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tiattt de Bieu même. Si l'abbé parait favoriser qoelqu'autre plus que lui ; s*i1 le fait foaogfT à uuc table diB'érenle, il doit recunnaltre la Yolouté de Dieu dans celle de soo so|)érieur » sans s'embarrasser s'il y sertadaiis h son tour. Celui qui ne reçoit yAUit ce qu'il liemanJe doit se persuader» on que cet objet ne se trouve point dans le loonastère» ou que Ton a jugé utile de le luirefoser. Comme Tabbé ne peut ni tout toir ni tout entendre, et qu'il se trouve (laelquefois obligé de s'absenter au dehors il but alors que cbaaue moine soit l'abbé *ie ^n frère, c'est-à-dire, qu'ils doivent se ittidre la main les uns aux autres, lorsqu'ils laoïbeni en quelques fautes, se reprendre et se corriger mutuellement. Ils doivent surtout s*appliauer à Thumilité, & l'obéisaance et à la cnarité ; car, encore que le jeûne et les mortiOcations soient d'un grand ^ecours pourdompter les passions, rien n'est plus dangereux pour des moines que de rroire que ces exercices les élèvent au-dcsvas diiS autres. Ce discours dont l'époque BDos paraît difficile à déterminer, est aussi bt#n pensé que bien écrit.
SOVATIEN. L'anti-jiape Novalieu, à qui fêiui Cyprieu et saint Jérôme accordent Jj j^loire <ie Téloquence et d'une grande con- Missance de la philosophie païenne, fut le irvtoter qui donna à l'Église chrétienne le scandale de deux élections ennemies. On if^iUiuMI professa d'abord 1 idolâtrie, mais <]af, délivré par les exorcismes de TEglise d une puss»ession qui l'agitait depuis longtemps, il prit la résolution d*embrasser fa foi catholique. Pendant que les exorcistes s'efforçaient de le guérir, il tomba si dangereuseuii'nt malade, que, dans la crainte de le lotreolevé par la mort, on lui conféra le Un^^ième par immersion et dans son lit. Àvrè$ st guérison, il négligea de se faire npfitier tes cérémonies ordinaires et de ret«iw te sceau du Seigneur de la main de rétèfse» c'est-à-dire le sacrement de conûr- Bitm. Quoique cela fût contraire à toutes Jfsrègl«»Sy on ne laissa pas dans la suite de Irtrionner prêtre, malgré l'opposition motiréede tout le clergé et d'un grand nomt)re delaiqoes. Mais le pape, qui 1 aimait, obtint pour une fois qu'on se dispensât de suivre reue discipline en faveur de Novatien. Il sVd fallût beaucoup par la suite qu'il so inootrât digne de cette bienveillante exception. La persécution de Dèce étant surve- Que, pendant la vacance du Saint-Siège, No- Taiien se tint enfermé dans sa maison; et comme \fis diacres le priaient d'en sortir [Kiur assister ceux de leurs frèresqui avaient i»esotn de secours; non-seulement il se refusa à cet appel, mais il se sépara d'eux tout f-tt tolère, en disant qu'il ne voulait plus ^re {rrÂtre et qu'il embrassait une autre l'Mlosophîe. On croit qu'il avait embrassé ï^Me des stoïciens, il affecta donc une doc- Mne sévère, mais désolante et cruelle, «oaire les fidèles tombé* nendanl la persé- ^lion. li prétendait que l'Eglise elle-même navAiidas Te rouvoirde les absoudre. Ce
système trouva des partisans, parmî lea-» quels trois évéques fanatiques eurent Ta faiblesse ou l'indignité de nommer Novatien évoque de Rome, llfut suivi dans son schisme par une partie du peuple, par cinq prêtres, par un grand nombre de confesseurs et par quelques évéques des provinces éloignées; car il écrivit à toutes les églises pour les informer de son ordination, leur recommandant en m/^me temps, dit l'historien Socrate. de ne point admettre aux mvstères ceux qiii avaient sacrifié pendant la persécution; mais de les exhorter à la pénitencei en les remettant à Dieu, à qui seul appartient de pardonner les crimes. Il envoya même des députés en Afrique pour obtenir la commu* nion de cette église, mais les évéques de la province, s'étant assemblés, rejetèrent les légats (le Novatien et écrivirent au pape bHini Corneille au'ils étaient d*avis qu'on devait secourir les tombés» et chasser de l'Eglise l'auteur de l'hérésie avec tous ceux de sa secte. Les confesseurs qu'il avait séduits se réunirent à l'Eglise, et pour ne pas voir son parti entièrement abandonné, Novatien se trouva réduit è obliger ses sectateurs de jurer par le corps elle sang de Jésns-Christ, qu'ils ne le quitteraient jamais j)0ur retourner à Corneille. Il fut condamné dans les conciles de Rouie, de Carthage et d'Anliocbe et rejeté par toutes les Eglises d'Orienl. L'histoire ne dit point ce que devint Novatien, mais sa secte subsista longtemps a^rrès lui. On en voyait encore des traces dans le iv* siècle, où elle se mêla enfin à d'autres hérésies qui attaquaient les dogmes de la religion ou l'autorité du Saint- Siège. Nous avons analysé, dans son lieu, la lettre dans laquelle saint Corneille raconte toutes les ruses et les fourberies indignes employées par Novatien, pour se faire ordonner évêque. Ceux de nos lecteurs qui désireraient plus de renseignements, les trouveront à I article consacré à ce saint Pontife, au premier volume de ce Dictionnaire.
Ses écRrrs. — Novatien avait composé un grand nombre d'écrite sur divers sujets, entre autres sur la Pâquey le Sabbaty la CtVconcision^ le Pontife^ l'Oraison elles Viandes des Juifs; sur V Instance, sur AUale^ que l'on croit être celui de Pergame, qui souffrit le martyre sous Marc-Antonin, et un livre fort long sur la Trinité. Il écrivit aussi plusieurs lettres, mais, suivant toute apparence, en faveur de sa secte et pour maintenir son schisme, puisque saint Jérôme prie Paul de Concorde de les lui envoyer, afin que, connaissant le venin contenu dans les écrits de cet hérésiarque, il j/rit avec plus de plaisir l'antidote qui lui était fourni par saint Cyprien. Nous n'avons plus aucune de ces lettres, mais il nous reste deux de ses traités , celui qui est intitulé Des viandes des Juifs et celui de la Trinité.
Des viandes des Juifs. ---Ce traité est écrit en forme de lettre et adressé au peuple qui demeure ferme dans la foi. L'auteur y parle en évêquci mais en évêque absent de son
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prétendu Iroupoflu. Il dil de ceux i Q^^^^ s'adresse qu'ils observaient TEvangile iians toute sa pureté, et qu'ils avaient la force et le courage de l'enseigner de même aux autres, il avait donc moins besoin de les instruire que de les exhorter h persévérer dans la vertu. Il témoigne avoir reçu plusieurs lettres de leur part, mais sans en indiquer le sujet. Le but de ce traité est de montrer que, sans nous arrêter aux vaines observances des Juifs et des hérétiques, nous devons reconnaître que tous les êtres étant bons, puisque c'est Dieu qui les a faits, il n'y a point de viandes impures par ellesmêmes. Si la loi distinguait entre les animaux purs et les animaux impurs, ce n'était qu une distinction ngurative, et la loi ayant cessé, la distinction est abolie. Pour montrer que les animaux que la loi appelle immondes ne le sont pas absolument, il a recours à la permission que Dieu accorde aux hommes de manger la chair des animaux, sans distinction , et dit que Jésus- Christ, qui est la fin et Taccomplissement de la loi, a donné aux hommes la même liberté en leur prescrivant d'en user suivant les bornes de la sobriété; ce qui lui fournit l'occasion de s'élever contre les désordres de quelques Chrétiens qui violaient les rè^* gles de la tempérance. Ce défaut ajoute-t-il, est uue chose indi^^nede ceux qui doivent prier jour et nuit. 11 excepte du nombre iies viandes qu'il ^st permis de manger celles qui ont été offertes aux idoles. 11 cite ses traités ou, commeil les appelle, ses lettres sur ievrai Sabbat et la circoncision, ce qui est une preuve que ce livre Des viandes des Juifs est l'œuvre authentique do Novalien. Ùe la Trinité. — On a divisé son livre De la Trinité eu trois châ[)itres. L'autt ur montre dans les huit premiers, que, conformément au Symbole, qu'il appelle la rè^Ie de vérité, nous devons croire qu'il y a un Dieu Père et Seigneur tout-puissant, créateur de toutes choses, immense, éternel, immortel, infini ; que ce Dieu est un esprit immuable, et n'a rien de la forme ni des passions humaines, quoique l'Ecriture semble lui en attribuer. Les chapitres suivants sont consacrés à prouver la vérité de cet autre article du Symbole, savoir : que Jésus-Christ, notre Seigneur, est Fils do Dieu et Fils de l'homme tout ensemble; ce qu'il démontre \iàr des passa^^esde l'Ancien et du Nouveau Teslameut. Dans le chapitre 18' , il réfute l'erreur des Sabel liens, en établissant par des paroles de l'Ëcriture la distinction entre le Père et le Fils, puis il répond aux
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