‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-ChristChapitre 8 sur 105 · ABI · texte numérisé non relu

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a été aiqsi ar4pwé pour ôter entre elles toute division. Revenez donc d*abord à Vuuité, et ensuite donnez vos soins pour y faire revenir votre peuple; que tous ceux qui sont chargés des brebis du Seigpeur, retournent au troupeau de si|iut Pierre à qui Jésus-Christ a confié la garde des agneaux et des brebis. » — L'archevêque de Thessalonique répondit au i)ape qu'il avait lu sa lettre» et écouté sa voix comme les brebis écoutent celle du pasteur ; qu'ainsi il ne de* vail pas le regarder, lui ni les siens, comme des breMs égarées, qui refusent de le reconnaître pour pasteur. Nous sommes , qoute-t-il, aaps la confession de saiqt Pierre, nous prêchons et nous confessons celui qu'il a confessé; et il enestde même dans toute l'Eglise de Constantinople. Nous n avoas aveo vous qu'un même langage sur la foi;. ...et si quelques petits sinets de scandale pous ont éloignés les uns des autres, Votre Sainteté pourra les faire cesser par son autorité si étendue ; elle n'a besoin que d^ s'entendre avec l'empereur qui est dans les mêmes intentions.

Au roi Louis le Jeune. — Le roi Louis le Jeune avait formé le parti, avec Henri, roi d'Angleterre, d'aller ensemble en Espagne faire la guerre aux infidèles ; mais avant de

f)arlir, u envoya demander le conseil et es faveurs de 1 Eglise romaine, qu'il écoutait copame sa mère. Le pape Adrien, après avoir loué son zèle, lui conseilla de ne pas entrer dans un pays étranger sans {tvoir n?is l'avis des seigneurs et du j)euple, parce qu'il serait ^ craindre crue son voyage ne pM sans aucune utilité, qu il n'eût à s'en repentir et qu'on ne l'accusât d'imprudence et de légèrelé. 11 rappelle h ce prince le mauvais siicces de son yoyage à Jérusalem avec le roi Conrad, parce qu'il l'pait entrepris sans avoir pris les précautions nécessaires, ni consulté ceux qui se trouvaient sur les lieux. II lui rappelle en mèo^e temps les reproches que s attira l'Eglise romaine, pour ne l'avoir pas détourné de ce voyage.

11 ajoute que tous ces motifs lui ont fait différer l'exTiorlation aux peuples de son royaume, que Rohan, évoque d'Evreux, lui avait demandée, et qu'en attendant il lui envoyait ses lettres de" protection contre tous ceux qui voudraient attaquer ses Etats pendant son absence. Cette lettre est du 18 février 1159.

4 /«on, arehavéqm de Tolède. — Jean» archevêque de Tolède, souhaitant donner une nouvelle vigueur au( privilèges que ses prédécesseurs avaient obtenus des papes Urbain U, Pascal, CaU(t9 et Eugène, supplia Adrien IV de l9S confirmer; ce que ce fkpa fit paF deux lettres qu'il lui adressa, la f^ conde anné» de sou pontificat. En consé-

ÏudDce, il ea écriiit une à Tarchevèqu^ de raçue pour lui enjoindre d'obéir à celui de Tolède comme k son primat. Par une troisième lettre adressée a l'archevêque Jean, le pape le chargea de s'informer de la vie fit 0^ moeurs de l'évèque de Pampeluoe^ dé^

nonce e.n coi^r ^e Home comme co^ip^blQ {)e divers crimes.

4 fleuri Dandole. — Adrien soumit ^ flenri Dandole, patriarche de Qradç, Tarchevèché de Zara en Dalmatie, avec les évêchés suffragants, et lui conféra le pouvqir d'en sacrer l'archevêque , sauf TinVestiture du vaUiunif qu'il continuerait de recevoir de Rome et du saint-siége. Cette bulle, souscrite par treize cardinaux, est du 13 juin 1157. Par une autre qui porte la n^êmedate, il accorda au patriarche de Grade le pouvoir d'ordonner uû évfique à Constantinople, et dans toutes les autres villes de l'empire grec, où les Vénitiens avaient des églises. Quoique les laretias vissent avec beaucoup de peine leur archevêque soumis au patriarche de Grade, cependant ce pontife, qui se trouvait à Rome, ne laissa pas de donner sa soumission par écrit. On en dressa un acte publie, et le pape Adrien informa les Vénitiens de tout ce qui s'était passé dans cette occasion.

Bulles. — Nous avons deux autres bulles du môme pape. La première est adressée ^ Léonat. abbé du monastère de Saint-Clé* ment, dans l'Ue de Calaqre. Cette bulle place le monastère sops la prptectiop du saintsiége, interdit ^ tout evèque aucune ronction ^piscopale, permet aui( moines de recevoir les ordres de tout pontifp do leur choix, et ordonne que l'abbe sera toujours choisi par les suiTrages de la plus saine partie da ta communauté, selon Dieu et la ràgle de saint Benoit. La seconde bulle confirme aux chanoines de Saint-Eusèbe à Auxerre la do*! nation qui leur avait été faite par Vévèque Alain du revenu de la première des prébea« des de la cathédrale.

Autres écrits d'4drien /F. — Outre ses lettres, Adriep IV avait écrit l'histoire de sa légation dans le Nord, un traité de la Conception de la sainte Vierge, des homélies et des catéchèses aux peuples de la Norwége et de la Suède. 11 en est feit mention dans la Bibliothèque pontificale et dans les Additions d'OIdoin Canisius.

Ce n'était pas un homme orclinaire cet Adrien IV, qui s'était élevé de ]a mendicité

ne doivent pas empocher de reconnaître en lui un attachement çxcessif aux préroj^atives de la cour de Rome. Le système oe Grégoire VII était dans tout^ sa vigueur ; et c'est une chose digne de remarque quHl ait été suivi constamment, môme par beaucoup de pontifes dont la vie a été digne d'ailleurs de respect et d'admiration.

AARIEN. — On ne S4it pas au j^ste en quel temps écrivait Adrien : Ussérius croit que c'était vers l'an $33. Ce qu'il y a de certain, c'est qu il est plus ancien que Ca^io-* dore, qui parle d§ lui dans un de se$ ouvragées oi^ il le joint à Ticopius, ^ saint Augustin, à saint Eucher et à Jumilius, parce qu*ils avaient tous donué queli^ues règjle^ iu>ur

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blCTlONNAIHË DE PATHOLOGIE.

rintelligence aes divines Ecritures, et expliqué par diverses cooipanusons ce qui paraissait loiiitelligible» L'importance de ces ou* vrages ayait engagé Cassiodore à les recueil* lir avec soin; mais il ne dit point s*il avait traduit oa fait traduira du grec en latin ce (^u*Adriea avait écrit sur cette matière. Nous ne possédons plus aujourd'hui son ouvrage qu en grec et sous le titre d'Introduction à (a êainlt Ecriture. Marquandus la Qt imprimer k Augsbourg en 1601 avec le^ no-' tes de David Hascbelius» à qui cette édition est dédiée* Elle a paru depuis dans le tome I\* des Critiques sacrés. Photius, qui avait lu cet écrit d'Adrien» dit qu'il était trèsutile pour ceux qui commençaient à étudier les divines Ecritures. Dans les éditions dont nous venons de parler» on a au soin d'indi- (|uer à la marge tous les endroits, soit de

I AncieOt aoit da Nouveau Testament, allégués par Adrien dans son ouvrage.

ADSON, né de parents nobles et riches, dans la Bourgogne Transjurane, que Ton nomme aujourd'hui la Franche-Comté, fut plaaé dès sa jeunesse dans l'abbaye de Luieuil pour y apprendre les lettres humaines, et se former en même temps aux habitudes de la piété et de la vertu, il y embrassa la vie monastique ; mais saint Ganze* lin, évoque de Toul, Ten tira pour le charger du soin de Técole épiscopale, qui se tenait alor8 dans l'abbaye de Saint-Evre. Adson y enseisna pendant plusieurs années, après lesquelles il fut appelé à Montier-en- Der, par fabbé Albéric, pour travailler avec lui à Vtnstruction des peuples du voisinage et établir le culte du vrai Dieu dans toute sa

Iturelé. Albéric étant venu à mourir, Adson ui sui^céda, dans sa charge d*abbé, en 068.

II rétablit le cloître, bÂtit une nouvelle église, fit rentier les biens usurpés, et revendiqua les litres el les privilèges de son monastère

2u*on avait transportés ailleurs. Menasse, îèque de Troyes, informé du bon ordre qu^AdsoD faisait observer, l'invita à partager avec lui le gouvernement de son diocèse. Adsan y régla la psalmodie et l'ordre des offices divins, tant pour le earème crue pour les autres temps de Tannée. Il fit la même chose dans plusieurs églises cathédrales. Hrunon,évéquedeLangt'es, eut recours à lui pour réformer les abus introduits dans l'abbaye de âaint-Rénigne à Dijon. Adson, après lavoir gouvernée pendant deui ans, retourna à Montier-en-Der. il fut lié avec les savants de son siècle, et en particulier avec Abbon de Fleury et Gerbert d'Aurillac. 11 faUaii qu'il jouit d'une grande réputation et qu'elle fût méritée, puisque, dans des occasions importantes, des souverains ne dédaignèrent pas de le consulter. Il mourut en U9à, dans un voyage qu'il avait entrepris pour visiter les lieux saints, h la suite d Hiiduin, comte d*Areis en Champagne, aui travaillait à expier, par cet acte de pénitence, les cruautés qu'il avait commises dans la profession des armes. Par respect pour ses vertus, ou ne jeta point son corps à la mer, mais réqtiipage rei&chaà Tlle la plus proche» pour

lui donner une sépulture honorable. Q qous reste d'Adson quelques ouvrages dont nous allons rendre compte

Traité cje F Antéchrist. — Le premier, par ordre de date, est le traité de VÂntechrist, qu'il composa à la demande de la reine Gerberge, épouse de Louis d'Outremer. Cette princesse, informée de la capacité d'Adson, lui avait demandé ce que Ton devait croire de l'Antéchrist, de son pouvoir, de ses persécutions, de son origine. Ces questions étaient motivées par les bruits qqe Ton répandait alors, sur la fin prochaine du monde, et que l'approche de l'an 1000 semblait autoriser. L'Antéchrist était donc attendu comme le précurseur obligé de cette calastrophe. Adson composa là-dessus un traité qu'il adressa à la reine. Les vœux gu'il formulei dans sa dédicace, pour la félicité temporelle et éternelle de cette princesse, de spn mari et de ses enfants, sont une preuve qu'il l'écrivit avant le 15 octobre de l'aq 95^, époque de la mort de ce prince. Adson n'était point en* core abbé, aussi ne prend-il d'autre qualité

2ue celle de moine et de frère. C'est sur cette pitre qu'on est convenu d'attribuer ce traité b Adson comme à son véritable auteur.

Il débute en afSrmant, dès le commencement de son livre, q^ue l'Antéchrist a tpqjonrs eu dans le monde plusieurs ministres , et il range dans cette catégorie tous ceux qui commettent l'iniquité, soit parmi les laïques, soit parmi Içs prêtres et Ips moipes. Venant ensuite h son origine, il je fait naître de la tribu de Dan. à la m^nlèr^ des au-* très hommes, et non a'une fille comme quçl* ques-uns l'affirmaient. Conçu et ué dans le péché, il sera possédé du démon dès le sein de sa mère. 11 sera appelé fils de perdition,

farce qu'il s'emploiera de tout son pouvoir perdre le genre humain, et qu'il s^ra perdu lui-même à la fin du abonde. De Babylone, lieu de sa naissance, il passera a Corozaïn et à Bethzaïda, C'est dans ce$ deux villes qu'il sera élevé et nourri. De là^ il se rendra à Jérusalem, dont il rétal)Iira le temple, y mettra son siège, se fera circoncire et s'annoncera comîueleFils de Dieu. Pouf se faire adorer en cette qualité, il çuverra ses disciples par toute la terre, fera des miracles inouïs, séduira les hommes et tourmentera les chrétiens qui refuseront de le reconnaître. — Adson, voulant ensuite détrjuire les faux bruits gui se répandaient» au sijyet de la fin prochaine du monde, fart voir, par un passage de saint Paul, que cei homme de pé^ ché ne viendra point que tous les royaumes soumis à l'empire rpmaip ne s'en soient séparés; ce qui p était pas eacor^ arrivé et n'arrivera jamais, tant qu'il y aurai des rois de France, parce que l'un d'eu^ possédera* dans les derniers temps, Vampire romain tout entier ; et qu'alors il sera le plus ^rapd et le dernier de tous les roi$. Adson pite làdessus un docteur de sa nation qu'il w nomme pas. Il ajoute , pour seconde pr^uv^i que l'on n'avait pas vu encore les deux |4i*ophètes Enoch et Ëlie, qui devaient être envoyés dans le monde^ avant Tarrivée d(

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DICTIONNAIRE DE f ATROLOGIE.

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