-il donc pas à celUi qui ollVe le sacnilcé «de la loi Uouvelle et qiii touche le corps du Sei^jlieur? C'est àloi's plus que iaînais que^ Suivant le précepte de f'Apôtré, il faut être pur dé loUt ce dUi Sôuilié l'esprit et te corps. Or cette pureté h'est pas moins nécessaire adx fidèles (Jdl teuleut participer à la grûce dé ce redoutable liiystère. il rêcom- Uialide ensuite robëissaficè aux préceples, et modtte que loUte lufrâ,ctidn est punissable M tiiérite la ven^éiidce Ui^itté, SUlvàul cblld

tfaenabe gënêrSlé de' Jêâlis^hrlM ; Qui sperhit ine et floh ac'ctpit verba theà; nûhet qui jûdicet eum (Joan. iti, 4.8). On pèche nonâédlement en faisant Ib mal; mai^ en omettant de faire le bien; non-seulement ed tl'acfeiimplissant pas les choses commandées, mais en les accomplisj^ant autrement qu'elles sont commandées. Il paHe de réJincafion inutuelle, de l'assistancpréciproq^leque nous nous devons les uns aut autres; de l'amnar de Dieu, qui doit enfanter Taraouf du prochain, et ue l'amour du prochain, qui doit nous réunir tous dans l'amour de Dieu.

indépendamment de ces ouvrages oui portent tous, sans tnôttle en eicepter le dernier, le câbhet évident du saint docibur, il en existe un certaltl nombre d'autres qui lui ont été attribués à diverses époques, et imprimés dans la bollëctioa de Ses OEufres. L'opinion presqde unanitoe des critiques les plus célèbres nous autorise à les regarder cortithe supposés, ce qui nous décharge de l'obligation d'eU dire un mot.

Les écrits de saint Basile ne lui acooireat pas moins de réputation que ses vertus. Il devint célèbre tout à coup, et dans tout le monde ises duvrages le firent regarder comme un astre destine à ëcl^iref l'ttniverS. Chacun

Îr applaudit atec enthousiasme, et partout on es attendait avec la môme impatience, on ies désirait avec la niéme ardi'.ur^ que les fidèles de toutes les Eglises désiraient les Epitres de saint PaUl. L*Eglise et là eour, Tes académies et les tribunaux, les princes et les particuliers, les laïques et les prêtres, ceut. qui avaient renoncé au tumtilte du monde pour vivre èh communauté» et ceui qui étaient encore d(ins les. embarras du âi^oje, tous faisaient de l'étude et de la méditation de ces livnes leUr joie, leurs délices, leur bonheur. C'est au poiût qu'on .était convaincu qu'il suffisait de ies étudier pour devenir un savant, et que celui qui en pos- ^dait la doctrine était un docteur consommé. Ce sont les paroles de saint Ghégoire de N^zianze^ qui ajoute : «Quand je lis son Hecçaméron^ il me semble que je suis auprès du Créateur de l'univers, et que j'entre avec lui dans tous les secrets de la eréatibn. Bes livres coatre les hérétiques sont tîomooe le feu qui dévora Sodome; et qui réduisit en cendres ces langues scélérates et impies. Ses écrits .sur l'ËspriUSaint me persuadent qu'il est Dieii; et,, fondé sûr les raisonnements de Basile, c*est avec assurance que j'annonce au peuple cette vérité. Ses panégyriques à la louange des martyrs me donnent Ib mépris de mon cprps, m'mspirem le courage qui fait les hérqs, el *y^^^J^ brûle de me trouver dans de semblaWes combats pour partager avec eux la récom pense de la victpire. »

A cet éloge de saint Grégoirev éloge emprunté ad panégyrique de son illustre ami. Ïu'il prononça lui-même dans Téijjlise ae ésarée, jqoulons quelques mots de critique rapide, et indulg^ente jusqu'à l'adimrâtioo. Le seul reproche qu'on puisse adresser «

761 BÂ^ DtCTiUiSr^ÀlUk DE PAThbLbGlE.

3«ia.t Basile» cdmoië écrivain^, c'est d'être prononcer, sa

tombé, dans , te défaut des rKéteurs, qui ^^ **^^-

avaient à\é ses ifaattres, ç*e^t-a-alre d'avoir trop prodiffdé les orrieinents, les tablçaiit agréables, Tes descrijjUons |leuries. L'iTexolîi/ron, regardé & jp.te litre .coridihiè son chef-d'teuvrë , est plein d'érudition èl, de variété. Il y a seulement, cà qI là, quelques

M 7tté

condariinatioB. . Basile Tui

liJt

Çroceue aes évoques. 11 oemanaa a entrer ëii conférence avec éUx, et le pria de

le précédent, est iiu défaut db l'époque et non de l'écrivairi. Ses lettres sont un des ouvrages les plus curieux et l^s plus savants de l'antiquité ; elles soril écrites avec noblesse^ ët.une pureté de stvie iemàrgiiâlde. I/élat des Eglises d'Orient et d'Occident y est dépeint sous des traits naturels: iiii

^ ip a nainieie et oe priidériçe. 11 ^ à plusieurs de con$olaliov*s eld'ëKtioriatioiis qui sont lb5s-éaifiantos et Ires-fortes. Celles qiii ne sont que dé cbmpliiiierits, renferment, pour la bluparl, des peiisées ingjéiiielises ël solides. Ëii uri iiioty dans le^ poules comme dans les grandes choses, Je sâliii (lôcleur sait se. prbporliôiiner h àbn sujet et montrer partout iin talent d'écrivain cori3ornmé. Ce

?ui distiiigûe le caractère particulier de soi! loquencè^ c'est une excellente diàlecliqiié, des cbiiiiaissancés étendues et variées, des iribiivements vrais, urie imaginàtibn ricné, de grandes pensées, de subîiine^ cbnceplibns,. un fréquent iisage dé rÈci^itlirë iaitite, iine dictiop pure, une précisioh Uni beaucoup d'ordre, de clarté, d'élégance je style. Photliis, ^si bon juge eri celte lièré, regardé son tàlfeiit tomtile Ib blus propre, . dans ^ les actions publiques, k persuader les ësbrlls et à entraîner llis .cœdrs. BÀSILE d'Anc) ;re, cbntèal|)orain d'Eusèbe d*£mèse, fut, coîxime lui, uii subj)dt et iin (léfénseur de ThérëSid arieddé. il professait la médecine et avait Id réputdlion d'Un nommé élbquébt et capable d'liist|uirè: Ce^ qualités le firent choisir, eil 336, par les eusébieris pdub TëleVer slli* lé siège episcBpal d'Ancvré. à m place de Marcel qli'lU venaient de déposfef, cotiltiae convaincu de Sabelliarlisnle. Une dbdlndlioh M illëgitlHie le fit regarder i3ar lëè catholiques comme un loup 4"i avait forcé là pbfte de la behgerlë. Aussi, lorsqd'ëh 347 il vint à Sardique aféc les autres évéqiles de son parti, les Përes du concile ordonnèrent tid'oil ne Ib traitât, ni comme éVÔ^Ue, ni mômë cdhimë chrétien. Ils Interdirent tblltb b^pèce de communication âvbb luii défetldarit qu'on lui écrivit des lettres, ni qu'on reçût aucUtld dés èieines. Au tjorîtraire, ils déclarèrent Marcel d'Ancvré itinocent, et ëctirlrent à sonEdise d'î t^ejeler Bitsile pour lé fecevoir. Mais^ chassé presque aussitôt pdr rërâpereut" Constance, Marcel fut oblige d'abàndofaner une seconde fols son siège à Basile. C'est en cette qualité d'éveqiife d'Ahcyre qu'il assista, en àsi, ftu concile dfe âirniium, où Photln fal dé^osS de âod siégé, épth^ ardir entendit

pour porter la patL

Un. Celui-ci fut valncd cl condamné; oii dressa trois cobies dfe la conférence, dont uiië resta entre \eà bialrts de Basile. Sur la fin de la même année, il disciitd avec le même avantage contre Aétius, que rëitipéreur exila

pat)Q Félix, puisque, ebtre filtres raisbijè gii'oh eut plus lard de le déposer, ort allégua les trbubles qu'il avait causés dâHs l'E Slise de Rome. Les partisane d'AHûs s'^tant ivlsés, vers l'an 337, Èasilé d'Aiicyre se trolivi^ avec Georges delabdicéë, à la létd de cëùi qu'on appela depliié sèrnl-ârfferiç. Qiibiou'ils rie cooiessââsent jibirit lé Fils çohsîibstaiitiél ail Père, ils àvoudîèrit cependâilt qu'il lui est semblable èti riatUrë» et ils ^'exprimaient shv cette matière en des termes qui approchaient fort de là véHté câthbllqUe. Tef était au moiris Èasilë d'Ancyre : ce (lui fait dihe à teint Athatiàse, dàni sôd

Traité des synodes, Qu'oïl he devait pdlht le considérer cbmine tin ennemi dé l'Eglise.

>l(;miuiii et lë^ andtriëens bu purs &riert$. A 14 Suite de ce cbncllb, il fut dé[>uté ridâtes de l'etiiijerèiir tioilr lui deiilaridèr le faiaihtlen des décrets Hë Sirtiiiuib ^ui àvaieht établi que le If ils est semblable. en èubstâiicë & son Père. Ce prince le heçilt, Idi et IbS hdtrès, avec beaucoup d'hbnnëur, et accorda à leurs prières la tenue d'un hbuvead concile a Sirmiurti, où plusieurs évèdueS éfe trdutalenl réunlâ à la suite de l'empereur. Btl-

J~Ile et ceut de son parti tirent signet lëiib )rmutaifc^ë aùt anoméënâ, et les dbiigèrëbt ft désavouer fce (tli'lls aVaiettt ih\\ pour la suppression de la cdhsubstantiàlité et de M fessëhiblancè ëd substance. Les dnoroéeh^ lui reprochèrent de leur avoih extorqué cet acte par la violence et leâ vëiatibns, et, quelque temps après. les évéques qui se irdliVaieht encdré il Sithiihtti ^'avisèrent de dresser uhe faotiirëlle formule, de laquelle Ils ciclureilt le mdt de snhstancej se bornant & déclarer le Fils sehiblablo au Père en toutes c.hoseâ.ll jr eut do grandes difficultés pbiir la siçndture. Basile; qui soupçonnait de la fraude dahâ la suppression du mbt sûbstùnte^ signa la foi-mule, mais avec rései-vb, et en déclarant dtib quatldil confessait le Fils ^ëtti^ blablb ad Père en toutes ehosti; H n'entendait pa3 seulement qdatit à Id volbnté, tnaià Îussi qudht ï rexistënce et à l'être ibêtiië. falgrS bette i^técatttioh; et eooàiéiiettdèiïoê

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lui fût reprochée au concile ae Séleucie, qui se tint 1 année suivante, et on lui re[)rocha en outre les troubles qu*il avait excités à Sirmium, et les violences qu'il avait commises contre les aétiens. L'empereur lui-même l'accusa avec amertume d'avoir suscité la tempête qui bouleversait TË^lise. Los évoques du concile de Conslantinople formèrent contre lui une accusation semblable, et en

E rirent sujet de le déposer. Il fut ensuite anni en lllyrie, et les ariens mirent Athanase à sa place. Basile vivait encore en 363, comme on le voit par une requête que les Macédoniens présentèrent au nouvel empereur Jovien, tant au nom de Basile d'Ancyre que de Sylvain de Tarse et de quelaues autres évèqucs. Il avait composé plusieurs ouvrages, savoir: un contre Marcel, son prédécesseur, un autre de la Virginité, et plusieurs dont saint Jérôme ne rapporte pas même les titres. Nous n'avons plus que son Exposition de foij que saint Ëpiphane a mise après la lettre du concile d'Ancyre.

Ceiie Exposition de foi^ quoique due tout entière à la plume de Basile, est un acte collectif, souscrit par Georges de Laodicée et plusieurs autres semi-ariens, dans lequel, insistant sur la ressemblance en toutes cho^ ses que la troisième formule de Sirn^ium avait reconnue entre le Père et le Fils, il en conclut, de Taveu même de ceux, qui avaient souscrit cette formule, que le Fils est donc aussi semblable à son Père en substance, puisque autrement il ne lui ressemblerait pas en toutes choses. Il y établit aussi cette ressemblance parfaite entre le Père et le Fils, par l'autorité des divines Ecritures. — Saint Atbanase rapporte un autre passage des écrits de Basile d'Ancyre sur la même matière, et dans lequel il reconnaît que le Fils n'est pas seulement semblable au Père, mais de la même substance que le Père; d'où il résulte que, tout en n'admettant pas le terme consiibstantiel, il ne laissait pas d'être dans le sentiment de l'Eglise sur la consubstantialité. *

BASILE,^ archevêque de Séleucie, que quelques-uns ont mal à propos confondu avec un autre Basile ami de saint Chrysostome, monta sur ce siège vers l'an kw. Il assista au concile de Constantinople en kkSf où il combattit et condamna Eutychès, et, Tannée suivante, au conciliabule d'Ephèse, où, cédant à la terreur qu'inspirait Dioscore, il eut la faiblesse de souscrire au rétablissement de l'hérésiarque et h la déposition de Flavien, en anatbématisantles deux natures en Jésus-Christ, dont il avait pris la défense dans le concile précédent ; mais lorsque la paix eu tété rendue à l'Eglise, sous l'empereur Marcien, il reconnut sa faute, en demanda ()ardon au concile de Chalcédoine et fut admis à la communion des orthodoxes. L'histoire garde le silence sur les autres actions de sa vie, qu'il termina» à ce que l'on croit, vers &58, dans une extrême vieillesse. Ou lui donna le titre de bienheureux dans la conférence de 533; mais néanmoins, ni VËgliae grecque, ni l'Eglise latine, ne l'ont

mis au nombre des saints. Nous avons sous son nom quarante discours, Quelques homélies et une Vie de sainte TAec/e, composée sur d'anciens mémoires qui inspirent peu de confiance sur leur authenticité.

Discours. — Le premier des discours de Basile est sur la création. Il y remarque que Dieu a mis un tel ordre dans les choses créées, qu'elles nous servent comme d'échelle pour nous élever jusqu'à sa connaissance. Suivant lui, les anges voyaient les créatures à mesure que Dieu leur aonnait l'être ; mais ils ne voyaient point le Créateur de qui ils venaient de recevoir eux-mêmes leur existence. II trouve dans le terme pluriel dont se sert l'Ecriture : Faisons Vhomme à notre image^ une preuve de la trinité des personnes et dé l'unité de substance. Les cmq discours suivants expliquent l'histoire deThuroanité jusqu'au déluge. Basile traite de folie l'opinion de ceux qui, par les enfants de Dieu qui eurent commerce avec les filles des hommes, entendaient les anges; au lieu d'expliquer cet endroit des enfants de Seth,

aui s'allièrent avec les filles de la race de ain. Selon lui, la raison pour laquelle uoe partie des animaux de chaque espèce fut conservée, c'est afin qu'en en créant de nouveaux. Dieu ne parût pas avoir condamné la première création, m s'être repenti de ce qui! avait fait. Il semble dire que, de son temos, on voyait encore des restes de l'arche sur les montagnes d'Arménie où elle s'était arrêtée. Il fait dans le septième une peinture très-touchante du sacrifice d'Abraham, qui représentait celui de Jésus-Christ; mais comme le glaive de ce patriarche ne toucha point la chair de son enfant, ainsi la croix du Fils unique du Très-Haut ne toucha point sa divinité. Basile trouve dans Elisée, qui fait le sujet du dixième discours, une figure de Jésus-Christ, et dans le fils de la Sunamite ressuscité par ce prophète, la figure du peuple gentil. Il était mort par le péché; Jésus-Christ est venu comme un autre Elisée; il a appliqué ses yeux, ses mains, ses pieds et tous ses autres membres sur les membres de .ce peuple, et lui a rendu la vie. Il remarque, dans le douzième, que, quoique Dieu haïsse l'âme pécheresse, il reconnaît toujours en elle sa créature, et il en a pitié. Il y décrit la manière dont le prophète Jonas prêcha la pénitence aux Ninivites, le zèle de ces peuples à recourir à la clémence de Dieu, la sincérité de leur douleur et la bonté du Seigneur à leur é^ard. Les marques d'une vraie pénitence, dit ce Père, sont une âme

aii gémit de ses fautes, des yeux qui les , eurent, l'amendement des mœurs, la fuite de l'impiété, la mortification de la chair, le serrement du cœur et le renoncement à toute injustice. Lorsque Dieu voit le pécheur expier ainsi ses crimes, il ne rougit point de révoquer la sentence qu'il avait prononcée contre lui, il retire ses menaces et il annulle son décret, il montre, dans le treizième^ comment Jonas avait été la figure de Jésus- Christ. Sa croix et sa passion avaient été syuiboUsées dans le sacrifice d'Abraham i ^

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DIGTIONMAJRE^iœ PATROLOGIE,

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naissance aune vierge, rendue croyable par la fécondité de Sara, dans un âge avancé. Le bapt6me avait été marqué dans le passage de la mer Rouge, et le genre de mort du Sauveur dans le serpent que Moïse Qt élever sur un tronc d'arbre dans le désert ; enfin tout ce qui s'est accompli dans l'Ancien Testament était une figure du Nouveau. Les trois jours que Jonas passa dans le ventre de la baleine annonçaient ceux que le Sauveur devait passer dans les entrailles 'de la terre. — Les guatre discours suivants re-

5 ardent lliistoire de David. Basile relève, ans les trois premiers, les bienfaits signalés dont Dieu favorisa ce prince, en le destinant au trône, comme il n'était encore occupé qu'à garder les troupeaux. Il rapporte non à la force naturelle de David, mais au secours immédiat de Dieu, les victoires qu'il remporta sur les ennemis de son peuple, et

f particulièrement celle où le géant Goliath ut vaincu. Dans le quatrième, à l'occasion de l'adultère de David et de sa pénitence, il dit quelque chose de la chute de saint Pierre et de son retour à Dieu par les larmes et le repentir ; il lui donne le titre de coryphée des apôtres^ de premier des disciples de Jésus-Christ, et (l'exact interprète des mystères que le Fils avait appris du Père.

11 n'y a rien de bien remarquable dans les autres discours de Basile, qui sont presque tous surle Nouveau Testament. 11 établit dans le vîn^t-quatrième l'unité de substance, de pouvoir et d'honneur entre le Père et le Fils, et la distinction claire et précise des deux natures dans le Sauveur. Le vingt-septième est contre la fête et les spectacles des jeux Olympiques. Pour détourner les chrétiens d'y assister, il leur dit : « Si la mort venait TOUS surprendre pendant que vous assistez à ces jeux, en quel rang Jésus-Christ vou6 mettrait-il dans l'autre monde? Serait-ce au rang des gentils? Mais vous portez avec vous le symbole de la foi. Serait-ce au rang des fidèles? Comment pourrait-il y placer cel ui qui se mêle aux assemblées des païens ? » Enfin, le trente-neuvième, qui est sur l'Annonciation, donne à la sainte Vierge le titre de Mère de Dieu, et afiirme nettement qu'il n'y a qu'une nature divine en trois personnes.

LeUre à Vempereur Léon. — Rien n'empêche qu'on n'attribue à Basile la lettre des évêques d'isaurie à l'empereur Léon, en iih58; elle est assez de son style, et on voit qu'elle fut écrite à la suite d'un concile qu'il avait assemblé des évêques de la province. Nous n'avons cette lettre qu'en latin. Basile ila commence par l'éloge de ce prince, qu'il compare au grand Constantin, dont il relève aussi les vertus, mais surcoût son zèle pour la vraie foi. 11 demande ensuite à Léon de maintenir les décisions qui avaient été

f>rises dans le concile de Chalcédoine contre 'hérésie d'Eut vchès, puisque ce concile n'avait rien décidé qu'en conformité de doctrine avec ceux de Nicée, de Constantinopie et d'fiphèse, et qui n'eût été enseigné par saint Cyrille et par saiut Cèles tin. U

condamne l'intrusion de Timothée Eluze sur le siège épiscopal d'Alexandrie, et, suivant les décrets des saints Pères, il opine qu'il ne mérite aucune indulgence. Basile souscrivit le premier à cette lettre, en sa qualité de métropolitain dlsaurie, et après lui seize évèques de la même province.

Vie de sainte Thêcle. — Si l'on en croit Photius, on doit encore attribuer à Basile, divers écrits en vers et en prose, où cet évoque racontait les actions, les combats et les victoires de sainte Thècle, dont les reliques étaient à Séleucie, dans une église hors de la ville. Nous n'avons plus le poëme de Basile, mais il nous reste, sous ^on nom, une Vie de sainte Thêcle^ divisée en deux livres, et en prose. Vossius a voulu lui contester cet ouvrage surle peu de vraisemblance dos faits qui y sont rapportés ; mais nous aimons mieux nous en tenir aux anciens manuscrits, qui le lui attribuent tous unanimement. Le style, du reste, n'est pas différent de celui de ses homélies, si ce n'est qu'il est plus diffus. Néanmoins , la Vie de sainte ThicUf pour être de Basile de Séleucie, n'en est pas plus authentique. U convient luimême qu'il Ta composée sur d'anciens mémoires qui contenaient l'histoire de sainte Thècle et de saint Paul. C'était apparemment le livre des voyages de saint Paul et de sainte Thècle qu'un prêtre d'Asie avait composé sous le nom de cet apôtre. Tertullien, et après lui saint Jérôme, nous japprennent que ce prêtre, convaincu de cette fausseté, et l'ayant avouée à saint Jean, fut déposé pour ce sujet. Le pape Gélase a rejeté ce livre comme apocryphe. On trouve en effet dans la Vie de cette sainte des choses qui en démontrent la supposition jusqu'à l'évidence; comme lorsqu'il y est dit que saint Paul lAii ordonna d'aller prêcher TËvangile, et qu'il partagea avec elle l'apostolat que Jisus-Christ lui avait confié; qu'elle baptisait également les hommes et les femmes, après leur avoir annoncé la parole de salut, et accompli un grand nombre de miracles semblables à ceux que saint Pierre avait faits à Antioche et à Rome, saint Paul à Athènes et saint Jean à Ephèse. Basile ajouta à cette Vie un recueil de miracles arrivés de son temps, ou peu avant lui. U avait appris une partie de ce qu'il raconte de personnes dignes de foi, hommes et femmes ; et afin qu'on pût s'assurer de la vérité des choses, il indique les lieux, les temps et les personnes auxquels elles sont arrivées. Il termine sa narration par le récit de ce fait, dans lequel il fut lui-même acteur. Comme il se lassait de recueillir ses miracles, tant ils étaient nombreux, la sainte lui apparut un jour, assise auprès de lui dans son cabinet djétude ; et, prenant le cahier où il avait commence de les écrire, elle semblait en life le; récit avec plaisir, et lui témoignait, en souriant» Qu'elle était contente de son travail et qu'elle 1 exhortait à le continuer et à le finir.

Les (ouvres de Basile ont été imprimées à la suite de celles de saint Grégoire le Thaumaturge, dans ^a Bibliothèque des Pires^ ea

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Dlcli€«îN4lRK

1626. Vhotius reconnatt m lui un génie yj£» élôvé, un stvle tigUré» plefn de feu et âlHng harmonie plus soutenue que celle d Âi^cuq deî autres auteurs grecs. Il est cependant clair, doux 6t coulant ; mais la surabondance des tropes, par leut retour continuel, )asse, ennuie, indispose le lecteur contre lui. )| e&t impossible de ne le pas condainner» comme un homme qui ignore le secret d^aq-^ corder l'art avec la nature. Toutefois, p^ défaut ne rend son dispours ni bas, ni obscur; et 00 le voit rarement tomber daus de fi*oi* des allusioils. Ajoutons pourtant que les pensées en sont, pour la plupart, peu naturelles et les réflexions peu touchantes. U pV approfondit presque jdm^iâ aucune vérité, soit morale soit théologigue, et |l parait s'étire plus occupé d'une vaine éloquence de mots que de Tinstruction et de rediiicatipn do ses' auditeurs.

BASILE, de Cilicie, était prêtre deTEglise d'Antiûcbe dans le temps que Flavien ep occupait le siège 6t qu'Anastase gouvernait l'empire, c'est-à-dire à la un du V et au commencement du yi' siècle. Il avait composé une Histoire ecàlésiastiqtief divisée en trois livres, dont le premier commençait à Tavénement de Tempôreur Marcien , en 450 , et finissait ï la mort du pape saint SimpUce, en 483. Le second renfermait ce qui s'est passé depuis Zenon jusqu'à la mort d'Anastase, enSlS; et le troisième racontait l'élection de Justin, avec quelques circonstances du commencement de son règne, four pièces justificatives des faits qu'il avançait, Basile rapportait plusieurs correspondances d'évéques , ce qui coupait le fil de sa narration et la rendait obscureet embarrassée. Le style en était incorrect, inégal et sans exactitude. $on ouvra* ge contre Jean de Scythopote ne valait pas mieux. Ùe n'était pres^que qu'un composé de sopbismes et d'invectives, dans lequel

Tinjure descendait jusqu'à la trivialité et la bassesse. Le but de cetouvraj^e était de couibattre l'urlion personnelle des deux natures en Jésus-Christ, et de montrer qu'il est nécessaire d'admettre deux fils, l'un de Qicu, l'autre de Marie. C'était se déclarer ouvertement pourl'hérésiedeNestorius. Toutefois Basile ne le nommait pas , mais il louait Ôiodore de TarsQ et Théodore duMopsueste. Il ne condamnait pas non plus clairement saint Cyrille» mais il lui reprochait, dans le douzième de ses Analbématismes, de parler de Pieu comme ayant souffert la mort. Il ne nous reste rien de ses écrits, et nous les ponnaissons seulement par ce quel^hotiuset Suidas nous en ont rapporté. *

BA$ILiELBMic|;poNiEqr,empereurd'Onent, naquit de parents pauvres, dans un bourg de Macédoine, près d'Andrinople. |1 porta les armes en qualité de siiuple soldat ef fut fait prisonnier par les Bulgares, lorsqu Us 5!emparèrent (^0 cette ville, en 813. Ë.chappé de sa prison à l'jigê d^ vingt-cinq ans, il se rendit à Constantinople sous les habits de la misère, n'ayant pour tout bien qu'une besace •t un bà)o0. (1 hxi recueilli par iin gardien ûe nuit qui de vii}t son protecteur et le fit entrer»

DS PATRPMHiiB, &A§ n

cojpme ôpuvpr, chez }in des qlïjciers dc) l'em-

r^reur ^icne) Ifl. |I e|it occasion de ' plaire I empereur en domptant uncheval fougueux auqueliltenaîtbeaucoup.Unefoisdans les bonnes grâces dû prince, il s'éleva rapidement jusqu'au, prade d'accv4)Iteur o\x qe chambel- . lan, en 961. I^liis tare}, un meurtre, accompagné de sacrilège et ^e parjuré, |'àyant' c|ét)arra^sé de Bairdds, 'bopme puissant et 'généreux, ^ïicbe) l'en récompensa en l'associanl à ^^empire, en 866. Basile^ dq piendiant devenu empereur, vojilut rétirer Michel de ses désordres. Cq prince, enpuyé de trouve^ iia censeur dans ^n homme % qui il ^vait donnd la pourpre, résolijt dp le faire mouj-ir. Basile^ instruit (je ce projet,: se hâta d'en prévenir l'exécution en faisant ' poignarder Je tyran, à la sujfe d'une orgie, en 867. |^aryenu au trôpe pqi* le criipp, Basiie s y fit remarquer parsesVerfusejfde grandes qualifés. 11 donna ses premiers soins 4 lerpaér les pfaies de r^iglisé e( ' celles de r^la(. |1 i^err\}\ sur le ^r^ïie patriarcal Ignace,' et' en chassa fhotius, q^'il rétablit un an après. Basile mit' aussi tous ses soins à faire ïeljeurjr I^ justice, à réformer le^ abus, à conspHuer |a paix çle reoipirq par 4es traités et par la QQpvêrsiôu des peuples barbares. C'est sorxs son règae que les Russes eml)rassèrent le ph|:i$tiauisme pt la doctrine de l'EgliijQ grecque/ Il répriïpa les niâçichéens qui désolaient les provinces depuis léiir révolte sous l^r^nede rhéodofè, et beiftil lès Sarrasins, ^h urienl, en ftaljcçur les cûtesdelTonieet d^ la(irèce. Le trésor pul^lic était épuisé par' If § * pr^fHt" sions de jyficljei. Une sage éconoipig repplU ce vide; tous les èxacteprs furent rècbqfcnc^ç et punis. Les coqiplices 4§§ de|)aùc))^s c^q dernier ^râpereùr furent condamnés \ rendre la tnpitié 4p§ folles largesses dqn^ ils' Voient été gratifiés. Après qn règne de dix-sept '^os, Basile mourut 4'urie blqssure quuu cerf lui fit à la chasse, en SSô. a Ce ^\x\ qn n^albeuf

Sour c({ prince,' dit J'^iistoirp dq Ïlas-Émpir^, 'être né dans ces temps d'atrôcîté et debàrbarie. Ses grandes qualités, pfôpréf ^ eu faire ufl héros, lurent alréféés par là rouille dp son siècle. On pf^uj cêpèr}}|^nt conjeciuror aup s'il eût eq de§ successeurs sembL«bles a lui, l'empire e(it réi)aré ses pèrfes. Il n'eut quéjla gloire d'en avoir retardé la chute. Aussi laborieux qj^e vigilant, U fut toujours à la tète du gouvernement e( désarmées. U aimait la vérité, et p'espérant guère la trouver dans la bouche des couriisans, il la cherchait dans l'histoire. 11 prenait conseil des exemples qu'elle lui présentait, A ses yeujc, la haute vertu tenait lieu de la plusémiin^nte dignité; il 1 admettait d^ps §a familiarité ; il oubliait même la majest]^ ioipériale pour aller visiter ceux qui portaient ce noble caractère. Plein de tendressp poqr s^^ sujets, il apportait la plus grande précaution à ne leqr dppner que des gouverneur^ et des ip^gistrats qui fussent les défenseurs de ceux dont il était le père. » Pholiù^ le séduisit, en lui dressaQt une généalogie par laquelle il le faisait descendre 4e parents illustres. C'est sous Qc prince qu'on §pten4it

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les premières docbe^ i^ Con$t3ptioop)e ; c'était un présent que l^s Vi^aiiiçps |ui avaient (H\l,en 872. 11 forpalQ projet 4^uq corps' àe droit qu'on a Dominé 1^3 ^a^t/t^ifei, et qfji fut ternaioé par $on fils. Il npu$ re^te de lui quelques lettres dans hfiiblipth^ffue desPèfes', et des avis qu'il adressa è son njs JLéoq t^ Philosophe. Cet ouvrage, diy|$^ en 9pif aq[J9 chapitres, respire la oiojralela pm pnrç çt se troure dans le l" volume de l'Impn'i¥fn Orieniah du P. Banduri. L'abbé Cas(il§^i^ ea a dooDéune traduction libre à liantes, eu 178^. On y trouve l^eaucoup de maximes dans le genre de la suivante ;*« Croyez sincèrement à la relif^out et qu'elle soU en tout temps la règle de TOl^re rie. La foi est le premier de tousles Uen^ ; c'est elle qui épure nos actions» et donne à la vertu ce d^nierdegré de mieux qui l'élèTe jusqu'à la perfection. » Ces différents écrits^ se * trouyent reproduits dans le Cours complft de Pairotogie publié par M. l'abbé M igné.

BABILS d'Acride métropolitain, de Thessalonique» florissait vers Tan 1154. Ce fuf en cette année qu'il teçi^t du pape Adrien IV une lettre dans laqiielle ce pontife l'engageait è renoncer au schisme grec, en travaillant k 'procurer la réunion des deux Eglises, et lui recofnmandait les deux nonces qu'il envoyait â l'empereur Manuel Comnène. La réponse* de lla$ile a été imprimée dans le Code du droit grec-rùmain etaapsles Ànnale$ de Baronius, sur l'an 115S. L'archevêque de Thessaionlqtie* dit au pa^e : < Si nous étions ce que nous vous paraissons, comment, très-sa!nt Père, pourriei-vous lîous nommer autrement gué des brebis égarées; et ne pas nous considérer comme la drachme perdue, comme le mort déposé depuis plusieurs jours le tombeau? Mais ne pensez* pas' ainsi de noui^. l^Tous fse posons d'autre fondement que celui qui est déjà posé ; noiis prêchons et enseignons àveC vous une même doctrine, moi et .tous ceux qui appartiennent au grand siège apostolique de Constantinople. La foi est la même dans les deux Ëglfsres ; on y offre té même sacriflce, c'est-à-dire Jésus^ Christ, Tagneau q'ui efface les péchés du mondé. Oûoiqu'il'y ait encoVe' entré nous quelque petite Sujets de division, il sera au I)ouvoir tie Votre Sainteté de les enlever, comme des pierres qui embatrassent le chemin, et d'établir Tunîté avec le secours de Tempereur, à la volonté duquel nous obéirons.» On trouve encore dans le Code du droit gree^romain dhe réponse du même Basile au grand sacellatre de Durazïo, c^ui lui avait adressé une question sur les mariages contractés dans'lesdegrésdéfendusdëcon^anguinité.

BASILIOE. —Tout ceque l'oa Sait de Basilide, c'est qU'il était évêqued'une des Eglises de la Pentapole. 11 avait écrit à saint Denis dAl6xanâri0,'t)ôui'le consulter sur plusieurs

rints de dis(^ipllne. Le prii^cipal était de savoir quelle heure on [fouvait rompre le jeûne le jour de Pâques. En effet, la coutume des Eglises sur c6 point variait suivant les localités. Quelqués-fins étaient d'avis qu'il fallait atr^dre 16 cbMt dtl* èdq; tfprès avoir passé le

blcnpIItUlgÇ 1)8 pA7S(9^^ BAt| tli)

samedi sans mangi^ \ë^\?^^ Tusaçe de Rome.

En pgyple,on rompait le jeûtje plhs tôt; c'èstà-ilire aè^ le sofr du' samedi. La seconde question adressée par* Basilidè à s'6n métt*opôlitaih lui demandait si ron'drfyaît permet tre Vérllrée' de l'Eglise et Ta particîpàlioa des saints mysfère's aux femmeS' nouvelletaftnt accouchées etî'cèîles çiu'i sdhWaieht de réui*s

lôui ; ôr nau le smei que par la rêpdriSe au saini éyçqùe 'yAlexandrie. il est ^rem^rqu^ble qu'êdançcetlçIettrelesaintconfe^sèÏÏrqualifiÔ plusieurs fois ^asili^e dû tifré 'de'flls bienaimé, quoicm'il le rec6ï)'naisse ' auàsi pour éyëque, eh l'appelant son frè^e 'et le com-

f)agnor) de son ministère^ «r Vous hoiis àvë^ ait ces questions, lui dît-il, ^nqn par ignorance, 'mais pour noiis faire honneur et entretertir la concorde ; moi j'ai déclàré'ipa pensée, ÔQn ei} mattre mais avec la simpucité qu'il cotivient dé garder enfré nous"»'

disciple de saint Amand, avait fait profession au monastère' (} fllnône,' et" vivait eii '680. Il a écrit la vie de son saint précepteur*, mort évêque ' d'Uirecht Tannée' précédente. Recueillie d'abord par SUrius; celte Vie a été insérée, au 6 de TCvrier,'daYid1e recueil des Bollandi&tes. p^om Mabiilon, eri la reproduisait, y ajoute un àppendic'é de^ Miracles du séint, de son Testament et de l'Invention de ses relique^, fédfgé paV uVi téra'oltf oculaire dont le lioni' n'est pas arrivé Jusqu'à nods. ' BAÙDONIVIB, religieuse du Wbnasfèrè de Safpté-Croitgiïë Mainte Radégonde avait fondé à Poitiers,'y fut élevée sous les yeui' de cette sa1ntê'reine.Tém(}inbéiiiairedë sieâ grandes action j, et instruite par la sainte ou par d^aufrésdecequ'ellen'avaitpas vu elle-même, elle ^ut chargea par'Dédirtiie, son abbèS^e, et les autres réligfeusfiS'dÔ lé communauté, de rédiger par écrit ce qu^elIe en 'savait: Longtemps elle se défendit sur son incapacité, mais il fallut obéir. Rien de plus édllQailt gue lés. seritimehts de modestie qu'elle'fif ]ftaraftre et (laris son refus' et' dans' son obéissance. Elle avait sbus les yeqx la Yie dfe cettrf 'sainte, écrite par Fortunàt qti'elle appelle* un Ifomme apostolique; elle s'attacha aond uflîqtfement à ne rapporter qub ce tju'il avait omis. C'est pourquoi elle passa sous silence là naissai^ce de la sainte reîue, son mariage avec le roi Clolaire, sa fuite de la coUr et sa ^irofèssion monastique entre les mains de saint Médard» évêqiie ae No}on.Ce qu'elle exalte le plus en Radégondc, c'est l'exemple qu'elle donnait à ses sœurs, danâ le temps même qu'Agnès était leur abbessé. . Jamais elle n'ordonnait rien qu'elle ne Veut fait la première. Si elle recevait la visite de quelque serviteur dé Dieu, aussitôt elle l'interrogeait sur son genre de vie, et si elle Apprenait de lui quelques exercices de pieté qu'elle ri'ëût jpôs erfèVire mis eà pratiqué, ellery mettait* aussitôt et exhortait les autres h ei? féire de même. Elle établitMans son monastère Tûsàge de lire la parolb de Dieu penchant lé' repas de la commudailté.Bauacmitié i^àpjpoAèf plusieurs

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DiCTIONMÂIRE DE PATROLOGIE.

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