‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-ChristChapitre 71 sur 105 · GAI · texte numérisé non relu

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Gaias «e sauva de Rome ; mais du fond de sa retraite^ 11 ne cessa d'encourager les cobfes^ seursei les martyrs, dont undes plusiUustres fut saint Sébastien. Quoiqu'il n'ait point subi le martyre, ses dangers et ses souffrances lui en ont fait décerner le culte par TEglise* Oki a sous son nom un Décret dans lequel il ordonne que les clercs passeront par les sept ordres avant d'être sacrés évoques. Ce Décret intitulé : Decretum oirea ordinando^, se trouve reproduit dansle Cours compUt de Patroloyie^ CALDONE, était évéque en Afrique, vers l'an 250. 11 écrivit à saint Cj^prien, au sujet des tofnb49i une kttre entièrement conforme àla discipiineetà la foi de TEgUse. « La nécessité des temps, lui disait-u» nous défend d'accorder légèrement la paix à ceux qui sont tombés. Cependant ceux qui, après avoir sacrifié aux idoles, ont été tentés de nouveau, et se sont bannis volontairement, me sem<* blent avoir effacé leur péché, puisqu'ils ont abandonné leurs terres et leurs maisons pour faire pénitence et suivre Jésus-Christ, » Caldonc, après avoir cité plusieurs personnes qui se trouvaient dans oes conditions, termine sa lettre en disant : « Quoique je croie Qu'on doive leur donner la paix, cependant je les ai renvoyés à votre conseil, aOu de ne rien faire de contraire à la discipline. Ecrivez» moi donc ce que vous avez résolu en com<mun, » — Saint Cyprien approuva entièrement sa conduite, et, pour lui apprendre comment il s'était gouverné lui-même, il lui envoya cinq lettres ({u'il avait écrites sur le même çujet, et le pria de les propager, afin que lui et &es confrères fussent gouvernés

{lar le même esprit daps le Seigneur. Plus ard, saint Cyprien l'enroya à CarthagOi afin de pourvoir à\x% besoins des pauvres et à l'exameq des ordinands. Il l'établit sonvi- Çfiire, avec pouvoir ae déclarer excommuniés rélicissime et Augende, ainsi que tous ceux

aui avaient suivi leur parti. Cette lettre de aldone se trouve reproduite parmi les Œuvres de saint Cyprien. CALIXTE II. — Sous ce nom, Guy, 1%

S lus ieune des cinq fils de Guillaume Tête- . fardie , comte de Bourgogne, fut élu pape et gouverna l'Eglise pendant cinq ans. 11 naquit k Quingey, petite ville de ce comté , vers le milieu du xi* siècle. A l'exemple de Hugues , le troisième de ses frères , qui devint plus tard archevêque de Besançon, il embrassa de bonne heure l'état ecclésiastique. Sur l'autorité d'un écrivain de Tordre de Ctteaux, Hugues Menard le fait moine de ^ Baint-Benoit ; mais ce fait ne paraît pas * certain. Elu archevêque de Vienne en 10§3, il gouverna cette Église pendant près de trente-six ans avec beaucoup de sagesse. L'an 1096, 11 assista avec l'archevêque de Besançon, son frère, au concile que le pape Urbain II tint dans la ville de Kîmes. Les deux frères y prirent la défense d*Isarn, évêque de Toulouse, contre les clercs réguliers de Saint-Sernin , et soutinrent ses intérêts avec tant de zèle, que, quoique prévenu en faveur des clercs, le pape n'osa -décider l'affaire. Le traité ({ue le pape Pas-

cal II fit en lill av#6 Tempereur Henri Y, donna occasion à rarebevêquê de Vienne de signaler son amour pour l'Eklisa, en ëcri?ant directement au paiÀ pour lui témoigner la surprise que ce traité lui avait causée. L'an 1115, notre prélat tiati par ordre du pape, un concile k Tournas pour y décider la grande affaire des églises de Saint-Jean et de Saint- Etienne de Besancon, qui toutes deux prélefh daient au titre de métropole, discussion qui ne put être terminée que par la réunion aes deux églises en une seule. L'an 1U7, notre prélat tint encore un concile à Dijon, à la suite duquel il fonda l'abbaye de Bonneval, le premier monastère de Ctteaux établi dans le Dauphiné. Le pape Gélase» successeur de Pascal II , obligé de quitter Rome et de chercher unasile en France contre l'empereur Henri V, vit à son passage à Vienne Guv de Bourgo* gne, et l'engagea à se rendre a l'abbaye do Clunj, où son dessein était do se retirer; mais Gélase mourut avant l'arrivée de Tarchevèque, et les cardinaux qui avaient sain ce pontife se h&tèrent de lui nommer an successeur. Guy de Bourgogne fut élu à Cluny, le 1" février 1119. Il était parent de l'empereur et des rois de France et d'Angleterre, onde d'Adélaïde de Savoie, épouse de Louis le Gros. Ses vertus et ses talents, qui répondaient à aa haute naissance , le firent choisir dans les circonstances difficiles où se trouvait la cour de Rome , et il fut jugé (md-

fire à terminer les troubles qui désolaient 'Eglise depuis cinquante ans. L*9Dtipapa Maurice Bourdin, qui avait pris le nom de Grégoire V)II, s'était emparé de cette ville et du siège pontifical , et , après en a?oir chassé Gélase II , j avait couronné ('(^napereur Henri Y. La querelle des investitures, cause de tous les troubles, était dans sa pla< grande effervescence. Caliite craignait que sa nomination ne fât pas ratifiée à Roaia : elle y fut cependant reçue avec iûie. L'Allemagne elle-même y applaudit, et 1 empereur Henrii forcé de céder à l'opinion générale, promit de se trouver au concile que Calixte indiqua à Reiras pour établir la paix entre l'Eglise el ]'£mpire. Le pape envoya des députés i l'empereur, qui parut disposé à traiter. Le concile s'ouvrit à Reims le 90 octobre; on ; condamna les simoniaques , les prêtres eoocubinaires , et tous ceux qui exigeaient sd salaire pour les sépultures et pour les baptêmes. Dès le lendemain de 1 ouverture do concile , Calixte se rendit à Houtou t pou[ conf\irer avec Henri ; ces déraafthes fureot alors inutiles. Le pape revint à Reims saos avoir rien oonclu, et ce ne fut gu'en 1133, le 13 septembrot que cette négociation fut 1erminée à la diète de Wurtzbourg , fàt un accord entre les légats du pape et les députes de Henri. L'empereur, par ce traitéi conserve le droit de faire les élections en sapréseoeei et d'investir l'élu des régales par la scepiret et le pape se réserve l'investiture psr '^ crosse et Vanneau. L'empereur restitue tous les domaines confisqués sur l'Eglise depuii le commencement de la discorde, et les deut parties contraotutes se promettant mutusH

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