‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 120 sur 207 · S.UI · texte numérisé non relu

S.UI

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It^menl un exemplaire de son corps, com ne a victime du bouc qu*offrent les Juifs ? — A Dieu ne plaise, répliqua i'évèque Saniolias, que nous disions jamais que cetle sainte f communion est un exemplaire du corps de Josus-Clirist, ou un pain nu, une figure, une image; non, ce que nous prenons est véritablement le corps déifié du Christ, notre Dieu, qui a pris la chair et est né de Uarie, Mère de Dieu, toujours vierge. Voilà ce que nous croirons et confessons, suivant la parole du Christ même; car, daus la cène mystique, il donne le pain à ses disciples en di>ant : Prenez, mangtz^ ceci est mon corps; de même en leur remettant le calice il dit : Ceci est mon sang. {Matth. ilxvi, 20.) ]l ne dit pas : Ceci est un exemplaire ou la fifÇure de mon corps et de mon sang. Le Christ dit encore plusieurs fois : Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie étemelle, (Joan. V, 56.) Ayant donc le Christ pour té« moin que c'est son corps et son sangque nous recevons, comment pourrions-nous douter encore, sf nous le cro)[ons Dieu et le Fils de Dieu? Car, si de rien il a fait le monde, et si sa parole est v(^ritable, vivante, efficace et tiule-puissante, et si étant le Seigneur il fait tout ce qu^il veut, ne peut-il pas changer In pain en son corps, et le vin mêlé d*eau en son propre sang? »

L*évêque ayant répondu à cette autre question -.Pourquoi le Christ a voulu donner son cor{is et son sang sous Tespèce du jiain et du vin, et non sous celle d'une autre matière, le Sarrasin conclul : « Il est bien évident que vous avez bien expliqué les mystères et les sacrements de la foi chrétienne; mais quelqu'un pourrait encore douter de ceci : Gomment Dieu étant un, et le corps de Jésus-Christ étant un aussi, il est néanmoins divisé en une infhiité de corps et de parcelles. Par ces divisions y at-ii plusieurs Christs ou un seul? et dans chaque parcelle est -il un et le même et tout entrer ? V L'évoque répondit: a Cest par les choses sensibles et matérielles que nous démontruns ce qui est au-dessus de la matière et de la nature. Que chacun écoute donc cet exemple et en comprenne la portée. Quelqu'un prend un miroir, le jçtte ))ar terre, le brise en plusieurs morceaux; dans chaque morceau cependant il voit son image tout entière. Cet exemple lui fera comprendre que dans chaque fragment, chaciue parcelle, en quel temps et quel nombre fie fois, en quel lieu on la rom{)e, la chair de Jésus-Christ demeure tout entière. Un autre «exemple : La parole que profère un homme, celui qui parle l'entend, les assistants Tentendent aussi; et quoiqu'il y en ait beaucoup à l'entendre, ils ne l'entendent pourtant pas divisée, mais tout entière. Il en e.st de même pour le corps de Jésus-Christ. Ce irès-saint corps, assis à la droite du Père, demeure en lui-même tout entier*; mais le pain offert et consacré dans le sacrifice, changé au corps du Christ par la puissance divine et la descente du Saint-Esprit, quoiqu'on le divise, demeure cependant tout

entier Jan^s d»«».|iio fragment, de mêmeqQ^ ceux aui é>:uutent parler quelqu'un cntoo dentsn parole non divisée, mais tout entière.» Le Sarrasin Achmed admira ces expliia* tions, reuicrcia beaucoup l*évêque, et protesta qu'il ne lui restait plus aucune ilifTicult^.

On trouve cet entretien du bienheureni Samonas dans la Bibliothèque des Phrts^ de Lyon, t. XVIII, p. 5T7. Il a été reproduit dans le Cours complet de Patrologie.

SAMSON, archevêque de Reims, nous a laissé une lettre circulaire à ses fidèles. 11 avait eu à défendre les droits de son Eglise contre Louis Vil, roi de France, qui anit donné à son frère Henri, la trésorerie du chapitre. Samson demanda la révocation df cette donation, et l'obtint. Cette victoire, il crut devoir la faire connaître à tous les fidèles. Le roi, y dit le prélat, ayantreconnu son injustice et avoué sa faute, nous avons

f»ensé qu'il était convenable d*en iDSlrutre es fidèles présents cl à venir, et de oiet* tre obstacle |)ar cette publicité même à ce qu'aucun prince dans la suite, entraîné ptr un tel exemple, n'ose renouveler une seinblable entreprise. » Telle était la liberté .les archevêques de cette époque vis à-visdesrois.

SAMSON DE Nanteuil, poëte anglo- normand, écrivait en Angleterre, sous le rè^^ne d'Etienne successeur de Henri 1", de tl3o à 115k

Il a traduit en vers français !e Iirre da Proverbes de Salomon, à la prière u'Adelaïde de Condé, épouse de Osbert de CoDdê, seigneur de Horn-Castle.

Ce poème, que nous trouvons dans le Musœum Britannicum^ est précédé d'un pn»* logueen vers de huit syl labiés, comme la induction dle-uiême. En voici un éciiantilloa:

A tort se lait miirir de fain Ki assez at et hlé et pain, Turner li pot l*iiiti à pèresce Se ne s*eii paisi u à feblesce ; S*il faineillail è ne se paîtse El par des deings mûrir «e laisse De cels est dune, si cum jeo crei Ki al moulin muèrent de sei.

Pur neni irreît conqiierre en France, Ki suflraile at en babuudance...

Le style do l'auteur est rempli de maiimes et de sentences, il cite fort souvent lc> auteurs de la bonne latinité, Horace, Virgile, Cicéron, etc., qui paraissent lui être très-familiers.

Celle traduction des Proverbes^ est le seul ouvrage que nous ayons de cet écrivain

SAMUEL, prêtre de TEglise iïEdessfi an V* siècle, écrivit plusieurs ouvrages en >y riaque, contre les ennemis de l'Ç^lise, 5U^ tout contre lesNestoriens et les Eutjcbieos et contre lesTiraothéens, c'esl-è-dire contre ceux du parti de Timothée Elure.lldt^pciï't ces trois sortes d'hérétiques comme tine bête h trois têtes, et il les réfute par la (J(h> trine de l'Eglise et par l'autorité de Tenture sainte. Contre les nestoriens il monire que le Verbe est un Homme-Dieu néduiw vierge, et non pas un pur homme; contn? les Eu ty chiens que Dieu a pris une rïtit

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DE ^ATROUMB.

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tbjinlans le sein <le M Vierge, (tn'il ne l'a (MMiii eue (lu ciel, el que sa chair ifa |mis i^té rirriiéedun air condensé; enfin contre les Tjinntliéens, il fait Toir que le Verbe sVst i^liciocnC fiiitchairt que tout en demeurant (lAn^i sa substance aussi bien que l*humaniié ans sa nature* il s*est fait une seule per- M)nne par Punion et non pas par le mélange 'j>5 deui natures. ;Le premier d'entre les »rcu58(eurs d*Ibas d'Euessej, était un Sdh muel, prêtre do cette Eglise. Le temps, le lifoja dignité, le savoir, font juger que c'était le même Samuel dont nous ()drlons , qui après la mort d'Ibas, avec qui il serait réconcilié, serait passé à Constautinople , selon que le dît Gennade, et où il aurait MDibattu les erreurs des hérétiques de son Koips.

SAMCEL de Maroc, rabbin conrerlr dont oousarons un traité de donlrovcrse contre Ih Juifs, vivait dans la seconde moitié du XI* siècle. Son livre est adressé à un aulre Juif nommé Isaac, dont il loue extrêmement le savoir, et auquel il propose ses objections sous la forme de doutes et de diincultés, (|ui, dit-il, le remplissent de crainte et H'tn<]uiétude. « Pourquoi, lui demande-t-il, I1UU& autres Juifs sommes-nous généraleiDtrnt frappés de Dieu dans cette captivité ^]m dar«i depuis plus de mille ans , tan- <iis que nos pères oui avaient adoré les idoles , tué les prophètes et rejeté la loi de Dieu ne lurent punis que pendant soixantetiix ans dans la captivité de fiabylone? Et cependant TEcriture marque cette punition ^'uioie le plus grand effet de la colère de Dieu. Pour nous, nous ne voyons aucun l^rme prescrit à celle qui nous frappe, ni ^*n$ la loi , ni dans les prophètes. Il faut <iGnc que nous ayons commis depuis lors quelque péché plus grand que ne Tétait Tidolâirie ae nos pères ; car il est à croire aue cous subissons cette désolation, gui, selon le prophète Daniel, doit durer jusqu'à la fin. (f^an. ix,27.) — Je crains beaucoup, ajoute-t-il, que notre péché ne soit d'avoir venJu et mis à mort ce Jésus que les Chrétieusadorent. » Surquoi^il rapporte plusieurs |4ssa^es d'Isaïe et des autres prophètes ^ louchant la passion de Jésus , et remarque que ces passages se rapportent parfaitement avec ce qui en est raconté daiis notre Evanr Kiie. il insiste sur la prophétie de Daniel» $ur les froixante-deux semaines, à Texpiraii'tu desquelles il est dit que le Christ sera lue» la ville détruite, el le sacrifice aboli. « Je ne vois point, di4-il,. qu'il nous soit po:>sii^ie d'é(;l]apper aux conséquences de cette propliéiie, accomplie depuis plus de mille ^f par les mains de* Titus et des Romains, « U di^tin^ue et prouve par l'Ecriture les deui avènements du Messie, l'un dans l'huluilité et l'autre dans la gloire. Il prouve é^aleiaent la réprobation des Juifs et l'éicciioQ des Gentils.

A la fin de cet écrit, Samuel emploie <A)Utre les Juifs ce qu'on lit dans VAlcoran <^t ses commentaires. «Les Sairasins, dit-il, re<onnai$$ent qu'il était le Mo^^sie orédit

et qu'il avait regut de Dieu le pouvoir de faire des miracles, de ffuérir toutes les maladies, de chasser les démons et de ressusciter les morts; qu'il savait tout et qu'it connaissait le secret des coeurs t qu'il a mé* prisé les richesses et les plaisirs sensuels; enfin, qu'il est le Verbe de Dieu. Or, dit-il, quoique les Chrétiens ne nous alléguait pas ce témoignage, qui n a pas plus d'autorité che^ eux que ctiHZ nous , il ne laisse pas d*6tre embarrassant poumons, et avantageux pour eux. V Cet écrit du rabbin Samuel de Maroc mérite d'èti-e connu , et Iiourrait se répandre- utilement parmi les tiifs. On le trouve dans \et Bibliothèque des Piresj de Lyon, tome XVIII, et tome IV, do Paris.

SANCTE, poêle chrétien du v* siècle, nous est connu par les lettres de Paulin qui le qualifie de fidèle serviteur de Dieu et d*homme parfiiitement versé dans la science des Ecritures. Entre les principaux talents de Sancte, saint Paulin loue en particulier celui qu*il avait pour la poésie cnrétienne. De toutes les pièces néanmoins qu'il a pu composer dans ce genre de littérature, nous Bravons connaissance que de son poème sur la parabole des dix vierges de l'EvsMigfle; encore est-il perdu. Nous avons dans la Bibliothèque des Pères une éclogue que l'on attribue à Sancte, et encore faut-il lui faire porter le nom d*Endéléchus. Cette éclogue parle d'une contagion qui, après avoir ravagé la Pannonie, Tlllyrie et la Belgique, ruinait les troupeaux ; mais elle ajoute que les Chrétiens en préservaient les leurs par le signe de la croix.

SARAZIN (Jbar), d'abord religieux de Saint-Denis et ensuite abbé de Verceil, en Italie, était, d'après plusieurs écrivains, Anglais de nation. Il traduisit du grec en latin la hiérarchie céleste que l'on attribue ordinairement à saint Denis l'Aréopagite, quoiqu'il soit suffisamment prouvé que ce traité lui est postérieur de plusieurs siècles^ U nous a laissé pareillement la> traduction de la théologie mystique et du livre sur les noms divins attribues également au môme auteur. Ces traductions de Jean Sarazin ont été imprimées à Cologne en 1536 et ensuite dans plusieurs autres villes. On a. recueilli dans Te seizième volume de la nouvelle collection des historiens dé France deui lettres de Jean Sopazin : toutes deux, font mention de la traduction de l'ouvrage intitulé : De la hiérarchie céleste: L'un reirferme quehpics réfiexions suc la difficulté de traduire, s>ir la diirérence de génie entre les deux Inn- (^ues; l'autre annonce qu'il vient de traduire, à la prière de Jean de Sarisbéry, le livre De la hiérarchie ecclésiastique. Ct*s deux lettres sont de Tannée 1167. L'éno:)ue de sa mort n'est pas très-certaine : on la met vers l'an 1180.

SCOT, Irlandais de naissance, comme Tindique son surnom d'Erigène, après avoir étudié avec quelque succès dans sa patrie, passa en Franc-e vers le commencement du règne de Charles le Chauve » en 8h6. Sa ré-

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piitalion Yy avait précédé. Ce prince , qui aimait Ips sciences, conçut pour lui une grande cslime. Il goûta son caractère enjoué, au point de Tadmettre à sa table et de s*en- Krelenir familièrement avec lui. Versé dans )a connaissance du grec» plein de la lecture d'Aristote, qu'il élevait au-dessus de tous !os écrivains, et qu'il présentait comme le philosophe par excellence; accueilli par les savants do Paris, consulté par le monarque français, \wr Hincmar de Reims et par d'autres théologiens, Jean Scot parvint a se faire refçarder lui-même comme Toracle de là philosophie. C'était un esprit vif et hardi; mais peu versé dans les matières de la re- )i|^ion. Malgré cela , il voulut se mêler de questions théologiques, et, en se livrante son génie sophistique» il fronda l'Ecriture vi la tradition, et tomba dans plusieurs erreurs. Ses écrits ne tardèrent pas à soulever tous (eux qui étaient attachés à la religion. Le Pape Nicolas 1" en porta ses plaintes au monarque protecteur de ce téméraire écri- Tain. On ne sait pas si elles firent effet sur l'esprit de Cliarles le Chauve; ce qui parait constant, c'est que Jean Scot termina ses jours en France, quelques années avant ce prince, qui mourut en 877. Ainsi c'est une erreur de dire gu'il soit retourné en An-^ gieterre, et qu'il y ait été tué, en 883, à coups de canif par ses écoliers. Une autre erreur, réfutée par Noël Alexandre^ est celle qui le fait fondateur de l'université de Paris

Traité de la prédesiinalion. — Le plus connu des écrits de Jean Scot est celui qu'il intitula, De la prédestination divine^ adressé h Hincmar de Reims et h Pardule de Lyon , qui Pavaient engagé à le composer. H se Sentit extrêmement flatté du choix que ces prélats avaient fait de lui pour soutenir ce qu'il appelle la foi ou la profession de fui catholique ; et, plein de connance en ses propres lumières, il se vante, dès sa préface, d'avoir rendu à )a foi sa splendeur et détruit les dogmes diaboliques de ses adver^ saires. Son ouvrage est divisé en dix-neuf chapitres, dans ksquels il s'efforce de montrer qu'ail n'y a qu'une seule prédestination, qui est celle des élus, et que le péché et la peine, n'étant qu'une privation de la justice et de la félicite, Dieu ne peut, ni les prévoir^ ni les prédestiner. Il met en œuvre, pour prouver son sentiment, toutes lessul>tilitéa de la dialectique. Il employa aussi quelquefois l'autorité de l'Ecriture et des Pères, et particulièrement de saint Augustin, dont il rapporte de longs passages. Il ne dissimule pas que ce Père et plusieurs autres parlent d'une prédestination à la mort et à la peine; mais il répond que c'est abusivement qu'ils se sont servis de ces sortes d'expressions; et que, par la prédestination desimpies h la mort ou a la peine, il ne faut pas entendre autre chose, sinon que Dieu met des bornes à leurs licences et à leurs passions pour le mal, en arrêtant le cours de leur yie, de peur qu'en les laissant en ce monde , Us ne continuent leurs désordres. C'est là,

dit-il, la peine que Dieu imf>ose am oic* chants qui n'en ont pas de plus gran.ie «in^* de se voir hors d'état de vivre dans le libertinage. Il soutient que la prévisiou et la prédestination sont en Dieu la mêuie chose, et qu'elle n'a lien que dans les élus. Sur quoi il cite un passage de TEpitre aui Uomains, qui prouve tout le contraire. Or, quoique saint Paul n'y parle que des éios, il distingue, du moins à leur égard, U prescience de la prédestination. C'est surtout à Gothescalc que Scot en veut dans son traiie. Ce moine s'appuyait de Tautorité de saint Augustin, mais il alléguait encore plusieurs antres Pères. Scot le traite d'hérétique et d'inter|)olateur des écrits de ces saints docteurs, et soutient qu'il leur faisait parler un langage de son invention, ou plutôt de celk du diable. Il passe sous sileoce lesdeui

f professions de foi de Gothescalc, et ne te* ève de la seconde que le passage dans lequel cet infortuné s offrait de prouver For- Inodoxie de sa doctrine par répreuve (ie l'huile bouillante. Scot» définissant Thérè* sie de Gothescalc, dit qu'elle tenait le mi* lieu entre colle de Pelage, qui donnait loat au libre arbitre, et celle qui donne tout à il. grâce.

Cet écrit fut très-mal accueilli du public; on trouva qu'il renouvelait plusieurs er* reurs, et en particulier celle de Pelage. L'&i glise de Lyon s'en alarma. Peu satisfait! de la réfutation de saint Prudence^ évèqut. de Troyes, elle cliargea son diacre FloruS' de le réfuter. Florus , comme nous raTOOi vu è son article, s'acquitta dignement delà commission. Il partagea sa réponse en ai^ tant de chapitres, dans lesquels il suit soe adversaire pas à pas, s'attachent surtout i combattre, dès le commencement, les qua* tre règles de la dialectique par lesquelles le philosophe théologien prétendait décider sans peine toutes les matières de religioa, et les articles mémos de la foi. Ces quatre règles étaient, selon lui, la division, la déli* nition, la démonstration et fanalyse. Florus lui démontre que la philosophie sans la fru ne sert qu'à nous égarer, et que la croyan(t^ ne se rè^le point |)ar la raison , mais \'9t rautorité. Il lui rapnello et lui fait sentir les monstrueuses conséquences qui résultaieot de son système. Ces conséquences ne cotn* battaient pas seulement la prescience de Diea, la prédestination et la grâce, mais elles ten* daient à faire croire que la peine de Tenfer n'allait pas au delà du souvenir de ses péchés et du tourment de sa conscience.

De la division des natures. ^ Le trai(â u'il composa sous le litre : De la ditisîen es deux natures^ fut imprimé à Oiford ta 1681. Cest un ouvrage plein de raisonnements métaphysiques , dont le but est de montrer que, comme avant la création do monde, il n'y avait que Dlwu, etquen lui étaient les causes de toutes les oalores créées; de même, après la Gn du tDOode, il n'y aura que Dieu, et que toutes les natures créées retourneront dus la nature iQ~ créée. Il est en forme de dialogue et di-

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