BEI
MGTIONNAIRE DE PATHOLOGIE.
BED
TEcriture ; il ne s arrête qu'à ce qui lui paraît en avoir besoin.
Son Commentaire sur le livre des Rois est tout allégorique. Apparemment que l'évèque Accas» à qui il est dédié, l'avait demandé dans ce goût-là. On a mis à la suite les réponses de Bède aux trente questions que Northelme, prêtre de Londres, et depuis archevêque de Cantorbéry, lui avait proposées sur plusieurs passages obscurs du livre des Rois; Bède les éclaircit avec le secours de ceux qui avaient avant lui travaillé la même matière.
Ses Commentaires sur Esdras et Nihémie sont dÎYisés en trois livres. II convient, dans la préface, que les explications de saint Jérôme sur les prophètes lui avaient été d'un grand secours pour expliquer le texte d'Esaras et de Néhémie. 11 entreprit ce travail aux instances de l'abbé Accas.
Bède fait de l'histoire de Tohie une allégorie qu'il applique à Jésus-Christ et à son Église. Nous avons aussi trois livres d'explications sur les Proverbes de Salomon et sept sur le Cantique des Cantiques, Le premier de ces deux ouvrages est un abrégé des livres de saint Augustin contre Julien, évêque d'Eclane; il prémunit ses lecteurs contre les poisons de l'hérésie pélagienne, dont les livres de Julien étaient infectés. Enfin, il explique allégoriquement ce que TExode rapporte de la construction de 1 arche d'alliance, du tabernacle et des habits sacerdotaux.
Commentaires sur le Nouveau Testament.
— S'il n'y a point de preuves gue le Commentaire sur l'Evangile de saint Matthieu soit du vénérable Bède, il n'y en a point non plus qu'il n'en soit pas, si ce n'est gu'il n'en est rien dit dans son Catalogue ; mais il pourrait avoir été composé depuis. — Au contraire, il V fait mention de son Commentaire sur 1 Evangile de saint Marc, divisé en quatre livres, à la tête desquels il a mis un prologue, où il démontre, par le témoignage de plusieurs anciens, que saint Marc est véntablement auteur de l'Evangile qui porte son nom. — Pour composer son Commentaire sur l'Evangile de saint Luc, Bède remarque qu'il se servit des écrits de saint Ambroise, de saint Augustin, de saint Jérôme, et de saint Grégoire le Grand, qu'il appelle Tapôtre de la Grande-Bretagne , apparemment parce qu'il j avait envoyé des missionnaires. Accas, qui l'avait chargé de ce travail, exigeait de lui qu'il marquât en particulier les passages de chaque Père d*ou il avait tiré ses explications ; mais , trouvant ce travail trop difficile, en raison de son utilité, Bède se contenta d'indiquer en marge les noms des écrivains auxquels il avait fait des emprunts. — Quoique son Catalogue ne parle point de Commentaires sur l'Evangile de saint Jean, cependant on ne peut guère douter qu'il n'en ait composé. Jonas, évéque d'Orléans, qui écrivait sous le régne de Louis le Pieux, cite plusieurs versets de l'explication que Bède a donnée de cet EvangUe : et Alcuin dans Ja
préface de son Commentaire sur saint Jean, avoue qu'il avait beaucoup emprunté à celui de Bède. Nous avons vu plus haut que dans sa dernière maladie il traduisait encore cet Evangile en langue vulgaire. Au reste, ces Commentaires paraissent n'être qu'un abrégé de ceux de saint Augustin» parmi lesquels il mêle de temps en temps les explications de quelques autres Pères, comme on le voit dans le quatrième chapitre, où il rapporte celle que saint Grégoire a donnée de la guérison miraculeuse du fils d'un officier de Capharnaùm.
Ce fut encore à la prière de l'évêque Accas qu'il entreprit de commenter les Actes de» aoôtres. 11 eut recours aux explications que plusieurs interprètes catholiques en avaient données, et il se servit surtout du poëme d'Arator, sous-diacre de l'Eglise romaine. — Bède se reconnaît auteur du Commentaire sur les sept Epttres canoniques ; et , dans son prologue sur le livre des Aetes^ il convient que son explication de la première Epttre de saint Jean est tirée en grande partie des homélies de saint Augustin sur le même ouvrage ; pourtant il convient qu'il a inséré un peu de ses pensées dans l'expli* cation des derniers versets. — 11 parle aussi de son Commentaire sur Y Apocalypse^ qu'il avait a(*/hevé avant de travailler au livre des Actes, Ce Commentaire est dédié à Eusèbe, aux instances duquel il l'avait entrepris, et divisé en trois livres. Il rapporte, dans le
firoloKue, les sept refiles de Tychonius pour 'intelligence des divines Ecritures.
Il y avait plusieurs années que les Commentaires de Bède sur les ^c^e< des apôtres étaient devenus publics, lorsqu'il conçut le dessein d*en corriger quelques passades qui lui paraissaient peu exacts, et de donner sur d'autres de plus amples explications. Il s'aperçut aussi qu'il n avait pas toujours bien rendu le texte grec , ou par la faute des exemplaires , ou par celle des interprètes qu'il avait suivis. Il crut donc devoir, à l'exemple de saint Augustin, publier un livre de Rétractations i mais seulement pour rectifier ce Commentaire. Cet ouvrage, divisé en vingt-huit chapitres, dont la plupart sont très -courts, nest point mentionné dans son Catalogue, apparemment parce qu'il ne l'écrivit que dans ses dernières années. On peut aussi regarder comme une suite de ses Rétractations les cinq questions sur les Actes des apôtres ^ qui n'ont pour but que d'en expliquer quelques endroits. Pour ce qui est du commentaire sur toutes les Epttres de saint Paul, il est certain aue Bède en a composé un, puisque dom Mabillon affirme lavoir trouvé dans deux manuscrits, l'un du IX* et l'autre du vin* siècle, mais différents de celui qui est imprimé dans le recueil de ses OEuvres.
Homélies. — Il s'en faut de beaucoup que Bède soit l'auteur de toutes les homéues publiées sous son nom. Les plus anciens manuscrits, ne nous en présentent que quarante-neuf. Elles y sont partagées en deux livres, et c'est la distribution que Bède en