‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 11 sur 207 · NOS · texte numérisé non relu

NOS

rent la Neustrfe et rAroiénois. Nilhard prit K'^ armes |>our les repousser, mais il recul A \a iète une f)le5sure dont il mourut vers Tan 858 ou 859.

NilharJ est auteur de VHistoire des dtrifiimi inire Us fiis de Louis le- Débonnaire, «|Ti il composa par ordre de l'empereur Charle»-le-Cbauve. Quoique cette histoire (si i*coéo excepte rintrodut;tion, qui remonte jojqDÏ Chariemagne) n*eml>rasse qu*un esf Jte de trois oa quatre ans, c*est un des Ofcrccaax les plus curieux de la collection de DOS annales, parce que l'auteur, à la (vis bomme de guerre et d*£!at, aui n*a aanqué ni d^csprit ni de jugement, rut télacin des événements qu*il raconte , et a c:unn les causes secrètes çui les avaient jnyJails. Son ouvrage est divisé en quatre l'^res. Le premier, qui serXd introduction, r^nfenne le récit sommaire de ce qui s*e$t l )>:»é depuis Tan 814 jusqu'à 1 an S^i^O. Dans l-î Iroîs autres livres, précéJés cliacun une préface, fauteur est exact h marquer « épofijues de chaque fait, et à indiaucr le i rfj qui en fut Je théâtre. Il n ouhlie pas f a plus de faire mention des éclii'Ses et •:) changements de saisons, ainsi que des I !aci|iaux événements de l'histoire gênéf j.e. L'ouvrage de Nitbard prouve un homme L'i>truit el inénoe un écrivain assez habile «i:n5 Tordre et la disposition de sa narrat>«D. Sonstjle, à la vérité, est souvent obscaret embarrassé, mais ce défaut doit élro «lîribué en partie au siècle dans lequel il a écrit. ?ilhou <*st le jïremier qui ait tiré de In {xjussière V Histoire de Nithard. Il l'in- >^:a dins les douze historiens contcmponins, qui furent imprimés, d'abord à Paris, rQ 1588, puis à Francfort , en 1594, Celle f;ui<iO est pleine de fautes, que Duchesno oim^a daus la suite, en publiant à son u*4r rotivra^c de Nithard, en 1636. il se Xvmt au tome W de s^s historiens de frafx*, d'où Kulpis la fait passer dans le siea, qui parut h Strasbourg en 1685. iinfin, c'iMïi Bbti(]ael en a donné, en 1749, une édit^^a beaucoup plus correcte dans le Recueil fies historiens des Gaules et de la France, l*vit VIL Le président Cousin, dans le premier tome de son Histoire de l'empire clOcndtnt, a publié, en 1685, une traduction française de Thistoire de Nithard; c*est la s^ale uue Ton possède; mais elle est loin <'é(re bonne, et on y remarque mémepluiieors fautes très-graves. Nithard a rapporté» eo rofDan el en tudesque, les serments prè* tés i Strasbourg, en 842, par Charles-le- Chaave, Louis-ie-Germanique, et leurs armées respectives. C'est un morceau précieux pour 1 histoire des anciens dialectes de TEurope. Bodin la publié dans le v* livre de sa Mfpublique, en 1578.

^ SIZON, un des disciples de Waselin, à Tabbayede Saint-Laurent de Lié^e dans la preiaière moitié du xn' siècle, n*élait [)as oé avec de grandes dispositions pour les lettres. Cétait, dit Ileiner, un homme d'un **pnt|iesani, sans vivacité, mais qui, par un luvaii o^duîAtre, s'éleva à rintelligcnce des

choses res plus difficiles. La méditation et la lecture furent comme deux ailes qui lui permirent d'atteindre aux plus grands suc" cès. 11 remplaça Jean dans la direction des écoles. Il avait une simplicité d'enfant et était incapable de tromper, mais il était souvent irompé. Reiner, qui nous fait ce portrait de sou maître, en avait fait plusieurs fois l'expérience, comme il nous le témoigne lui-môme. Cependant, ajoute-t-il, tout bon homuie ç|u'il élait, il était prompt do la main; mais ses coups portaient souvent en lair, et quand nous le voyions prêt à frapper, nous savions fesquiver adroiioment. Le seul écrit que cet historien lui atlribue est un Livre de la vie et des miracles du bienheureux Frédéric, évoque de Lié^e, livio dont nous ne pourrions garantir lexistence aduelle. Nizon avait aussi cultivé la musique, qui faisait alors partie des occupalions d*un écolâire : £'/ara« edidit melodias, et on lui doit la composition des offices des saints martyrs saint Jean et saint Paul, saint Nazaire et saint Celse.

NOET, un des premiers hérésiarques qui attaquèrent le dogme de la Trinité était origmaire du Smyrne. Il se laissa aveugler par le |)eu do science qu'il avait acquise, et son orgueil le porta à confondre Jésus-Christ avec le Père. Il enseigna que c'était une même et unique personne qui avait été engendrée de la sainte Vierge, et qui avait vécu er souffert. Celle personne prenait tantôt le nom de Père, et tantôt celui de Fils , suivant les nécessités et les circonstances. A Timpiété, il ajoutait l'extravagance, eu se donnant pour Moïse, et un frère qu'il avait pour Aaron. Les prêtres de Smyrne, informés de ses prédicalions, l'assignèrent à comparatlrc et I examinèrent en présence de l'Ëglise. H désavoua dans cette circonstance les erreurs qui lui étaient reprochées. Maisayarit trouvé moyen par la suite de répandre secrètement son venin dans quelques esprits, dont plusieurs étaient malheureusement prévenus des mêmes sentiments, il commença à soutenir ouvertement ses hérésies. Les prêtres l'appelèrent une seconde fois devant eux et le reprirent sévèrement de sa faute ; mais lui , dans une résistance orgueilleuse, leur demanda quel mal il faisait, puisqu'il honorait Jésus-Christ et ne reconnaissait qu'un seul Dieu, qui était né, avait souffert et était mort. Ceux-ci lui réi)ondirent qu'ils ne connaissaient non plus qu'un seul Dieu, mais quMIs connaissaient aussi Jésus - Christ, qu'ils connaissaient le Fils qui a souffert

[)Our nous, qui est mort, qui est ressuscité e troisième jour, qui est assis h la droite de Dieur et qui viendra jugçr les vivants el les morts. « Ct en disant cela , ajoutèreritils, nous disons ce que nous avons appris. » Noët, s'opiniâtrant dana son erreur, les saints prêtres, après l'avoir convaincu, le chassèrent de TËglise. On trouve ces erreurs parfaitement réfutées h la fln du Traité que saint Hippolvte, évêcme et martvr, composa contre les hérésies, (ray. rarticle que nous avons consacré aux ouvrages de ce saint

Page 1