‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 114 sur 207 · II6S · texte numérisé non relu

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larice G( son élude des lirres sainU et des écrits des Pères, et pour ne pas marcher $8B^ guide dsns cette roie nouyelle, il se o)i( 50US la conduite de févéque Sidoine et Fausicde Riez. f/Bgiise de Limoges étant Tirante dès i an hl%^ Rurice fut choisi dit 105 après pour remplir ce sié^e. Nous ne [lAoroDS axer la durée de son épiscopat; («r nous n'ayons aucuns monuments qui pni55eDtoous donner le temps de sa morL Fortunat, évéqoe de Poitiers, quia fait son fpiuphe coiqoiTitemcnt avec celui de Ruricoi, HiopetiC-Gls, dit que leur réputation s'est Mae par toute la terre ; que Tua Mtit I Limoges une église en l^honneur de saint U.^usiin; Tautre sous le nom de saint ferre.

5c$ LriTRis, — Nous n'avons d'autres bits de Rurice aue ses lettres qu^on a dis*

E buées en deux livres. Le premier en con* Dt dix-huit et le second soixante. Elles i( toute la politesse que le siècle lians Iquel elles ont été écrites permeltaiL ^mmeil en connaissait le défaut, pour le ^rriger, il avait lu les meilleurs auteurs des ifics précédents, principalement les let* Ysde Sulpice Sévère* Ce sont pour la plu*» Irl ou d<*s exhortations h la vertu et à la liie des vanités du siècle, ou des lettres de alilesse et d'amitié. Dans la première lr«bsée à Fausie de Riez, il lui dit qu'il le llfiit toujours )iar la pensée, mais qn'il Hihaitait le voir des yeux du corps et 'aller se désaltérer h la source même de ^uelie étaient sortis les écrits qui avaient iini^ et échauffé sa froideur. Il lé prie de il écrire souvent, nofi des lettres de dou- Kr, mais des exhortations vives et fortes.

Etales d'ouvrir ses uloères pour l'engager s guérir. Dans la seconde, il confesse • pfcliés, comme le meilleur moyen d'en ftenir le pardon. Il montre par I exemple ^Tenfant prodigue, que la conversion du ^, quand elle est sincère, cflace tous les itbés. Il parait par la troisième qu'il avait irié une de ses filles à Hespérius, poëte M>re de son temps, et que saint Sidoine

?ile la perle des lettres et des amis.

ts la sixième il fait l'éloge des ouvrages ^MinlHilaire de Poitiers, dont le prêtre H'^dif^n lui avait envoyé deux volumes.

Niiièmc, à saint Loup de Troyes, a pour ule commerce des lettres qu'ils désiraient olueilement entretenir. La quinzième es^ t tomplément de condoléance sur la mort I Léonce, évèque d'Arles, et de lélicitation CoQjus sur sou élection à Tépiscopat.

La 'luatrième du second livre est adressée Stioace et h Ceraunia pour les consoler ^ la mort de leurfille.il emploie les mêmes ^ifs que l'ApAtre dans sa première Epttre iiThessalomciens, et ajoute cette réflexion ir la résurrection et la récompense de -Hre vie : Comme les choses futures, par »'|K»rt à nous, sont déjà présentes à l'é- M de Dieu, la foi du fidèle catholique doit < faire regarder comme présentes les ré- •t'penses célestes qu'il espère posséder un J^ après las avoir méritées par ses œa-

DiCTiomi. DB Patboloo». IVf

vres. Il explique dans la deuxième eomn^enc les fidèles sont les cohéritiers de Jésus-Christ et les enfants de Dieu par adoption, au lieu que Jésus-Christ est seul Fils de Dieu par nature. Dans la deuxième, il fait voir que le cinauantième psaume de David était consacré a la pénitence et au pardon , parce qu'en même temps que le ^lécbeur y déplore les iniquités, il en espère le pardon de la lionlé du Seignear. La treizième est adressée à deux prêtres de Limoges avec qui Rurice avait eu un procès ; il fait la première dé* marche, afin de leur faciliter le moyen de se réunir à leur évèque. On voit par la quatorzième qu'il faisait travailler à diverses peintures, et que Ceraunia lui demanda son peintre. Il le lui envoya, et en même tem}:8 une lettre dans laquelle il l'exhortait à orner son âme d'autant de vertus que le peintre employait de variétés de couleurs pour décorer les murailles. Dans la seizième il prie Turencius de lui envoyer louvragc do saint Augustin intitulé : Cité de Dieu. La dix-septième et la dix-huitième sont adressées à Sédatus, évèque de Nîmes, qni s'était plaint de ue recevoir aucune lettre de Rurice. Il s*excu$e sur sa didlcullé à exprimer les sentiments de son cœur ; toutefois |K)ur donner des preuves à cet évèque de sa soumission, il lui écrivit deux lettres en même temps, une en prose et Tautre en vers. On voit par la trente-ouatrième que Rurice avait envoyé un. cheval à Sédatus , et [lar la description qu'il en donne, ce cheval était sans défaut dans la taille et dans le train. Sédatus l'ayant monté trouva l'éloge d'un plus grand prix que la valeur, c 11 était beau et bon, dit-il, dans la lettre de Rurice, mais très-mauvais en campagne.» Rurice fait une semblable peinture du cheval qu*il avait envoyé à Celse, qui peut-être ne se trouva pas meilleur que celui de Sédatus. Il intercède dans la dix-neuvième pour des coupables qui s'étaient réfugiés dans son église pour éviter les poursuites du juge. Il con« jure Rustique de leur pardonner, autatit pour éviter la confu>ion de les voir condamner, que pour so mériter à lui-même Bir ce pardon une récompense de la part de ieu. Dans la trente-deuxième à saint Césaire d'Arles, il s*excuse de ce que sa santé ne lui avait pas permis d'assister au concile d'Agde où se trouvaient réunis tous les évè-

aues des Goths. Dans la cinquante*septième loue la fermeté de Tévèque Apruncuius, qui, pour corriger un pécheur, Tavait retranché de la communion. Ces châtiments, dit-il, sont utiles, parce que ceux qui sont sourds aux remontrances paterneltesy écoutent la voix de la punition infligée aux incorrigibles.

RUSTICDS, diacre de TEglise romaine et confident du Pape Vi^çile, écrivit contre la condamnation des trois chapitres. Il se déclara contre son judieatum dès le commen-; cernent de Tan &9; et manda à plusieurs évèques, entre autres, à saint Aurelien, évèque d'Arles, et k Valentinien,. évèque de Tomi dans la Scythie, que ce Pa|>e avAîi

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