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DIGtlONMAinE Di MMÔLMIE.
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lemenl une paix* durable et sincère. La réconciliation fbt solennelle; l'empereur comoiunia des mains de Téféque dOstie,
3ui lui donna le baiser de paix. Au concile e Reims, Louis le Gros, roi de France, était Tenu se plaindre de Finrasion de la Normandie par Henri, roi d'Angleterre , et des mauvais traitements qnil faisait subir au duc Robert, vassal de la couronne de France; Calixte ne prétendit point interposer son autorité , car les conciles alors, par la présence des ambassadeurs et des sourerains , se IrouTaient souvent transformés en assemblées politiques, où Ton discutait des intérêts temporels; mais dans cette occasion Calixte se contenta d*agir comme médiateur. Il vint à Rome en 1120, pour y rétablir le véritable siège pontifical; ii y fut reçu avec les démonstrations les plus sincères de l'allé-
Î presse publique. Sa grâce et son affabilité ui grimèrent Taffection du plus grand nombre. Il alla néanmoins dans la Fouille, implorer le secours des Normands contre Tantipape Bourdin , qui fut obligé de quitter la ville. Ce fut pendant son vojragedans fa Fouille que Calixte donna Tinvestiture de ce duché et de celui de Calabre à Guillaume , qui lui en fit hommase lige, ainsi que Robert Guis* card, son aïeul, et Roger, son père, Favaient fait aux pontifes précédents. Le pape tint ensuite un concile général qui est compté pour le neuvième œcuménique, et comme le premier de Latran. On y remarque, parmi plusieurs décrets, celui qui annule toutes les ordinations faites par Tantipape Bourdin, et celui qui défend Fusurpation des biens de TEglise romaine, et particulièrement de la ville de Bénévent, sous peine d'anathèmev Ce fut dans ce concile qu'on décida d'envoyer des secours aux chrétiens d'Asie. Calixte paya lui-même la rançon de Baudouin II, roi de Jérusalem, et fit une partie des frais^ pour réquipement de la flotte que les Vénitiens armèrent pour la défense de ce monarque. Il aida aussi le roi d'Espagne, Alphonse VI, contre les Maures, et fit la guerre h Roger, roi de 8icile, qui s'était ligué avec l'empereur d'Orient contre les Vénitiens ; il le vainquit , le fit prisonnier et lui rendit la liberté quelque temps après. Calixte mourut le 13 décembre li2ii^. Son pontificat ne fut pas sans gloire. Il rétablit la paix dans TËglise et la capitale du monde chrétien; il soumit quelques comtes et autres petits tyrans, ddût il fit raser les forteresses; il rétablit la sûreté au dedans et au dehors; il répara quelques monuments, et donna des aqueducs à la ville de Rome. Il orna et enrichit l'église de Saint-Pierre, en empêchant des gens puissants de piller les offrandes qui lui étaient destinées.
Ses écrits. — Il ne nous reste de ce pape que des Lettres et des Privilèges. La plupart (le ces Pmt'Wflfcifurentrecueilîis |)ar Gralien, de son vivant même ou peu de temps après sa mort ; mais ses Lettres ne nous sont parvenues qu'au nombre de trente-cinq, ce qui nous donne le droit do nous plaindre qu on n'ait pas mis plus de soin à nous les conser-
ver; car il est impossible qu\iH prOat qoi a occupé pendant Irente-aix ass le aié^e de Vienne, et pendant six années la chaire do saint Pierre, ne se soit pas trouvé soumis « par les exigences mêmes de sa position, à une plus fréquente nécessité de correspondance. La première de ces lettres qui nous soit- restée est celle qu'il écrivit au pape Faschal II, après le concile de Vienne tenu le 16 septembre Ull, et dans laquelle il lui demande confirmation de ce qui y avait été décidé. 11 maltraite fort l'empereur dans sa lettre, quoiqu'il fût son proche parent ; il ne lui épargne pas même Todieuse qualification de cruel tyran, crudelissimi iyrannL 11 dé* clare nettement au pape que , s'il ne ratifie
f>as ce qu'ils ont décidé, il les mettra dans e cas de lui désobéir. Propitius sit Deus f quia nos a vestra iubjictione et ohedientia r^elleiis. — Elu pape le 1*' février 111», Calixte écrivit, aussitôt après aon sacre, qui se célébra le 9 du même mois , des lettres circulaires aux archevêques , évéques et autres prélats. La Chronique de Snœê nous a conservé celle qu'il adressa à Adalbert, ar* chev6(jue de Mayence; encore est-elle in* complète. — La même année, Calixte, allant de Vienne au Puits, écrivit une lettre datée du M avril, à Frédéric, archevêque de Cologne , dans laquelle il l'exhorta à com* battre avec courage, comme il l'avait fait , l'assurant de la puissante proteotion de celui qui commande à la mer et aux vents : « Je n'ignore pas, lui dit-il, que les ennemis de l'Eglise peuvent aboyer et la menacer. » Il marque ensuite que, pour mettre les simples à l'abri de la séduction , il invite tous ceux qui croient avoir des sujets de plainte oontre I Eglise, à venir au concile qull doit tenir à Reims l'automne prochain. Il est visible que cette lettre est une réponse à Frédéric , qui lui avait proposé ses difficultés ; mais la lettre de ce prélat est perdue. -• Le 17 juillet 1120, après la oMture du concile de Toulouse, passant par Saint»Théodard. aujourd'hui Montauban , Calixte donna a Rérenger, abbé de la Grasse, l'église de Saint- Pierre de Fa/ertM, dépendante du saint-siége, pour en rétablir le temporel et le spirituel , et écrivit en même temps à une illustre dame, nommée Jussolme , protectrice de cette église, une lettre de remerciements, par laquelle il la prie de continuer ses largesses et sa protection. — Le 8 septembre de la même année, après avoir consacré le mattre-autel de l'abbaye de Roneeray, il écrivit aux évêques du Mans et d'Avranches, au comte de Mortagne, et aux chêteiains de Foueères , de Mayenne et de Saint-Hilaire, en faveur de Vital , abbé de Savi^ny, qu'il déclare avoir pris sous sa protection. Vers la mi-novembre de l'an 1119, Calixte eut à Gisors une entrevue avec le roi d'Angleterre; ce qu'on en sait, c'est qu'il s'y agit d aflhires très-importantes, et que l'année suivante la paix , qui en était l'objet principal, fût conclue entre la France et l'Angleterre. Avant de quitter Vienne, Calixte ne voulut pas le séparer de FEglise q«'ii avait gouv^roéa pM-
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