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SIGON, doyen de l'Eglise de Chartres, dont il avflit été chantre auparavant, composa, au XI* siècle, le chant de plusieurs répons que Rainault avait écrits pour Toffice * (le saint Florent. On doit inférer de là, que cette partie de roffice qui suivit apparemment de près la relation des miracles de ce saint, fut faite avant 1050, temps auquel le doyen Sigon ne vivait plus, de même que les autres ^çrands hommes, loués conjointement avec lui dans les ri tes d*Adelmanne. Comment donc a-t-on prétendu ie confondre avec Tabbé Sigon, qui succéda à Frédéric dans le gouvernement de Tabbaye de Saiut-Florent. Lorsque Técrivain annonce le service que le doyen rendit aux répons, 'dont il s*agit, il ne dit pas qu'il devint dans la suite abbé de la maison. De même, lorsqu'il fait reloge de Ta bbé, où il n'oublie aucun de ses titres ni de ses grandes qualités, il ne dit pas qu'il eut été doyen de l'Eglise de Chartres.
SILVÈUE, natif de Campanie, fils du Pape Hormîsdas, qui avait été engagé dans le mariage avant d'entrer dans l'état ecclésiastique, monte sur la chaire de Saint-Pierre après le Pane Agapet l*% en 530. Anastase parle de Siivère comme d*un intrus dans le Saint-Siège, disant que Théodat, roi des Goths, le plaça par violence sur le trône pontifical, et que cette intronisation ne fut regardée commn canonique que lorsque le clergé de Rome eut consenti à son élévation. Mais Libérât, auteur du temps, et ainsi plus digne de foi qu'Anastase qui écrivait longtemps après, suppose clairement que son élection fut libre et canonique. Du moins, est-il certain que le clergé et le peuple romain te reconnurent pour leur évéque légitime. Quelque temps après, Bélisaire, général de l'empereur Justinien, s'approcha de Rome qui se rendit à la persuasion de Siivère. L'impératrice Théodora résolut de profiler de cette occasion pour étendre la secte iies acéphales. Elle tâcha de faire entrer Siivère dans ses intérêts ; mais voyant ses etlbrts inutiles, elle prit la résolution de le faire déposer. Ou Taccusa d'avoir des intelligences avec les Goths, un produisit une lettre qu'on prétendait qu'il avait écrite au roi ennemi; mais ii fut prouvé qu'elle avait été forjjée par un avocat nommé Marc. En second lieu, on lui fit un crime d'avoir refusé, h la prière de Théodora, de communiquer avec Anthème, patriarche de Constantinople. D'après ce^ accusations et sur son refus d*obéir à la princesse, de renoncer au cono*ile de Chalcédoine, Siivère fut envoyé en exil à Patare, en Lycie et on ordonnaà sa place Vigile, k22novcmbre 537.
L'évèque de Patare informé de la conduite que l'on tenait à Tégard (ie Siivère, prit hautement sa défense, alla trouver Teropereur à Constantinople, lu menaça des jugements de Dieu, s'il ne réparait le scandale, et lui dit : c 11 y a plusieurs rois dans le monde, mais il n'y a qu'un Pape dans l'Eglise de l'univers.^L'empereur, informé du véritable état des chose>, ordonna qu'un rétablit Siivère sur son siège. A son retour en Italie,
il fut arrêté de nouveau par Béiisaîre et relégué dans nie de Palmaria où, selon iibé> rat, il mourut de faim, vers le milieu de Tannée 538.
Nous avons deux lettres sons son nom^ Tune h Vigile qui y est qualifié fauxPapej et Tautre à Amator, évéque d'Autan; mau on convient qu'elles sont toutes deux sup^ posées de la main dé Mercator. Cela para^ non-seulement par la conformiié qu'elle!
ont avec son style, mais encore par les date! des consuls, dans lesquelles cet impostea s'est presque toujours trompé. La Leiire Vigile est un reproche continuel de son aa bition et de sa promotion simuniaqueau siëg^ lK)ntifical. On y fait prononcer contre lui contre ses complices une sentence d anath me et de déposition par Siivère dans un co eile de plusieurs évèques. La Lettre â Àm tor suppose que Siivère en araît reçu u de cet évoque pendant son exil. Siivère da cette réponse lui fait le détail de la manié dont il avait été déposé et l'avertit qu'il avt renouvelé les anciens statuts qui défendei de recevoir les témoignages de fiersonn suspectes ou ennemies, contre les évèquei Il parle aussi dans la méine lettre du con cile qu'il avait assemblé contre Vigile pen dant son exil. Le diacre Libérât ne dit riei de tous ces faits.
SIMEON STYLITE, au ▼* siècle, écrivit i Théodose le Jeune pour le détourner de renj dre aux Juifs les synagogues qu'on leur avai ôtées depuis longtemps. Sa lettre est conçu en ces termes : « Parce que votre cceur s es élevé, que vous avez oublié le Seigneu votre Dieu qui vous a donné la couronn^ et le trdne de l'empire , et que vous étej devenu l'ami et le protecteur des Juifs, ii justice de Dieu va sévir contre vous et cooJ tre tous ceux qui pensent comme vous dans l'affaire des synagogues ; alors vous lèverei les mains au ciel, et dans votre détresse touj prononcerez ces paroles : Cette tribulatioo m'est arrivée, parce que j'ai menti au Sei-
Sneur mon Dieu. » Le même saint écrint eux autres lettres pour la défense du con* cilede Chalcédoine, l'une à l'empereur Léoo, l'autre à Basile, évéque d'Anlioche. Nicéphore en cite une troisième à l'inipéralnce Eudoxie sur le même siiiet, et il en rapporte quelques fragments. Ou trouve dans le septième toiue de la Bibliothèque des Pitts un discours sous le nom de saint SinoéoQ Slylite, intitulé :D0 la séparation de ràtut d'avec le corps. Il est aussi attribué à salut Macaire d'Kgyi)te, et dans (quelques maou»crits à saint Ephrem. Mais il parait Fouvrage d'un auteur grec et spécialement de Théophile d'Alexandrie. Ce discours fait ia vingt-deuxième homélie parmi les cinquante que nous avons sous le nom de saint }ïècaire. A l'égard de la profession de foi <)ae Léon Aliatius attribue à saint SiméonStylite, sur le témoignage d'Euloge d'Alexaudiie, cité dans Photius, ce n*esl autre chose que sa lettre à Basile d'Anlioche, dans lai]uel!e il proteste, comme il avait déjà fait è i empereur Léon, qu*il persistait dans la foi qt^i
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arail été rM*\ée par le Saiiit-Kspril, ce qui était celle (les PP. du concile de Cnalcédoine. Ad reste il ne faut pas confondre saint Si* méon Stylite avec un saint du même nom qui passa une partie de sa vie sur une monla^ne nommée Admirable. Celui-ci vivait sous I*ea3pereur Maurice. Allatius parle de ves ouvrages dont on trouve une grande fitrtie écrits en arabe dans la bibliothèque jttValican.
SIMEONSTYUTE (lb Jbcnb) naquità Ântjocbeen S3I. Il laissa de bonne heure le nèfle pour se retirer dans un monastère de >}rie, situé au pied d'une montagne appelée Diaumastore. Il eut pour maître Jean le Mile et fécut comme lui sur le haut d'une rolonue; son occupation principale était la [•nère à laquelle il joignait Tinstruction ^)urceux qui venaient Te voir* et pour se Yndre utile aux absents il leur écrivait du ;iut de sa colonne. On place sa mort vers m 596, dans la soiiante-quinzième année ieson âge.
Nous avons encore une de ses lettres à empereur Justinien, au sujet des viotenes que les Samaritains exerçaient contre K Chrétiens. Ils en tuèrent plusieurs le 'urde la Pentecôte dans l'église de Naples n Samarie, attaquèrent Tévêque Thérelinhius, pendant qu'il offrait les divins mysïf^>, le chargèrent de coups et lui coupèeD( les doigts des mains. Zenon qui régnait lors, dans le but de prévenir de semblaies séditions, mit une garnison à Samarie, 4a aux Samaritains le mont Garizim, y fit Itir une église de la Vierge, qu'il entoura iQOG muraille et y plaça des sentinelles vur la garder. Us se soulevèrent de nounu pendant les règnes d'Anastase et de ostinien, et se livrèrent aux cruautés les lus inouïes. Ce fut sans doute pour les ^primer que saint Siméon lui écrivit ; il c ()arle dans sa lettre gue des hostilités ^mmises par les Samaritains qui demeutieut dans les environs de Porpbyréon; ><is il ne pouvait isnorer celles qu'ils (<iif*at commises ailleurs; s'il n'en dit en, c*est qu*il crut ne devoir faire passer re prince que les plaintes qu'il avait reçues B I articulier de Paul, l'évéque de Porphy- ^00, et du patriarche d'Autioche. Cefu- ^ot probablement ces deux évèques qui engagèrent à écrire à Justinien et à lui coiander vengeance des crimes commis Br les Samaritains, il marque qu'il avait m;u une lettre de leur part , dans laquelle s iui faisaient l'énumération des outrages ue les Samaritains avait faits au Verbe de ieu qui s'est fait homme pour nous , à la torieuse Mère de Dieu, à la vénérable prêteuse croix et aux saints. Il conjure l'em- ^reur de punir les coupables, atin que la raïQte des supplices empêchât les autres i; tomber dans de pareils excès, et il l'astre qu'en cela il ne fera rien qui ne soit ^réabie à Dieu, il insiste sur les lois qui rdonnèrent la peine de mort contre ceux ui déshonoraient l'image des empereurs , t en conclut qu'à plus forte raison on de*
vait punir attentat de ceux qui avaient outragé les saintes images du Fila de Dieu et de sa très-sainte Mère. On pourrait être surpris uue ce saint, au lieu d'exhorter ce prince A la miséricorde, l'ait excité à la ven-
feance et à la colère ; mais son zèle peut tre justice par l'exemple de celui du prophète Elie, qui, pour punir la témérité d'Ochosias de ce qu il avait consulté Beelzébub et non pas le vrai Dieu, flt descendre sur les envoyés de ce prince le feu du ciel qui les consuma en un instant. La lettre de saint Siméon fut citée dans le second concile de Nicée. Saint Jean Damascène lui attribue un discours sur les images, dans le- 2uel il faisait voir que l'honneur que les hrétiens rendaient aux images de Jésus- Christ, se rapportait à celui qu'elles représentaient et qui est vraiment Dieu; qu'il en était de même de celles des saints ; qu'ainsi on ne devait pas désapprouver ce culte, ni dire que les Chrétiens ressemblaient aux païens qui adressaient des vœux et des prières h des choses inanimées, et h des chimères. Sonhrone, patriarche de Jérusalem, citait de lui un rapport de Photius, une lettre à Ju&tinien contre lesNestorienset lesEultvchiens. Allatius met au nombre des écrits de saint Siméon une prière au Fils de Dieu contre les mauvaises pensées, une è la Mère de Dieu sur le même sujet, et une lettre au prêtre qui avait sous sa garde la* croix de Jésus-Christ à Jérusalem, pour le
Ikrier de lui en envoyer une pareille. Celte ettre se trouve dans la Vie de $ainie Marthe^ mère de saint Siméon.
SiMKON, surnommé Sophistb pbbsaiv , fut élu évèque de l'Eglise de Beth-Arsam, ou, selon d'autres, de la ville d'Arsam dans la Perse, vers l'an 510. Pendant qu'il gouvernait cette Eglise, i-l convertit trois des principaux de la secte des mages, et les baptisa après les avoir instruits de la reli-
§ion chrétienne. Ce ne fut pas seulement e vive voix que Siméon fit voir son zèle pour l'Eglise catholique, il en défendit la doctrine par ses écrits contre les nestoriens, qui s'ett'orçaient d'infecter la Perse de leurs erreurs. Il est vrai qu'il donna lui-même quelque lieu de le suspecter dans la foi en recevant l'Hénotique cie Zenon; mais il* ne fut pas le seul des évèques catholiques qui» par je ne sais quel motif de crainte, tirent ce que l'empereur demandait d'eux à cet égard. Flavien, patriarche d'Antioche, et Elie, évèque de Jérusalem, que Ton n'accuse pas d'hérésie, y souscrivirent aussi, il faut ajouter que dans les deux lettres qui nous restent de Siméon, il ne dit jamais rien contre le concile de Chalcédoine; au contraire, il y approuve la foi des évèques catholiques, (fuU au nombre de plus de cinq cents, écrivirent à Tempereur Léon, pour l'assurer qu'ils recevaient le concile de Chalcédoine. Nous avons dans le deuxième tome des Liturgies orientales^ celle que Siméon composa f)Our les Eglises de Perse. On l'a quelquefois attribué à Philoxène, mais par une erreur yisible. Celle de Philoxène ;»e
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