RIT
DE PATKOLOGiE.
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èe oa «outftil ; inpisible et impassible , h ituM (le rhéréste de Sabeliius.
Nous fommençons por ce moi : Je crois ; omine i*apdlre a dit dans son EpUrs aux W/reux: La première condition pour approkfi de Diêu est de croire qts'iî existe » et riV/ récompensera ceux qui croient en lui Btbr. xj, 6); et le prophète : Si vous ne roycxpau vous n'auret pas ^intelligence liai, vu, 6.) ; c'est donc par la foi que 1 ou rriYek l'iotelligence. La plupart des acles t\â rie se dirigent par la foi ; ons*embar« Mtesor la foi d une heureuse navi.^tion; a sème, on se marie dans Tespérânce de C'.Kerdes fruits et des enfants. Je crois en ^. Par ce mot nous entendons une suhs* mue au-dessus de tout princirm éternel » 105 commencement ni fin, simple, sans auant* e5()ècce de mélange, invisible qui n'a oint de corfks, infinie dans ses perfections, kiui qui a donné Titre à tout ce qui eiistc, D peut ravoir reçu de qui que ce soit. Je f$is en Dieu le Pire. Qui dit père suppose B fils; comme le mot mattre» seigneur, ($t);oe un serviteur, un bien qui en déeDdeot. Quant au mystère de cette généra- »o, to secret en est impénétrable. Ici la iriosilé deviendrait téméraire; ou, si elle Hit porter plus loin ses recherches, qu'elle immeuce par rendre raison des mystères !■ nous environnent de toutes parts dans iiBftlure. Que l'on m'explique, si Ton peut, Uion de TAme avec le corps, le^s phéuo- ^oesde la mémoire, de la Lumière; tant l'iutres que nous avous sons les yeux, et p'il nous est impossible de comprendre, à tos forte raison ce qui est si loin de !a ortée de nos regards ou de notre intellijMce. Nous croyons, sur la foi de la pabSe de Dieu lui-même, qu'il est Père, par- (qu*il a rendu témoignage à son Fils par » l'aroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé *(l'Mj ai mis toutes mes complaisances ; ecou' fi'if. (Matth. XTii, 5.) Qui me voit^ nous dit » divin Fils, voit aussi mon Père, {Joan. uu^l) Mon Père et moi nous ne sommes ^*un. {Joan. x, 30.) Après une déclaration Ms$i formelle, <)ul oserait élever des dou* ^, séparer l*uoité, aller à rencontre de ce- ^i qui est la vérité et contester ce qu'il aforme de sa boucbe?Noos rappellerons Père, l'un (its en engendrant à la manièiu des '^iQGQC$,iDais produisant do sa propre subs- ^Qce un Fils qui est tout ce qu'il est lui- Qi^n<>, tout-puissant comme lui.
. ^t en Jésus^hrist , son Fils unique^ notre ^^i^neur^ Jésus^ c'est-à-dire Sauveur; figuré l^r le ebef hébreu qui devait introduire le i>euple de Dieu dans la terre promise ; ^^ume notre Jésus Sauveur devait nous Auranchir du joug de l'erreur, et nous ou- *nr le royaume céleste. Christ^ c'est-à-dire ^M( H tacrif comme étant le pontife éternel 'i^ Dieu» son Père, s oint do i'£spril-Saint ^voyé du ciel. Son Fils, par nature ut non ^ idopiioB. Unique^ parce qu'il est seul ; -y'i()ue parce quil est un avec Dieu sou icnî,é;^l à lui en toutes choses, comme se 'âUdul avec lui qu'une seule et méiùe subs-
tancc^. Qui est ne' de la Vierge Marie par l'opération du Saint-Esprit* Ici Rufin fait un rapprochement entre les paroles de la pro* phétie d*Isaie et celles de l'ange annonçant la naissance de Jésus; puis, à propos w la partqu'eut le Saint-Esprit dans la conception du Sauveur, il établit d'une manière trèsclaire el très-précise sa divinité, et fait voir, en parlant de la Trinité, que le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont un en substance, mais distingués personnellement. Il montre par plusieurs exemples qu'il n'était point impossible qno Jésus-Christ nac|UÎt d'une vierge, et qu'en naissant ainsi il n'a rien souffert d'indécent. Jésus-Christ a phs%é par le sein d'une vierge sans en èt^e souillé, comme le rayon du soleil pénètre h travers les objets les plus grossiers, sans contracter aucune tache de ce mélange. La Divinité n'est sujette à aucune des impressions des sens.
Qui a été crucifié êous Ponce Pilate. C'est une circonstance que les apôtres ont marquée avec soin, FK)ur fixer l'époque de la mort du Sauveur, et ne laisser dans l'esprit dos fidèles aucun doute sur la vérité de sm souffrances. Rufm rajiporte les divers pas^» sages des prophètes qui ont rapport aux dif-* férentes circonstances de Ut passion du Seî* gneur, et fait voir l'accomplissement de leurs prédictions par un parallèle suivi de tout ce qu'ils avaient annoncé avant l'avénemcnt des choses.
Qui est ressuscité des morts. Il n'a point été retenu par les liens de la mort ; mais en se ressuscitant lui-même, il a brisé les portes de la mort, comme un roi qui entre dans une prison pour en ouvrir les portes, .en rompre les verroux et rendre la li« bertô à ceux qui v sont détenus. La résurrection est prouvée par les prophéties qui lavaient annoncée et par les témoignages qui la confirment. 11 en est -de même da Iscension de Notre-Seigneur, et de son second avènement, au jour terrible où il viendra juger les vivants et les morts.
Je crois au Saint-Esprit, Par cette profession de foi nous reconnaissons le mys* tère de la sainte Trinité. Comme nous di* sons: Un Père, un Fils, et il n'y a point d'autrePère, point d'autre Fils; ainsi nous disons un Saint-Esprit, et il n'y a point d'autre Saint-Esprit. Le Père, le^Fils et le Saint* Esprit, quoique dislingnés par leurs per* sonnes, ne sont qu'un par leur substance. Nous disons Père, comme étant principe de tout; nous disons Fils, comme étant né do son Père , et nous disons le Saint-Esprit,, comme procédant du Père et du Fils, et sanctifiant tout; le môme Saint-Esprit qui a inspiré les prophètes de l'Ancien Testament,. les evan^étistes et les apôtres du Nouveau. Hufin fait ensuite le dénombrement des livres canoniques, tel qu'il l'avait appris des anciens. 11 ne met dans le canon de l'An* cien Testament que les livres qui sont re*^ connus par les Hébreux; mais il coovient qu'il y en avait d'autres qui se lisaieiDt dans I Balise avec édification, (ftioiqu'on nu lesin«^ vo(|BAt pas (tour (^ontumer les dogmes, ik
RUF
dit que les anciens les nommaient Litrei €celé$iattigu€$f et il met de ce nombre le livre de la Sagene^ celui de Sirach^ autrement YEecléiioilique; les livres de Tobie de Judith ei des Machabées^ et, dans le Nouveau Testament, le livre d'Uermas^ autrement appelé le Pasteur^ et \e Jugement de eaini Pierre. Il compte parmi les livres canoniques, outre les quatre Evangiles et les Actes des apôtres^ quatorze EpUres de saini Pauly deux de saint Pierre» une de saint Jacques, une de saint Jade, trois de saint Jean et VApocalypàe.
Je crois à la sainte Eglise catholique, Rufin dit, en parlantderE^slise, que, comme nous croyons un Dieu en trois personnes, nous devons croire aussi qu'il ny a qu*une Eglise, laquelle ne possède qu'une foi unique et qu'un seul baptdme. Il prouve même par divers passages de TEcriture qu'il n'y a
Su'une Eglise, et qu'il ne (leut en exister 'autres ; d'où il prend occasion de rappeler les principales hérésies qui avaient eu cours depuis la naissance de cette Eglise, et les marque toutes du sceau de la vanité et de l'anathème, comme étant séparées de la véritable société des saints. Il leur applique cette parole du Prophète : Je hais VE^ glise des méchants et je ne nf assiérai point avec les impies. (Psat. xxv, 5.) Il rapporte de suite, mais en peu de mots, toutes les erreurs qu'elles ont débitées, depuis les rêveries de Marcion, et que Ton condamne toutes ces sectes et que l'on s'attache è la doctrine de la sainte Église.
Rufin s'étend beaucoup sur Tarticle du Sjmt)o!e qui consacre la croyance à la résurrection des morts. Il affirme positivement que l'âme sera réunie à la même chair qu'elle avait animée en ce monde; cette chair eût-elle été dispersée et divisée. Il observe, comme nous i avons remarqué déjà en rendant compte de sa première apologie, que l'Eglise d'Aquilée, en récitant le Symbole, ajoutait un mot à l'article de la résurrection, et qu*au lieu de dire la résurrection de la chair, elle disait de cette chair, et qije Ton faisait le signe de la croix en finissant le Svmbole, afin que chaque fidèle sût que sa chair, en la conservant pure, deviendrait un vase d'honneur, et qu*au contraire elle deviendrait un vase de colère, en la souillant par le péché.
Bien que Rufin ne dise pas formellement et en termes précis que le symbole finissait, i'ans TEglise d'Aquilée, par l'article de la vie éternelle, il ne laisse aucun lieu d'en douter, puisqu'il explique encore cet article avec une certaine étendue, et termine son explication de la profession de foi apostolique, en disant que nous prions que Dieu nous accorde, et à tous ceux qui entendent ce Symbole et en ont gardé inviolablement la foi, la couronne de justice; qu'il nous fasse la grAce d*é(re du nombre de ceux qui ressuscitent à la vie éternelle, et d'être délivrés de la confusion et de l'opprobre qui n'aura point de fin.
ExpHcation des bénédictions de Jacob, —
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Le commentaire dans lequel il expliaoe l bénédictions données par le patriarai« i cob à ses ealàuts peut être rats à la tête < ses travaux sur rAncien Testament. U i engagea sur le refus de saint Paulin deN & la demande qui lui en avait été fake \à un prêtre noinmié Didier. Non moins n«destei^ Rufin , qui s'était d'abord défends, finit par céder; et envoya cecommentiln partagé en deux livres, dont le premia traite particulièrement de la bénédictiooé Juda. Il l'explique dans les trois sens, hi$t» rique, moral et mystique ; en rapiiorte r<tft jet à Jésus-Christ, mais sans exclure J de qui les descendants devaient être
f précurseurs naturels du Messie. L*hisioirc a main, nous démontrons que jusqu'à naissance de Jésus Christ, confiirmém^ol la prophétie, le sceptre est resté dans maison de Juda, sans nulle interropt' jusqu'au temps d'Hérode, qui, comme i* serve très-bien l'historien Josèpbe, ^ étranger, et s'empara de la couronne autre titre que son ambition. A ce room précis, on a vu |)araltre celui qui avait promis, le Messie, q[^ui était 1 attente nations; ce qui se vérifie par laprédicali de l'Evangile et la propagation oes Egir Rufin méprise l'explication que les J donnaient aux paroles suivant<>s : H son ànon à la vigne. {Gen. xus, 11.) En ils entendaient par là que les terres de tribu de Ju'la seraient si plantées de nf qu'on n'y trouverait plus aucun entre brisseau, même pour y attacher un â' Les paroles : Il lavera sa robe dam le (Ibid.) sont expliquées par le sang da veur, d'où jaillirent les sources sacrées baptême et de l'Eucharistie. Comme ta (' du Verbe Je Dieu est la nourriture des faits, ainsi son sang est leur breuvage. Le second livre donne rexpHcaiioo chacune des prophéties adressées anxattl! enfants du patriarche, en commençant { celle de Ruoen, et en finissant par ceiie Renjamin, le dernier des douze frères. Dai Texplication de la prophétie de Dan observe que par ces paroles : Qve devienne comme un serpent dans h cheinM ilbid.^ 17j, quelques inlerprètes entenflaiefrt l'Antéchrist, qu*ils disaient devoir naître 'M la tribu de Dan, et d'antres les attriboaifol au traître Judas. Pour lui , il croit que Din«
Sui signiffejtij^e, doit s'expliquer de Jwu*hrist, Fils de Dieu, à qui le Père, ainsi q»* saint Jean Ta remarqué, a donné tout pouvoir déjuger, el qu'il n'y a point d'inconfénien» * expliquer aussi du Saureur ce qui est ^^ du serpent, puisqu'il est compare au »^ pent, dans le chapitre in% ▼. iV, de fEts^ gile de saint Jean^ où nous lisons : Cof"^ Moïse dans le désert éleva en haut le ie?'*| d'airain^ de même il faut que le Fil*^ V homme soit élevée afin que tous «mM ^ ris. Il dit que plusieurs appliQuaieoi u bénédiction de Renjamin à rapotre saioi Paul, qui était de cette tribu, et en em-t, saint Augustin fait voir que cei ^^^f accompli ce que Jacob dit de Reryainin : i*