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réduit à un seul fait. Robert fit faire un ciboire en forme de coffret de bois, couvert de lames d'argent, qui se conservait encore au dernier siècle, et sur lequel il fit graver les huit vers suivants, que les auteurs de VHistoirt littéraire de la France estiment à Tégal d'un lonç poëme, tant pour le mérite do la versification en elle-même, que pour ce qui en fait l'objet et la matière.:
Aes 9uper imposUas convnutat Spiritut ainuu Fit de pane caro, sangui$ tubstatuia vtni. Sumpta voient animœ pro corporis atque ialute. Dantur in hoc meriia sangnis, aro, potue et eeca. Verba refert cœnœ, saper hœc oblata sacerdoif Bvmfra sanctipeai, et passio commemoratur. Hane Morlanensis Rainaldtu condidit arum: Frœml Rogerim Olorensisjtusit utestem.
Les trois premiers vers se lisaient sur la foce de devant; les trois suivants sur la face de derrière, et les deux autres, qui nous apprennent le nom et la patrie de l'artiste, sur le dessus. Les six premiers vers, à défaut d'autre mérite» nous semblent exprimer trèsH^lairement la foi de la transsubstantiation et de la présence réelle dans r£ucharistie.
ROGER, premierabbéd*£lan,roorten 1160, suivant Tauleur anonvme de sa Vie. BaroniuSy dans le Martyrologe romain» nomme Roger de Cîteanx comme auteur de VJJis^ toire de sainte Ursule et des onze mille rterges. On croit qu'il est le même que le bienneureux Roger, premier abbé d'Elan, au diocèse de Reims. Sa Vie, que nous trouvons dans les Bollandistcs, fut écrite par un auteur anonyme du xii* siècle. Nous y voyons que Roger, né en Angleterre, mourut à Elan en l'année 1160. il fut fameux par sa science, par ses vertus, et surtout pa^ le grand nombre de miracles qu'il fit : sou nom se trouve dans la liste des bienheureux et des saints de Tordre de Citeaux.
On attribue à ce même Roger, outre VEistoire de sainte Ursule^ un Eloge de la trèssainte Vierge et le Livre des Révélations de sainte Elisabeth de Schonange^ qui ne mourut pourtant qu'en 1165.
ROMAIN, saint solitaire, établit sa dc« meure dans le voisinage d*Antioche, où il vécut dans une cellule à peine assez grande pour le contenir, ne se servant jamais ni de leu, ni de lampe, et ne s'accordant pour toute nourriture que du pain, du sel et de Teau pure. Ses cheveux, son vêtement et ses chaînes étaient exactement semblables à celles de l'abbé Théodose. Il adressait à ceux qui lo venaient visiter diverses exhortations sur l'amitié fraternelle, et sur l'union et la paix qui devraient constamment régner entre tout le monde. «11 s'en est rencontré, dit Théodcret, que son seul regard a détachés de la terre pour les porter à la contemplation des choses divines et à l'amour do Dieu ; car, qui n'eût été ravi d'admiration , en voyant ce saint homme, déjà affaibli par le poids des années, se charger volontairement de lourdes chaînes, n'avoir pour tout vêtement uu'une tunique de poil de chèvre, et s'accorder de la nourriture à peine ce qu'il lui en fallait pour no pas mourir, x Cet
historien, qui nous a conservé quelquesunes de ses exhortations, rapporte aussi os lui plusieurs miracles.
ROMULUS, évêque, dont le siège noase< inconnu, avait écrit à Théodoret sur rindui gence dont il fallait user à l'égard de ceu
3ui étaient tombés pendant la persénilioJ e Dioscore; et, pour lui en insinuer la pn tique, il rapportait dans sa lettre dircr passades de l'Ecriture, où la miséricorde ci raissait être préférée à la justice. Tbéodô ret, après lui avoir fait remarquer qiiê quoiqu'Achab eût quelquefois usé de misi ricorde, il avait néanmoins ressenti les ci fets de la vengeance divine, ajoute : c Fm nous, nous croyons qu'il faut tempérer miséricorde par la justice, parce que u^t miséricorde ne plaît point à Dieu. 11 j certaines circonstances où l'indulgence i bonne, et d'autres où la justice est n leure. Comme toutes les fautes ne soot les mêmes, il est impossible d'établir égalité quelconque daus le traiteiseot coupables; le mieux est d'agir à leur é avec beaucoup de prudence et de du tion. » Cette lettre de Romulus a été pubï dans la Collection de celles qui nous lent du bienheureux évêque de Cyr.
ROSCEL^N DE CoMPiÈGNB, ainsi DO parce qu'il était chanoine de Saint^Curn do cette ville, était Breton de naissas un des docteurs les plus renommés de temps. Il enseignait la philosophie sur U du XI* siècle, vers Tan 10^; aussi voit qu'il était beaucoup plus versé dans la lectique que dans ia théologie. H fut grand partisan, ou, pour parler plus j un chei zélé de la secte des nomiuaui»i battus alors par les réalistes avec uoecJ leur qui allait quelquefois jusqu'à raoim site, ifaint Anselme, malgré sa modérai^ naturelle, les-accusait d'être moins des losophes que des hérétiques enphilosopl Roscelin, voulant appliquer les subtilité son école aux matières sublimes delan gion, donna véritablement dans rerreur, au moins dans une nouveauté profaoedi pressions, par lesquelles il s'efforça délai u'une manière nouvelle et inadmissible mystère de la sainte Trinité. 11 avança les trois personnes divines étaieui choses, comme trois anges, fiarcd qu'au ment on pourrait dire que le Père elle Sa Esprit se sont incarnés ; le Père, le Filsej Saint-Esprit ne faisaient cepcudaat qa' Dieu, parce qu'ils avaient le mémepoui et la même volonté; mais il croyait Ton pourrait les appeler (rois dieux,»!
sage n'était pas contraire à cette manière^ s'exprimer. C'est l'eireur des trilhéiles;eft futcondamnée dans un concile tenu à Cû»
piègne en 1092. Roscelin abjura s^merrtur mais peu de temps après, il relira sort Air juralion, en déclarant qu'il n'avait à^i df «^ sorte que [>arce qu'il avait craint de se M assommé par un peuple ignorant. Cond^nof de nouveau dans le concile de Soissoos, tcui en 1093, il se retira en Angleterre, puJS^
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ml de goelqtie temps, il revint en France rtbabiU Paris, où il dogmatisa de nouveau. bmeoé, dit-on, h la loi catholique par la ibiritj de saint Tve5 de Chartres, il mourût rm 1107, chanoine de Saint -Martin de Cpors. C'est au moins ce que semblent nire les Bénédictins, auteurs de VHiêtoire irairt de la France^ tome IX. Aucun crie, oi parmi les anciens, ni parmi les iernes, ne fait expressément mention jbn écrit quelconque de la façon de Rosceji. Il ne parait pas en eifet qu'il ait rien *t sur son opinion chérie, qui enfanta les linaux, ni sur ses erreurs favorites touoi U Trinité et lîncarnation. Tous ceui i entreprirent de combattre ce double sys^ ie, Tttu de dialectique et Tautre de tbéo- ", comme aussi ceux qui les ont ensei» depais, donnent àjuh(er queRoscelin nlenta de les enseigner de vive voix, $e$ leçons publiques, sans rien écrire, moins d'anciens monuments semblent ir le contraire ; mais les arguments que en tire laissent beaucoup à désirer.
uo, du reste, peut les apprécier dans le Nnt ouvrage que nous avons indiqué plus
SiiDt Anselme le combattit avec avantage un traité intitulé : De ïa foi, de la Tria de rincamaiion. Toute la réfutation saint archevêque de Cantorhôry porto ce principe si simple et si vrai : C*est Von ne doit fms raisonner contre ce que (H nous enseigne, ni sMnsurger contre De l'Eglise croit; car il est stupide do 1er de parti pris tout ce que Ton ne peut rendre, puisqu'on est forcé d'avouer existe plusieurs choses qui sont auis de noire intelligence.
SV1TH£, religieuse de l'abbaye de ersheim, dans la Basse-Saxe, mérite l^anni les écrivains. £lle était Saxonne aaissaooe. Elle se consacra à Dieu dans ftuoistère de Gandersbeim , et eut pour es, dans les exercices de la vie moque , Richarde et Gerberçe. Dans ses ents de loisir, elle apprit la langue % prit quelque teinture du grec, et ruisii des grands principes de la uhipliie. Quelques-uns ont avancé quelle ' parvenue , par son mérite, à la dignité esse de Gandersheim; mais ils Tout Qdue avec une autre religieuse du e nom.
icarrs. — Panégyrique d'Othon i".— ^ihe composa, par ordre d'Othnn Il« i gouverna l'empire jusqu'en 98fc, le Mûrrique d*Olhon 1*% son père , mort le gû 973, el le dédia à Gerberge, son J^f qui était nièce du défunt. L'éj^tlre wttloire est en prose; mais le pauég^yrique *Wionest en vers héroïques, et Tinscrip- A. grecque. Des deux préfaces oui sont ^eo vers de même mesure, l'une est ' la vie d'Olbon , l'autre à Othon , son ^dcaiième du nom. Rosvithe commence ^ ^joge funèbre, en faisant voir qu'après ^ m race de Charlemagne fut éteinte, 'iipire rooiain passa aux Saxons; que Henri
biCTio?ii«. ne Patrologie. IV.
fut le premier empereur de cette nation; qu'il eut de l'impératrice Mathilde trois fils, Othon, Henri et Brunon, depuis archevêque de Cologne; et qu'Othon, en sa qualité a'alné, succéda è Henri. Ensuite elle entre dans le détail des actions de son héros, de ses guerres et de ses victoires. Elle finit par rexil de Bérenger, et par la déportation du Pape Jean XII, qui furent , Tun et l'autre , l'ouvrage d'OUion I*'. Rosvithe loue le zèle que ce prince fit paraître, en déposant Jean Xll , et en mettant sur le Saint-Siège Léon Vin, plus digne de le remplir. D'autres historiens ont pensé qu'Othon avait témoigné, en cette occasion, plus de zèle que de prudence. Ce Panégyrique a été mis plusieurs fois sous presse avec les autres ouvrages de Rosvithe à Nuremberg, en 1501, par Conrad Celles; puis à Francfort, en 15w, par Renberus. La dernière édition est celle de Francfort, en 1726, où il y a été imprimé dans la Collection de Renberus, avec les Notes elles Observatiom de Georges Joannus.
Autres ouvrages db ROSvrrnB. — Comédies. — Nous avons aussi de Rosvithe six comédies, à l'imitation de celles de Térence : la première, sur la conversion de Gallican et le martyre de saint Jean et saint Paul, sous Julien l'Apostat; la seconde, sur le martyre des saintes vierges Egape, Chioniaet Irène, qui souffrirent sous Dioclétien; la troisième, sur la résurrection de Calliuiaque et de Drusiane par saint Jean ; la quatrième, sur la chute et la pénitence de Marie , nièce do l'ermite Abraham; la ciufiuième, intitulée Pophnure , sur la conversion de la courti sane Thaïde; la sixième, sur le martyre des saintes vierges, Foi, Espérance et Charité.
Histoire de la sainte Vierge et de F Ascension du Seigneur. — Elle met en vers hexamètres VHistoire de la Naissance et de la Vie de la sainte Vierge, qu'elle avait trouvée, dit-elle , sous le nom de saint Jacques, frère du Seigneur. C'est le Protévangile de saint Jacuues , compté entre les livres apocryphes du Nouveau Testament. Elle dédia ce poëmo à Gerberge , qu'elle qualifie de la race royele. Son poème sur F Ascension du Seigneur est aussi en vers hexamètres. Elle prit , pour matière VHistoire de F Ascension , traduite du grec en latin , par un évêque nommé Jean.
Les actes de plusieurs martyrs. —Il sortit aussi de la plume de Rosvithe plusieurs poèmes en vers élégiaques , sur le martyre de saint Gangolfe, qui souffrit à Varennes, vers l'an 760.11 en est parlé dans les Boilandistes, au onzième de mai; celui de saint Pelage, tué par les Maures, à Cordoue, en 9S6, on le trouve dans le V tome des Bollandistes, au 26 de juin ; les vers en sont hexamètres. La chute et la pénitence de Théophile, économe de l'église d'Adane , en Cilicie , vers l'an 538. On peut , sur cela, consulter Bollandus , au quatrième jour de février. Les vers sont hexamètres léonins, c'est-à-dire rimes tant au milieu qu'à la fin. Il en est de mémo du poëme où elle raconte la conversion de lesclavede Protorius, et de ceux de saint Denis, martyr, vi do