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feràte, dô la force de'Démosthène, de la maljesté de Thucydide, de la sublimité de Platon. Unis en abandonnant aux prôlknes !6s vains ornements d'une éloquence pompeuse, le *^ànd apôtre arait excellé dans on genre a*éTocution dont personne né peut Jdi contester ià gloire; c'est celui qui consiste à mètlt'e éh évidi^nce, par un discours siiiàple ^1 tiatùrel, les dogmes de la religion. Et à Pappui de sort sentimertl, le saint docteur ^Appelle toutéé les m^ryelllés opérées par l'éloquence ttpôstoliqub de saint Paul à Athènes, à Antioche, h Thessalofciique, 8i Côrinihè, à Ephèse et à Rortie, les villes dli mohde où l'on se piquait le j)lus de savoir et d'éloquence. 11 fait ensuite reloge des lettres d6 saint Paul, et il proUve par T&utoHté taètïïe de celles à tite, à ïimothée, àui Cblossierts, que k la science est nécessaire aux pastvurs, parce qu'il ne lettr suffit pas de porter à la vertu par leurs bons exemples ceux qui leur sont codifiés ; il est encore besoin qu'ils les y eihortent nar de bons discours. De quelle utilité peut être la bonne Vie, lorsqu'il s'agit de décider des dogmt»^ disputés , surtOJt lorsque les deux partis s'appuient de l'autorité de l'Ecriture? Quel danger pour la religion de voir un évêque Vaincu et réduit h ne savoir quoi répliquer? Les simples , au lieu de s'en prendre è sa fkiblessè et à son ignorance, croiront que lôs dogmes qu'il défend sont insoutenables; et dès lors, leur foi devenue flottante, ils commenceront à douter des points guljs croyhient auparavant avec une certitude inébranlable. »
V Livre. —Dans le cinquième livre, Chry- Sostome donne des conseils aux prédicateurs sur la manière dont ils doivent user dii talent de la parole. « 11 faut, dit-il, qu'ils soient ta même temps c/Ipubles de deux choses : Tune , de mépriser les applaudissements dii çeuple-, et l'autre, de pouvoir lui parler avec lOrce ; car si Tune deces deux qualités maa« que à un prédicateur, celle qu'il a lui est inutile. £t eh elTet , si en même temps qu'il est assez fort pour n'être pas ému des louan*
f;es humaines, il ne Test pas assez pour insruire ses auditeurs, et que la manière dont il leur parle le rende méprisable à plusieursi toute cette grandeur d'âme , qui I élève au-* dessus des louanges , lui est inutile, ai , aa contraire, ayaat le talent de s'exprimer avec force et avec grAce dans ses discours, il a la faiblesse de se laisser emporter auxlouan-
{';es et aux applaudissements de ceux qui 'écoutent, il est capable de nuire aux autres et à lui-même , eu ce que ce vain désir de louanges dont il est rempli le porte à employer tout son talcint è se rendre agréable §u peuple plutôt qu'à lui être utile. Semblable k un père qui u'est pas plus touché des caresses de ses enfants encore petits <j|ue jdes coups qu'ils lui donnent, il ne doit ni se laisser eûùev le ctBur par les louanges de ses auditeupsi ni s'abattre p^r le blâme qu'ils (uî doiàiieat sans iraisoo. il ne doit pas néanmoins absoluffloiit r^eier leurs louan|;es; mais aussi il ne faut pas qu^il les recner-
che , et il doit se contenter , poUr la conso* lation et le fruit de ses travaux , du témoignage que lui donne sa conscience , et n'user de son éloquence et de sa doctrine que pour servir Dieu et lui plaire. i»
^i* Livre. — On voit dâîis le sixième livre avec quelle rigueur lés prêtres seront punis pour les péchés du peuple, sans cju'lls puissent s'excuser tii sur l'inckpacité, ni sur rigriorancè , ni sur là violence qu'on leur a faîte pdùr les élever au sScerdoce. On y voit aussi avfec quelle ^hécaution ils doivent vivre pour se préserver de là contagion du siècle, et Conserve!' eh son ènti' r la beauté spirituelle de leur âme. Le saint docteur leur rappelle quHls sont les ambassadeurs de Dieu, non pas àUfirès d'un petiple, tnais auprès de trias les peuples , afin de prier et pour çëtli qui sont vivants el pour ceui qui sont iiiortfe, en otf^ant pour tous et pour chacun ce sacrifice de {iiropitiation aont les anges n'approchent qu'en tremblant. Il leur recommande la prucferice la plus attentive, aQn de ne blesser aucun de ceux avec lesquels ils sôht en rapport tous les jours , et leiih propose l'exemple du grand apôtre qui se laisait tout à tous pour les gagner tous à Jésus-Christ. Comparant ensuite Tétat d*un évoque avec Tes tra\aux des moines, saint Chrysôslome ëstim^ qu'il est bien plus aisé de pratiquer la vertu dans là solitude que dans les emplois de l'Eglise qui exposent à des occasions fréquentes « el qui reveillent dans l'âme deS vices et des délauts inconnus au désert. Basile fut si etfraj^é de ce tableau des devoirs d'un évêquè^ que peu s'en fallut qu'il ne se Dt en lui une dissolution dû corps et de l'âme, tant son esprit fut saisi de doule^ir. « Car , dit-il , faisant alors réflexion eh moi-même sur la gloire, la sain* teté, la beauté spirituelle,. 1 éclat et la sa-
fiesse de l'Epouse de Jésus-Christ, etae Taure, considérant les défauts et les misères de mon âme, je ne cessais de fondre en larmes, et de déplorer mes maux et les siens, en me disant à moi-même ces paroles dans l'amertume de mon cœur : Quel peut avoir été Tauteur d'un si malheureux conseil ? Quel mal a fait i'Edise de Dieu pour mériter uu tel châtiment 7 et qu'est-ee qui peut avoir attiré sur elle cette marque de rindigoation divine, de l'avoir abandonnée, pour sa honte et pour son malheur , à la conduite du plus indigne de tous les hommes. » 11 fit sentir à sâutt Cbrysostome . par une, vive description, tous les maux dont 11 se trouvait acca-> blé depuis qu'on l'avait élevé à î'épiseopat , et le pria de ne pas l'abandonner un moment à sa méchante conduite, mais de lui être uni plus que jamais. Ce Père le lui promit , et l'exhorta à ne pas perdre courage. « Je serai toujours » ajouta-t*il , auprès de tous dans les intervalles où vous aurez quelque loisir, et je vous rendrai tous les services que
I'e pourrai. » Ce qui oaar^ue que i^éyéché de lasile n'était pas fort éloigué d'Antioohe.
Nous avons pass4 sous suence^ parce qoV veo .la meilleiif e volonté nous^. ne ^pouvons rendre compte de tout, trois livres contre
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DICTIONNAIRE Ml PÂTKOLOGIB.