‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-ChristChapitre 77 sur 105 · CAT · texte numérisé non relu

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en 580, lui ayant fait prévoif quelques révolutions dans la production et la maturité des biens de la terre, il écrirlt à Arabroise, que Ton croit avoir été vicaire de Rome, de faire de grandes provisions sur les récoltes de l'année précédente. Sur qlioi il dit : « Les hommes sont dans de grandes inquiétudes lorsqu'ils voient l'ordre des choses chance; car il n'arrive rien sans cause, et le monde n'est pas couverné ni conduit par le hasard, mais par les sages conseils de Dieu. Si donc nous sommes étonnés lorsque nous remarquons que les rois renversent ce qu'ils ont eux-mômes établi, quelle doit être notre surprise et notre frayeur lorsque nous observons tant de vicissitudes et de change-» menls dans le premier des astres qui nous refuse sa lumière et sa chaleur? n La stérilité eut lieu, et les Vénitiens s'étant trouvés dans la disette, il leur fit distribuer des vivres, et remettre les tributs, regardant comme une conduite cruelle de forcer les peuples à donner les choses dont ils ont uri si pressant besoin. Ce serait exiger un tribtit de larmes que de charger d'impôts un peu

{>Ie qui est dans l'impuissance de le paver. 1 paraît que le Milanais souflfrit aussi de la famine. Cassiodorey fit envoyer de grandes quantités de blés ; mais, afin que la distribution s'en fil équitablement et en proportion de l'indigence, il en confia le soin à l'évêaue Dacius, dont il connaissait la vertu. La lettre qu'il lui écrivit sur ce sujet est suivie d'un édit dans lequel, après avoir faft part aux Liguriens de la victoire que le roi avait remportée sur les Bourguignons et les Allemands, il leur dit que ce prince, faisant attention à leur indigence , leur avait tait remise de la moitié des tributs et ouvert ses creniers pour les soulager.

Les ouvrages de Cassiodore offrent Cet attrait particulier, cet intérêt puissant, qui naît naturellement de la variété. En enel, ce sont ou des maximes de la plus sage politique, ou des instructions de la morale la plus épurée, ou des leçons pour s'avancer dans la connaissance des arts libéraux, ou des règles pour s'appliquer avec fruit à l'étude des divines Ecritures, ou un narré fidèle des événements les plus considérables de son temps. II fut tout a la fois grand politique, habile philosophe, savant interprète, excellent orateur, historien exact et critique judicieux. Ajoutons qu*îl fut aussi bon et solide théologien, puisqu'il s'est expliqué sur la plupart de nos mystères d'une raa:nière qui ne laisse rien à désirer pour l'intégrité du dogme et la pureté de la foi.

Cependant son style se ressent de la barbarie de son siècle, et ses lettres surtout sont chargées de cadences, de rimes, de

e ointes et d'expressions de la basse latinité, ais la fécondité merveilleuse des pensées, Icor noblesse, leur élévation, le tour fin et délicat qu'il sait leur donner, effacent en quelque sorte ces défauts. Ses commentaires en ont moins, parce que le style en est plus naturel et plus coulant. Son traité de l âme est écrit avec beaucoup de netteté et d'éru- -

dation, et cehii de YIn$tiMiim aéra toujours uti monument précieux pour quiconque dé* sire s'instruire ou instruire les autres dans la science dès divines Ecritures.

CASTOR (saint), évoque d'Apt dans lei Gaules, gouverna cette église depuis l\n 419 jusqu'à Tan 431. 1) nous reste de lui une lettre adressée à Jean Cassien, abbé de Saint-Victor de Marseille^ et qui se troiivo insérée parmi les écrits de cet auteur. Celle lettre sert de préface au livre des Inttit^ lions monastiques^ dédié par Cassien luimême au saint pontife. C'est dire assez quel en est le sujet. On la retrouve h cette place dans le Coûts complet de Pàirologie

CATWALON n'était encore que mm dans l'abbaye de Redon, au diocèse de Vannés, lorsqu il fut choisi par fabbé Mainard pour établir une cotnmunatité de moines à Belle-Ile, que GeolTroi, duc de Bretagne, avait donnée au monastère de Bedon. On dit que Catwalon était frère de ce duc; il possédait au moins la vraie noblesse, (mi est celle de la vertu. A la mort de T/ibbé Mainard, arrivée en 1025, il fut élu pour ini succéder. Le monastère de Redon torahail en ruine; Catwalon le rétablit et le gouverna sagement,.jusque YeTS l'an 1049.

11 n'avait pas encore commencé à en réparer les édifices, lorsqu'il reçut une lettre et des députés d'Hildegarde, comtesse d'Anjou» femme de Foulques Néra, pour lai demander de se souvenir d'elle dans ses prières. C'était a|>parammenl parce que le coml^ son mari, était alors en guerre avec AKiin, dfic deÈretagne. Catwalon, dans sa réponse, lui donne le titre de reine d* Anjou, et Ini dit : « Si vous pensez que nous puissions vous, rendre Dieu prouice , soyez assurée que nous faisons tous les jours mémoire de vous auprès du Seigneur; car il y a longtemps que nous savons que vous lui rendez un culte sincère, et que vous favorisez ceux qui le servent. A défaut des louanges universelles, vos œuvres vous rendraient ce téfiaoigpage, car elles sont éclalaotes. H ne vous reste qu'à avancer de plus en plus dans le bien. » iî dit ensuite qu'il disposait tout pour commencer ses bâtimeftts au lûois oe mars prochain, et la supplie de lui obtenir la franchise des péages dans ses Etats, poor certaines denrées qui devaient y passer, el de prêter son secours au frère qui avait envoyé pour en faire emplette. — Nous avons une seconde lettre de Catwalon à Letgarue ou Leburge, abbesse de la Charité à Angers, qui s'était aussi recommandée à ses pnérc^; U s'en excuse d'abord, mais ensuite ii '«^ pronaet de faire offrir pour elle le sacrifice solennel, tant à Redon qu'à Belle-ne.

CÉADMON, Anglais d'orlwie et moioede l'ordre de Saintr-Benott, flonssait vers le milieu du VIT siècle, et mourut en 680. Cange en fait mention, et Bède parle de lui avec ie> plus grands éloges dMis so» Hi^tMe tf -^J^ aleterre. « Par un don admirable de Ja providence, dit-il, il possédait le talent de ftir« ntisser dans sa laugM^ei da tiidwo ^^ ^^

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