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dant trente-six ans aans lui donner de nou- Telles marques de son tendre attachement, en lui accordant la primatie sur les sept provinces qui formaient l'ancienne Narbonnaise; mais la buUe ne fut expédiée c[\xé le 25 février 1123. La même année* Calixte tint dans réglise de Saint-Jean de Latran le concile qu il y avait indiaué. L'ouverture s'en fit le troisième dimancne de carême; il n'y eut que deux sessions, dans lesquelles on dressa plusieurs canons contre les ordinations simoniaques, le concubinage des prêtres et différents abus qui s'étaient introduits dans l'Eglise. Les ordinations faites par l'antipape Bourdin après son excommunication furent déclarées nulles. L'an 112!^, Calixte reçut des lettres d'Otton, évêque de Bamberg, par les-
auelles ce prélat 1 informait que Boleslas, uc de Pologne, demandait des prêtres pour instruire les peuples de Poméranie. Il consentit sans peine à des demandes aussi I'ustes, et confirma toutes les fondations àites par Boleslas , par des lettres authentiques, qui sont les 7* et 8* dans la collection des conciles. L'an 1124, il écrivit à Aldelhelme, abbé d'Engelberg, ordre de Saint- Benoit, pour confirmer la fondation de son monastère; on peut remarquer dans cette bulle que ce fut Calixte qui lui confirma ce nom, qui signifie moni des anges.
Il ne nous reste des discours de ce pontife que ceux qu'il prononça au concile de Reims, et que le P. Labbe a insérés dans sa grande collection.
Plusieurs écrivains anciens et modernes ont attribué à Calixte un livre des miracUi de iaint Jacques , à la tête duquel se trouve une lettre qui porte le nom de ce pape; mais il est clairement démontré aujourd'hui que la lettre et le livre n'ont jamais été l'œuvre de ce pontife. A la suite de ce recueil se trouvent plusieurs autres ouvrages, savoir, l'histoire du martyre du saint apôtre , sous le titre de Passio sancti Jacobin quatre sermons sur le même sujet, à l'occasion des différentes solennités oe cet apôtre ; mais, au dire des meilleurs critiques, tous ces ouvrages portent les mêmes caractères de supposition. Parmi les écrits dont les bibliographes font encore honneur au pape Calixte, il s'en trouve deux dont il faut dire un mot. Le premier, qui porte pour titre : De obitu et vitasanctorumy est le même, au jugement de Fabricius, qui a été si longtemps attribué à saint Isidore de Séville. De viia et morte sanetorum; c'est la production d*un imposteur, qui a voulu autoriser de deux noms respectables les fables ridicules qu'il y a entassées. Le second ouvrage est un traité des remèdes connu sous ce titre : Thesauriu pauperum. Nous ne savons sous quel prétexte on a pu l'attribuer à Calixte; son véritable auteur est Jean XIX ou Jean XXI, qui s'appelait Pierre Julien, ou autrement Pierre d'Espagne. Il est positivement désigné sous ce nom dans un manuscrit de la bibliothèque publioue de Cambridge : Thésaurus pawferum a Petto Hispano editus. Enfin , un bibliographe , sur Tautorité de Molanua ,
parle encore d'un écrit publié sous ce titre : Ve contractibus illicUis, Il ne nous est pas connu d'ailleurs.
CANDIDE, auteur arien, florissait vers l'an 3Qk. Il nous reste de lui un livre ioti* tulé : De la génération divine ^ qui fat réfuté dès son apparition par le rhéteur africain Marins Yictorinus. Plusieurs critiques lui attribuent également une lettre au même Yictorinus; mais, s'il faut en croire Ou lin et quelques autres, cette lettre n'est qu un fragment informe de son livre de la Génération divine. Ces deux pièces, recueillies par dom Mabillon, ont été imprimées parmi les Œuvres deMarius Yictorinus, dans le Coun complet de Patrologie.
CANDIDE, surnommé Beuvh, reçut sa première éducation au monastère de Fulde, et y embrassa la vie monastique sous Tabbé Baugulfe. U fut ensuite envoyé en France avec un autre moine de son abbaye, nommé Modeste , pour y perfectionner ses études. Au bout de queiaues années il retourna à Fulde, où il fut élevé au sacerdoce. Il supporta avec patience, comme tous ses frères, les mauvais traitements qui signalèrent Tadm>inistration de Tabbé Ratgar; mais il en fut dédommagé par les bonnes gr&ces de l'abbé saint Eigil, qu'on fut obligé de substituer à ce tyran , après l'avoir relégué loin de son abbaye, en 817. Candide entra si avant dans la confidence du nouvel abbé,
3ue celui-ci lui faisait part de tous ses esseins, et se plaisait à conférer avec lui sur des points de doctrine et de piété. Il se trouva présent à la translation du corps de saint Boniface , et il semble, nar la manière dont il en parle , que ce fut lui qui donna le dessein du nouveau tombeau, dans lequel ses reliques furent déposées. Rabaa avant succédé à saint Eigil, mort efi 822, choisit Candide pour le remplacer k la téta des écoles. Sous ce nouveau modérateur, l'académie de Fulde conserva toute sa réputation. Quand il lui arrivait quelquefois de n'avoir pas assez d'étudiants pour roccuper, il consacrait son temps à écrire pour la postérité. On ne sait ni en quelle année il mourut, ni s'il dirigea longtemps les écoles de sa maison. Il se donne lui-mème pour un homme Agé dès le vivant de saint Eigil, dont il écrivit la Vie sous le gouvernement de l'abbé Raban, qui finit en 842.
Candide laissa plusieurs ouvrages, dont quelques-uns , par la négligence des siècles qui l'ont suivi, ne sont pas venusjusqu'à nous. Le plus connu parmi ceux qui nous restent, quoique peut-être un des derniers par le temps où il fut composé, est la Vie de saint Eigil, abbé de Fulde. L'auteur en arait conçu le dessein du vivant même du saint abbe, et il ne tarda pas à l'exécuter longtemps après sa mort. Il le fit à la persuasion de 1 abbé Raban, dans les moments de loisir
Îue lui laissait son emploi d'écolAtre. 11 ^ ivisé son ouvage en deux livres , l'uo ^^ prose et l'autre en vers héroïques, oui ood tiennent à peu près les même faits. Candide ne voulut pas les séparer en deux ourrages