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r*Autechrist, pour le combattre et défendre le peqple de Dieu. Quand môme l'Antéchrist viendrait bientôt, ce ne serait pas une preuve que le monde dût Qnir si vite, puisqurs selon le prophète Daniel, Dieu laissera un intervalle entre la mort de l'Antéchrist et le jugement dernier, i)our donner le temps à ceux qu'il aura séduits, de se repentir et de faire pénitence. A la fin du traité, Adson s'adresse encore à la reine Gerberge, pour lui témoigner sa soumission à ses ordres. Cette clause, comme l'épître dédicatoire, sert à confirmer Adson dans la propriété de cet ouvrage.
Vie de saint Frodobert. — A la prière d'Odon, abbé de Moutier-en-Celle, dans le voisinage de Troyes en Champagne, Adson écrivit la Vie de saint Frodobert, fondateur et premier abbé de ce monastère, mort vers Tan 673. Loupel, disciple de ce saint, en avait composé une, mais trop restreinte et trop abrégée. Adson, renseigné par des mémoires plus amples, lui donoa plus d'étendue. Ou tpouve dans cet ouvrage tous les caractères <mi distinguent les autres écrits d' Adson; cest-à-dire, la vivacité dans le récit, la simplicité dans le style et la clarté dans les pensées.
Vie de saint Mansuet. — Saint Mansuet fut le premier évoque de Toul ; Gérard, un de ses successeurs, chargea Adson d'écrire sa Vie; ce qu'il fit en dédiant son travail à ce pontife. Il le divisa en deux livres ; le premier, écrit sur des mémoires peu fidèles et même sur des traditions fabuleuses, n'a pas grande autorité historique; le second est un recueil de miracles opérés au tombeau de saint Mansuet, sous le pontificat de saint Ganzelin. L'auteur en ajoute un, accompli en faveur de saint Gérard, son successeur,
ai vivait encore du temps où il le racontait.
e recueil est d'autant plus digne de foi qu'il ne contient que des faits qui s'étaient passés du vivant de, celui qui les rapporte.
Vie de saint Bàsle. — C'est à la prière |de Gerbert, devenu depuis archevècjue de Reims, et de l'abbé de Saint-Basle, qui se nommait Adson comme lui, que notre auteur entreprit d'écrire la Vie au fondateur de ce monastère. Il emprunta beaucoup à l'ancienne Vie de saint Frodobert; mais il y ajouta aussi quantité de faits qu'il avait appris de
fens dignes de croyance, ou lus dans des istoires écrites avec soin. 11 est probable qu'il avait lu celle de Frodoard, où l'on retrouve plusieurs miracles qu'il rapporte après lui.
Nous avons encore d' Adson une Vie de saint Walbert, abbé de Luxeuil, et une Vie de saint Berchaire, un de ses prédécesseurs dans le gouvernement de l'abbaye de Montier-en-Der. 11 n'eut pas môme le loisir d'achever cet ouvrage, et il mourut sans avoir donné la relation des miracles du saint, qui devait comprendre la dernière moitié de son travail. Un anonyme se chargea de la compléter, et l'on retrouve cette Vie reproduite tout entière dans le second tome des Actes de Tordre de Saint-Benoit. Qn attribue en*
core à Adson plusieurs opuscules en vers, des hymnes et des gloses sur celles de saint Ambroise; un poëme en vers héroïques, dans lequel il reproduisait la Vie de saint Benoît, telle qu'elle est rapportée dans le second livre des Dialogues de saintGrégoire le Grand ; il ne nous reste de tout cela que les vers qui se lisent au commencement et à la fin de la Vie de saint Mansuet et l'Epitaphe d'Adson, abbé de Saint-Basle, en douze vers élégiaques rapportés par dom Marlot.
JU)VENT1US, issu d'une famille illustre, fut élevé dans le clergé de l'église de Metz, sous les yeux de Droçon, qui en était évèque, et choisi pour lui succéder, en 855. Il a encouru le reproche d'avoir favorisé le divorce du roi Lothaire avec Thietberge, et son union illégitime avec Waldrade. Il assista à tous les conciles qui se tinrent après son ordination ; notamment à ceux de Savonières, de Metz, de Douzy etdeCoblentz, en 860y où se trouvaient Louis, roi de Germanie, Charles le Chauve» son frère, et Lothaire, leur neveu. Au concile d'Aix-la-Chapelle, convoqué, la même année, par Lothaire, il arracha à Thietberge des aveux funestes qui amenèrent la séparation. Ce
S rince ayant obtenu du concile la permission e contracter un autre mariage, dépécha deux comtes à Borne, pour y faire connrmer cette décision. Quoique la réponse fût loin d'être favorable à ses projets, il paasa outre et se maria avec Waldrade, nièce de Gonthier, archevêque de Cologne, et l'un des adversaires les plus prononcés de la reine, quoiqu'il fût son confesseur. Ce mariage causa un grand scandale dans tout l'empire français. Le pape Nicolas 1" envoya deux légats, qui convoquèrent un concile à Metz, en 863. Adventius« qui s'efforça vainement de justifier ce qui avait été fait, fut déposé par le pontife, ainsi que plusieurs autres évêques ; et Waldrade fut excommuniée. Touché de repentir, mais ne pouvant se rendre à Bome, à cause de son grand âge el de ses infirmités, il envoya au pape sa déclaration. Elle portait qu'il avait agi de bonne foi dans toute cette affaire, croyant vrai tout ce gu'on en avait exposé au concile de Metz ; mais qu'aujourd'hui, revenu de son erreur, il s'en rapportait au jugement du saint-siége, auquel il restait étroitement attaché, et qu'il ne tenait plus Theutgaud ni Gontbier pour évêques. Le roi CharJes le Chauve écrivit aussi au pape, en faveur de cet évêque qu'il aimait, et qui avait succédé à son oncle sur le siège de Metz. Le pape accorda sa communion à Adventius, qui fut rétabli sur son siège. Lothaire, craignant d'être excommunié comme Waldrade, fit écrire au pape, par l'évêque de Metz, qu'il l'avait éloignée et qu'il traitait Thjetberge en épouse. Ces déclarations inspiraient peu de confiance à Nicolas, et l'inquiétude du prélat était extrême. En 868, ce pontife mourut, et Adventius se bâta d'aller porter au nouveau pape, Adrien II, les félicitations de Lothaire. Ce pape l'accueillit avec des paroles de paix, et Lothaire se rendit à Rome à
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