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Ti>éenciDq livres. Le Pape Honorins III if romJatnoa en 1226, à la requête de GaaiftjiT, arcbevèt|ae de Sens. Cesl ce qu'on ;a dans un manuscrit de labbaye du Mont ^u)(-Uicbe), et dans laChronique d*Alberic ile Trois-Fontaines, qui ajouta que Vou^ rra;e fut brûlé publiquement. Une des erreurs que Scoly avance, c'est qu'après sa résurrection» l'humanité de Jésus-Christ fut *ià\v^('e en sa divinité; et que, par une (eœblalile conversion, le corps do l'iiomme iera changé en son âme au jour de la résur- H\m générale.
Dt la vision de Dieu et de V Eucharistie. — Le premier de ces deux traités n'a pas enur^ é(é rendu public; nous n'en avons que f commencement, où il dit que tous les CR> corporels naissent de la conjonction ir \'hme avec le corps. 3cot s*eierça aussi iir r£uchdristie ; mais à peine son écrit i(-ii répandu, qu'Adrévald, moine de Fleuri, à op(iosa un grand nombre de passages es Pères uui ne sont pas tous également ric.ii en faveur de la présence réelle. Il e (iit pas même clairement quel était le (miment de Scot sur ce mystère, et on nesait u*il le combat que parce qu'il en averi à la tète de son ouvrage , qui porte ce ire : Du corps et du sang de Jésus^Christ mfrr les inepties de Jean Scot. Ce livre fut (tri dans le concile de Verccil , en 1030 , ;ooQdanméaa feu par celui de Rome, en R9. Si l'on en croit Bérenger, Scot l'avait M»|)osé par ordre du roi Charles, et il y èreloppe cette proposition , que le sacrelaot de l'autel n est pas le vrai corps et le ni sang du Sauveur, mais qu'il n'en est ae la communication. La réfutation qu'en lAdrévald est rapportée dans le tome XU 9 Spicilége.
TaiDucTioNs. — On ne sait par quel mofie luème prince engagea Scot à traduire ilatiD les ouvrages de saint Denys TAréoi;ile. Longtemps auparavant, l'empereur ichel avait déjà envoyé à Louis le Dé- »DQaire une traduction latine de cet ou- ^H^i que Ton conservait dans l'abbaye de K>nuDenis. Scot dédia la sienne au roi l»«rles par deux épttres, l'une en vingt ^^ éiégiaques et l'autre en prose. On I a Dpririiée à Cologne, en 1530eten 1536, avec 'Qlrcs anciennes versions des écrits du >^me Père. Scot s'attache à traduire le 'lie mot à mot, ce qui rend la traduction l^feiire et difficile. Quoique le Pape Nico- 'f I" se fût plaint qu'on eût répandu celle *^)i, sans l'avoir auparavant fait approu« ^'^m le Saint-Siège, Anastase le biblio- <^'aire ne laisse pas d'en faire l'éloge dans "^lettre au roi Charles, en observant tou- *»'M|u'elle n'avait pas toute la clarté nét'^^aire. Scot joignit à sa traduction un rwis(je l'histoire de saint Denys, en vingt- 'i^tre vers éiégiaques. Il le fait évèque iVA- ^nes, mais il remarque gue l'on suppo- ^11 df son temps qu'il avait été envoyé en ronce (lar le Pape saint Clément» pour y "noncer l'Evangile, et qu'il y avait répandu Q ^ang pour lo foi. Ussenus a donné les
deux épitres déJicatoires dans son Recueil des Lettres Uibemaises^ avec celle d'Anastase au roi Charles. Scot traduisit aussi en fntin hsScholies de saint Maxime, sur les passages difficiles de saint Grégoire deNazianze. Cette édition fut imprimée à Oxford en 1681, avec les cinq livres /)e (a dtvtaion des natures. On lui attribue les extraits qui nous restent du Traité de Macrobe^ sur la différence et la conformité des langues grecque et latine^ imprimés ordinairement è la suite des écrits de cet auteur; mais on n'en a pas de bonnes preuves.
Autres écrits. — II n'y en a pas plus pour lui attribuer un Commentaire sur les écrits de saint Denys, qu'il avait mis en Idtin-; un autre sur saint Matthieu: un Traité des devoirs de Vhomme ^ neuf livres sur les Morales d'Aristote, un Traité sur les mystè" res sans tache; un sur la manière d'instruire les enfants des nobles ; un de la foi contre les barbares: un sur les visions de saint Denys; un sur les dogmes des philosophes^ et des tomes de paraphrases. On peut en diro autant d'une version latine de (|uelquos histoires miraculeuses rapportées parles Grecs. Il y a plus de raison de le reconnaître pour auteur d'une homélie non imprimée, sur lo commencement de l'Evangile selon saint Jean^ puisqu'il est dit dans un manuscrit, provenant de l'abbaye de Saint -Evrou! ,
Îu'elle est de Jean Scot, traducteur de la Hérarchie de saint Denys. Le traité sur les Catégories d'Aristote n est autre, selon la Chronique d'Albéric, que celui De la division des natures. Le style de Scot est communément beau, quelquefois trop diiïus, mais ses raisonnements sont loin d'être solides et concluants.
SCYTHIEN, Sarrasin de nation, homme d*un esprit vif et brillant, profond dans les sciences grecques, parut vers le milieu du m* siècle. Quoiqu'il eût quelque connaissance de la religion chrétienne et des saintes Ecritures, il n'avait cependant rien de commun avec le christianisme et le judaïsme. L'envie de se voir à la tète d un fiarti, lui fit inventer de nouveaux dogmes. I raisonna sur les principes de Pythagore et d'Ëmpédocle, et avec t'aide du démon, il s'imagina que, puisque le monde était rempli de choses contraires et opposées l'une à l'autre, il fallait que cette opposition vint de deux principes ennemis. Pour établir cette doctrine, il composa quatre livres, tous d'assez peu d'étendue, le premier, intitulé, De TEvangile: le second.
Des chapitres ;\e troisième, Des Mystères; le quatrième. Des trésors. Le premier ne renfermait aucune des actions de Jésus- Christ, et n'avait rien de commun avec l'Evangile que le simple titre. Scythien s*était proposé d'infecter la Judée de ses erreurs ; mais il y mourut peu de temps après son arrivée. Ses livres passèrent entre les mains de Terbinthe et ensuite de Cabriquo
Îui prit plus tard le nom de Manès, auteur e 1 hérésie qui porte son nom.
SECOND y évèque de Tigise, dans une