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qui s'était passé, son récit mérite toute croyance. Cette translation se fit le 2 mai de Van 1052. Quelque temps auparavant , Drogon, évoque de Terrouane, avait écrit à rarchevéciue de Reims pour lui apprendre qu'on venait de découvrir le corps du saint, et pour savoir de lui ce qu'il y avait à faire. Guy répondit qu'après en avoir conféré avec son clergé, on était convenu d'indiquer un jeûne de trois jours et des prières pour obtenir là-dessus les lumières d'en haut.
Bouon a fait entrer ces deux lettres dans sa narration. Il parle aussi du dessein qu'il avait eu d*j détailler les raisons qui avaient engagé saint Folcuin, évéque de Terrouane au IX* siècle, à cacher le corps de saint Bertin ; mais, craignant de trop interrompre le fil de son histoire, il remit à un autre temps la publication de cet écrit. Nous ne savons si depuis il a réalisé cette intention, mais il ne nous en reste aucun monument. En 1056, Bouon obtint de Baudouin, comte de Flandre, un privilège en faveur de son abbaye. L'année suivante il fit un voyage à Rome, où le pape Victor II accorda aux moines de Saint-Bertin la liberté de se choisir un abbé sans la participation de l'évêque de Terrouane. A son retour, il passa par Saint-Denis, d'où il rapporta des reliques de saint Denis l'Aréopagite, qu'il mit, en 1063, dans une môme châsse avec celles de saint Bertin. Bouon mourut le 10 décembre 1065, après avoir gouverné pendant 2k ans l'abbaye de Saint-Bertin.
BRADLION (saint), vulgairement Braulb, succéda à Jean son frère sur le siège épisco-
t^al de Saragosse, en 627. Les hagiographes, es historiens ecclésiastiques lui ont à peine consacré quelques lignes, et son nom môme est aujourd'hui peu connu. Cependant il est digne d'être inscrit non-seulement dans les légendes et les biographies, mais aussi dans un Dictionnaire tel que le nôtre, où ne trouvent point place tant de noms vulgaires qui grossissent sans intérêt d'autres recueils, mais où sont admis pour la première fois d'anciens noms injustement oubliés. Braulion a mérité lui-môme le bel éloge qu'il a fait de saint Isidore de Séville, son contemporain et son ami. « Il releva, dit-il, l'Espagne, tombée en décadence; il rétablit les monuments des anciens, et nous préserva de la rusticité et de la barbarie. » Braulion fut un des plus savants hommes de son siècle, un des prélats les plus distingués de l'Eglise d'Espagne. Son zèle, sa science, ses travaux contribuèrent beaucoup à y réformer la discipline, à y rétablir l'étude des lettres divines et le goût des lettres humaines, qu*il cultivait lui-môme avec succès. Il assista aux k* 5* et 6' conciles tenus à Tolède en 633, 636 et 638, et siégea sous les rois visigoths Sisenand, Chintila, Tulca et Chindasuind. Saint Ildefonse lui donne environ vingt ans d'épiscopat, ce oui nous permet de fixer sa mort vers l'an 6^6. Son corps fut découvert en 1270, et il est conservé à Rome, dans la, basilique de Sainte- Uarie-Majeure*
Nous avons de .ui une Vie de saint Emiiien, moine de Saint-Benoît et patron des Espagnes. Il l'écrivit à la prière du préire Fronimien, à qui il l'adresse par une lettre publiée en tête de cette Ftc, dans le tome I" des Actes de l'ordre de Saint-BenoU. 11 j dit qu'Emilien embrassa d'abord la vie érémitique, mais qu'ensuite il fut appelé à la desserte d'une paroisse par l'évoque de Tarazona. C'est là qu'on a bâti depuis un célèbre monastère sous le nom de Saint -Ënailien, qui y est surnommé de la Ctâcullef pour le distinguer de Saint - Emilien , de verceil et de Quelques autres saints du même nom. Braulion ajouta à cette fie une hymne en vers iambiques, où il célèbre les vertus du saint ; et, pour donner plus d'éclat à son culte , il ordonna qu'au jour de sa fête on chanterait une messe solennelle en présence de toute la conomunauté. La crainte seule de trop allonger les offices l'empêcha de préparer un discours pour cette circonstance.
On trouve deux de ses lettres è saint Isidore dans le recueil des œuvres de ce Père; mais son premier titre littéraire est peutêtre dans le fameux Traité des étymologit$ ou des origines, que saint Isidore composa i sa prière ; qu'il lui dédia, et qu'en mourant iMalssa imparfait. Braulion acheva, mit en ordre et divisa en vingt livres ce grand ouvrage, qui, embrassant presque tous les arts et toutes les sciences, consiste en de courtes définitions, suivies d'étymologies qui ne sont point toujours heureuses, mais où l'on trouve le sens véritable de divers mots grecs et latins, dont la tradition était encore vivante au commencement du vnr siècle.
On a de lui encore le Triomphe des mort ft de Saragosse ; la Vie et le martyre de tatnU Léocadie ; un Eloge de saint Isidore de SévilU^ avec le catalogue de ses ouvrages. Saint Ildefonse a fait l'éloge de saint BrauUon, dans son supplément au traité de saint Isi' dore. De claris prœserlim Hispaniœ scrij^tih ribus. André Schott, dans l^dition quila publiée de cet ouvrage, à Tolède, 1592, a inséré plusieurs écrits historiques de saiat Braulion, comme premiers appendices aa livre de saint Isidore. Nous renvoyons donc à l'analyse des œuvres de ce Père ceux de nos lecteurs qui voudraient faire plus ampto connaissance avec le zèle, les talents et les vertus de ce pieux évèque de Saragosse, qui fut son contemporain , son ami, et , pour quelc[ues-uns de ses ouvrages aussi, son continuateur.
BRA VON (Florent), bénédictin an^ais du monastère de Worchester, était très-instruit dans les lettres divines et humaines, et se fit par ses ouvrages une grande réputation. Il composa une Chronique qui relate les faits depuis le commencement du monde jusqu'à l'an 1118. Ce n'est è proprement parler qu'une compilation des anciennes, et en particulier ae celles de Gildas, de Bède, de Marianus, de Sigebert ; mais on lui doit la connaissance des événements qui s'accomplirent sous les rois qui régnèrent de sou temps, c'est-à-dire sous Guii-
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MCnONMAIRE DE PATHOLOGIE.
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laume le Conquérant et ses deux fils, Guillaume le Roux et Henri V\ rois d'Angleterre. Il ne vit roôme qu'une partie du règne de ce dernier prince, s'il est vrai/comme plusieurs historiens l'afârment, qu'il mourut au mois do juillet 1118. Cette Chronique fut imprimée pour la première fois i Londres, en 1592, avec un autre écrit de Florent Bravon, intitulé : Livre de h race royale det Anglaitf ou Généalogie des roi$ dC Angleterre, Florent y combat le Comput de Denys le Petit, en faisant remarquer que sa manière de compter les années de rlncarnation est contraire à l'Evangile, puisque la première année de l'ère évangélique irest que la première du Comput Dionysien.
BRIDFERHT, était moine deRamsev, et avait vécu dans ce monastère sous la aiscipline d'Abbon de Fleury, que saint Oswald en fit abbé pendant son séjour, en Angleterre. IJ est auteur d'une Vie de saint Dunstan, que les Bollandistes ont donnée au 19 de mai. Elle ne mérite de passer pour originale que parce qu'elle est la première qui ait été publiée, et que l'auteur assure qu'il avait été témoin de la plupart des faits qu'il rapporte. Elle est écrite d'un style barbare et ampoulé. On trouve parmi les manuscrits de la bibliothèque de Bodleï , un Comput des Latins , des Grecs , des Hébreux , des Egyptiens et des Anglais , sous le nom de Bridferht de Ramsey. Il composa aussi des Commentaires sur le traité de Bède qui a pour titre : De la nature des choses et des temps. Us sont imprimés dans le tome II des Œuvres de ce Père.
BRISTANUS, moine de Croyland, en An-
Ïleterre, et grand cliantre de l'ordre de Saintlenotty florissait vers l'an 870, et se distinguait autant par son talent de poète que par son habileté de musicien. Il écrivit, sur les cendres encore chaudes de son monastère , incendié par les Danois , une remarquable description de ce désastre. C'est un poëme en vers élégiaques qui, par l'élégance de son style, la facilité de ta versification et l'élévation habituelle des pensées, est au-dessus de tout ce qu'on a publié dans le môme siècle. Pilseus, qui l'a reproduit d'après Ingutfe, en rapporte ainsi les deux premiers vers:
Quomodo tota tedes dudum regina domcrum NoMis er c(efta, et nuper amiea Dei f
Ce poème se retrouve tout entier dans le Cours complet de Patrologie publié par M. l'abbé Higne.
BRUNO (saint) , fondateur de l'ordre des Chartreux, naquit à Cologne, vers l'an 1030, d'une famille noble et ancienne , qui subsistait encore en Allemagne au muieu du xviii* siècle. Ses parents le firent élever sous leurs yeux dans l'école de la collégiale de Saint-Cunibert , à laquelle Févèque Annon l'attacha par un canonicat. Plus tard, le désir de se perfectionner dans les sciences le conduisit a Reims , dont l'école jouissait alors d'une grande réputation. II y parcourut avec distinction la carrière de toutes les
PlGTIORN. PB PaTROLMII. I.
sciences, et excella surtout dans la philosopbie et la théologie. L'archevêque Gervais, ravi de ses progrès et de sa sagesse exem-
f>laire, lui conféra d'abord la dignité de scoastique , dont dépendait rinstruction des clercs, puis celle de chancelier, qui lui donnait fa direction des écoles publiques de la ville, et l'inspection sur toutes les grandes études du diocèse. Il eut pour disciples des hommes qui rendirent son nom célèbre, et dont plusieurs furent élevés aux plus éminentes dignités de l'Eglise, entre autres Odon, qui devint pape sous le nom d'Urbain II. L'E|Iise de Reims avait alors pour archevêque Menasses, dont la conduite irrégulière n'était qu'une conséquence de son intrusion simoniaquedansl'épiscopat.BrunOy secondé par le prévôt de l'Église de Reims et par un autre chanoine nommé Ponce , en porta des plaintes à Hugues , évèque de Die, etlégatjdu saint-siége. L'archevêque, cité au concile d'Autun en 1077, refusa d'y comparaître. Condamné par contumace , et déclaré suspendu de ses fonctions , il déchargea sa colère sur ses accusateurs , les dépouilla de leurs biens , et les força de se réfugier au cbAteau du comte de Roucy, pour mettre leurs, personnes à l'abri de ses violences. Tant dé dérèglements le firent enfin déposer au concile de Lyon, en 1080. Le chapitre de Reims jeta les yeux sur Bruno pour lui succéder ; mais la vue des désordres de Menasses lui avait inspiré depuis longtemps le désir d'aller vivre aana la solitude. Il s'arracha donc aux empressements de ses confrères, et, avec six de ses compagnons, il alla trouver saint Hueues, évèque de Grenoble, qui les conduisit lui-même, en 108^ , dans le désert appelé Chartreuse , à
3uatre lieues de cette ville , désert affreux « 'un abord presque inaccessible, et qui depuis donna son nom & l'ordre célèbre qui y prit naissance. Ce fut là , dans une étroite vallée dominée par deux rochers escarpés couronnés de bois et couverts une grande partie de Tannée de neiges et de brouillards épais, que Bruno et ses compagnons construisirent un oratoire , de petites cellules isolées, comme les anciennes Jaurès de la Palestine , et jetèrent les fondements d'im des plus saints ordres monastiques. Les habitants de ce désert se multiplièrent en peu d'années. Ils b&tirent leur eelise sur une hauteur, qu'ils entourèrent de leurs cellules, où ils logèrent d'abord deux à deux. Bientôt après, chacun eut la sienne. Leurs successeurs, en abattant les bois, formèrent des t'ardinsy à force de travail et d'art. Ils établirent des usines , firent exploiter les mines, animèrent l'industrie et vivifièrent ainsi par leurs soins un lieu qui semblait n'être destiné qu'à un repaire de bêtes féroces. Bruno vivait paisiblement dans son désert, chéri de ses disciples comme un père l'est de ses enfants, lorsque Urbain II , dont il avait été le maître, l'appela, en 1089, auprès de lui pour l'aider de ses conseils dans le gouvernement de l'Eglise. Il obéit contre son gré| et fut suivi de tout son troupeau t
BRU
DICTIONNAIRE DE t'ATROLOeiË.
fiftti
Îui f bientôt après t dégoûté du s^our de ome» reviot à la Chartreuse , sous la conduite de Landwin. La dissipation de la cour roittaiive ne lui convenait point ; ses instances auprès du pontife pour obtenir la permission de reçagner sa retraite furent sans effet. Il refusararchevèehéde ReggiOf quTrbain voulait lui conférer sur les instances du clergé et du pei^ple ; mais enfin il lui ftit
EermiSf en iWkf d*aller fonder une nouvelle hartreuse dans la solitude JUlla Tarre^ au diocèse de Squillace, en Calaore. Il y reprit son ancien genre de vie» gouverna cette nouvelle eoionie avec la même sagesse gu'il avait gouverné la première, et mourut saintement, entre les bras de ses disciples , le 6 octobre 1101. Comme il sentait sa fin approcher, il assembla ses frères, ettit, en leur présence, une confession de toute sa vie. Ensuite , il s'expliqua en termes clairs et précis sur les
{>rincipaux articles de notre foi, et particuièrement sur le dogme de Teucharistie , attaqué par l'erreur de Bérenger. Saint Bruno fut inhumé dans Téglise de la Torre, derrière le mattre-autel. Aussitôt après sa mort, ses disciples écrivirent des lettres particulières pour l'annoncer dans les provinces , et jusqu'en Angleterre. C'était la coutume d'en user ainsi pour demander des prières, même pour les plus saints personnages » dans la persuasion où l'on était qu'il cry a point de juste qui ne puisse être coupable de quelque péché. On foit monter à près de deux cents les réponses qu*ils reçurent. La plupart étaient des éloges du savoir et de la vertu du saint. Surius en a publié une partie à la &n de la Vie de saint Bruno, et Ton trouve les autres dans une Vie imprimée en caractères gothiques , l'année d après sa canonisation, en 1514. Saint Bruno était l'un des plus savants hommes de son temps. Nous avons de lui des Commentaires sur les psaumes et les EJpltres de saint Paul, et deux lettres.
Sur la psaumes. — Ce Commentaire est précédé d'un prologue, dans lequel le saint auteur remarque que le Psautier a pris son nom d'un instrumenl de musique dont on se servait dans le chant de ces cantiques. Suivant les divers titres des psaumes, l'intention de David a été d'annoncer les mystères de l'incarnation, de la naissance, de la passion, de la résurrection de Jésus-Christ » ce qui regarde le salut des bons et les supplices étemels des méchants, et de montrer que Dieu est louable en tout, et quand il sauve les uns par un effet de sa miséricorde, et quand il punit les autres pour satisfaire à sa iustice. Il fait observer, a'après Arator, que le roi-prophète a suivi dans ses psaumes la mesure des vers lyriques. Il oislingue ensuite trois sens : le naturel ou littéral, le moral, et le sens mystique ou spirituel. C'est à ce dernier que saint Bruno s'attache , comme étant le sens que le Saint- Esprit a surtout en vue dans les psaumes, c'est-à-dire Jésus-Christ et son Eglise. Il donne aussi le sens littéral et moral , et lorsqu'il se rencontre quelque difflcuïlé en-
tre le texte hébreu et les verslotis qn'oQ en a faites, il en avertit. Ce qu'il dit sur les titres des psaumes est travaillé avec soin. Pour en donner le sens avec plus d'eiaotitad«,il recourt au texte oridnal 6t aux plus safants interprètes, comme a saint Jérôme et à saint Augustin. Il n'explique poifit de suite chaque verset d'un psaume, mais il en fait une analyse qi|i donne l'intelligence do psaume tout entier. Ses explications ne sont point chargées de passages des anciens interprètes, mais il les appuie des témoignages de l'Ecriture. Quoiqu'il sût l'hébreu, il ne laisse pas de recourir aux explications que d'antres avaient données avant lui de certains termes. En parlant de Jésus-Christ il l'appelle Bmo Dominieus. Il enseigna que tous les bommes qui naissent par les voies ordinaires de la nature sont coupables du péohé originel, et que la concupiscenee est ooe peine do ce pécné , qui a affaibli en nous le libre arbitre sans nous l'ôter.. 11 dit ailleurs que Diev, en permettant que son Eglise fût enveloppée de persécutions, y a mis des bornes, de peur qu'elle ne fût accablée. Il sigQfile ausâ la coutume des hérétiques , dt commencer par séduire les simples et les ignorants, parce qu'il ne l^eur serait pas a ossi facile de gagner ceux qui sont prudents et édairés.
Nous remarquons encore dans œs Commentaires que nos anges gardiens serviront de témoins, au jour du jugement, de nos bonnes et mauvaises œuvres, excepté celles qui auront été remises par la pénitenee; quece< lui-lè est censé être complètement abandonné de la grdce qui s'attribue à lui seul tout le mérite d'une bonae aetion, au lieu de s'en glorifier dans le Seigneur ; que si Adam n'avait point péché ^ notre corps serait devenu immortel et impassible; qas dans une bonne œuvre le libre arbitre ^it aidé de la grâce ; que lea saints qui sont dans le ciel nous protègent en cette vie ()ar le mérite de leurs prières; qu'il n'y a point de vrai sacrifice hors de l'IigUse catholique; et, enfin^ que c'est Tbabitude des hérétiques de mêler plusieurs vérités à leurs erreurs, afin de les propager plus Ikcilement ea les rendant plus aeoeptahles; 8aiot Bruno cite ici saint Prosper et Terlullien% Il cite le premier en plusieurs endroits, et c'est presque le seul Fera dont il rapporte textuellemenl les paroles. D'ordinaire, il prend le sens de ce que les autres ont dit , et le rend en sop style, qui est clair, naturel, plein de concision, et soutenu sans gène et sans obscurité. Sur les EpUres de saint PàuL — U met un prologue et quelquefois denx à la tête de chaque Epttre, pour en expliquer le sujet, et faire connaître les personnes à qui elle s'adresse. A l'égard du péché originel, dont tous les hommes naissent coupables, il <ht que toute la masse du genre humain Ait corrompue dans les lombes d'Adam par son péché. 11 ^ottle que ces paroles : La merià régné depuis Adamjusqv^à MoUs, à Fégdf^ de ceux mêmes qui n'ont pas péché eonvM Adam^ signifient qu'elle a exercé son règne, non-seulement sur ceux qui au péché ori*
JM
MenaneiuBE os PAiiiOL0Gi&
iiRti
ginei ont i\jmité des péchéà aetods , nais sur les eotents mêmes, quouni'ils n'aienl pas. pécfaé TOIonUirement en Aaam. Il eoseiffoe aue, dans ie choix des élusel ta Téprobation a€s damnés^ Dieu n'a aucun égard ni à leurs Biérites antérieurs , ni à ceux de leurs parents; qu'il en agit ainsi afin qu'il soit constant que toute élection vienl d» lui et de sa grâce, ^t non de l'élu et de ses enivres ; c'està-dire q[u'elle est Teffet de la miséricorde de Dieu qui rappelle. li explique eeU par Fexem* pie de lacob et d'fisati. L'un a été ofaoïsi sans aucun mérite précédent de sa part, et l'autre réprouvé sans aucun crime antérieur, Biais parce que Dieu avait prévu que l'un coopérerait à ses grAces , et que l'autre eu abuserait. Il raisonne de même à l'égard des enfants qui meurent sans bantême* Au reste , il déclare nettement que la prédestination et la réprobation n'imposent aucune nécessité aux élus de faire le bien , ni aux réproutés de faire le mal; que les uns et les autres agissent litirement ; sans cela il n'y aurait dans les élus aucun mérite pour le sahit, et dans les réprouvés aucune cause de damnation. En expliquant , i propos de l'Epttre aux Corinthiens , les paroles de l'institution de l'eucharistie, il établit clai-* rement le mystèmdela transsubstantiation, et il dit que si, après les paroles sacramentelles, les apparences du pain et du vin con->servent encore leur saveur , c'est pour empêcher que ceux qui les reçoivent n en soient détournés, ce qui arriverait si on les leur présentait sous les espèces de la chair.eft du sang. Théodore de la Pierre a joint aux quatorze Epttres de saint Paul celle qui est aux Laodieéens, mais sans commentaire. Elle se trouve aussi dans l'édition de 1509.
LéUrtê, ^ Nous avons dit qu'il nous restait de saint Bruno deux lettres. La première est adressée à Raoul le Verd , prévôt de l'Bglise de Reims. Ils étaient amis de* puis longtemps et en correspondance suivie. Rruno, voyant qu'il ne recevait point de réponse k la dernière lettre quil avait écrite, envoya celle-ci par un des siens. Il y fait la description du désert qu'il habitait alors dans la Calabre, et il n'omet rien de ce qui pouvait le rendre intéressant à son ami et ly attirer. Il emploie pour cela un motif
Cuissant t le voeu qu'ils avaient fait ensem- 1^ avec Fulcius , de anitter le siècle au plus tôt, et d'embrasser l'état monastique. Raoul ne se pressait point d*accomplir sa promesse. Saint Bruno lui représente qu'on ne doit point mentir k Dieu, ^ qu'il ne doit être retenu dans le mon<Jte ni par les richesses qu^l y possède , ni par les nonneurs, ni par 1 affection de son archevêque. 11 le conjure de ne plus différer , du peur que la mort ne le surprenne avant Taceomplissement de son vœu. Il l'exhorte à venir par dévotion à saint Nicolas, dont les reliques reposaient à Bari, dans la Pouille ; de passer de là dans son désert de Calabre , et de lui apporter ou de lui envoyer la Vie de saint Rémi , dont on ne trouvait point d'exemplaires en Italie.
La secmde lettre est écrite du désert de Calabre. ijandwin, prieur de la Grande- Chartteuae » iiui Tétait venu vaLr, lui avait dit tant de bien de sa communauté , et en particulier des irères lais ou eonvers, qu'il crut devoir les congratuler sur leur exactitude dans la pratique de la vie religieuse. Il dit d'eux que s'ils n'avaient pas la connaissance des lettres humaioes, Dieu avait gravé dans leur cceur son amour et l'intelligeace de sa loi « ce qu'ils faisaient voir par leurs œuvres. U les exhorte à la persévérance, ei il leur recommande de prendre soin de la santé de Landwin , leur prieur, sans écouter les répugnances au'il témoignerait à se faire soulager, dans la crainte d'introduire, par son exemple, quelques relAchements dans la discipline. Ces deux lettres ont été traduites en français par Jacques Corbin , et imprimées dans son Histoire des Chartreux ,
Tous les ouvrages de saint Bruno 9 d'un latin qui ne le cède à aucun des autres écrivains de la même époque , prouvent qull était versé dans la connaissance du grec et de l'hébreu, et dans celle des Pères. Presque tous les premiers compagnons de sa retraite avaient fait de bonnes études. Il transmit le môme goût Jk ses disciples , recommanda qu'on établit des bibliothèques dans toutes les maisons de l'ordre, et qu'on les fournît de bons livres* Une de leurs principales occupations était de ramasser et de copier d'anciens manuscrits. Le bienheureux Guignes, cinquième général de Tordre, qui suppléa à l'absence ae règle en rédigeant , en 1228, les usages et les coutumes qui s'étaient transmis depuis le saint fondateur^ en Bà un article oaiHtal de ses statuts. Cbaque {larticulier n'était pas libre de corri^r an>itrairement les endroits défectueux) il ftiUait
Sue la correction subit Texansen du chapitre e la maison. Voilà comment leur travail en ce genre a contribué à conserver la pureté 4u texte de la Bible et des Pères » et comment les bibliothèques des Chartreux ont firar ni un grand nombre de manuscrits précieux aux nouveaux éditeurs de ces sortes d'ouvrages. Nous avons plusieurs éditions des Œuvres de saint Bruno; une , extraordinairemeat rarci publiée à Paris, en 152i^, par Josse Badius , et les deux autres, données par le chartreux Petréius , sont de Cologne, in-folio, 1611 et 1640.
BRUNON eut pour père Henri 1", dit l'Oiseleur, roi de Germanie, pour mère la reine sainte Mathilde, et pour frère Othon 1", em pereur d'Occident. Dès V^o de quatre ans , on l'envoya à Dlrecht faire ses premières études , sous la direction de l'évèque Baldric. Sitôt qu'il eut appris les grammaires
Srecque et latine* on lui fit lire le poète Pruence , auquel il prit tant de goAt , qu'il en possédait parfiiitement et le texte et ce qu*i] y a de plus difficile dans le sens des paroles. Après cette étude , le jeune élève se porta è lire les auteurs de la littérature grenue et latine , et il n'en trouva aucun qui fut audessus de sa pénébration. Othon » étant par*
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DIGTIOIWÂIRE DE PATROLOGDB.
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Tenu à la couronne, appela Bninon à saicour, où il fut un modèle ae doctrine el de vertu. Là, à Taide des nlus savants hommes, il entreprit d'approfondir toutes les sciences. Parmi ses maîtres on ne nous fait connaître ou*un évêque hibemois, nommé Israël, et le docte Rathier, qui ne le quitta qu'après lui avoir communique toutes les grandes connaissances qu'il avait acquises lui-même. Cependant ses occupations littéraires ne l'empêchèrent jamais de venir au secours des malheureux, et la science qu'il acquit ne servit qu'à le rendre plus humble, tout en lui donnant plus de gravité. Quoique jeune encore, on lui confia l'administration de quelques monastères, entre autres de l'abbaye de Lauresheim ; mais il ne s'en servit que pour les faire rebâtir, leur rendre leurs anciens privilèges, et y faire revivre l'esprit de saint Benoit. On prétend qu'il embrassa lui-même l'état monastique ; mais l'auteur de sa Vie n'en dit rien ; seulement Flodoard lui donne le titre d'abbé , et remarque qu'il assista en cette qualité au concile de veraun, tenu en 9^7. Une conduite aussi édifiante , de la part d'un jeune prince, lui acquit une réputation de sagesse incomparable. Il devint le conseil des évêques; le roi Othon, son frère, le fit son archichapelain ; et Wicfrid, archevêque de Cologne , étant mort , le clergé, les nobles et le peuple s'accordèrent unanimement à demander Brunon pour son successeur. Après son ordination, qui fût suivie de la remise du pol/tum, de la part du pape Agapet, ses premiers soins se portèrent naturellement sur les besoins de son Eglise; il travailla surtout à faire régner l'union entre les communautés , et à établir dans le clergé une exacte discipline. Les moyens de réforme qu'il employa avec le plus de succès furent de se montrer comme le modèle du désintéressement et de la simplicité. Un f)rélat aussi zélé n'avait garde de négliger l'instruction de son peuple : aussi remarquet-on qu'il avait un talent singulier pour annoncer la parole de Dieu , et expliquer l'Ecriture. Dans l'année même de son avènement au siège de Colostne , Othon lui confia l'administration du ducné de Lorraine, l'employa dans diverses négociations , et , forcé de se rendre en Italie , le laissa à la tête des affaires de l'Etat. Brunon remplit ces nouvelles fonctions sans manquer en rien aux devoirs de Tépiscopat. Il fit voir qu'il n'était pas moins habile politique que grand évêque. La Lorraine était alors agitée de grands troubles : le peuple y était inquiet, turbulent , porté à la révolte, et le clergé déréglé. Brunon trouva le secret de remédier à tous ces maux. Il se fit craindre des méchants, honorer des bons, et réussit à y établir une police admirable , malgré les contradictions qu'il y rencontra. Cette résidence en Lorraine le mit à portée de veiller aux intérêts dujeune Lothaire, roi de France, son neveu. Il n'omit rien pour le maintenir sur le trône, et réussit à le faire régner paisiblement à la place du roi son père. S'étant rendu à Compiéigae pour mettre la dernière main à cette
bonne œuvre, il y tomba malades el se fit transporter à Reims , où il mourut le 11 octobre %5, dans la quarantième année de son Age et la douzième deson épiscopat.
Après avoir approfondi avec une supériorité de génie incontestable tout ce que conte* naient les écrits des philosophes , des historiens , des poètes et des orateurs de l'antiquité , Brunon ne pouvait que s'être fait un grand fonds d'érudition profane. La littérature sacrée ne lui était pas moins familière, et il dut à la connaissance qu'il en avait acquise de pouvoir pénétrer Je vrai sens des Ecritures, et de les expliquer avec autant d'étendue que de subtilité. Il y puisa aussi de quoi fournir à la dispute et à la prédication, pour lesquelles il avait un talent incomparable , et les savants de sa c^ur n'agitaient • presque aucune question dont il ne donn&t le premier la solution. L'exemple d'un prince aussi zélé pour les sciences inspira à tous le goût de 1 étude , jusque-là fort négligée. Il se fit alors en Germanie , eu faveur des lettres, le même mouvement qui s'accomplit en France sous le règne de Cbarlemagne. On y renouvela l'étude des sept arts libéraux, et on travailla sérieusement k polir la langue. Ces heureuses influences, qui avaient leur source dans les occupations littéraires de Brunon , pénétrèrent jusqu'en Lorraine, où ce prince fit longtemps son séjour.
Une érudition aussi vaste et aussi solide devait, ce semble, produire quantité de bons ouvrages ; cependant il ne nous reste que peu de choses des productions du savant archevêque. L'historien de sa Vie nous apprend en général qu'il était fort appliqué à composer des écrits considérables , mais il n'en spécifie aucun en particulier. Seulement il parle de la lettre synodique, comme il l'appelle, que Brunon écrivit au pape Aga* pet, aussitôt après, son ordination. l) rapporte aussi une lettre très-courte, ou plutôt uo simple billet que le docte prélat adressait de Lorraine à Chrestien , abbé de Saint-Panlaléon , pour l'exhorter à se perfectionner dans toutes les vertus. Cette lettre est d'un laconisme extrême. Le même écrivain rapporte encore le discours que le saint fit au lit de la mort. C'est un morceau où l'éloquence est sans cesse à la hauteur de la piété et de la foi. A cette notice un peu générale , qui nous est laissée par Roger , son historien, il faut ioindre ce que nous savons d'ailleurs des écrits de saint Brunon.
Il laissa de sa façon un commentaire sur les quatre évangélistes. Ce livre existait encore du temps de Sixte de Sienne, et cet écrivain, qui l'avait vu dans la bibliothèque des Dominicains de Boloene , assure qu'il, n'était pas à négliger. U doit donc paraître surprenant que les critiques qui en ont publie tant d'autres dans ces derniers siècles, n'aient pas fait le même honneur à celui-ci » qui ne pouvait que vivement piquer la curiosité des lecteurs^
Brunon nous apprend lui-même , dès les premiers mots du Commentaire précédent i
MCTIONNAIRE DR PATROLOGIE.
qu'il en af ait composé un autre sur les cinq Uires de Moïse. Pat Peniaieuehum MoysiSf ui nova veitribw jungeremus 9 etc. Outre ces Commentaires , on attribue à notre savant archerèque quelques Vies de saints, mais on n'en cite aucune en particulier. EnGn , on nous a conservé le Testament qu'il fit à la mort ; mais cette pièce n'est intéressante que par la multiplicité des legs pieux qu'elle contient.
Un des traits particuliers au génie de saint Brunon, c'est qu'il savait le communiquer à ses disciples. Roger , son historien , assure qu'on voyait briller en eux toutes les res* sources de l'éloquence , avec le fonds d'une littérature presque universelle. Plusieurs furent élevés à l'épiscopat » et s'y distinguèrent autant par leur vertu que par leur sa<voir.
BRUNON, évoque de Langres, était d'une naissance illustre et proche parent du roi Lothaire. Ra^enald, son père, seigneur de Roucy t portait le titre de comte de Reims|, et sa mère était fille de Gerberge et de Gisleberty duc de Lorraine. Brunon fut d'abord chanoine de Reims » où il prit des leçons de Gerbert, qui diriji^eait alors les écoles de celte ville. En d80, quoiqu'il n'eût encore que vingt-quatre ans» Lothaire lui donna 1 évèché de Langres. Il fut ordonné l'année suivante par Bouchard, archevêque de Lyon, et entra en possession de son église. Dès lors il mit tout son zèle k s'acquitter de ses devoirs de pasteur. Un de ses premiers soins fut d'établir la réforme de Cluny dans labbaye de Saint-Bénigne de Dijon, en lui donnant pour abbé le bienheureux Guillaume, qui, dans la suite, devint lui-même le réformateur de plusieurs autres monastères. Bruuon fit refleurir les études à l'école de Lan-
Sros 9 et il eut le bonheur de lui voir nrouire des suiets tels qu'Halinard et Odolric, qui se succédèrent sur le siège de Lyon , et qui marauèrent tous deux parmi les plus beaux génies de l^ur temps. Les auteurs sont partagés sur l'année de la mort de ce ^ancf évoque; nous pensons qu'on peut s'en raporter à la Chronique de Saint-Bémgne^ qui la place au 31 janvier de Tannée 1016 , après trente-cinq ans d'épiscopat. 11 ne nous reste que très-peu d'écrits de Brunon , et le peu que nous en avons est très-incomplet.
Dom Martenne et dom Durand nous ont donné le -commencement d'une de ses lettres adressée à Heldric , abbé de Saint-Germain d'Auxerre , et à toute sa communauté. Ce fragment est si court, qu'il n'est ^s même possible de deviner quel était le sujet de la lettre. Le manuscrit d'où il a été tiré n'en contenait pas davantage. Brunon y emploie cette formule , devenue depuis si fort en usage, Evéque par la grâce de Dieu, Les mêmes éiliteurs ont publié , sur un manuscrit de l'abbaye de baint-Alcire en Auver- Sne, une autre lettre assez longue, sans nom 'auteur, mais que les meilleurs érudits croient pouvoir attribuer à Brunon. Nul doute Qu'elle ne soit d'un évéque de Lan-
gres, puisqu'elle est adressée aux jeunes clercs qu'on y élevait dans l'église cathédrale , et aux maîtres qui étaient chargés de les instruire et de les former dans la piété. Dans cette lettre, après quelques avis sénéraux , l'auteur vient au but principal , le soin que cette jeunesse devait avoir de re» courir souvent au sacrement de pénitence. C'est à ouoi il les exhorte par toutes sortes de motifs, avec une tendresse de père et une onction capable de remuer les cœurs : de sorte que la lettre pourrait porter pour titre*X>e confeerione ctericorum , comme nous avons déjà un traité De singularitaie clerico^ rum. Ce traité n'était pas inconnu à l'auteur
qu;ii n emploie que
torité der£criture et le'raisonnement. Il ne nous reste ^ère d'écrits de piété de ce temps-là qui puissent être places au-dessus de cette lettre.
Brunon écrivit quelcjues autres lettres qui ne sont pas arrivées jusqu'à nous, comme cela se voit particulièrement par les deux que lui adresse le pape Benoit V1I1; mais nous avons de lui deux chartes curieuses , et qui méritent d'être remarquées : dans l'une , qui est datée de l'an 1006, il prend, en parlant de lui-même, le titre de majesté, Nostram adiens Majeêtatem. On a vu que Gerbert donnait le même titre à de simples évêques ; mais ce titre est réservé depuis longtemps aux seules têtes couronnées. L'autre charte de Brunon , datée de 1008 , confirme aux moines de Saint-Bénigne les pouvoirs qu'ils avaient de prêcher et d'entendre les confessions. Les OSuvres de Brunon, extraites de plusieurs recueils , ont été reprodui* tes dans le Cour$ complet de Patrologie publié par M. l'abbé Migne.
BRUNON, à qui on donne le titre de moine , pour le distinguer des autres écrivains du même nom , vivait à la fin du xi* siècle. On ne sait point de quel monastère il était.; mais ses liaisons avec Wérinther , évéque de Mersbourg , donnent lieu de croire qu'il habitait ce diocèse, qui fait partie de la Saxe. Ce fut à cet évéque qu^il dédia l'histoire de la guerre entre le roi Henri et les Saxons, La matière lui parut assez intéressante pour la postérité. Il fit ce qu'il put pour la rendre fidèle , et il l'écrivit sur le rapport de ceux
3ui avaient suivi l'expédition ou servi ans cette ^erre. Quoique, dans sa préface, il ne dise rien de Grégoire VU, ni de ses démêlés avec le roi Henri, il ne pouvait guère se dispenser d'en parler dans le corps de l'ouvrage, puisqu'il se proposait de faire connaître ce prince tel qu'il avait été dès les premières années de son adolescence , afin que le lecteur fût moins surpris de le voir entreprendre dans TAge vini une guerre aussi ruineuse. Brunon, en effet, dépeint le roi Henri comme un prince coupable d'homicides et d'adultères , qui ne prenait conseil que de ceux qui flattaient ses passions et qui l'autorisaient dans ses désordres, n
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HCnOMMÂlItE DE ^klKÙUKXL
ioint à l'histoire de la guerre de Same celte du schisme que ce roi oecAsionna en déposant Grégoire VII, et en lui substituant l'antipape Guibert. Il fait mention des conciles de Rome tenus de son temps, de la sentence d'excommunication et de déposition prononcée contre le roi Henri ; de Télection du roi Rodolphe et de Herman, son sueoesseur ; des direrses assemblées tenues dans l'empire par les deux partis de Grégoire et de Guibert, embrassés fwir Henri, Rodolphe ou flerman , en opposition l'un contre Fautre ; et , pour mieux constater les faits qu'il rafv porte, il donne en entier les lettres qui j ont trait, soit celles du pape Grégoire ou des éréques qui lui étaient attachés , soit celles du roi Henri. Il y en a deux de Wérinther, archerèque de Magdebourg, au nom de tous les évèques , dues et comte de Saxe; une à Sigefroi , arcbeyôque de Mayence , pour le suppûer de porter ce prince à la clémence et à la paix, et une en réponse k Tabbé Frédéric, qui lui avait écrit de trayailler lui-môme à faire la paix avec le roi Henri. La lettre du clergé et du peuple de Magdebourg à Udon est sur le même sujet. La Chronique de Brunon commence à Tan 1073, et finit en 1083. Elle se trouve dans le tome V' des écrivains d'Allemagne, par Freherus.
BRUNON, évoque de Wurtzboarg.— Brunon, qui avait su se rendre agréable à Dieu et aux hommes par la sainteté de sa vie et
Sar sa charité, fut choisi pour succéder à [éginrhard , dans Tévôché de Wurtzbourg , au mois de septembre de l'an 1033. C*était un homme plein de science et d'un zèle à toute épreuve pour la propagation de la religion chrétienne , dont il s'appliquait à répandre la foi dans les pa^s oui ne la conaaisaient pas encore. Il était Allemand de naissance, et oncle paternel de Temnereur Con« rad, dont il fut toujours chéri. Il rétablit de fond en comble la grande église de Wurtzbourg, qui menaçait ruines, et consacra à cette restauration tout le patrimoine qu'il possédait en Saxe, lieu oe sa naissance. C'est dans cette église, dédiée à saint Rylien, martyr, au'il fut inhumé, au mois de mai 1045 , après environ douze ans d'épis* oopat. Nous avons de lui un Commentaire $ur le Psautier , où il fait usage du texte hé* breu et de la version des Septante , marquant par des astérisques et autres signes leur différence avec Tancienne version la- ^ne. il Ta tiré des écrits des Pères sur le ^rnôme livre ; en particulier de-saint Augus^ lin, de saint Jérôme, de Cassiodore, de saint Gr^oire et du vénérable Bède. Ses explications sont très-courtes, mais claires et solides. Il donne les sens littéral, moral et allégoriaue. Brunon fit aussi un Commentaire sur les cafUiques de V Ancien et du Nouveau Testament, sur V Oraison Dominicale , sur le Symbole des apôtres , sur celui qui porte le nom de saint Atbanase, et un sur le Pentateuaue. On les retrouve dans le tome XVIU de la Bibliothèque des Pères , à Lyon , 1677. Brunon savait le grec, l'hébreu, et parlait bien le latin. U est exact dans le dogme , et
éanne du relitf ai«x véritée de la rcttgktt^ en les exposant dans un grand jour. Oa lira avec édification les furières placées à la tète de chaque psaufiie» ei qiû soai ordinaire^ ment tirées du psaume lui-même.
BRUNON, évéque d'Angers. —Brunon, plus connu sous le nom d*Ëusèbe, succéda , dans l'évèché d'Ai^ers , h HubeK de Veod6me, mort au mois de mars de Tannée 1057; mais il ne fut ordonné aue dans le mois de décembre suivant. Théoauin l'accuse d*avoir donné d'abord dans les erreurs de Bérengen n assista, en 104>9, au concile de Reims, convooiié par le pape Léon IX ; en 1058, à la dédicace de l'église de Samt-Jean d*Angélj; en 1062» à celle du monastère de Saint-Sauveur, et au concile de Poitiers, en 10T8, présidé par Hugues de Die, légat du pape Gré- Soîre Vil. Les chroniques d'Anjou s'accorent à mettre la mort d'Ëusèbe Brunon au mois d^août 1061 , et lui donnent pour successeur Geoffroi, qu'elles disent avoir été élevé sur le siège épiscopal le 1 mal de la même année, oe qui suppose que Brnnou avait abdiqué quelque temps avant sa mort. Dès l'an 1062 , il avait dissipé les soupçons que ses liaisons avee Bérenger avaient fait naître. dans l'esprit de plusieurs. S'étaat trouvé la même année avec Hugues, archef 6* que de Besançon, et plusieurs autres savants
I personnages, à l'assemblée qui se tint dans a chapelle du comte d'Anjon, on y éteignit quelaues étincelles de cette hérésie qui tentait de se reproduire. C'est lui-même qui rapporte ce fait dans ssl lettre à cet hérésiarque. Il lui donne le titre de frère et de trèscher collègue dans le sacerdoce , soit parce qu'il le croyait sincèrement converti, soit parce qu'il voulait ralentir en lui l'ardeur
au'il .témoignait pour une dispute rédée ans laquelle ses adversaires examineraient avec lui un passage tiré du livre dis Samments attribué à saint Ambroise. Eusèbe, qui avait pris le parti de ne plus disputer sur cette matière, conseilla h Bérenger d'en user de même à l'avenir, et de s'en tenir à ee que la vérité nous enseigne; puis, ayant ra|H porté les propres paroles dont Jésus-Christ se servit dans la consécration de l'eucharistie, il déclare que, pour lui, il croit et con fesse qu'après que le prêtre les a prononcées, le pain est le vrai corps de Jésus- Christ, et le vin son vrai sang , par la vertu et l'opération du Verbe , nar qui toutes eboses ont été faites. Si quelqu'un, agoilte-t'il f me demande comment cela se peut faire, je lui réponds que ce n'est point par les règles ordinaires de la nature qu'il faut en juger ^ mais selon la toute*puissance de Dieu , qui foit tout ce qu'il veut, au ciel, sur la terre et dans les abtmes. U fait voir ensuite qu'il n'y a pas plus de difficultés à croire l'eucba' ristie qu'à croire le mystère de riocarnatiorif ou les facultés merveilleuses du corps de Jésus-Christ ressuscité. Après s'être eiprioae en termes si clairs sur 1 eucharistie, il dé* clare que , si l'on assemblait de nouveaux oonciles pour y délibérer sur cette matière » il refusera d'y assister» regardaut cette CAuse
BRD
comme Unie. H ne di8$imiile pas les reproches <ju*él)e lui avait attirés de la part de ses ToisiDS, et suspend sonju^jernent sarle motif qu'on avait eu de làire naître cette dis- Sute dans VEglise. Cette lettre d'Eusèbe runou se trouve dans le traité de François de Roye $ur la vi$ de Bérenger% in4% Angers,
BRUNON, abbé de Montier-en-Der, succéda k Hilûiii au commeneement de 1050. 11 reçut la bénédiction abbatiale ii Rome, dans la obapelle de Latrant où le pape Léon IK, qui en faisait la cérémonie, .lui donna son somt cest-à-diro celui qu*ii portait étant évoque de TouU Brunon se noipmaii aupa^ ravant Wandelger» comme il nous rapprend lui-même dans un traité avec le comte Ro^ dolpha, il assista à plusieurs conciles, invité par les évAques qui connaissaient son mérita. U fut considère des napea Léon IX» Etienne, Nicolas, Victor et Aleiandre« à Vé^ fiai des prinoipauY évéques de son temps. Outre le soin qu'il prit d*eiirichjr son mo^ nastère de diveps privilèges, il recueillit les miracles de saint Berchaire, et cbargea un moint anonyme de continuer la Vie de ce saint, commencée par Adsoa. C'est de laque nous avons tiré tout ce que noua savons de SA vie et de ses travaux.
BRUNON (saint)^ né à Soleria eu Piémont, avait été élevé au monastère de Bainte-Per*
rUue, dans le diocèse d'Asti. It passa de là Bologne, pour v achever ses études, et ensuite à Segni, ou il fut admis par Tévêque dans le chapitre des chanoines de la cathédrale. Quelque temps après il St le voyage de Rome, et y disputa fortement contre Bérenger> au eimeiie qiii s'y tint en 1079, de- ▼aift Grégoire Vil, qui, pour le récompenser^ le fit évoque de Begni, dans la Campanie. U qnitta ce siège en 1104, pour aller embrasser la vie monastique au Mont-Cassin, dont il devint abbé en IIOT; mais Paschal II, pressé par les sollioitations des habitants de Segnii l'obligea de reprendre le gouvernement de son ancienne église, où il mourut en lits ! il fut canonisé en 1183, par le Bipe Luee 111, soixante ans après sa mort. om Maur Marquesi, moine et doyen du Mont-Cassin, donna, en 1653, à Venise, une édition de ses Œuvres, avec une bonne dissertation dans laquelle il explique les passaços qui offrent des difflcultés. C'est cette édition que nous allons suivre pour en rendre compte.
Cpmmen^atfff . — Le premier volume com<> prend ses Commentaires sur les cinq livres de Moïse, sur Job, sur le Psautier, sur le Cantique des cantiques et sur l'Apocalypse. 11 donne d'abord le sens littéral, puis Tallégorique, auxquels il ajoute quelq[uefois le moral, surtout dans son Commentaire sur le Psautier, qu'il composa, aux instances de Tabbé Péregrin. Il remarque dans la préface
Su'étant Jeune 11 avait expliqué les psaumes 'après une autre version que la Vulgate« L*auteiir anon me de sa Vie nous apprend que c'était celle dont on se servait alors
dans l'Eglise de France, n explique le Cantique des cantiques de Tunion de Jésus- Christ avec l'Eglise et l'Ame fidèle* Son Commentaire sur Job est mêlé d'explications littérales, morales et allégoriques. Il en rapforte beaucoup d'endroits à Jésus-Christ et *son Eglise. Le Commentaire sur l'Apocalypse est divisé en sept livres, selon le nombre des sept Eglises et des sept anges ou évêques, dont iiest parlé dans ce livre. La Bibtlothèaue des kiêtoriem de France^ du P. Leiong, fait mention d*un Commentaire de Brunon, sur le prophète Isaïe et sur les livres des Juges et de Judith. On ne les a pas encore imprimés.
Sermons. — Le second volume contient cent Quarante - cinq sermons ou homélies, dont la plupart ont été imprimés sous le nom d'Eusèbe d*Emèse, soit dans la Biblio^ thêque des Pires, soit dans celle des pridicor teurs^ du Père Cambefis, où elles portent aussi guelijuefois les noms de saint Jérôme, de saint Augustin, de saint Eucher. Dom Marebesi les a toutes restituées à Tévêque de Segni^ sur l'autorité de plusieurs anciens Manuscrits, tant de cette église que du Vatican et d'ailleurs ; sur la conformité du style et sur le témoignage de Pierre Diacre, qui attribue à cet évèque les mêmes discours que l'on a publiés sous le nom d'Eusèbe. Ces cent quarante-cinq homélies sont suivies d'un traité en forme de scholies sur le caiv tique de Zacharie, d'un autre sur Tincarnation et la sépulture du Sauveur, où il montre qu'encore au*il n'ait été dans le tombeau que depuis la nuit du vendredi jusqu'au dimanche matin, il n'a pas laissé a'y être trois jours, en prenant une partie du jour pour le tout.
Traités,— he troisième volume comprend quelques traités, dont le principal est celui
Îui porte pour titre : Du sacrifice azyme^ que ruuon écrivit en faveur des moines d'Occident, établis k Constantinople , oue les Grecs voulaient contraindre à user ae pain fermenté dans la célébration des mystères. Il pose pour principe que le sacrifice offert à Rome et à Êonstantinople étant le même, la différence de rites entre ces deux Eglises ne doit pas être un sujet de division, parce que encore que les usages diffèrent, ces Eglises restent unies en Jasus-Christ par le lien d'une même foi. 11 dit ensuite que les Latins sont bien plus autorisés à oflHr du pain azyme que les Grecs du pain fermenté, parce qu'ils sont fondés sur l'ordonnance de la loi ancienne et suc l'exemple de Jésus - Christ, qui a institué l'eucharistie avec du pain azyme, à n'en pas douter, puisqu'il l'a instituée en célébrant la PAque suivant les rites de l'Ancien Testament, il soutient qu'à l'imitation de Jésus-Christ, Pierre et tous ses successeurs ont consacré avec du pain azyme, même saintGréeoire le Grand, lorsqu il était à Constantinople.
Traité des mystères. Ce traité a pour titre dans les œuvres de Brunon : Des sacrements de VEglise^ des mystères et des rites ecclésioê» ii^s. U le commence par l'explication des
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cérémoDÎes de la dédicace des églises, où il marmie en détail ce que signifient l*eau, le sel, rhysope, les lettres de 1 alphabet écrites sur le pare de l'église, la cendre, rhuile,l6 baume , les douze cierges, l'autel, l'église elle-même, l'amict, l'éphod, l'étole, la tunique, la dalmatique, la planète, la chape, la mitre et les autres ornements pontiScaui. I] finit par les cérémonies de la consécration d'un évèque. Il était d'usage de revêtir de pourpre le souverain pontife. Brunon en rapporte l'origine à la oonation que l'empereur Constantin fit au pape saint Sylvestre de tous les ornements de l'empire, et dit que, dans les processions solennelles, on en revêtait ses successeurs.
Traité de Vétat de f Eglise. — La simonie était si répandue dans TEglise, au temps de Léon IX, que, cinquante ans après sa mort, quelques-uns doutaient de l'existence du sacerdoce. Si tous les évêques d'alors étaient sirooniaques, disaient-ils, que devons-nous penser de ceux qu'ils ont ordonnés ? Brunon distingue entre ceux qui ont reçu les ordres des ,évêques connus comme simoniaques, et ceux qui les ont reçus d'évêques infectés de simonie, mais non connus comme tels. Il croit l'ordination des premiers nulle, et celle des seconds valide, parce que le Saint- Esprit opère même par un mauvais ministre..... Sont-ils donc, s'objecte-t-il, plus mauvais que les ariens, les novatiens et autres hérétiques, que TEglise reçoit lorsqu'ils reviennent à l'unité, et à qui elle conserve les degrés du ministère qu ils occupaient dans leur secte? Il répond que ces hérétiques, en opposition avec l'Eglise sur Quelques points de doctrine, étaient d'accord sur l'ordination, tandis que l'erreur des simoniaques consistait à croire que l'on pouvait vendre et acheter les dons du Saint-Esprit, ce qui rendait leur ordination nulle dans son principe. Il assimile l'ordination des hérétiques à leurs baptêmes; ces deux sacrements sont valides, et ne se réitèrent point quand ils ont été administrés dans les formes prescrites, quoiqu'en général ils n'aient pas la même vertu que lorsqu'ils sont administrés dans l'Eglise. D'oiï vient que Brunon en excepte les ordinations simoniaques? Pour répondre à cette diffisulté, on peut remarquer, avec d'habiles théologiens, qu'il est au pouvoir de l'Eglise, pour le maintien du bon ordre et de la discipline, d'apposer certaines conditions à la matière des sacrements, dont Tinobservation les rend nuls, comme elle l'a fait pour le sacrement du mariage. Alors on peut comprendre comment , ne
f)ouvant effacer dans un évêque simoniaque e caractère épiscopal, elle peut en infirmer l'action et en neutraliser Teffet par l'autorité de ses lois. Tel est le sentiment d'un grand nombre de théologiens, à la tête desquels se trouve le pape Innocent III.
Vies de satnti. — Nous avons deux Vies de saints composées par l'évêque de Segni : l'une de Léon IX, imprimée à la suite du Traité des mystères; et 1 autre de saintPierre, évêque d'Anagnia, célèbre par sa doctrine.
sa vertu, ses miracles, et mis au rang des saints par le pape Pascbal II, sur la relation que Brunon avait faite de ses actions et des guérisons miraculeuses opérées à son tombeau. Cette relation se trouve parmi ses Œuvres, avec l'acte de canonisation ; idaLs la Vie du saint évêque d'Anaçiia ne se lit
Sue dans les BoUandistes, au 3* jour du mois 'aoOt.
Lettres. — En llil, le roi Henri s'étant saisi par violence de la personne de Paschai II, le retint en prison jusqu'à ce qu'il lui eût extorqué le droit d'investiture. Cette concession, où la liberté n'avait aacune part, attira au pape beaucoup de reproches. On censura sa faiblesse, et on lui fit entendre que l'évêque de Segni était k la tête des mécontents. Ce fut à cette occasion qu'il écrivit deux lettres, les seules qui nous restent de lui. Dans la première, adressée à Pierre, évêque de Porto, il blâme ouvertement ceux qui justifiaient la conduite du Bipe dans la concession des investitures, ans la seconde, adressée au pape Iui-m6me, il lui dit : «Mes ennemis répandent le bruit
2ue je ne vous aime pas et que je parle mal e vous ; c'est un mensonge. Je vous aime comme mon père, et comme je dois aimer mon seigneur; et de votre vivant le ne veux point reconnaître d'autre pontife que vous. Mais l'amour de préférence que je dois k Dieu ne me permet pas de vous aimer plus que celui qui nous a créés tous les deux. » C'est par ce motif qu'il se défend d'approuver le traité que Pascbal avait conclu avec l'empereur, traité qu*il fait envisager comme honteux à la religion, contraire à la liberté de l'Eglise, aux coostitutions apostoliques et k la constitution qu'il avait publiée lui-même, portant condamnation de tous les clercs qui recevraient l'institution des mains d'un laïque. « Ayez donc, lui dit-il en finissant, compassion de l'Elise deDieu, de l'épouse de Jésus-Christ, et faites en sorte qu'elle recouvre par votre prudence la liberté qu'elle semble avoir perdue par vous. Je ne fais aucun cas de la concession que vous avez faite à l'empereur, ni du serment par lequel vous l'avez confirmée. Violez-le, et je ne vous en serai pas moins soumis. » I
Des louanges de VEglise. — Cet ouvrage, qui portait primitivement le titre de S^:»^^' ces^ est distribué en six livres. Dans le premier, Brunon traite du paradis terrestre, de l'arche de Noé, du tabernacle, du temple de Salomon, de l'épouse des cantiques et de la Jérusalem terrestre, qui sont autant de frgures de l'Eglise de Dieu, des basiliques dédiées en son honneur, de leur dédicace et des quatre Evangiles. Les ornements de l'Eglise font la matière du second livre ; et
{)ar ces ornements, Brunon entend la foi» 'espérance, la charité, et les quatre vertus carainales, auxquelles il ajoute Issoomission et l'abstinence. L'Eglise n'est pas toujours revêtue de tous ces ornements; elle a porté longtemps avec éclat celui de la lOh parce qu'il était nécessaire pour la convep-