‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 104 sur 207 · RU · texte numérisé non relu

RU

DiCTîONISAlRE

fttIF

ïtiU

lérable douceur de son caractère au milieu de tant de contradiciions, la solidité de son érudition et la variété de ses connaissances. Gennade de Marseille di' de lui qu'il tient un rang distingué parmi ]et docteurs de TEglise : NonminimaparêEûclësiœ doctorum, Gassieu et saint Sidoirte répètent ia même ohose i à peu près dans ]es mêmes termes. Saint Paulin ae Noie l'appelait un homme yraiment saint et saintement savant, égaler inent versé dans ia connaissance de la littérature sacrée et profane^ aussi bien grec-^ que que latine. Les pontifes romains de son temps en ont parlé avec une égale estimes èty quoique le Pape Gélase préfère saint Jérôme sur les points où ils ont été en con-^ testation^ toutefois il ne laisse pas de l'appeler un homme religieui, et de placer ad itonfbrddcs ouvrages approuvés par l'Ë^lise^ ceux cfu'il avait compo&és pour ex[)]tquGr ]6s saintes Ecritures» On a prétendu que le Pape Anastase ne s'était pas montré aussi favorable pour Rufin. C'est une erreur vivement combattue dans une dissertation savante sur l'orthodoxie de RuGn, publiée en 1758, parmi celles de TAcadémie de VEis-* ioir$ eccté8ia$tiqu$ de Bologne « ainsi que par un religieux dominicain, Bernard Marie de Rurbais, au chapitre xii de ses Monumeniê ecclésiastiqua d'Aquilée. On peut «onsultor à ce sujet Tiilemont, dom Ceillier, ËMics Dupin, Butler, Huet, Marlianay loi-même^ dans son édition de Sainte- Jérôme,

Explicatiùti. du SymboUé — On peut mettre à ia tète des ouvrages que Rtifin a composés de lui-même, ou plutôt, comme dit tiennade, par la grâce de DieUi son Exptiea-' iion du Sjftnbole dis apôtres. Il passe généralement pour être le plus parfait de ses ouvrages y et )e meiltear exposé de la doctrine apostolique, qui eût été fait jusqu'à luii quoiqu'on pût y désirer pIuS de con-^ eision. Ruiin fut engagé à ce travail par un évéquenomnïé Laurent» à qui il Va adressé, et il remarque, dans son épftre dédieatoire, que l'entreprise était d'autant plus difficile, qn*il est toujours dangereux de parler des choses de Dieu, même lorsqu'on n'en dit rien que de vrai. Il rappelle uue plusieurs avant lui avaient dé^ expliqué le Symbole, entre autres deux célèbres auteurs, qui en avaient laissé des commentaires pleins de précision; il parle aussi du commentaire qu'en avait fiiit l'hérésiarque Photln^ moins pour expliquer cette profession de foi apostolique que poui^ en tirer de quoi établir cette hévésit^ Pow iïiif sort dessein e9t ()e Texpli-

{ïïf Cette opinion, totu à fait libre, ii'esi pomt Mniculière à RuGii. C'était ceile du psipe saiiil GléiifeBt et de saint Irénée, si voisius des apélres. TertuUieii, saint Ambroisc et saint Jérôiuc luiluéme ne paraissent point s'être éloignes de ce sentiment. On peut voir teuris témoignages recueillis

Par Ponget , dans ses Insiitutiotu iathoUques , à article du Symbole des apétres, p:ir Lambert, dont lUnsIructioU sur le symbole n>st qirune répëttiLon de roQvragd de notre savant prêtre d'Aqnilée. D*o& ilbetiickil avec saint Augustin que c'est un point de

qucr, avec simplicité et autaut que possible avec les paroles mftmedes apôtres, pour suppléer aux omissions qui avaient écha^v )è aux écrivains qui avaient travaillé ataQi ui Sur cette matière. Rufin commence par établir l'authenticité du Svtnbole, et fait r^ monter soil origine jusqu aux apdtres eutmèûieM.

Après t'ascensioû du Sauveur, les apft.

très pleins de TEspri (-Saint, qui était teoi èe reposer sur chacun d*eux, soiis la fortot de langues de fèd, et les avait initiés dau la connaissance des langues diverses, pov qu'ilspussentsefaireentendredetouslesped»

^lés,atrânt de sedi^perser pour remplir W mission, âfhétèrcnt entre eux une formuli de profession dé foi, uniforme pôdt- (oatesM Eglises du fnohde, et lui donnèrent le aoii de Symbole; pour etprimer soit le ré^ullii des conférences qu'ils avaient tenues suri foi, soit le précis ou abrégé des articles di foi, réunis sous un même point de doctriof, par^ opposition àUx dogmes erronés qA avaient commencé k se répandre dès f temps de saint Paul; soit enfin pour mai quer fes fidèles entre eut, par alIusioD ii symbole oUMgne militaire qui servait distinguer lés soldats d'une armée, et K empècnait dC'se Confondre avec l'eûnemi [S; Ils né le mirerit point pai^ écrit, et se tentèrent de vouloir qu'il fût imprimé d }e cœur dos fldèlës, afln que les païens a>l eussent point connaissance; ce qui nau *^ pas manqué d'arriver, s'il eût été écrit du papier. (0)

Rutin comf»are le dessein des apûtresdaia la composition du Symbole avecrenlrepri#

3ue formèrent les enfants deNoé avant ieor ispersion; mais avec celle différence, qoa ceux-ci ne bissèrent pour monumentqQ'uot tour composée de brique et de bitume, ao lieu que ceux-là en ont laissé une composée de pierres vives et précieuses, taillêef par les mains du souverain architeclf, dont les fondements solides ne seront ja> mais ébranlés , ni par l'impétoosité M vents, ni par les tourbillons des tempêta* La méthode è laquelle il s*at(ache est excel^ lente et doit nous servir de règle. Il explic(ue \^s articles du Symbole successiveoeoU avec netteté et simplicité, et en confirmant ses explications par les passages les ptos formels de la sainte Ecriture. Lorsqu'il se rencontre quelque variété dans le texte il en rend compte, et justifie les différences par des motifs plausibles. Par exemple, à Rook, on disait simplement : Je cro$i en Dia^\* Pire toût-puissant f et dans l'église d'Aqui-

foi établi inviiiciMemefit pair la Ifadîtiuii el ne pouvant plus souffrir aucun doute, q«e ks^f^ très, réunie' et pleins du Saint-Esprit, fonnèreiit ensemble ce divin abrégé de toute la dodrioe ({^^'^ di!vaicai enseigner, pour servir de régie de m a toutes les Rgliscs du monde.

(G) Saîiit Jérôme étend cette pensée : i Cet an^tt^t^ abrégé de notre foi a été dressé par les ip^^f* pour être écrit, non aVec de l'encre, neiis wf " tables d3 notre coeur. > (Lcme à Pammanu tù^f le» erreurs de Jenn de JérHS0letn.)

tw

Page 1