‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 13 sur 207 · NOV · texte numérisé non relu

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révoque tfo Paris tlu iiiôme nom. Il mel le martyre du premier au 3 oclohrn, el celui du second au 9 du même mois; puis il

g'oute, que cet évè^ùe fut envoyé dans les aules parle pape, et qu*ayant converti un grand nombre de personnes par ses mira* cfes» le préfet romain le fil mourir avec t^astique et Eleuthère» Pun pr6(re el Tautre diacre, ses compagnons. L'attention de Notker à marquer les fêtes des saints dont ont faisait Todice dans Kabbale de Saint- Gall, rempiacement et la dédicace de son église, la transfation des reliques de ce saint patron et les miracles qui s'opéraient à son tombeau , prouvent cldirement qu*ii appartenait à ce monastère. Son Martyrologe a été péhcfant assez longtemps en nsragc dans les Eglises d'Allemagne. Il est surprenant au*ttonoriûs d*Autun , Sigebcrt* l'Anonyme de Moick et Trithème ne l'aient

{tas mis au nombre de sos ouvrages; mais e manuscrit de Saint-Gall est à lui seul une preuve aussi concluante que pourraient )*ètre les témoignages réunis de ces bibliothécaires.

Vie de saint Gall, etc. — Noiker avait promis h révoque Luit^^ard d'écrire en vers la vie de saint Gall. On en possédait déjà une dans te même goût nar le poète Grimald, et une autre par Waiafride Strabon , ce qui nerempêcha pas de poursuivre son dessein. Il composa celte Vie en forme de dialogue et la partagea en Trois livres. Canisius en a publié quelques morceaux , c*cst^2l-dire tout ce qu il on a trouvé dans Tabbaye de Saînt-Gall, avec une réponse de Hartmann, un des interlocuteurs a la lettre que Nolkèr lui avait apparemment écrite sur ce sujet. C'est sans doute à cet ouvrage que (lOldast Ait allusion horsquHI dit que, de son temps ^voyait dans le Palatinat, chez la veuve de Wolfgang-Wecterius, l'histoire de saint Gall el des siècles suivants jusqu'à celui de Notker, écrite suivant ta méthode de Cicéron, c'est-à-dire, en forme de dialogue. Goldast lui attribue encore cinq ou six chartes, qu'il écrivit à la place du moine et chancelier Weinhidard, et deux livres des événements guerriers qui s'étaient accomplis depuis ChaHeraa^ne jusqu'à Charles-lc-Gros ; n ais quoique I auteur de cette Histoire paraisse avoir été contemporain de Notker et qu'il emi'loie de temps en temps quelques ex* pressions qui semblent le caractériser, son style est tout différent, c'est-à-dire moins grave et moins sérieux que celui de notre auteur. On a attribué à Notker beaucoup d'autres ouvrajjes, comme les Vies de saint Fridotin, de saint Larïdoakl, et de saint Rémacle La |ireniière de ces Vies est de Balther, moine de Secktnghem« et les deux autres de Nolçer, évéque de Liège. Il n'y a pas plus de raison de lui faire honneur de la traduction du Traité de VinCerprétution qui se trouve parmi les é( riis dAribHoie. S'il eût connu assez le grec pour le iraduire, ournitil ))rié Salomon, évêque de Constance, de faire traduire les Btomelies d'Orioène sur le Caniigutdw Con/iguesr Hnfin, on trouve dans

un manuscrit do Tégernséo en Bavière, ui fragment sous son nom, tiré d'un traité sni les fractions des nonïbres. Il avait donj écrit aussi sur l'arithniétique. Tant di belles connaissances le firent rof^ardol comme Tornement de sà patrie , et il seri partout en vénération par la gravité de si parole et le doux parfum de piété que l'o^ respire à la lecture de ses ouvrages. Onciï^ deux Lettres sous son nom, l'une à Ruadel^ berl et l'autre à Vabbé de Richenow ; il n'esl

Î)as certain que la première soit de lui, et a seconde est perdue, à un vers près rapn porté Mr Canisius et Metzeler.

NOYAT, moine du iv*stècre« ne nous est connu que par une exhortation adressée à des religieux, et qui se trouve dêùs te tome I" de ta Bibliothèque des Pêresj sous ce titre: Sentence ou homélie de noire saint Père Novatf catholique^ à ses frères^ sur rhumililé et l obéissance^ ce qui peut faire croire que Noviit était abbé. Les moines à qui il parie portaient des habits lugubres, étaient tous égaux, mais soumis à un supérieur qui éisii le père de la congrégation. Novat les exhorte à ne pas s'arrêter dvec Itop de complaisance à cette idée d'égalité. Il veut que chacun d'eux se croie inférieur à tous, les autres, ce qui ne se peut faire que par l'humilité, source de toutes les autres vertus. 11 faut marcher dans la voie du salut avec simplicité, devant Dieu seul, et sans sepréoccu|ier des hommes ; car celui qui veut paraître humble aux yeux du monde est un hypocrite.

Les autres vertus qu'il recotnmande pisrticulièrement à ses religieux sont i'ot>éissanceet la charité fraternelle. La pratique de cotte dernière vertu surtourt ferme la

f)orte aux scandales que peuvent occasionner a nourriture, le vêtement, les bonnes œuvres, les veilles et les emplois de la maison. Il veut principalement que chacun travaille à établir une paix sialjle entre son flme et les commandements de Dieu. Ce n*est que par ce moyen que l'on peut triom/<her de la concupiscence et de la chair. Le pécheur est un malade, et Thabitude du péché une maladie, qu'on ne peut surmonter qu'en se liguant contre elle avec le médecin. Ce médecin est Jésus-Christ, qui ne procurera que dinicilemenl la guérison, si le malade s*unit contre lui avec la maladie. C'est efl ce sens que Novat entend ce passage de saint Matthieu (v. ^5} : Soyez d'accord avec votre adversaire lorsque vous êtes en chemin avec lui. Cet adversaire, dit-il, sont les pré' ceptesdu Seigneur, parce qu'ils s'opposent à nos hattitudes et à nos péchés. Dès qu'on est d'accord avec eux, la maladie succombe, et le joug du Seigneur devient doux et léger. Un religieux ne doit avoir d'autre préoccupation que d'accomplir la volonté de son abbé. L'état qu'il a embrassé ne lui permet pas de ^'inquiéter du nécessaire, puisqu'ii 3 en a d'autres qui sont chargés du s(»in de le lui ircicurer. La véritable humilité d*un moine consiste à recevoir tout ce qui lui est donné par son abbé, comme lui ve*

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