‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 123 sur 207 · SED · texte numérisé non relu

SED

DE PÂTROLOGIE.

SEH

liif

loi dit que pour distinguer ses, deux ouvrate$t ii a douoéau premier le titre do Poème ^$fai, et au second celui d'Ouvrage pasm/.

AcTtis ÉcRrrs/ — Nous avons encore K>u3lenoin de Sedulius, un poème qui a looroi à r£glîse les hymnes qu'elle chante m fêtes de Noël et de TEpiphanie et qui noferioe en abrégé Tbistoire de la vie de l«$us-Christ. Dans les vers adressés à l'empereur Tbéodose, Sedulius promet une hisloire de la création. Il n'en dit rien dans Hkfl Foëme poêcal^ d*où il faut conclure qu'il ù rien écrit sur cette matière, ou que cet rarrage n*est pas venu jusqu'à nous. Bède c bit auteur d*un poëme en vers élégia- |or$dan.s lequel il compare TAncien avec w* Nouveau Testament et que d*autres ont «*ii>iié sous le nom du consul Astérius. II ummence par ces paroles : Cantemuê sociif 15P trouve dans le t. IX' de la Bibliothèque «r/Vrff.deLyon.

Ut ORAGES ATTRIBUAS A SSDULIUS. — On

f»uve à la suite de VOuvrage pascal de Se- •hus, uu commentaire sur toutes lesfptfcrdfiaîfilPauJ, qui porte son nom; mais oajoute que ce Sedulius était d'origine Icdssatse.On a donné k ce commentaire le Irede/?ecti«t7 parce que fauteur le comese de divers irat^ments des commentaires e plusieurs auteurs*

ilfiBMBXT DB9 ÉCRITS DB SbDCLIUS. — A

luie son Poème pascal fut-il publié, que M eo fit reloge dans un concile tenu à «me eu 49i. Libéral et Béiisaire le louetoi aussi; mais le plus grand éloge que uD puisse en faire est la publicité que lui OAna le consul Astérius avec ces paroles : M Sedulius était un homme juste et quUl avait pas corrompu sa poésie par le ménage du mensonge : « Sa foi pure, dit-il, et Urâce du Saint-Esprit qui conduisaient sa lame lui permettaient d être poêle, mais 00 pas menteur, r Sa poésie est brillante, liire et douce, et possède en même temps ttucoup d«; force et de majesté. Son latin M assez pur, mais sa prose a moins d'agrékuis que ses vers. Aide Mauuce les impri- »• en lo02.

SËDUUUS, surnommé le Jeune pour le mnguer du poète de ce nom, était Ecosaud origine et florissait en 818. Hcpidan- [^ moiue de Saint-Gai, lui attribue un 09imentaire sur toutes les EpUres de saint «»' qu'il avait tiré des écrits d'Origène, [tusèbe, de saint Ambroise, saint Jean Ji^VNOsiome, saint Jérôme et de quelques ♦i|re$l%cs de l'Eglise. De sorte quece n'était I" une compilation des anciens comiucn- •«rev sur ces épitres. Cet ouvrage fut im- '['i»*» pour la première fois à Bûle, en 1528 ' ensuite dans les Bibliothèques des Pères. j^n inroii encore auteur d*un Commentaire i^miM/ Matthieu^ écrit dans le même style Ni?isé en trois cent cinquante-cinq cha- |*"^^s. C'est aussi à Sedulius le Jeune que ^ï^ailribue divers ouvrages que Trithème ''»nne à Sedulius l'ancien, un livre de let- ^^U UDfort volume sur Priscitn ; un troi-

sième sur la première édilion de Donat et

Î quelques autres, Trithème ne rapporte pas e commencement de ces ouvrages comme il le fait ordinairement à l'égard des écrits qu'il avait vus lui'-môme. II indique seulement le titre du livre des lettres par ces mots : Sedulius Ecossais. On cite un manuscrit de la bibliothèque de Leyde qui contient l'explication que l'évéque Sedulius a faite de la première édition de Donat. Cette inscription peut servira montrer que Sedulius le Jeune a été évéque, ce qu'on ne trouve nglle part ailleurs.

SEHËRE, q^ui devint abbé de Cbaumousej»

était né à Epmal, petite ville de Lorraine, sur la Moselle. Ruyr, dans ses Antiquités dit qu'il était pAtre,et quoique lui-même ne le dise pas expressément, sa narration l'insinue. Dégoûté du monde, il se retira, avec quelques amis, dans un lieu appelé Châte- Iet,à quelque distance de Tabbaye de Remiremont. La ils se mirent sous la conduite d'un vénérable prêtre, nommé Anthénor, et après sa mort, qui arriva vers 1090, Sehére fut élu abbé de la communauté naissante; il prit l'habit de chanoine régulier et la règle de saint Augustin. Vers le m^me temps, à la prière de Ludolfe, doyen de l'Eglise deXoul, il se chargea du gouvernement do réglise qui venait d*être construite en dehors des murs de la ville de Tout. Comme sa communauté du Châlelet croissait de jour en jour, il fonda l'abhaye de Chaumousey dans une terre que lui donna Thierry, seigneur de l'endroit. Il eut quelques dillicultes, après la mort de Thierry, avec Joselin, son frère el son héritier, au sujet de celte terre; mais Pibon, évêque de Toul, termina cette atTaire au moyen d'une somme de douze livres de dédommagement. Sehère fut de nouveau élu abbé de cette nouvelle maison, obtint du Saint-Siège la confirmation de rérection deChaumouseyen abbaye et la présentation à \a cure de TEglise, avec les dtmes et les offrandes. Le|Pape confirma cette donation faite à lui et à ses successeurs par Pibon ; ce qui fut depuis le sujet d'un long procès entre Sehère et (lisèle, abbesse de Remiremont. Cette alfaire fut portée au tribunal du Pape, et donna lieu à plusieurs lettres de part et d'autre, jusqu'à ce que le différend fut terminé par un accommodement que Sehère fit proposer à Gisèle. Le pieux abbé mourut le 8 mai 1120.

Ses écrits. — Nous avons de l'abbé Sehère un ouvrage intitulé: De l'origine du monastère de Chaumousey , de Tordre de Saint-Augustin au diocèse de Toul. il est divisé en deux livres. Le premier traite de l'origine et des commencements de Tabbayo de Chaumousey, et de celle de Saint-l^c^'un de Toul. L'auteur y rapporte les princi|)aux événements arrivés pendant près de ({uarante ans, en y c miprcnant le temps que la communauté avait passé au ChAtelet, avant sa transmigration k Chaumousey, Les deux

farauds procès que Sehère eut k soutenir, ont une partie considérable de ce premier livre. Dans le second, l'auteur plein de re-

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