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fais bonne ehire, {Luc. x ii, i 9. ) Les Manichéens ne pouvaient répondre qu'il y a deux sortes d'Ames, Tune qui suggère de bonnes pensées, l'autre de mauvaises; car cette opinion serait absurde. Ainsi, il fallait qu'ils convinssent que c'est la même âme qui passe du bien au mal, ou du mal au bien par le choix de sa volonté. Saint Sérapion donne pour preuve les divers changements arrivés à Demas, k Judas, à saint Pierre. Demas se laisse emporter à l'amour du siècle après avoir accompagné saint Paul dans les travaux de son apostolat. Judas est devenu avare après avoir chassé les démons et opéré des miracles. Saint Pierre, de pécheur devient apôtre, et renie Jésus-Christ après ravoir confessé. Saint Séra[)ion déclare qu'il ne rapporte les fautes de cet apôtre que pour montrer que l'homme est méchant par son choix et non par sa nature.
Lettres de saint Sérapion. — Son livre des Psaumes. — Saint Sérapion écrivit aussi plusieurs lettres, mais aucune n'est venue jusqu'à nous : on ne laisse pas cependant d'en connaître le sujet. Dans une, il priait saint Athanase de lui envoyer la suite <ic ses persécutions, la réfutation de l'hérésie arienne , et l'histoire de la mort tragique d'Arius. Dans une j autre, il fait part à ce même évêque d'une nouvelle hérésie dont les sectateurs niaient la divinité du Saint- Esprit, et soutenaient qu*il était une créature, et Tun des esprits ministres de Dieu, différents des anges par le rang et non par nature. Saint Sérapion lui marquait en même temps sur quoi ces hérétiques fondaient leur nouvelle doctrine. Saiot Jérôme déclare que ce saint évêque avait écrit à diverses personnes plusieurs lettres très-utiles. 11 ajoute qu'il avait composé un ouvrage sur le titre des Psaumes, 11 est probable que Socrate a puisé dans une de ses lettres le fragment qu'il rapporte en ces termes : Sérapion, range de l'Eglise des Tbmuistes»
disait que l'Âme était purifiée par la science, que l'appélit irascible était guéri par la charité et les désirs deshonnêtes réprimés par l'abstinence.
On a attribué à saint Sérapion un ouvrage intitulé : Poëme Paschat^ dont nous avons rendu compte à l'article Sédulius à qui il appartient réellement.
SERGIUS, qualifié confesseur, parce qu'il avait été dépouillé de tous ses biens, et tourmenté plusieurs fois pour la défense du culte des Images, écrivit une Histoire ecclésiastique et civile. Photius qui l'avait lue, dit qu'elle commençait aux premières ai'tions de Tempereur Michel-le-nègue, en 820, et que, remontant ensuite à Constantin Copronyine, Sergius rapportait toutes ses niauvaij^es actions, et ce qui s^était passé dans 1 Empire jusqu'à la huitième année de Miihi^l 828. Il rapportait dans cette bis* toire les fnils qui intéressaient l'Etat et l'Eglise , ses propres actions pendant qu'il servait dans 1 armée , et sa manière de penser sur les dogmes de la religion.
Photius ajoute encore que le style de historien était net, sans ornements affe^t^
3ue sa composition ne paraissait pas ét< iée ; mais qu'elle était naturelle, farite ^ agréable, telle, en un mot, qu'il convienij une histoire ecclésiastique. Il ne nous n rien maintenant decette histoire; mais il présumer que les auteurs qui Tout suivi] ont trouvédes matériaux d'unegrandeutlij SERLON, que les Anglais comptent^ nombre de leurs écrivains, naquit en mandie où il fut d'aliord chanoine de la thédraled'Avranches, puis moine au Mi Saint-Michel, dans le même diocèse, il fut retiré, au bout de cinq ans p
Î;ouverner l'abbaye de Glocester ; it a bénédiclion abbatiale des mains de If^stan, évêque de Vorschester, le S9 1072. Scrlon eut besoin de tout son rage et de toute la sagacité d'un zèle tenu par la grâce d'en haut, pour rétai sa maison réduite alors au plus pitoy état. Mais Dieu bénit ses efforts, et it avant de mourir, b consolation de voir nis dans son monastère plus de cent nés. à la place de dix seulement qn' avait trouvés en y entrant. Mais cet florissant ne se soutint [)as, et cette abli succomba peu après sa mort, arrivée en 11
Serinn eut la fermeté d*écrire à Gi laume le Houx, roi d'Angleterre, |our| annoncer le malheur dont la colère dr le menaçait, et qui n'était que trop n comme révénement ne tarda {^s à le ft ver. Cette lettre n'est pas venue ius-j nous ; mais nous savons quVIle roulait] tièrement sur une vision qu'avait eue danl le somueil un moine de Glocei homme qui justiQait une grand répuidj de sainteté par sa vertu. Ordéric Viia) porte cette vision, que Serlon avait ln$< dans sa lettre, en la présentant axa respect et tous les autres correctifs conviennent à un sujet parlant h non verain, avec le désir d'être entendu, roi qui le reçut au moment oi]t il se dii sait a partir pour une partie de chasse,] fit qu'en plaisanter. Ce fut prcisémeiU ^ cette chasse qu'il trouva la mort, c* montre, dit un ancien auteur, que l*dvîsj pieux abbé, ainsi que la vision du nul n'était pas sans fondement. Wiim PiL<4 et plusieurs autres bibliographes ïuvii au nombre des écrits de Serlon des d mentaires sur les cinq Livres de Moîse,| Recueil de proverbes ou iiaraboles, un tre d'homélies, cl un Traité contre les glements des moines. Nous nous ran^( d'autant plus volontiers à leur opinion, tous ces écrits, rt larticulièrement k nier, conviennent parfaitement au cara^^ll que les historien^: nccurdent à l'abbé SH*rl|
SHULON, sorti do lancienne i*t nul maison irOr^or, fil d &bord profes^^iou la Rè^le de Siint-Denolt, dans le niouaM^ de Saint-£vronl, dont il fut ensuite atl pendant l'espace de deux ans. Il assista. 1091, au concile que Guillaume, archeiéql de Rouen, assembla pour donner un sue-
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ne PÂTROLOGIE.
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essear k Girard, évèque de Séez, mort n comroenceiuent de celle année, ei y fut boisi, du consentemeot de tous les évêuts pour remplir ce siège. 11 gouverna dte Eglise l'espace de trente-deux ans, et uilii'duooupè siiuITrirdo la fiart de Robert eBclesmey doni les mauvais traitements <4i!i(;èrent de passer en Angleterre. L*an 103, éunt à la suite du roi Henri 1*% sucftMfur de Guillaume, comme il allait celétr: les saints mvstères, le jour de Pâques Careoun, il saperçui que Téglise était tv plie des meubles des paysans qui les y rflicnl apportés pour les mellre à couvert ti j>iiiage de Robert 11 fit un discours sur ■i sujet, en présence du roi. 11 parla en ténie temps avec tant de force contre ceux ni laissaient croître leur barbe et leurs ereux, que ce prince et toute sa suite )b$eutirent qu'il les dépouillât do tous ces lijis ornements. Le P. Pommeraye nous a )a$ervé un précis de ce discours dans son \iitoirt des archevêques de Rouen. Ordéric Hait qui fait aussi mention de ce sermon rétiié devant le roi Henri, pour rengager remédier aux maux dont TEglise de Nornodie était alors affligée, couible Serlon éloges, et le représente comme Tbomme >ptus éloquent que la Normandie ait proikii.
.^ERLON (le Vénérable), abbé de Savigni, iquil h Valbadon, près Bayeux. Il suivit y leçons de Geoffroy, dont les exemples ieutlui furent plus utiles encore, carceii*ci ayant quitté le siècle pour se faire 'iigieux à Cerizy, son disciple ïy suivit et "litassa comme lui la vie religieuse. En tl3, ils I assèrent Tun et Pautre au mrmas- Tf" ile Savigni, près d*Avranches, dont la fK' éiail plus austère. Les progrèis qu'ils y ^ni dans la vie spirituelle sous le bien- Lureui abbé Vital leur méritèrent à Tun et à luire l'honneur de lui succéder, Geotl'roy tkrd eD 1122, et Serlon en 1140, après la m d'Erv.in, successeur de Geoffroy.
Oïdtme l'abbé Serlon était fort vigilant à iuuenir l'exacte discipline dans les (M- (i>e$ maisons de son ordre, il devint à ^i^irehi)uel()uos abbés d'Angleterre et ils ^4Millèrent sourdement à miner son auto- »i^; il &*en aperçut et se Qt alTiiier par le "(j'i Eugène IIJ à la maison de Clleaux, lui
• tous les monastères de son obédience. A|»rè$ cela, Serlon voulut abdiquer et se lirer à Clairvaux, mais saint Bernard ne
• liu permit pas tant qu*il vécut. A sa mort K' déiiiii shns opposition de ses fonctions, > «^ITès avoir passé cinq années comme 3iMe religieux à Clairvaux, il mourut en >:irdc sainteté en 1158.
<>rid dit de Serlon qu'il était un homme
•^-instruit et fort éloquent, vir ralde Ut-'
^'fdius.cujui eloquium erat accepiabile super
^'' (t favam. Ses écrits ne démentent point
-i éio^e.
11 nous reste de lui trois ouvrages: le pre- ;<'trse compose de vingt-deux sermons, ♦♦■mnnijsur la Pentecôte, deux sur saint ^'^'Ba|Histe, un pour la fête de saint Pier-
ve^ deux sur TAssomption de la très-sainte Vierge, deux sur sa Nativité, quatre pour la fête de tous les Saints, deux sur la Dédicace de l'église de Savigni, un sur l'A vent, un sur la fôte de Noël, un sur rAnnonciation, et enfui un sur le très-saint sacrement de rEucharistie.
Ces discours» quoique très-simples, renferment une morale exacte et les plus heureuses applications do la sainte Ecriture. On y retrouve toute la tendre piété de leur auteur.
Le second ouvrage de l'abbé de Savi^nt se compose de pensées morales et allégoriques sur divers passages de la sainte Ecriture. 11 est à croire que ce sont des fragments de discours ou d'écrits que nous n*avons plus.
Les catalogues de n anuscrits d'Angleterre, de Belgique et de ceux de Tancieune bibliothèque de Saint-Germain- des -Prés mentionnent un autre ouvrage de Serlon : c'est une Exposition de VOraison Dominicale, L*auteur y explique en détail le sens moral de son texte. Quoique cet écrit brille peu par les ornements du style, on y trouve beaucoup de clarté, d'onction et de solidité jointes à la concision.
D. Mabillon dit de Serlon qu*il est un des
f^emiers historiens de Tordre de Ctieaux. I cite k cette occasion un passai^e de notre auteur dans ses réflexions sur la réponse de Tabbé de la Trapi^e au Traité ries études mo" nastiques y ce (\ui prouve qu'il avait Touvrage entre ses mains. Aucun catalogue de bibliothèque ne fait mention de cet écrit.
SERVAIS, évéque de Tongres, transporta son siè^e épiscopal de cette ville en celle de Maëstricht, où ce siège resta jusqu'au viii* siècle, qu'il fut transféré à Liège. Il assista en 3^7 au concile de Sardique, où saint Athanase fut absous, et au concile de Rimini en 359, où il soutint la foi de Nicée ; mais surpris par les Ariens, ii signa une confession de foi énoncée d*une manière insidieuse. Dès qu'il connut la fourberie de ces hérétiques, il rétracta ce qu'il avait signé. Jl mourut en 384. Quoi(|n'ii ne nous reste rien de ses écrits il a mérité d'être mis au rans des auteurs ecclésiastiques. A la prière d une vierge chrétienne, il composa un ouvrage sur la foi contre Valentiu et Marcion, Aélius et Eunomius son disciple. Il était divisé en deux parties. Dans la première, contre Vnlentin et Marcion, il démontrait par la raison et l'autorité de TEcriture, ^u il n'y a qu*un seul principe de la Divinité, et non pas deux, comme ces hérétiques l'avaient enseigné, qu'il n y a qu*un seul Dieu, et que ce Dieu est l'auteur de Thumanité et le créateur de Tunivcrs. Venant à Jésus* Christ, il prouvait qu*il a eu un véritable corps sujet aux n.èmes faiblesses et aux mêmes nécessités que le nôtre; qu'il est ressuscité dans ce corps, et que par-là il a fait voir qu il était vraiment homme, contre l'oinnion de tes hérét^'ques, qui prétendaient qu'il n'avait eu que rnjiparence de la chair. Dans la se-
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eonde partie de l'ottyraçe, saint Servais flrir sait TOir, contre l*hérésie d'Aélius et d*EupomiuSt que le Père et le Fils ne sont pas de deux natures différentes^ et prouyait qu'ils n'ont l'un et l'autre qu'une seule et it:ôii)e essence, que le Fils procède du Père et lui est néanmoins coéterncl. Trithème ajoute que saint Servais avait encore composé d'autres ouvrages qui n'étaient pas venus jusqu'à sa connaissance.
SÉKVIIS DEI. évéque dont on ignore le siège» écrivit au v' siècle contre ceux oui prétendaient qu'on (pouvait voir Dieu des
Jreux du corps, et qui soutenaient que tou» es saints après la résurrection et même lès réprouvés le verront de cette manière. It prétendit faire voir, autant par des témoignages de TEcriture sainte, que par des preuveis tirées de la raison, que Jésus-Christ avait toujours vu par les yeux de la chair le Père et le Saint-Es^irit, depuis le moment qu'il fut conçu par le Saint-Esprit et enlanté d'une Vierge. II voulait que cette grflce lui eût été accordée h cause de lunion intime qu'il y a entre la nature divine et la nature humaine. A prendre à la lettre Topinion de cet évèque, elle n*est pas soutenable, à moins que par les veux de la chair il n'entende, avec les théologiens scholastiqueSy 1 entendement humain de Jésus** Christ.
SEVERE DE SozopoLis.— L'hérésie euty- ^éenne trouva dans Sévère un si zélé partisan qu'il a mérité d'en être regardé comme le second fondateur, il était de Sozopolis^ ville de Pisidie. Né avec un esprit turbulent et inquiet, on le vit souvent changer de sentiment et toujours prêt à brouiller. Elevé dans le paganisme, on prétend quil ne se défit jamais entièrement de ses su* perstitions. De Sozopolis, il passa à fieyruth, où il se livra à l'étude des lois et cultiva l'éloquence du barreau. Il ne se borna pas là et s'appliqua même à la magie, jusqu'au piÂnt de mériter qu'on lui en ftt des reproches. Pour s'en garantir et éviter en même temps les châtiments dus è sa vie déréglée, il reçut le baptême à Tripoli en Phénicie, dans l'église de saint Léonce mar«lyr. Mais avant même que la sei»aine fût écoulée, il renonça à l'Eglise catholique, et se jeta dans le parti des acéphales. S'étant retiré dans un couvent de moines de cette secte, situé aux environs de Gaza, il y em-t brassa Télat monastique. Ses principaux matlres dans lliérésie euihycbéenne, furent Mammas et Romain qui gouvernèrent successivement le monastère d'EIeutbéropolis en Palestine. Un voyage qu'il fit à Alexan* drie avec plusieurs des acéphales sufllitpour mettre le trouble dans cette Eglise. Les divisions c|u'il occasionna dans le peuple, allèrent jusqu'à former une guerre civile dont il faillit être victime. Il n'échappa que imr la fuite à la punition qu'il méritait. Les Alexandrins l'anathématiserent et prononcèrent contre lui et ses partisans toutes les censures ecclésiastiques. 11 parait que Sé«vùre était déjà prêtre dans sa secte. Obligé
de sortir de cette vifle, il se retira avec \es siens dans le monastère de l'abbé !<(épha)^, qui depuis quelque temps avait quitté )^^ erreurs d'Eutychès pour se réanir à VÊ^\'n^\ catholique. Les disputes qu*il excita dac\ eette maison l'en firent chasser par l^s moines, avec tons ceux qui snivaient v9 doctrine. C'était en 510. La mente année .: alla à Constantinople« autant pour chercht? de l'appui à ceux de sa se(?te, que pour •< plaindre des mauvais traitements qu'il a^* reçus de la part des catholiques. Plusie.»^ de ceux qu il avait séduits le deY8ncèr»&i dans cette ville et d'autres l'y aceomiMgnèrent au nombre total d'environ dtut cents. L'empereur Anastase le reçut a\r honneur, ainsi que ses moines, qui ia shtant appuyés de ta puissance impériale, y tèrent le trouble dans Constanlinoplc. \\$\ tenaient des assemblées particulières, ba(' tisaient en secret et en pui^ic tous ceux «{^ prenaient parti dans leur secte. Sévère qi avait plusieurs fois anathéroatisé Pit^m Mongus, ne rougit point alors de se joiojn à ceux de sa communion; et lorsqu'on ^ en faisait des reproches, il répondait qn^-A n'était pas Mongus, mais seulement Pierr d'Apamée à qui il avait dît anathème.
La réunion de tous ces ennemis de la if rite avait pour but de ruiner le concile •!( Chalcédoine, et de faire déposer Macédonit^ qui en prenait la défense. Hacédoniusuî anathème à tous ceux qui se déclarera:e!l eontre ce concile. Dorothée, moine d'Atf xandrie, composa un écrit assez enflé peu soutenir les décrets de Chalcédoine, e( â présenta à Magna, belle-sœur de reiD|)ered Anastase, qui était demeurée constante 'J><^ la foi catliolique. Nous n*avoas plus ce li^r qui valut l'exil à son auteur, quoiqu'Ânt* tase en eût fait des risées. Il arriva en 71 une sédition à Constantinople à I'occam < du Trisa^on. Sévère qui habitait alors ceu< ville, écrivit à Sotérie de Césarée, pourrprésenter Macédonius comme l'auteur tjcrt tumulte. Libérât faU mention de plu^i'^ir autres lettres de Sévère contre Macédon::; et contre le concile de Chalcédoine. Il > • avait une à Flavien, d'Antioche, une h Mronas lecteur, une troisième aux évt;u( Elcusin et Eutyquius, et une quatrièii>f i ^cumenlus, avocat' d'i saune. Il a$>ar.*.
dans ses lettres que si l*on anathi mau.^^ le concile de Chalcédoine, tous les acéf li<i'^' se réuniraient à l'Eglise. Flavien d'Ài> i x • '. qui, pour apaiser les eutycbéens irri:^^ contre lui, avait anathématisé publiquciio:/. ce concile, ne laissa pas de se voir dciM''^ en 512. L'empereur Anastase n*en fut ^> plutôt informé qu'il envoya Sévère sVar l>arer du siège drAntiocbe ; ce qu'il ùi > • mois de novembre de la même année, l' jour de son ordination il analliéuiatiiJ ' concile de Chalcédoine et déclara en tnéiD' temps qu'en recevant l'Hénolique de Z4'ii(>3 il entrait dans la conùuunion de Timodiic de Constantinople et de Jean d'Aleuud/«. Dans les synodiques qu'il envoja èui évêquea de son patriarcat et aux auir^
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pour leur donner avis de son inlronisalioii. f t poor ieur demaDder leur communiofi, il aoAibénMtisêil le concile de Chalcédoine, et tons ceux qui enseignaient qu'il y a en Jésus^ Christ deai natures, avec leurs propriétés.
Ces $jDodiques ne furent pas reçues de im; Julien de Bostres, Epiphane de Tyr H quelques aqtMS les raclèrent. Les Isaitriens dirent analbème à Sévère et à ses sec* lit«ors,et reconnurent que Xanaïas, évèque (THiérople, les avait trompés, en les attinoi eu parti des eotychéens. Sévère, pour Mveoger deeeui qui refusaient de s unir khri, fit charger de chaînes par les officiers lirempereur etlMinnir en divers lieux, des Mques, des ecclésiastiques et des moines. Ihix prifiats, CAme d*£piphanie et Sévériea fAréimise, choqués de ses lettres synodifoes, se séparèr(*nt de sa communion, et lieoToyèreot à Antiocbe même un écrit 9f lequel ils le* déposaient de Fépiscopat. «ur exemple fui suivi par un grand numred'évéques. Cette opposition souleva des !§islances qui devinrent ta cause des plus nves désordres. Les catholiques de Cons- Adoople ))ortèreiit leurs plaintes au Pape (af»e(, qui vint sur les lieux, forma une M)uéie contre Sévère et le condamna avec ierre d'Apamée, Zoara et ses autres adhéais. On ignore ce qu'il devint par la suite, empereur Justinien, dans nneConttitutionf Irrssée au patriarche Mennas, ordonna aitivenient que les écrits de Sévère sejeot brûlés, et fit défendre de les Iransiit sous peine d*avoir le poing coupé.
ks Écarts. — Le catalogue publié par le de Montfaucon, dans la liste des manus- |U de la bibliothèque du chancelier Seti«r, marque, sous le nom de Sévère, patirche d'Antioche et chef des acéphales, I liomélies, des apologies, des ouvrages I controverse , des lettres, des commen* ires, et quelques autres écrits. Ses homés furent traduites en syriaque, et distrite en trois tomes, dont le premier eu Menait quarante^trois, le second quarantept et le troisième trente-cinq ; en tout, BtTingt-cinq. Anastase leSinaïte rapporte xplicaiion que Sévère donnait des trois irs de la sépulture du Sauveur. Il faisait Doiencer le premier jour au moment de OM)rt, parce que dès lors son âme étant scendue aux enfers, on pouvait dire que » celte heure» qui était la neuvième du odredi, Jésns-Cbrist avait été dans le sein U terre. Il restait encore trois heures de Juur, depuis la neuvième jusqu'à la douifie, d'après la coutume religieuse des ^y de compter leurs jours de fête d*un <'à Tautre. Ainsi depuis le soir du ven- ^i jusqu'au coucher du soleil du Icndeiin, Totia le second jour ; et depuis le soir ^medi jusqu'au lever du soleil du dinrbe, voilà le troisième jour. Quoique ' CCS trois jours il n*y en ait qu'un d'en- ^ on ne laisse pas de les compter tous
trois, en prenant chaque partie des u autres pour un tout. Nicépbore Galle avait vu deux lettres de Sévère» Tune
DICTIOK9. DB PlTBOLOGIE. IV.
à Kempereur Justinien et l'autre èThéodora; sa femme. H y a des auteurs qui lui attribuent un livre des rites du baptême et de la communion à l'usage des Chrétiens de Syrie, imprimé en latin et en syriaque è Anvers, en 1579. Ce qu'on cite des autres écrits de Sévère est tiré des chaînes sur TEcriture ou de quelques recueils des passages curieux empruntés aux anciens auteurs, sous le nom de saint Jean Damascène. Galaeus cite quelques-uns de ses discours sur Isaïe. Sévère avait composé un livre sous le titre ii^Ami de la vérité^ mais dans lequel il ne {«^appliquait en effet qu*à établir Terreur et te mensonge. 11 y réfutait tous les témoignages des Pères que Ton a coutume d'apporter, pour prouver que les deux natures sont unies indivisiblement en Jésus-Christ dans une seule personne. Il en apportait d'autres qu'il avait corrompus ou altérés* Quant aux passages qu'il n*avait pu corrompre ou auxquels il ne pouvait répondre, il les rejetait comme tirés d'ouvrages supposés. Cet écrit avait pour but, ce semble, de contre-ba lancer celui que Jean de Césarée avait publié pour la défense du concile d*j Chalfédoine. Comme il s*y autorisait surtout des Pères qui avaient enseigné une doctrine conforme a celle de ce concile. Sévère eu composa un autre, où il prétendait montrer jque Jean de Césarée avait altéré plus de deux c^nts passages des Pères sur Tautorita desquels il s*appuyait. Les monophj^'sites répandus dans I Egypte et dans 1 Orient faisaient tant de cas du livre de Sévère qu'ils le préféraient à TEvangile de saint Jean, et
Îu^ils n'admettaient aucun témoignage de^ ères, qu'auparavant ils n*eusscnt vu ce que Sévère en avait dit. Anastase le Sinaïte parle fort au long de cet ouvrage, dont il rapporte plusieurs endroits. Les Syriens ont encore aujourd'hui en si grande vénération les écrits de ce grand patriarche, qu*ils l'appellent la bouche de tous les docteurs.
SÉVÈRE, évoque de Malaga, ami et collègue de Licinius, fleurit et mourut sous le règne de Tempereur Maurice* Il écrivit un petit Traité contre Vincent de Saragosse, qui avait abandonqé le catholicisme pour passer dans le parti des ariens, et uu livre de la virginité a sa sœur, intitulé V Anneau. Ces deux écrits sont perdus.
SEVËRIEN, évèque de Cabales, contemporain de saint Jean Chrysostome, au v* siècle, est unanimement reconnu aujourd'hui comme auteur de six homélies sur la création, que plusieurs manuscrits, entre autres celui du Vatican, avaient attribuées à ce Père; et Cosme l'Egyptien le dit assez clairement dans sa Topographie chrétienne^ publiée en 1706, par le P. de Hontfaucon. Cet auteur, après avoir rapporté quelques (passages des lettres pascales de Théophile d'Alexandrie, en extrait aussi plusieurs do ces six homélies, et déclare qu elles appartiennent à Sévérien de Cabales. Quelque réputationd'éloquence qu'ait eue cet évèque, son nom est devenu odieux par les mauvais traitements au*il fit souffrir à saint Chry-
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