‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 130 sur 207 · SUM · texte numérisé non relu

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.trouve dans le même Recueil, et commence cûfféremmeut de celle de Sioiéon.

Sa lettre sur Sarsuma , évèque de Nisible et contre Thérésie nestorienne» n*a point d*in6cription dans le manuscrit duquel on ]*a tirée, et on n*y lit (ms le nom de la personne à qui il l'adressa. On conjecture que ce l'ut à SiméoUf abbé de Gabula, à qui il écrivit une autre lettre dont nous parlerons ci-après, et dans laquelle on voit ç^ue Siroéon avait coutume de donner avis k cet abbé de tout ce qui se passait à Tégard de la religion chrétienne, tant dans la Perse. que dans les environs. Il marque dans cette lettre les commencements et les prosrès de l*hérésie neslorienne, et montra qu'ils Tont j>uisée dans les erreurs des Juifs, des £bionites, de Paul de Samosate, et de plusieurs' autres hérétiques qui ont vécu dans les pre* luiers siècles. Il ac^^use de la même erreur Xhéodorett lïiàSy Maris et uu nommé Edite, IMrètre d*£dess6, qui ensei^ait dans l'école des Perses, établie en cette,yille. Pour donner aiitohié à cette doctrine» les Perses assemblèrent plusieurs synodes, tant dans leurs provinces que dans quelques villes d'Assyrie, principalement à Séieucie,, à Ctésiphon, où ils la confirmèrent par de nouvelles formules. Leur profession de foi était tout opposée à celle qui nous est venue des apôtres, à celle des conciles de Nicée sous Constantin le Grand, de Constanlinople sous Théodose l'Ancien, et d'Ephèse sous Théodose le Jeune ; à celle des quatre cent quatre-vingt-quinze évoques qui écrivirent à l'empereur Léon, et à celle d'un grand nombre d^autresévèques catholiques assemblés à Séieucie et Ctésiphon, la onzième année du règne d'Jsdegarde avec Harutbas. Siméon ajoute que tous ces évéques, chacun dans leur temps> dirent anathème à tous eeux qui faisaient profession du nestorianisme, que la foi orthodoxe fut maintenue dans toute la Perse jusqu'à la vingtième année du règne du roi Phérozcs ; mais que les évèques de ee royaume ayant abandonné la vérité^ lui et beaucoup d'autres s'étaient séparés de leur communion en leur disant anaibème, de même qu'à Eutychès et à tous ceux qui pensaient comme eux sur le mys^ tère do l'incarnation, et qui ne reconnais* salent pas Marie pour véritable Mère de Dieu.

La seconde lettre de Siméon, adressée à l'abbé de Gabuia^ renferme l'histoire de niusieurs martyrs des homérites dans les Indes. Ces jieuples avaient depuis longtemps embrassé la foi eatholiquo, et le roi d'& thiopie leur avait donné un chef qui -professait la même religion qu'eux; mais après sa mort» Duuaam, homme impie et cruel, juif de profession, s'empara du gouverne^ ment. Siméon marque au commencement de cette lettre qu'il en avait écrit une autre à Fabbé de Gabnla, dans laquelle il lui faisait part de ce qui se passait dans la Perso et dans l'Arabie. Nous ne l'avons plus. Jl rapporte dans celle-ci la manière dontDunaam persécuta les homérites pour les obli-

ger à embrasser le judaïsme et mBd|>&lo. ment ce qu'il lit souffrir h Arctnas, pnm\» de la ville de Nagran, pour l'obliger de n*. noncer k la foi catholique. Arclbas éuu an vieillard vénérable Agé d'environ quairtvingt-quinze ans. Il paria avec force 9u tyran, lui protestant qu'il ne changerait jamais la foi qu'il avait donnée à Jésus-€hri&i. Il exhorta les Chrétiens qui l'accomijagnaiein ordinairement k persévérer aussi dsos U foi, et sur leur réponse qu'ils ne Tabaodonneraient pas et qu'ils étaient prêts de mourir avec lui pour Jésus-Christ, ils aii^ rent en effet avec une ardeur incro}abie subir la sentence de mort que Dunaam'pro* nonça contre -eux. Ils se donnèrent muiudlement le baiser de paix ; puis Arcthas ayant fait sur tous le signe de la croix, il présenta Sd tête au bourreau qui la lui trancha. Lei autres Chrétiens souffrirent le mèaie su^k* plice. Jl y avait parmi eux un enfant de cid| ans que sa mère conduisait avec elle. Le roi fit son possible pour le détourner de la suivre, mais inutilement. On fit mourir li mère, et l'enfant, voyant qu*onraTaitjei^<i d^ns un bûcher pour être consumée par let' Ûammes, y sauta lui-même, et reçut avesi les autres la cooronue du martyre ; d'air très disent qu'il fut élevé à la cour et envoyé depuis à l'empereur Justinien. Sur )i fin de la lettre, Siméon prie l'abbé de di^ bula de donner avis du martyre d'Arcllai aux abbés des autres monastères et «uf évêques, particulièrement à celui d'Aleias^ drie, afin qu'ils écrivissent au roi d'Eiino*

Eie pour l'engager à donner du secours aux omérites et de sVmplo^er aussi aui^rn des pontifes des Juifs qui demeuraieol <! Tibériade, afin qu'ils écrivissent eu&-ffléaif$ à ce roi juif pour faire cesser la persécution qu'il faisait aux homérites. C est toot ce que nous savons de Tévèque Simiov dont on met la mort en S25.

SIMËON MÉTAPHRASTB, né k Coosumi* nopie, d'une famille illustre et opulente, »« distingua encore plus par son mérite fvi* sonneT. Il avait apporté en naissant de grand» talents pour les sciences ; il les cultiva aiec soin, et y fit de grands progrès. Léoo VI iui confia les plus grands emplois de la cour* de maître de tous les offices, et de logothé$a ou de chancelier. En 90i, il fut député, i^it le général Hinserius, vers les Arabes, yovt les engager à sortir de TUe-de Crète, i^oal ils s'étaient emparés. Ensuite il alla à Uay salonique, afin de racheter les taptils ;ut Léon Tripolite, chef des Asarmiens, j au.! faits. Jean Camérite,qui était préseol,(i!i que Siméon était un homme d une grande prudence, et célèbre par soc expérieore dans les affaires. On n'est pas cerUiu de répoque de la mort de Siméon, mais on sa» quil est parvenu k un âge très-avaocé.

VObs des $aitus^ écrites par Siméon. -N' méon, pendant le cours deson ambassade, etji occasion de voir k Paros un anachoreit? o«? son nom, qui 1 instruisit de la vie de s3\n'^^ Tbéoti.^te de Lesbos, semblable en plusieurs points à celle de sainte Marie d'E^iy^^-

DE PATROLOGIEi ^

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Uoacborêld le Dressa vivement de la mettre l«r écrit; mais siméon s*en défendit sur ses f><*rupations onUipliées. Toutefois^ il céda h irs pressante)* sollicitations, et exécuta sa ;.rn(D05se. Ce futf au rapport do Psellus, son api^grmle, le premier écrit qu'il composa ncegeore; encore ne le terminait-il quV tè5 la mort de Iléon VI.

Sa méthode dam la compoêition des Vies \fi io/r/i. — Anrès cet essai, Siméon entre* m\ on Recueil des Vies des saints. Plu- !'urs, avant lui, en avaient donné de parti* u!ms; mais elles étaient écrites d'un 7 e rude e( grossier, ou remplies de fables. In racontaient le? combats des martyrs, ils 'fai>aient pas sentir la cruauté des pei*séi!f urs et lies bourreaux, et ne faisaient point li^rfucr aux lecti^urs la prudence et la "p^c des réponses des martyrs. Ils racon- Kot pareillement les vertus des moines et a anachorètes avec des termes inconvc'»

)nts : ce qui, bien loin de les relever, ne rrait qu'à les avilir. Siméon garda ce nty arait de vrai dans ces Vies; mais il icijangea le style : et de là lui est venu le nom de Métaphraste. « Vous avez, lui dit eilns dans son office, écrit des méiaphrases luué les martyrs par vos sages métaphra^ it • expression qui signiOe non*seulement mgemmtd^unslyUenunauire^ mais encore »e ou paraphrase. Le style simple et natel n'était pas du goût de son siècle : on B«it le brillant, le merveilleux. Siméon irit le torrent, et les actes des martyrs ne ^krent plus, sous sa plume, leur pre* tèrt simplicité. Il les embellit, les abrégea il^ amplifia, faisant dire aux saints non <;<i'ils avaient dit, mais ce que, selon lui, auraient dû dire.

Otfautt de sa composition. -^ Nous citons fti exemples de la liberté qu*il s'est per* se dans les actes des martyrs. Il a abrégé isidérablement ceux des saints Taraque, ^us et Andronic. Surius a suivi cet fiié, mais dom Ruinart a donné les actes tiers : de sorte que le lecteur peut faire l^rallèle. Siméon amplifia, au contraire, af^tes de saint Démètrius, martyr à Thésomque, dans lesquels il ajouta plusieurs r^' les dont il n*est rien dit dans les a^tes ttï^tne saint rapportés en grec par Pho- 'S et traduits en latin par Anastase le iM'>thécaire. Ces miracles sont si peu 'î^emblables, qu'on peut les mettre au '•; ies fables et des fictions. On peut les If 'lans Surius, et confronter ces actes -c les anciens, rapportés dans la traduc- Q d'Anastase, dans les AnaUctes de dom ^'illon. Siméon en a usé à peu près de la «^e manière dans Thisloire des trois t^>lations du chef de saint Jean -Baptiste. ^«i oue celte relique répandait une odeur ^«ble et un brillant éclat, lorsqu'elle fut uTée à Jérusalem et lorsque Urane la ^>rK)ria dans son église. Il n'y a rien de tdiiabie dans Tancienne relation de la tQtère invention du chef de saint Jean à 'J^^lem, ni dans celle que l'abhé Marcel til a Eiiièse, au moisde février hSS. Siiriéon

Dictions* de Pitrologie. IV.

change même beaucoup de choses dans l'iiistoire de cette seconde invention. On s'^n convaincra en lisant d'un côté Técrif de Siméon, rapporté par Allatius, et de TaiH tre le traité par Du Cange, imprimé à Pari9 en 1665.

Au défaut de Vies de saints, il en com«* posa lui-mAme sur ce que la tradition lui en avait appris. 11 y suppléa encore par les discours que les Pères avaient prononcés aux jours de leurs fêtes. De là vient que Ion trouve parmi ses GËuvres un grand nombre d'bomélies et de sermons sous les noms de saint Athanase, de saint (irésoire de Nazianze et de saint Basile ; mais ils ne sont pas tous originaux. Il y en a vingt* quatre sur divers sujets de morale, aux-

2uels il a fait porter le uom de ce dernier vèque, quoiqu'ils ne soient qu'un composé d'extraits tirés de ses ouvrages. Mais il est arrivé ce qui est ordinaire à ces sortes de compilations : c'est que les pensées et les phrases de saint Basile, après avoir été déplacées, n'ont plus les mêmes grâces et les mêmes beautés que dans leur place naturelle. Ces vingt-quatre discours ont été im-* primés à la fin du III* volume de ce Père, à Paris« en 1730.

Il corrige les Vies fabuleuses qui avaieni cours avant lui, — - Siméon Métaphraste a'est attaché, dans ses discours, h prendre dan» les écrits de saint Basile tous fes matériaux dont sont composés les discours qu'il publia sous son nom, [ilus réservé en cela que tant d'écrivains du moyen Age, qui, pour donner cours à leurs propres ouvrages, les ont décorés de quelque nom respectable de l'antiquité. Sa conduite à cet égard doit, ce semble, rendre suspects ceux qui l'ont accusé «le falsifications et dlmposture. Pour soutenir ces accusations, il faudrait être bien assuré que tous les écrits qu'on lui attribue sont effectivement de lui, et qu'il n'a pas eu en main les originaux des actes des martyrs et des Vies des saints sur lesquels il a travaillé. Mais quelles preuves peut^on produire? Psellus, son historien, dit au contraire (jue les Actes des martyrs et les Vies des saints (\ni avaient cours avant Métaphraste étaient remplis de mensonges, ou écrits avec si peu de décence et d'exactitude, qu'on n'en tenait aucun compte et qu'ils ne servaient qu'à rendre les combats admirables des martyrs la risée de ceux qui les lisaient. Ce que dit Psellus est confirmé par le témoignage du 'P. de Montfaucon, dans le quatrième livre de sa Paléographie, dans lequel il cite un manuscrit grec du n' siècle, de la bibliothèque de Colbert, qui contient les Vies des saints des mois de mai, juin, juillet et août, telles qu'elles étaient avant que Siméon Métaphraste les corrigeât* Ce n'est qu'un tissu de fictions, de fables, de

Kro.iiges incroyables et de contes ridicules, 'om Monllaucon ajoute que ces Vies, comparées avec celles de Métaphraste, étaient entièrement changées; car il avait non-seulement changé le style, mais retranché re quelles contenaient de fabuleux. Il cite un

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autre manuscrit de la bibliothèque de Sainl- Germaia, dans lequel on trouve'des Vies de même genre écrites dans le iil* sièclei lorsque la Grèce était encore plongée dans

I ignorance; mais il remarque que parmi ces iiistoires fabuleuses il s en trouvait de bien écrites^ savoir : celles qui avaient été faites par des auteurs contemporains, entre autres celles de saint Pacôme, de saint Eutymius et de saint Sabas. Siméon, dit Psellu.s travailla avec succès sur ces anciennes Vies.

II embellit les Actes des martyrs et les Vies des saints moines ^ et par son travail il a mérité la reconnaissance de tout le monde.

Au reste, il ne faut pas sMmaginer que tout ce que l'on cite sous le nom de Meta* phraste soit de lui, ni qu'il ait composé tous les Actes des martyrs et toutes les Vies des saints qui portent son nom. Il y en a qui sont de sa composition, d'autres qu'il n'a fait que transcrire ou retoucher légère* ment, et un grand nombre qu'il a corrigés. Sans lui nous n'aurions peut-être plus les actes du martyre de saint Justin, de sainte Agape, de saint Didyme, de saint Sadoth, et de plusieurs autres qui ont paru assez authentiques pour être rendus publics.

Il serait à souhaiter que Ton pût découvrir les Vies et les Actes qui sont véritablement de lui, ou qui faisaient partie de son Re* cueil. Allatius ne lui en attribue que cent Tîngt-deux, et i\ en comnte.au delà de cinq cents qu'on lui a supposes, et afin qu'on ne s'y trompAt point, il a cité les premiers mots de chacune. Fabricius a fait la même chose avec encore plus d'exactitude, puisqu'il a distingué par une étoile, non-seuiement les Vies véritables des supposées ; mais il a marquéaussi les pages des recueils de Surius, do Bollandus et autres dans lesquels ces vies sont imprimées. Il ne prétend pas néanmoins, que 1 on doive s'en tenir à son juge* ment sur celte distinction : avec sa modestie ordinaire il avertit qu'il s'en est rapporté au jugement des savants, sans approfondir les raisons qu'ils ont eues d'attribuer à Hétaphraste une Vie de saint plutôt qu'une autre.

Annales de Siméon Logothète. — Les iitinoies de Siméon maître et logothète dont on a parlé plus haut, contiennent l'histoire de l'empire, depuis Léon l'Arménien jusqu'à Nîcéphore Phocas, en 963. Si l'on juge de l'auteur de ces annales par l'inscription, on doit les attribuer à Meta phraste, qui fut maître des oilices et logothète. Le temps auquel elles furent écrites, lui convient encore puisqu'il vécut au delà de 963. L'histoire ne montre pas qu'il y ait eu deux maîtres et deux logotbètes du nom de Siméon. Il est vrai que Siméon dans ses Annales ne parle de lui qu'en troisième personne, au lieu que dans la Vie de sainte Théotiste^ il parle en jM-emière. M^is cette difficulté n'est rien; ear il fallait raconter, dans la Vie de cette sainte, de qui et de quelle manière il l'avait apprise, et comment il s'était engagé à l'écrire. Tout cela demandait, ce semble, qu'il parlât de lui eu première personne, au lieu 4ue dans.son histoire générale de Tempire,

il pouvait, d*a|9rès Tusase des historiens, &« servir de la troisième. Il est plus diOiciie dfl rendre raison pourquoi dans ses annales i| ne dit rien de ce qu'il fit à Thessaloniqo^ pour le rachat des captifs, et rK)urquoi il di si peu de choses du général Himérius, do il fait un si bel éloge dans la Viedecei sainte. Mais s'il ne rapporte pas ce fait, iii raconte un autre qui ne lui fait pas rncHU d'honneur. Pour empêcher les Agaréaiensdt renverser les murs de Thessalonique ei J détruire la ville, il leur donne c^nt livres Su qu'il avait empruntées d'un nommé Rhodo philus qui les portait aux Français. Hitaé rius au contraire, n'avait pas été heures dans son expédition contre les Sarrasisf son armée avait été défaite, et lui-mën n'avait échappé qu'avec peine. L'empered Alexandre , mécontent de lui, l'avait ti enfermer dans le monastère de Calypa à$i retour du combat, et il y était mort de oi sère et de chagrin. Après tant de fâch événements, Siméon devait-il lui donner louanges? Les circonstances étaient di rentes; dans la Vie de sainte Théotistt il \ vait louer ce général, car alors il dï donné que des preuves de valeur et de o rage.

mort de Siméon Métephraste après Fi 975. —Allatius et Bollandus mettent la m de Siméon en 960; mais d'après le tém gnage de Léon, diacre, il vécut plusie années plus tard; car lorsqu'il parle d comèie qui parut au commencement du( d'août 975, il dit que Teuipereur Zimisq curieux de savoir ce que signifiait ce pfa mène, consulta Siméon Logothète et Etie évêque de Nicomédie, célèbres tous ^ par leur savoir. Mais, dit ce diacre, ils tirèrent que des pronostics avantageai l'empereur, au lieu qu'elle annonçait <'

f;uerres, des pestes et la ruine prochaine 'empire romain, dont nous avons étël moins. Depuis ce temps l'histoire ne &it pli mention de Siméon Métaphraste.

SIMPERT embrassa dès sa jeunesse la t monastique dans l'abbaye de Marbach en 1 sace, et en fut depuis abbé. Sa répuiaUf croissant en même temps que ses mérites,] fut élu évêque d'Augsbourg, et gouToi cette Eglise pendant trente ans. Sa mort a riva au mois d*oc(obre 809, et il fut enteiv dans rédise de Sainte-Afre, qu'il avait H tablie. Quelques critiques ont ôté sou iim du catalogue des abbés de Marbach, coas s*il n'eût pu porter les deux qualités àW que et d'abbé; mais il joint lui^œêiue deux titres dans l'inscription de deux ^ti très dont nous parlerons plus loio. On v*ii encore par un procès-verbal mis à (a i^i^ des Statuts de Simpert. qu'il y arait un étroite liaison entre les moines de rab^>«f de Marbach et ceux du monastère de Saim Uldaric d'Augsbourg, et que cette lt&i>^ venait principalement de ce que ce saïuj avait gouverné TEglise de MarUciietcri d'Augsbourg.

Statuts de saint Simperi. — Ces 5taturj .«ont, à proprement {larler, l'ouvrage d'u j

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concile tena en France par ordre de Charle* oigne. Saint Simpert, qui j assista soit en qualité d abbé de Marbacn, soit comme évéqued'Auesbourg, car il prend les deui titres à ta tête de ces statats, les intima aux moi* m de son abbaye, mais avec plusieurs resiriclioQs et des explications qui peuvent en quelque sorte Ven faire regarder comme autrar. Ils sont au nombre de vinet-sept, et liiii tous {loor des monastères de Tordre de Siint-Benoft. Nous ne donnons que ce qu'ils tontieDoenl de plus remarquable. Tous les Bioioes apprendront par cœur la règle de Saint- Renott, et il y aura des maîtres pré* [«ses pour en donner rexplicalion. Outre la t<;^ie, les étudiants apprendront aussi par ttnrtes psaumes, les cantiques et les bym- USAIS liront sous les yeux de leurs maîtres rScriture sainte avec des commentaires» et b conférences des Pères avec leurs vies. (près s'être formés ainsi dans une piété solde» on leur fera apprendre les belles-letles.Tous feront roiuce selon Tordre prescrit ir saint Benoit. Ce règlement ne regardait |oe les monastères dans lesquels on faisait office romain ; et il paraît qu*& Marbacb on nit toujours fait Tofiice de Saint-Benott. Cependant le dix- neuvième statut porte, «on se conformera à la coutume de T£glise imaioe à Tégard de Valleluia qu'elle cessait e chanter à la Septuagésime. Les abbés vilont en commun avec les moines ; chacun 'eui, excepté les vieillards et les infirmes» 'eaiployera aux travaux du monastère. En n\ temps ils s*abstiendront de la volaille, ice n*est en cas dlnfirmité. Saint Simpert Konnatt que la volaille n*est pas défendue ir!a règle de Saint-Benoit, et qu'elle y est ftssée à liberté ; et il ^oute que les Pères to concile de France ne Tout défendue |ue par le désir d'une plus grande observnce. Il n*y aura pas de temps marqué aux ehgieuxpour se faire saigner, et on ne le (ur accordera qu'en cas de nécessité. Ceux |Di auront été saignés ne seront point dis- J^nsés de l'abstinence ; mais on accordera 'osage de la volaille à ceux qui seront oblii^ de prendre des liotions pour cause de tuladie. A Téçard de la réception des nonces, on s'en tiendra à la règle. On ne leur lonnera la tonsure et Thabit monastique IQ après qu'ils auront fait profession. Ces statuts ont été donnés dans la troisième parlée du tome II des Anecdotes de dom Bernard ^^^avec laTie et les miracles de saint Sim- ^ recueillis iiar Adalbert, prieur de Tab- ^;e de Saint-Uldaric à Augsnourg, et plusieurs autres monuments qui ont rapport k uiTeniion et à la translation des reliques h ce saint. Il y a une lettre circulaire de ^Qt Simpert à une abbesse, à qui il an- ><^n(:e la mort d'un de ses moines, et lui l^oiande ^ur le re()OS de son Ame les suf- >^;$es ordinaires, soit en psaumes, en mes- ^ ou en veilles ; Tinscription porte: 5tm- '^^ par le don de Dieu appelé évé^ue et abbé '' Marbach. Il joint ces deux titres dans inscri|>tion d'une autre lettre h un évèque. his le corps 46 la lettre est perdu.

SIMPLICE, de Tibur ou Tivoli, succéda au Pape saint Hilaire, mort en 467, et gou* verua l'Eglise penSant quinze ans, un mois et sept jours. Nous ne connaissons de lui, à l'exception de ses lettres, que la dédicace des églises de Saint-Etienne au mont Cœ* lius, de Saint-André au mont Esquilin, de Saint-Etienne près de Saint-Laurent, et de Sainte-Bibeinne. Il établit en outre des prêtres semainiers, qui devaient résider

t>rès de certaines églises pour administrer es sacrements de baptême et de pénitence en cas de nécessité : a Saint-Paul, pour le premier quartier de Rome ; à Saint-Laurent, pour le troisième; et à Saint-Pierre, pour le sixième et le septième. Le Pontifical ajoute que ce saint Pape fit trois ordinations au mois de décembre et de février, et y conféra les ordres à cinquante-huit prêtres» onze diacres et trente-six évêques.

Ses LBTTRBS. — Lettre à Zenon de Séville. — Des lettres qui nous restent du Pape Simplice , la première est adressée à Zenon, évèque de Séville. Il lui adresse des félicitations de ce que par la grâce de l'Esprit- Saint il apportait tant de zèle dans le gouvernement de son Eglise, qu'il la préservait du naufrage au milieu des tempêtes que les guerres et l'hérésie arienne excitaient dans tout TOccident. En reconnaissance de ce zèle intrépide il Tétablit son vicaire en Ëspag[ne, et lui oadonne de veiller à la conservation des décrets apostoliques et des règles des saints Pères.

Lettre à Jean de Ratenne. — Sa lettre du 30 mai 480, h Jean de Ravenne, est une réprimande sévère au'il lui adressa de ce au'il avait ordonné Grégoire évèque de Modène, malgré son opposition et par violence, pour le déposséder d'une terre que le clergé de Ravenne tenait de lui. Simjilice le menace que s'il ordonnait à l'avenir quelqu'un de cette manière, il le priverait du droit d'ordonner non-seulement dans sa province en qualité de métropolitain, mais même dans sa propre Eglise. Il l'eût même privé dès lors de ce droit s*il n'eût préféré, pour motif, lui faire dire débouche par Téve(]ue Progœtus Il ordonne toutefois à Grégoire de gouverner TEslise de Modène, pourvu qu il n'ait aucun ofémêlé avec Jean, et que dans le cas où il s'élèverait quelque affaire il s'adresserait au Saint-Sié^e. Pour le dédommager de la perte qu'il avait faite il lui donna, près de Bologne, une terre d*un revenu de trente sous d'or.

Lettre à Florent^ Sévère et Equice. — La lettre adressée aux évêques Florent, Sévère et Equice est datée du dix-neuvième de novembre 475. Ils avaient écrit au Pape aue Gaudence, évèque d'Aufinium , dans lA"»

bruzze ultérieure, avait fait des ordinations illicites, aliéné des serfs appartenant k l*Bglise, et s'était approprie, pendant trois ans, les trois quarts de tous les revenus de TEglise qui devaient avoir des destinations particulières. Simplice ordonne, jpar sa. lettre, que Gaudence sera privé à ravehir du pouvoir d'ordonner, et que SévCre exerce*

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