III. Dans Jacob qui sert Laban, aGn d'é
I)Ouser Rachel, il voit Jésus-Christ qui ayant a forme et la nature de Dieu.... s'est anéanti lui-même, en prenant la forme et la nature de serviteur, a fait pén ilence pour les péchés du monde, et entin est mort sur une croix pour les expier. Dans Lia que Laban lait entrer dans la chambre de Jacob, au lieu de Rachel qu'il lui avait promise, et pour laquelle il avait servi sept ans; il voit i'Eglise formée de toutes les nations du monde, qui ne connaissaient point et qui n'invoquaient point le nom du Seigneur, substituée à la Synagogue, pour laquelle seule Jésus-Christ semblait être venu au monde, comme il le témoiçne, quand il dit à la Chananéenne: Je iCaiiié envoyé qu'aux brebis perdues delà maison d'Israël. (Mailh. XV, 24.) ^
Dans les esclaves que Laban donna à chacune de ses filles, et dont Jacob devait avoir des enfants, il voit ce qui arrive dans l'Eglise, où, les uns par amour, les autres par crainte ou par tout autre motif que i)Our Jésus-Christ, se soumettent à l'Evangile. Il en est qui, ayant une foi pure et entière, engendrent des enfants spirituels à Jésus- Christ; mais il en est d'autres qui, n'ayant que l'apparence de la piété, prêchent et baptisent hors de TEglise. Les sectes de ceuxci sont comme des concubines dont les enfants n'auront point de part à Théritage do leur père, à moins qu'ils ne rentrent dans le sein de leur vérilab o mère, l'E^liso ca-
"^ tholique. Dans la joie que font paraître l«s
^ femmes de Jacob, lorsqu'elles mettent de^
c enfants au monde, il voit un modèle pour
^ les âmes chrétiennes, qui doivent atoir k
^ même désir d'engendrer à Jésus«Christ des
^ enfants spirituels. Dans Laban qui poursuit
Jacob, lorsque celui-ci quitte la Mèso()uia-
mie avec ses femmes et ses enfants pour r^
tourner dans sa patrie, il nous fait vilr
comment le monde poursuit ceux qui li
quittent, sans vouloir rien posséder; coia.
ment il emploie non-seulement la scthifJ
tion, mais encore la violence pour les oiJtJ
gerà suivre ses funestes exemples, boi
autre côté, dans Rachel qui enlève les id^
les de Laban, il envisage ceux oui, a|>rt(
avoir quitté le monde, se livrent a raTan4i
qui est une idolâtrie, jusqu'à faire serTirl
ministère ecclésiastique a tromper, eljo^
qu'à mettre à prix d'argent les cous ^Àf^
tuels de Dieu.