‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-ChristChapitre 70 sur 105 · CAI · texte numérisé non relu

CAI

sion des infidèles ; alrkrs elle 'faisait des miracles. BninoD parle, dans le troisième livre, da nouveau monde et des nouveaux cieux, c'est-à-dire de ce que Jésus-Christ a fait et établi de nouveau dans son Eglise, par luimême, par ses apôtres, par sa doctnne, par la vertu de ses sacrements et par' la conversion des pécheurs et des infidèles. Le quatrième contient dix-huit sermons sur les grandes fêtes de Tannée; le cinquième en contient cinq sur les fêtes de la sainteVierge, et le sixième comprend vingt-deux discours sur les martyrs, sur les confesseurs et sur les autres saints. 11 y a beaucoup de ces discours

3ui sont perdus. On trouve çà et là, dans ce ernier livre, quelques vers qui ne se recommandent par aucune espèceaori^inalité.

Tous les écrits de Brunon se distinsuent par la netteté, la précision du style, rérudition qui y règne et la piété qu'on y respire, n s'y rencontre néanmoins quelques passages embarrassés ; mais en s'aidant de la dissertation de domMarchesi, il est facile de résoudre ces difficultés.

BULGARANDS, Goth d'origine et Espagnol de nation, jouissait du titre de comte et florissait vers fan 610. Gondemar, roi des Goths, l'avait établi préfet de la Gaule Narbonnaise, et il s'acquitta avec zèle des affaires de son gouvernement. Il nous reste de lui six lettres adressées les unes à ce prince, et les autres aux plus illustres évoques de son temps. Ce sont des monuments précieux qui nous initient à la connaissance de plusieurs événements de cette époque dont les historiens avaient négligé de nous conserver le souvenir. On les a longtemps conservées manuscrites dans les archives de l'église d'Oviédo. Ambroise Morales les a publiées le premier dans le xii* livre de son Hiêtoirez et on les trouve reproduites dans le Coun complet de Patrologte^ publié par M. l'abbé Migne.

BURCHARD, notaire de Frédéric Barberousse, écrivit une lettre sur la victoire remportée par cet empereur, et sur la ruine de Milan qui en fut la suite, en 1163. Cette lettre, adressée à Nicolas, abbé de Siegbourg, et conservée parFreheri,au tome 1*' dos Ecri" vaine de rAllemagne^ est reproduite aussi dans le Cours complet de Patrologie publié par M. l'abbé Migne.

BURCHART, d'abord abbé de Balerne et ensuite de Bellevaux, deux monastères do l'ordre de Saint-Bernard, [situés dans cette partie du duché de Bourgogne qui formait la Franche-Comté, a mis sa signature au bis d'une Vie de saint Bernard, si Ton en croit Du Cange, qui déclare l'avoir trouvée dans un manuscrit de l'abbajre de Saint-Germain. Il justifie eu même temps l'existence de cette signature , en lui attribuant un dernier chapitre au livre de la Vie de Saint Bernard, écrite par Guillaume de Saint-Théodore . Ce chapitre se Jretrouve parmi les Œuvres du saint abbé de Clairvaux dans l'édition de dom Mabillonj, et a été reproduit dans le Coun complet de Patrologie publié par M. l'abbé Migne . On trouve aussi dans la correspondance de saint Bernard une lettre adressée à cet abbé de Balerne. Elle est la 1^6* de la collection.

BURGONDION, jurisconsulte et citoyen de Pise, était contemporain du pape Eugène III,

Jui l*engagea à traduire les OEuvres de saint ean Damascène. Fabricius, qui rapporte ce fait, lui attribue plusieurs traductions des Pères grecs, entre autres, celle d'un ouvrage de saint Grégoire de Nysse, ou plutôt de révêque Némésius, qui a pour titre : De la nature de l'homme. Cette traduction est dédiée à Frédéric I*% empereur des Romains . On

S retend qu'il traduisit aussi le Commentaire e saint Chrysostome sur saint Mathieu.

Burgondion mourut en 119^.

GAinS, savant auteur ecclésiatique, vivait ao commencement du m* siècle, et fut dis<» dple de saint Iréoée, ce qui porte à croire qu'il étaitné danslaGaule. 11 se retira à Rome, fut agrégé au clergé de cette Eglise, sous le pontificat de Victor et de Zéphirin, et ordouné évêque des nations, vers Tan 210, pour aller prêcher la foi dans les pays barbares, sans être aîlacbé à aucun lieu en particulier. Caius est surtout célèbre par uneconférence qu'il eut à Rome avec Procle, l'un des chefs montanistes. Eusèbe nous a conservé des frayants précieux de la relation qu'il en avait écrite en forme de dialogue. C'est de cet ouvrage que cet historien a tiré ce qu'il rapporte des tombeaux des apôtres, fondateurs de l'Eglise de Rome, dont l'un, dit-il, est au Vatican et l'autre sur le chemin d'Qstie. C'est encore sur le rapport de Caius qu'il dit que l'apôtre saint Philippe mourut et fut enterré à Hiéraple; que saint Jean l'Evangéliste portait une lame sur son front et fut enterré

à Ephèse. Caïus est le premier auteur f connu qui ait combattu le millénarisme, en écrivant contre Cérinthe. On lui attribue divers ouvrages contre Alcinoiis » où il prouve que la nation juive est beaucoup plus ancienne que celle des Grecs; contre Artemon,en faveur de la divinité de Jésus-Christ. Eusèbe , saint Jérôme, iThéodoret, Photius nous ont conservé quelques fragments de ses ouvrages. A la manière dont les anciens en parlent on doit vivement en regretter la perte.

CAIUS, souverain pontife, était originaire de Dalmatie, et parent de l'empereur Dioclétien. Suivant les anciens pontificaux, il fut élu le 16 décembre 283, et succéda à saint Eutychien. Il siégea douze ans quatre mois et sept jours, sous les empereurs Carus, Carinus, Numérien et Dioctétien. Il mourut le 21 avril 296, et il est nommé le 22 dans le Calendrier de Libère. Pendant la première persécution que Dioclétien excita contre les dirétieoSf et qui dura près de deux ans^

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