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théologien, il eonçoU avec une f^eilité surprenante, et son eiécution cieelle presque également dans tous les genres. Nous avons vu que Cassiodore préférail ses traductions aui originauY. Ses ouvrages snr les diilért^ntes parties des matbématiqnea et sur la mu»i*)ue, tout imparfaits qu'il les ait laissés, annonoeot néanmoins dans leur auteur une grande capacité qui embrassait toutes les SiidnceSf et y réussissait dans un siècle barbare, ei jusque sous la tyrannie des Golhs. Los vers dont sa prose est entremêlée dans ses livres de la Conâohiian de h pkihsopkie^ annoncent, dit Yossius, un génie véritablement romain. Si Ton trouve moins de clarté dans ses traités tbéologiquee que dans ses autres ouvrages, oela vient non-seulemeat de la sublimité des matières qu*il y développe, mais aussi de ce qu*il s'est servi de c( rtains termes usités dans Técole d'Ar îstote, et oui ne sont entendus que des initiée. 11 ne dissimule pas même q»ie c'est à dessein
au il a employé oe genre d'écrire, en parlant e nos mystères, afin que ce qu'il en disait ue fût pa« tîonim de tout le monde, mais seulement de Symmaque, pour qui il écrivait , et qui était comme lui dans le aecret de ces sortes d'eipresaions.
BONIFACE 1", élu pape en décembre 418, succéda à Zozime* Une iaction opposée nommait en même temps larchidiacre Eulalius, Ïrotégé par Syinntaque, préfet de Rome, 'empereur Honorius,informédece schisme, ordonna aux deux concurrents de sortir de Rome, et de n'v exercer aucune fonction avant d*avoir été jugés à Ravenne,oùil avait assemblé les évèqui's à cet effet. On était alors dans la semaine de Pâques, et Aohilie, évèque deSpolettet fut commis par Tempe*' reur pour célébrer i)ontiflcalement pendant cette solemnité. Boniface obéit, mais £ula<> iius, ayant contrevenu à la défense de l'em*-
Kreur, fut chassé de Rome et déclaré intrus, niface resta paisible possesseur du saint* siège; il gouverna sagement pendant quatre ans environ. Ce fut sous son pontificat que mourut saint Jérôme, et ce fui h lui que saint Augustin adressa ses quatre livres en réponse aux deux lettres des pélagiens. Ce même pape soutint avec fermeté les droits du saint-siéçe sur l'Illyrio, que le patriarche de Constaniinople voulait détacher de sa juridictiau. Cette contestation, traitée entra les empereurs Honorius et Théodose, fut terminée au gré de Boniface. Il mourut en 4^, le 35 octobre, et fut enterré dans le cimetière de Sainte-Félicité, où il avait fait élever un oratoire. Après sa mort, quelques factieux voulurent rappeler Eulaîius, qui refusa de quitter sa retraite de Campante, où il mourut un an après. L'Eglise a placé Boniface au nombre des saints, il nous reste de lui quelques lettres» doul nous allons rendre compte.
A PoirçeU ei ohm évégues dei GauUs, — Dans l'/^nnée 419, les ecclésiastiques de la ¥ille de Valence présentèrent au pà|)e fio*ii*face une requête contre Ma iiiine, leur évè-
que» dans laquelle iU raccuaaiaatde plusieurs
crimes, prétendant qu'il les avait eooMiais à kl vue de toute la province de Vienne. Le pape, dans sa répon<te, qui est datée du 13 juin Jil9, dit qu'il eût pu depuis longtemps condamner Maxime, sur le refus qu'il faisait de se justitier, mais que, pour ne pas donner lieu de l'accuser de précipitation, il veut bien accorder à cet évèque jusqu'au 1*' novembre pour v(*nir se présenter devant les évéqnes de sa province, à 1 assemblée des-
auels il remet le jugement des crimes dont était accusé; passé ce terme, présent ou absent, il sera jugé, sans autre délai. Le
Sape ajoute qu'il est nécessaire qu'il eonrme, après qu'on lui en aura fait le rapport, Icjugement que le concile aura rendu dans eette occasion. Et afin, dit-ii, que Maxime ne puisse s'excuser sur l'ignorance, nous envoyons des lettre^ par toutes les provinces. A ihi/u5.— Vers le mois d'août de la même année, les Corinthiens adressèrent au pape Boniface une requête à eette occasion. Il y avait chez eux un nommé Périgène, homme d'une grande réputation, qui, après avoir passé par tous les degrés du clergé, f exerçait depuis plusieurs années les fonctions de prêtre, à la grande édifioation de tous. Nommé évoque de Patras en Achaïe* il fut rejeté par le peuple, qui ne lui permit pas même d'entrer dans la ville. Quelqiue temps après, les Corinthiens, è la mort de leur évèque, écrivirent au pape pour lui demander la translation de Périgène du si^e de Patras à celui de Corintbe* Boniface, ne roulant ni i^épondre aux Corinthiens, ni écrire à Périgène qu'il n'eût pris sur oela l'avis de Rufus, vicaire du saini-siége dans les Eglises d'il- ^rie, lui écrivit une lettre dans laqnelle, après ravoir loué de sa vigilance à remplir ses fonctions et lui avoir recommandé le aoin des provinces qui lui étaient confiées, il le prie de le mettre au courant de l'affaire de Périgène aussitôt qu'il aurait pria des informations exactes sur les faits énoncés dans la requête des Corinthiens. Personne ne formant de plaintes, Rufus appuya par sa réponse la demande des Corinthiens, et se déclara pour l'élection de Périgène contre quelques personnes qui voulaient s'y opposer. Boniface rétablit évèque de Corintne, ordonna iiu'il serait intronisé sur le siège métropolitain de cette ville, et envoya pour cela un pouvoir particulier à Rufus^
A Henoriuê.^ Pendant l'été de Tannée suivante, le pape Boniface fût attaqué d'une lon^e et douloureuse maladie. Dans la crainte que sa mort ne suscitât des brigues et des cabales pour l'élection de son successeur, il écrivit à l'empereur Honorius de laisser k l'Eglise la liberté Qu'elle avait eue sous les empereurs païens ue maintenir ses anciens règlements. Pour l'y engager, il lui rappelle les prières que l'Eglise faisait, dans la célébration des saints mystères, pour la prospérité de son empire, il relève le zèle que ce prince faisait paraître pour la religion, enniaintenant la vérité, eu détruisant leeulte des idoles, en réprimant l'insolence des hérétiques. Cette letue est du 1" juillet' L*empo«