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lettre à Mensurius, évAque de Canliage, raconte les actes que les persécuteurs de TRglise avaient commis en Numidie, et In manière par laquelle plusieurs avaient été
Ëris pour ne pas avoir voulu livrer les saintes crituresy ainsi que les tourments et les souffrances qu'ils avalent eu à endurer. Il disait qu'on leur devait Thonneur que l'on accorde aux martyrs. Il ajoutait que le curateur et le conseil de la ville de Tigise lui avaient envoyé un centenier avec un exempt pour lui demander les livres saints afin de les brûler; mais qu'il leur avait jrépondu : Je suis chrétien etévéque et non traditeur. Comme ils voulaient qu'il leurdonnAt au moins quelques papiers, ilTavait refusé constamment à l'exemple d'Eléazar.
SEDATUS» quil faut distinguer du prélat du même nom qui fut évoque de Béziers, était lui-même évêq)ie de Nîmes et lié (l'une étroite amitié avec saint Rurice de Limoges» comme on peut s'en convaincre par la lecture de leurs lettres. Oa a des raisons de penser qu il était son aîné dans j'épiscopat, puisqu'au concile d'Agde qui se tint en 506» on trouve sa signature après celle de révoque du lieu, laquelle suit immédiatement celles des métropolitains.
Cette circonstance ne l'empêchait pas de montrer un grand respect pour les lumières de saint Rurice qu*il pressait souvent de lui communiquer ses ouvrages. Nous possédons même un petit poème que celuici composa à sa prière. Il assista encore à un concile de Toulouse, dont l'époque nous est inconnue aussi bien que celle de sa mort. Nous avons trois lettres de Sédatus, toutes trois adressées à saint Rurice. Les deux premières ne sont à proprement parler que des billets d'amitié, pour lui témoigner le désir qu*il avait de le voir et de recevoir de ses nouvelles. La troisième ne nous est pas parvenue toute entière. C'est une réponse a une lettre par laquelle saint Rurice lui annonçait qu'il lui envoyait un cheval, dont il lui faisait un portrait accompli, mais que Sédatus représente comme la plus mauvaise bête qui se puisse monter. Il s'est glissé nne faute considérable dans ta première édition de celte lettre; on Ta mêlée et presque entièrement confondue avec la première lettre du second livre de saint Sidoine Apollinaire, ce qui la rend fort difficile & reconnaître. Au reste ces trois lettres ne sont pas les seules que Sédatus ait écrites; on voit j)ar la collection de celles de saint Rurice qu'ils en avaient échangé un grand nombre d'autres.
SEDATUS, évêque de Beziers assista au concile de Tolède, tenu en 589, et à celui deNarbonne, assemblé le premier novembre de la même année. On lui attribue une Homélie sur l'Epiphanie, imprimée dans le tome \I de la Bibliothèque des Pères. Elle est d'un style simole et net, tel qu'il convient à l'homélie. Sédatus explique dans un sens spirituel les trois mystères que l'on célébrait en ce jour; Tadoration des Mages, le baptême de Jésus-Christ et le chani/o-
ment dVau en vin aux noces de Cana. Il explique l(^ retour des Mages par uu auiro chemin, de la conduite ditiérente que noos devons garder lorsque nou$ nous €onTer;i>« sons à Dieu. L'orgueil nous a fait tomber; il faut nous relever par rhumilité, qui seule
[>eut nous faire rentrer dans le paradis que e péché de vanité nous avait fait perdre. Le cent troisième sermon dans l'Ap^^udift de saint Augustin porte le nom de SéJatiu; mais il n'est pas du même style que le))r^ cèdent. Ce n'est qu'un composé deplusifun fragments de divers sermons. LecentTin.ir neuvième dans le même Appendice eM tn^ core du même auteur.
SEDULIUS, appelé aussi COECIUUS. fl.rissait vers la Gn du iv* siècle. II s'appiitioa dans sa jeunesse aux études séculières rî principalement à la philosophie. Plus \iH il embrassa le joug de Jésus-Christ et n« s'appliqua plus qu'à l'étude des divines Ecritures et fut élevé à la dignité du s^vtt* doce, et même selon quelques-uns à la \li* gnilé de prélat.
Son POEMB. — A la prière de l'abbé MacédOi nius il composasonPaëmepa«ca/.A près ravoir terminé il le lui envoya avec une lellredad laquelle il parle avec de grands éloges dl dcu X prêtres, Tun nommé Laure.nt, eti autrd (îallican. Il y faitaussi l'éloge d'Orsiii, di Félin et de saint Jérôme, et d'iHie vier^^l nommée Syndétique ou Synéletique.
Sedulius appelle son poème pascal, parct crue Jésus-Christ dont il fait l'histoire e$1 I a^^neau pascal qui a été immolé pour noust cet ouvrage est divisé en auatre livres ;daRi le premier il décrit les événements priuci* paux de l'Ancien Testament et s'y é\èTé avec beaucoup de force contre le culte dn faux dieux. Il parle dans le second de i| naissance du- Messie sorti du sein duM Vierge, de l'adoration des mages, des er»seignements de Jésus-Christ dans le teoip c de son baptême, de son jeûne, de ia ^mj* tion des apôtres. Le troisième coDiaiei •« par le miracle que Jésus-Christ fit aui h •" ces de Cana ; ensuite l'auteur y rapporte «rri grand nombre de miracles opérés |«ar '•* Sauveur en diverses occasions. Il raitMit:* dans le quatrième ce qui s'est passé depu:» la dernière cène de Jésus-Christ jusqu'às»?! ascension dans le ciel. Tout ce que dit .vdulius sur le Nouveau Testament e^t tir^ des quatre évangélistes dont il fait une ^• pèce de concordance. Il y rapporte que i^ sus-Christ après sa résurrection, a))(4ru; premièremeut à sa Mère.
... B^us se vinbtu anais, Luce palam Domuuu prhu obhtiit, «t bom meUr Grmàia dmdgatis mraaUa. quœ fvk olm Âdvementis iter, hmc ùi redckiUU ei indexa
' Ces quatre livres sont en vers héroiiu'-^. mais l'abbé Macédonius Tayanl prié ^^ les mettre en prose, Sedulius le salH'U toutefois il ajouta à sa prose quelques Y^iw^ endroits que la règle des vers naraitp«t souffrir. Ciet ouvrage est divisé en cinq i«vres. En les envoyant à Macédonius, wu** lius lui écrivit une lettre dans laiitielle i