‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 101 sur 207 · ROG · texte numérisé non relu

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S'il crue espabiede ce travail* il fut obligé iller chercher an traducteur en Espaj^nc. Ojui qu'il en soit, Rodulphe était h Tnu- )«iu«eeu 114G. Ce fut là qu il mit en latin k planisphère 6c ?io\oïnéfi sur la version irdbedeMaslcnj.il dédia ce travail àThicrri, m maître. La version arabe a disnaïu.

CiiledeRodulphe fut imprimée à Bâie en 1530, dans un volume qui cornprena aussi [f^ ouvrages d'Ara lu s, en grec et en lalin, ïXiCÛçsSchoUes. Dans la Dibliotliè({ue Coticuivnne on conservait en manuscrit un au- ^tfOjvra^^edeRodulphe, intitulé : Descripmiun certain instrument destiné à mesurer ^t(oiirt des étoiles. C'est, suivant toute ap- ^nnre, la description de Tastrolabe, dont « altribue Tinvention à Hernwinn Contract, rriuin du xi* siècle, dont Ro<iuI}>he se détare le disciple, parce qu'il suivait sa mébicdans Taslrononiie.

ROGER do Caen, ainsi nommé parce qu'il •qu:t dans cette ville de ta Normandie, se Hra dès son jeune âge, à l'abtiayc du Bec U*y consacra au service de Dieu,' Sfous la (|;ie de Saint-Benoît. L'ensei^snement des Htres (tait alors à son a))Oe^ée dans les co!es de ce monastère. Roger les étudia MDme les autres, mais sou inclination le ftria de préférence vers la poésie, pour kjueJlc il avait plus de talent que la pluirt des Tersiûeateurs contemporains. Il ne irait |ias du reste qu'il ait rempli aucune NKtion dans son monastère, si ce n'est neut- IrecHlede sous-prieur du Bec, sous 1 abbé fiselme. Roger vivait encore en 1090, et on lOit généralement qu'il mourut en 1095.

1. Doin Mabillon lui attribue sans difli* ilié le beau poëme Du mépris du monde^ aprmié longtemps parmi les œuvres de iii]t Anselme; et après avoir lu atlentiveleoi la discussion critique établie à ce sujet tns le tome Vlll* de V Histoire littéraire de I fronce, nous nous rangeons complèteeniàson avis. En effet, sur un manuscrit ï l'abliaye du fit^c, ce poème porte en tète nom de Uo^^cr de Caen. Cest un témoita^c domestique, auquel il nous semble ne tout autre doit céder, d'autant plus que i témoignages contraires sont tous équiiques ou visililomenl erronés; rien ne trait donc s*opposer à ce qu'il appartienne ttoger de Caen. Il suffit de le lire pour y tfmnaltre ta plume d'un moine qui pro- *^ail la rè^le de Saint-Benoit, ce qui conrte encore Tupinion qui l'attribue à notre ileur. On compte dans ce poème plus de liit cents vers élé^iaques, les meilleurs (ui-èirede tous ceux qui ont été composés ins ce siècle. Le poète y entre dan:» le i^r de son sujet et le développe avec \u\q 'ifleur de vue ei une vérité u application i(^<^t (ftil y expose avec autant de lumière t^ de netteté ei même avec une onction iichanle les devoirs d*un moine bénédicn«et les motifs qui doivent Ten^a^er à ^ remplir. Il y a lait entrer sur Ta tin la 'l^nse du bienheureux Lanfranc & cer* >tûes difficultés sur la profession mouasti*

?ue. Nous no connaissons point d'autres ditions de ce poëme que celles qui en ont été faites dans le Recueil des œuvres de saint Anselme. Les meilleures et les plus complètes sont celles qui ont suivi l'édition de 1012.

IL A la suite de ce poëme, dans les éditions que nous venons d'indiquer, viennent deux autres petits ouvrages on vers, que le premier éditeur avait probablement trouvés aussi dans le manuscrit de Saint-Victor. L'un est en grands vers rimes, selon le goût de l'époque, et fiorte encore pour titre Ù^i mépris du monde, quoiqu'il traite plus exiiresséuient du néant et des uiisères de J'Iiou me; l'autre, où il y a une lacune, est en vers élé^^iaques et intitulé : Jl ne faut aimer que Dieu seul, en qui se trouvent et de qui viennent toutes sortes de biens, La place qu'ils occu()enl dans le manuscrit est une preuve qu'ils appartiennent à l'auteur du premier poëme; le ton de piété et la facilité de la versitiraiion peuvent au besoin passer pour une autre.

111. Barthius parle avec de grands éloges d'un autre écrit, mais en pi*ose, intitulé encore Du mépris du monde, et en reproduit plusieurs passades, tous de nature h soutenir l'idée avantageuse qu'il en donne. Sun ad i.ircition pour cet écrit va jus(]u'à l'appo- 1er un traité divin, et à donner le ti.re de saint hsonauteur.il avait été im| rimé depuU peu, lorsqu'il en parlait de la sorte, en 1624; mais il ne oit pas s'il a été publié séparément ou dans quelque recueil; il ne marque pas non nlus l'annéis ni le lieu de l'édition. Il en resuite c|ue nous ne pouvons connaître ce beau traité que par les peintures qu'il nous en fait. 11 est d'une grande étendue, puisque il cite le dix-neuvième chapitre du premier livre. Dans quelques manuscrits il porte le nom symbolique dePhilothée, et dans d'autres celui de Roger. Campden, écrivain anglais, revendique pour ià nation l'honneur d'avoir donné naissance h notro auteur; mais les raisons qu'il en apporte no sont rien moins que concluantes. JL>u reste nous avons vu, à l'article de Jean de Garjande, que les plus légères apparences sulli* senl aux auteurs anglais pour se croire en droit de réclamer comme leurs compatriotes plusieurs écrivains qui ne leur ont jamais appartenu.

Du leinps de notre auteur il y avait au Bec un antre Roger, qui fut ensuite abbé de Lessav, et avec qui il ne faut pas le confondre. Il est encore ditl'érent de Ro^^er de Bayeux, moine, puis abbé de Fécainp, après Guillaume de Ros. Ënlin if diircre d'un troisième Roj^er, é^alenunt aîiii de saint Anselme, qui |-arle oe lui, dans deux de ses lettres, comiiie d'un personn;ige étranger à l'abbaye du Bec.

RUGËR, évô jue d*Oléron, en 1101, remplit ce sié^ejus;iu*en 1112 ou 1113. On croit communément qu'il était frère ue Raimond de Sentes, évoque de Dax. Tout ce que l'on sait de plus mémorable sur son épiscopat Bé

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