‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 131 sur 207 · SIU · texte numérisé non relu

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riit ceUe fonction dans l'église d'Auriniuro s il élail néci^ssaire. Gaudence était con« damné à restituer les biens de TËglise qu*il s'élait appropriés, les esclaves qu*il avait vendus, et à n*avoir dans la suite le manie-' ment que de la quatrième partie des biens de l'Kfjiise. Les autres parties devaient être administrées par le prêtre Onagre. Enfin le Pape déclare que ceux que Gaudence avait ordonnés contre les règles seraient privés du ministère ecclésiastique.

Lettre à t empereur Zenon, — A peine Basilique eut-il pris les rênes de rem[)ire« en 475, après l'abdication de Zénou, qu'il le déckra Tennemi de la foi orthodoxe et de r£glise. 11 rappela Timothée £iure, assassin de saint Protère, évèque d*Alexandrie, et Pierre le Foulon, le compagnon de ses crimes et de sa condamnation. Ennemis déclarés du concile de Chalcédoine, ils persuadèrent À Temperear liasilique de condamner ce concile et la lettre de saint Léon à Flavien par une lettre circulaire adressée à tous les évêques. lis y souscrivirent les

Crémiers, et furent suivis d'un grand norare d'évèques ; Acace, patriarche do Constantinople, fut le seul qui ne se laissa pas entraîner dans la prévarication. Pour marquer son horreur et exciter les peuples à la défense de la foi il s^habilla de noir et couvrit le trône épiscopal et l'autel d'étoffe de même couleur. Quelques prêtres et abbés do Constantinople, zélés pour la foi catholique, envoyèrent au Pape Simplice une relation de ce qui se passait à l'occasion de Timothée Elure, le priant d'envoyer quelqu'un pour défendre l'Eglise. Mais pour apporter un prompt remède aux maux de l'Eglise il écrint, non à Zenon comme portent les imprimés, mais à Basilique, ainsi qu'on lit dans un manuscrit cité dans le Père Labbe. Dans sa lettre, datée du 10 janvier 476, il représenta à ce prince les crimes énormes dont Timothée s'était souillé, et le danger qu'il > avait pour les âmes soumises à un pasteur qui n avait pas craint do répandre le sang de saint Protère, évèque d'Alexandrie, pour s'emparer de son siège. Il 1 exhorte à s'armer du zèle de Dieu pour reconnaître les bienfaits qu'il en avait reçus, à ne |)as soutl'rir que l'on donnât atteinte au concile de Chalcédoine et à la lettre de saint Léon à Flavien touchant Timothée, et à renvoyer ce parricide dans le désert où on l'avait confiné avec tant de justice. 11 le prie de jeter les yeux sur les lettres de saint Léon, tant au concile ce Chalcedoine.qu'aux empereurs Marcien et Léon; de suivre les exemples de ces deux princes, sous lesquels il avait été élevé, et de rétablir dans le siège d'Alexandrie l'évoque catholique.

Lettrée à Acace. — h^ Pape Simplice écrivit sur le même sujet, le 9 du même mois, à Acace pour l'exhorter à travailler avec zèle à ta défense de l'Eglise. Il le chargea, comme son légat, de s!unir aux prêtres et aux moines opposés au parti d'Elure, de faire voir h l^enipcreur Basilique les lelires que saint Léonavait écrites au concile de Chalcédoitia

et aux empereurs Marcien et Léon.iiln d'empêcher la tenue d'un nouveau coacile que les eutychieus demandaient, puisque n'était nullement nécessaire; t caroD nVo a jamais tenu, dit-il, qae quand il s'est élevé dans l'Eglise quelques nouvelles erreursi ou quelque doute dans les dogmes, ait qu'il fût éclaircipar les évêques comme >« l'avait fait lorsqu on vit paraître leshén'si^ d'Arins, de Nestorius, de Dioscore et d'Eutychès. »

Quelque temps après saint Simplice i écrivit une seconde lettre pour le prier faire de sa part des inslances auprès l'empereur pour empêcher les hérélivju de ne rien entreprendre contre le cou.ii de Chalcédoine, et de faire entendre à fu'ince que la conservatien de son aulun et de son royaume dépendait du soin qui prendrait de conserver dans sa pureté la h établie dans ce concile.

Lettres aux abbés de Consttmtinopk, — i Il février de la même année 476, le Pa écrivit aussi aux prêtres et aux abhés Constantinople pour les remercier de l'av informé de l'état de l'Eglise. Il leurtém gne sa douleur de voir renaître des trouhl qui avaient déjà été dissipés par l'aulorii du siège apostolique et par les jugeme des deux conciles généraux d'Ephèse et Chalcédoine, qui avaient condamné les résius de Nestorius et d'Eutychès. Il s>; cuse d'envoyer des légats, comme iU en avaient demandé, parce qu'il nV question d'éclaircir aucune difficultés velle, mais de demeurer fermes daD5 vérités établies, et de résister avec cou à ceux qui en étaient les ennemis. Il loue de leur résistance aux entreprises Timothée Elure, et de ce que, grâce è e il n'avait pu se faire recevoir dans aucu église de Cpnstantinople. 11 leurfaitpart mêrue temps de ses démarches auprès l'empereur Basilique pour l'engager à cha» ser Timothée, et leur envoie copie de i lettre adressée à ce prince, qull cooiiiioi de qualitier de très-chrétien, soit par i^nu rance de ses actes envers les ennemis â TEglise, soit parce qu'il le supposait suid la loi de Marcien et de Léon, ses prédécd ^eurs.

Lettre à Zenon, — Des deux partis qui rignoient à Constantinople chacun vuu'il avoir pour soi saint Daniel, qui, depui plusieurs années, vivait sur une coloc»

auprèî^ de cette ville. Acace, de concerU«< tous les catholiques, résolu de V&\*\étr j leur secours, lui fil connaître les aclioft^^i*^ l'empereur Basilique. Ce prince, averN" leur projet, lui envoya de son c6ie tlf> plaintes contre Acace, et l'accusa desoulera la ville et mêra^ les soldats contre lui- ^* niel se joignit au parti d'Acace, et réf onaii à l'empereur que Dieu détruirait son rè^nc. Le saint y ajouta des reproches siYioltni^ que l'envoyé craignit de les transmell^^ «* le pria d'eu faire part lui-même au priUiV dan€ une lettre cacnelée. Les catholiques u^ crurent pas celle démarche suffisanie; i*»

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igèrcDtsa présence nécessaire, ce qui en- l 8^'ea Aoice à lui envoyer deux fois des érê- / ues à cet effet. Le saint, après beaucoup e JifficuKés pour y consentir, descendit e 5a colonne, et fut reçu à Constantinople rer une joie incroyahie par les évéques et

palriartfbe. Il se trouva dans les assem^ lêas (lu peuple, dont il anima tellement le Ile jifir ses exhortations, qu*il s^émut jusik menacer de brAler la ville. Basiliaue, Trayé, sortit de Constantinople en délenlot à tous les sénateurs de parler è Acace. iiiieJ sachant que ce prince était allé au bbide THebdomon \ y suivit accompagné l^nmines et d'une partie du peuple ; mais igapiles Fempêchèrent d'entrer et de par-

à Basilique. Le saint secoua la poiisre (le ses pieds et retourna à Constanti- Iple, opérant plusieurs miracles sur sou troin. L'empereur Tenvova prier de rc- &ir;iQais, sur son refus, il vint lui-môme kruiiver, se jeta h ses pieds et lui demanda Hoji. Daniel, pou touché d'une humilité kt(\ (ju'il regardait comme un artifice bi Basilique couvrait sa cruauté, lui dit : Tous verrez bientôt le pouvoir de Dieu iaijaisse les puissants; » et il retourna r M colonne.

Cependant Timothée Elure, après son dort Je Constantinople pour Alexandrie, rrêta à Epbèse. 11 rétablit Paul sur le je (ie cette ville, quoique déposé légitiment, et rendit à cette ville le droit de Inarciialquc le concile de Chalcédoinc lui iitôtô. Il réunit aussi les évô(iues d'Asie ^n parti et y tint un concile. Son résul- ;fut do présenter une requête à fiasili- B pour rengager à ne pas révoquer sa Ire circulaire d*Ephèse. Timotbée vint à (landric; mais il n'y demeura (tas longlips; caries affaires de l'empire et de i'£k changèrent de face en 4*77, environ Içtmois après la retraite de Zenon. Dès t Basilic[ue eut appris que ce prince laisti'lsaurieetmarchait vers Constantinople, nmàl'égliseavecZénonide, sa femme y fil ^iquement des excuses à Âoace, au clergé aux moines, déclara nul ce qu'il avait fait r surprise sous le nom de lettre circule, donna un édit tout contraire que Ton ■pela depuis anticirculairey ordonna que ui^tenne foi do l'Eglise dans laquelle il ^<it été baptisé subsisterait seule, pro^ 'ûça anatlième k Nestorius, à Ëutychès cl N^ les autres hérétiques, défendit de >re au sujet de la foi aucun nouvel exa« 'Qf et renJil au patriarche Acace le pri- •é.^^auribué h son siège par le concile de u'cédoine qu'il avait déclaré nul par sa Itre circulaire. Zenon de retour à Cons- QtiQopIc, Basilique vint à l'église, dé- ^&a sa couronne sur Tautel et se réfugia ti^le baptistère avec sa femme et son lils 'fc. Zenon leur promit de ne pas leur tre couper la tète ; mais il les envoya dans ^château de Cappadoce, où ils moururent > faim. A neine Zenon ful-il maître de >n&taDtiaople , auc plusieurs vinrent le ^u^pUmeoler et rassurer de la pureté de

leur foi. Le prince publia une loi pour casser tout ce qui avait été fait contre la religion et les prérogatives de l'Eglise de Constantinople. Il écrivit même au Pape pour lui apprendre son relourqui devait, disait-il, lui être agréable : dans la même lettre il faisait l'éloge d*Acace et de la fermeté avec laquelle il s'était opposé à Basilique , ajoutant qu'il pensait lui-môme à aitolir entièrement l'erreur d'Eutychès, à faire observer partout le décret du concile de Chalcédoine et à rétablir Solophaciole sur !o siège d'Alexandrie. Le Pape ré[)Ondii à celle lettre le huit octobre 477, et teinoigna h Zenon sa joie sur son heureux rétablissement. Il Tavortit en môme temps de reconnaître la grAce que Dieu venait do lui faire dans la protection de son Eglise, le maintien de l'auloritédu concile de Chalcédoinc, la déli* vrance de TEislise d'Alexandrie de l'usurpateur Timothée et le rétablissement des pasteurs légitimes.

Réponse de Simpïice à une lettre d* Acace, — Il semble que le Pape avait déjà reçu la lettre précédente lorsqu'il en reçut une d'Acace, archevêque de Constantinople; dans laquelle il énuméniit les maux mie les hérétiques avaient faits en cette ville et dans tout le reste de TOrient. Acace demandait en même temps à saint Simpïice q^uels secours on pourrait apporter aux E-jhses que Timothée Elure avait opprimées h la faveur de la tyrannie de BasilKjue. il lui conseillait encore d'écrire sur ce sujet à Zenon Le Pape en avait écrit une à l'empereur au sujet d'Elure, l'auteur de tous les maux ; mais il parait qu*il lui en écrivit une seconde à la prière d'Acace, pour demander à ce prince le bannissement d'Eilure et de sessectateurs, de même que celui de Paul d'Ephèseetde Pierre le Foulon et de tous ceux qu'ilsavaient ordonnés évoques. Le Paperé-

gondit à Acac^, que c'était l'empereur après lieu qui pouvait procurer le secours de l'Eflise et qu'il y avait lieu d'en espérer d'une me très-chrétienne, puisqu'il s'agissait de la cause de la religion. Il ajoute que ce prince devait publier une ordonnance pour exiler ceux que Timothée Elure avait ordonnés évoques, et rétablir dans leurs siéjjes'les évoques catholiques. Joignez donc, dit-il, à nos lettres vos instances et celles de tant d'évêques qui sont venus à Constantinople, atin que Timothée et ses sectateurs soient bannis sans retour. La même loi devait comprendre Paul d'Euhèse, Pierre d'Antiocheetlous ceux qu ils avaient ordonnés évoques, de môme qu'Antoine qui avait été le guide de ceux que le tyran avait envoyés contre TEglise. Quant à Jean, autrefois prêtre de Constantinople et depuis ordonnés évêque d'Apamée par les hérétiques , le Pape dit que, parce qu'après avoir chassé d'Anlioche l'usurpateur Pierre , il avait usurpé lui-même celte Eglise, il doit êtte analhématisé et retranché de la société des chrétiens, sans espérance de retour. Il ajoute en parlant des évêques qui se trouvaioiit alors à Constantinople, qu*il no convenait.

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pas qu ils y séjournassent lonetemns, soit parce que leiirs Eçlises avaient Besoin d'eux dans une semblable agitation, soit afin de no pas donner à penser que Ton voulût tenir un noi^veau concile qui donnftt atteinte à celui de/ Chalcédoine ; car on tient, dit-il, universeliement pour inviolable, cequiaété ordonné par tous les évèques. Cette lettre est sans date, mais on croit qu^elle fut écrite surlafinde Tan 477. Zenon acquiesça aux désirs du Pape, Pierre fut déposé dans dans un concile tenu à Antioche par ordre de ce prince; et on y rendit une pareille sentence contre Paul d'Ephèse. Zenon voulait aussi faire sortir d'Alexandrie Tiriiothée Elure ; mais on lui représenta que son &ge ne lui promettait pas de longs jours. En effet, dans la crainte d*6tre chassé il s'empoisonna lui-même. Pierre Mongus surnommé le Bègue fut élu par les évoques de la province pour lui succéder et ordonné pendant la nuit par un seul évoque. L'empereur le fit chasser et rétablir sur te siège d'Alexandrie Tiraothée Solophaciole. Acace fit part au Pape, toujours inquiet sur l'état de l'Eglise d'Alexandrie, de la mort deTimothée Elure, de la fuite de Pierre Mongus qu'il dépeint comme un hérétique, un usurpateur et un enfant des ténèbres, et du rétablissement de Timothée Solophaciole, dont il loua la douceur, la patience et le zèle pour Inobservation des canons etdes règles des Pères. Le Pape, dans sa réponse, témoigna sa joie de ce que Dieu, aux

{trières ferventes des évèques, avait délivré 'Eslise I d'Alexandrie et rétabli Solophaciole.

Lettre à Zenon et à Acace, — Le Pape, au retour de Pierre, intendant de la princesse Placidie de Rome en Orient, écrivit à Zé« non et à Acace pour les remercier de ce qu'ils avaient déjà fait pour l'Eglise d'Alexandrie , et les exhorter k la délivrer entièrementde la persécution des hérétiques par le bannissement de Pierre Mongus.

Quelque temps après, Zenon et Acace écrivirent au Pape pour lui apprendre l'assassinat d'Etienne par les eu ty chiens et l'élection d'un nouvel évèçiue, nommé Etienne pareillement qu'ils avaient ordonné à Constantinople, tandis que cette élection aurai tdû se faire à Antioche ; mais qu'ils avaient agi ainsi par nécessité et dans la vue du bien de la paix, et demandaientavec instance la confirmation de son ordination. Le Pape répon* dit à l'empereur en ces termes : Si l'on avait suivi ce que j'avais écrit k mon confrère Acace au sujet de Pierre Mongus et des autres hérétiques, on n'aurait pas eu de tels crimes à punir, car j'avais demandé que Ton vous suppliât de chasser hors des bornes de votre emnire, lui et tous ceux ui avaient usurpé les Eglises, à l'occasion e la domination du tyran Basilique. C'est pourquoi s'il s'en trouve encore quelques autres, faites-les chasser dans les pays étrangers : et parce que vous avez cni ne pouvoir apaiser les séditions d'Antioche qu'en ordonnant un évèque k Constantinople con-

tre l'ordonnance du concile de Nicée, k li charge de réserver k l'avenir au coDci\{ l'ordination de l'évèque d'Antioche, )'8p6< tre saint Pierre conserve votre promess( et votre serment, afin que ce que mot frère Acace a fait |iar votre ordre, ne de vienne pas dans la suite une coutume. Nov ne pouvons donc désapprouver ce que toi avez fait ponr le bien de la paix. Cette te tre est du 22 juin 479. Le Pape, dans sa lei tre k Acace, lui témoigne ne pouvoir dés approuver qu'il eût ordonné Térèque d'Ao tioche, parce que cela était nécessaire pOQ le bien de la paix ; mais il veut que c« exemple soit sans conséquence.

SIMPLICE, que saint Grégoire cite dans si Dialogues comme témoin des faits oiiran^ leux de saint Benoît, fut élu abbé du 104 nastère de Mont-Cassin vers l'an 560. Piq Diacre rapporte que Simplice fit coud&IU la Rè^Ie de ce patriarche dans tous les pajn et qu il composa quelques vers k sa louai

E;e. Ces vers sont au nombre de neuf, raij e huitième n'est pas le même dans lousii manuscrits; les uns portent :

Ma^MHi talent oinuftropagaeU m Qurnei;

ce qui ferait croire que la Règle de Sai Benoit n^était connue nulle part aTanl qi Simplice ne la fit connaître. D*aulres, lieu de latene^ lisent lati^ ce qui ne sei pas contraire au sentiment commua qi cette Règle fut connue en France pendant vie même de saint Benoit. Mais ea 1 latenSf comme la mesure du vers l*exige, peut dire que cette Règle, quoiaue coaoi déjk en plusieurs provinces, par les soins Simplice, était encoro inconnue cepen dans un bien plus grand nombre. L'abbé Fondi, en lui envoyant deux de ses religi pour apprendre kCassin môme l'observa de cette Règle, lui dit qu'elle était déià re dans la Campanie, la Lisurie et pluiie autres provinces d'Italie. On trouve les ti de Simplice dans les Disquisitiof^s m

Î)ie8 de Heften, et dans la Concorde de m enolt d*Aoiane.

SIMPUCIEN^ évèque de Milan, se msÊ cra k Dieu dès sa jeunesse et vécut dans! piété jusque dans un Age fort avance. & prit vif et pénétrant, ardent parsafoM chercha k approfondir autant que posMil les mystères de Dieu. Dans un voyage qij fit k Rome, il eut la cousolatioo de m^^ tir le célèbre Viclorin , professeur d'* quence de cette ville. De Rome il P«^* Milan, où il fut élevé k la dignité deli.;^! trise. 11 fut lié avec saint Ambroi&e<tt^ amitié toute particulière; saint Au^'^'^^^ lui-même lui découvrit les atjitations w son Ame et le consulta sur le genre dM*^' qu'il devait embrasser. Le clergé de Miia> pendant la maladie de saint Amnroise, <i«<tt un entretien sur le choix de son success^» parla de saint Simplicien, le sainU^fi^ approuva leur choix, et saint SimDliciefl i»i élu en effet pour lui succéder. On ©d «i mort de saint Simplicien vers le mois»

mai de Tan kW. ^ ,

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DE PATROLOGIfl.

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Gennadedil que saint SimpTicien écrivit eaucoup de LiUre$ à saint Augustin pour eiriter à trayailler sur rEcriture sainte; en afflit ru une entre autres qui avait été ifxiue publique* dans laquelle saint Simluieo lui donnait des instructions» quoiil il parût chercher à s'instruire lui-même. ans une autre» ce saint évoque témoignait foir la avec joie quelques ouvrages de linl Augustin et lui demandait l'eiplica- M) de quelques difficultés. Toutes ces Jetas sont perdues» mais qous avons la ré" mii de saint Augustin à la dernière, dans facile il traite saint Simpiicien de Père et 9 donne les marques d'une estime et d'un iipeci particuliers. Elle se trouve à la tète Il deux livres quMl lui adressa.

SyON, premier abbé de Saint-Berttn. Il j^oità Gand, d'une famille noble» au xi* Icle. Placé dès son enfance dans l'abbaye tSaJol-Bertin, sous la conduite de l'abbé ml", il y suivit les leçons de Lambert i en était écolAtre» et qui plus tard eu de^ m ahbé.

Dooiaue Simon eût une graade difliculté l>arole, il ne s'en fit pas moins remarquer ion mattre. Dom Martène rap|:)orte que ^auteurs du temps l'appellent vir impedifislinguœet lilteratus. Xussi Lambert le oisi(-il pour Taider dans l'établissement nombreux monastères en Flandre et en iiii<etpour y iqtroduire la réforme de m\ Simon se distingue si fort dans cette tîp que J'abbé Lambert» étant devenu fiiytique et infirme vers 1124» le nomma ■madjuieur. Mais l'abbé de Cluni ayant ctaïué contre cette élpiction faite sans sa riicipalion, unautre coadjuteur fut donné Lambert. A l'occasion de cette aflaire les n abbayes de Cluni et de Saint-Bertin npDt divers démêlés desuprématie qui futt enGn jugés par le Pape» en 1139» en feur de Saint-Berlin.

Ce|)endant les religieux d'Auchy-les-Moii près d*Hesdin avaient choisi Simon pour irabbé et il les gouverna avec tant de sa- F^eque» le coadjuteur de Lambert, devenu son tour abbé» sous le nom de Jean II » f>ot été déposé au concile de Reims ; les fïrages se réunirent sur Simon en 1131, IB comme cette élection fut faite sansque *« eût encore prononcé sur le difKrend ^Dlnouç avons parlé» Pierre le Vénérable, "^tleCiuDy, en profita pour en contester validité devant le Pape. Comme Inno- Jil II voulait reconnaître les services à lui •D'iaspar Tabbé de Cluny, dans le temps jAoaclet lui contestait le souverain pon- ^^^\ finit par céder aux pressantes solcitations (ta cette maison. Un bref de 1136 inoia cette élection et ordonna aux moines » îMint-Bertin d'élire un autre abbé», d'ai- 1^^ l^vis e; du consentement de l'abbé de ^y* Au reste le Pape reconnaît dans son 'y Jw vertus et les capacités de Simon. «WKi obéit sans résistance à la décision ooluicaie et se retira à Gand, dans une ab- [J« où il avait contribué à introduire la ••«^nne, et après y avoir passé plusieurs

années dans les exercices de la piété il re* vint à Saint-Omer mourir dans l'abbaye de Saint*Bertin ; ce qui arriva le 4 février

Ses écrits. — On conservait dans l'abbaye de SaiBt-Bertin le Recueil des chartes» di«-

1 dômes et autres actes concernant la maison, e tout accompagné du tableau de la vie et des actions de chacun des abbés de ce mo^ nastère» d'après l'ordre chronologique. Ce cartulaire» commencé parFolcuin» relij^ieux deSaint-Bertin» est regardé par Mabiiloa comme le plus ancien de France.

Simofi, pendant qu'il n'était encore que simple moine» le continua et en forma une histoire suivie jusqu'au xn* siècle. Il dédia cet ouvrage à Lambert» son abbé. Jean d'Ypres nous l'a conservé dans sa chronique» et c'est laque dom Martène l'a pris pour l'insérer dans le troisième volume de son Tré^ sor de9 Aneedoies,

Simon prend l'histoire de Saint-Bertiotà Tannée 1021, sous l'administration dal'abbé Rodéric ou Roteric et la continue pendant plus d'un siècle. Les bulles des Papes, les chartes et diplômes des princes et des com* tes de Flandre, joints aux autres monuments historiques» y sont rattachés aux faits arri-vés successivement sousleg;ouvernementd& ciiaque abbé. L'auteuc avait été témoin de la plus grande partie de ce qu'il raconte. Il divise son ouvrage en.trent0-huit chapitres^ suivis de deux livres de cens» où l'on voit les détails des rentes et redevances auxquelles les vassaux étaient soumis.de son temps. 11 y a joint un Catalogue des livres dont se composait la bibliothèaue de Tabbaye à cette époque»^ et une uénéalogie très-succinte des rois de France des deux premières races et finissant au roi Robert.

Les Bol landisles parlent de cette Chroniqu& de Saini'Bertinj sous la rubrique du b septembre.,

Simon a encore écrit une Vie de saint Berlin en vers ; mais ce n'est guère que la même histoire écrite en prose auparavant par Folcard. Dans ces vers» comme dans toiis ceux du temps» on remarqua la consonnance affectée de l'hémistiche avec la svl- Uibe finale. Il dira par exemple:

Fave SimoDi, patir alme^ Leoni. '

Remarquons, en passant, que le Léon dont il est ici parlé est celui qui succéda à Simon* quand Télection de ce dernier fut annulée.

Voici le commencement da Poème de /avie de saint Bertin:

Ft/ftts et (râler merito trnu, o pia maier, iamHIm immensis eetebrenms ptebs StffcîeRata, Unam cum repuies lUn non sain esse salutem^ Me amferre pules tibi cum pâtre mille suivie^ Erao fave Stmom, quœso, pater aime, lecni ^ Cut quod concept audum, modo icribere cmpi Laude Dei [esta nostrt palris indjfta gesuu

On peut supposer que ces vers ont et*, composés pendant que l'auteur vivait retiré^ à Gand» puisqu'il y est parlé de son successeur Léon.

Dans le manuscrit qui était conservé à ^a

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DICTlCfflMAir

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bibliothèque de Saint-Bertin, et dont le sa-* Tant dom Clery avait envoyé une copie aux continuateurs de BoUandus, on lisait que Simon 1" en était l'auteur.

La Chronique de Simon fut continuée, après sa mort, jusqu'en 1179, par un religieux dont le nom est rçsté inconnu» puis par un autre jusqu'en 1229, Enfin Jean d'Ypres, au xiv* siècle, la poussa jusqu'à Tan* née 129^ qu*elle finit.

Le P. Leiong, dans sa Bibliothèque histo^ rique de ta France^ en parle avec avan-

SïMON, prieur de la Chartreuse du Mopt- Dieu, près Reims, avait succédé dans cette place à Godefroy qui l'avait occupée le premier.

Le roi d'Angleterre ayant chassé de son siège saint Thomas de Oantorbéry, en 1168, Simon fut un des trois religieux que le pape Alexandre III envoya au roi d'Angle* terre. Les deux autres étaient Engelbert. prieur d'une autre Chartreuse, et Bernard du Creuilun du Coudroi. Leur mission devait se bornera examiner les choses et aies concilier, autant que possible. Engelbert et Simon rendirent compte de leur mission au souverain pontife. Quant à Bernard il ne signe point ces pièces parce que, est-il dit, la règle de Grammont dont il est religieux, défend d'écrire aucune lettre.

Si ces deux relations faites au Pape sont vraies, les envoyés pontificaux faisaient subir au roi d'Angleterre de véritables interrogatoires. Ils seplaignentdesesterçiversalions coniinuelles et de ce qu'il refuse de jsigner ses réponses. Le Pape, en écrivant à Henri II, lui annonçait Simon comme un homme plein d'honneur et de piété: honesfate acreligioneinsignis.

Enfin dans une troisième lettre du prieur du Mont-Dieu au cardinal Albert, il plaide chaudement la cause de l'archevêque de Cantorbéry, Le roi Henri espérait mettre le Pape de son côté; il s'agit de rendre vain cet espoir. Dans cette dernière lettre Simon se montre l'ennemi acharné du monarque anglais.

Au reste il est fort loué dans uqe lettre que lui adresse Jean de Salisbury, et dans deux épftres de Pierre de Celle.

Selon Moroti, l'un dos historiens de la Chartreuse, il mourut en 1168. Dom Mabillon le fait vivre encore en 1178.

SIMON, surnommé Capra-Aurea, chèvre dor^ chanoine régulier de Saint-Victor, entra dans cette institution sous l'abbé Gilduin. Dans le monde , il avait cultivé la poésie et en apporta le goût dans le monastère; il devint même un des meilleurs versificateurs de son temps, il fit surtout un grand nombre d'épllres, parmi lesquelles on remarque celle de saint Bernard et de Tabbé Suger. Voici celte dernière, aui a son mérite et qui donnera une idée de la versification de notre auteur :

Decidit Ecclesiœ /lot, gemma, corona, columna YexiUwn, c/gpeat, ^alea, lumen, apex,

AbfM Suoerm, êpedmett virm» a «n^,

Cwn fnetate gravis, cum gramtOe jhw, Magrumimm, tapiem, facwam, «wm, m

Jitdiciù wrœten» empare, meale itn.

Bex peremneaute remi moderammAtegu;

lUe regeas regem rex qua$i regu erat. ^ Vumque moras agerei rex tram mare ptwnm tm^

Prœfuit lÂe regno reqis ag/ado fto.

Qhcb dwn vtx alm pohài êOn mme,paak :

Bt probtu iUe mû. et bonus lUê. Veo. , Nobiiis Bulesiœ decoraviU reppuM^amt,^ ^

Sedem, damna, eherum, ioMOe, fi^orv, vms, ' Corpare, génie brème, gemàn èrentaUcoecUu,

In bremiau eaa nMiM em brem, .

Cm rapuUlucem lux septunajnçmhama,

Veram vera Dec Theophama dedu,

11 composa encore, dît- on, lesépilap!

de Thomas, prieur de Saint-Viclor, duf lèbre Hugues de ce nom, et celle de l'ai Gilduin. On ne connaît pas l'époque de

mort.

SIRICEi romain de naissance, monla si la chaire de saint Pierre en 384, après " masel", à l'exclusion d'Drsîn. L'empei Valentinien, qui régnait alors en Italie, prouva son élection , et nous avons m son rescrit, adressé à Pinien, vicaire de II me. Sirico, avant de monter sur le trdl' pontifical, avait successivement pas!' les degrés de lecteur, de diacrç et de tre. On a de lui plusieurs lettres inté santés, entre autres une à Himère, éH de Tarragone, dans laquelle il répond à verses questions importantes de ce pr< Elle passe , parmi les savants , pour la p inière épttre décrélale qui soit vériiabîe. *

Lettre de Sirice à Himère de Tarrogo»eA Cet évèque avait envoyé à RoMe, vers!

Pape Damase, pour le consulter sur dim désordres qui s'étaient glissés dans la A cipline ecclésiastique. Sirice, qui avarl" élu pour succéder à Damase avant IVn du député d'Himère, répondit à chaque ticle de la lettre de l'évoque de Tarra^'fl après lui avoir fait part de sa promoii Le premier article de la consultation d mère regardait le baptême des ariens, quelques évèques d'Espagne croyaient suffisant, de sorte qu'ils rebaotisaieni c qui passaient de Tarianisme dans le sein l'Eglise catholique. Sirice défend de lesi baptiser, et se fonde, tanl sur l'««l<>"'^ l'Apôtre et des canons, que sur Icsdéc' envoyés aux provinces par le Papeutrf après que le concile de Rimini fut ann Ils seront reçus , dit-il, comme les m tiens et les autres hérétiques, par la sg invocation du Saint-Esprit et rimpo^»

des mains de l'évêque , c'est-è-dire ^b» leur donnera la confirmation , ainsi f** ordonné le concile de Nicée. Il P^w'^^-^J Théodoret, que les novatiens ne doB8fflfli| bas la confirmation, ou du moins qû»«r omettaient quelque partie essentielle " second article regardait le temps et iw»; nistration du baptême. En Espace, çh« administrait ce sacrement quand il leflp'y à propos, à Noël, à l'Epiphanie, auxjêu^ des apôtres et des martyrs, Smce d^«« cet usage abusif, et ordonne de ne W|»«^| qu'à Pâques et les jours sui vante, j»^"*" Pentecôte, encore veut-il que Ton ne i»!

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se qqe ceux qui se sont fait inscrire aTant ^ earême, et qui auront été purifiés par ^s exorcismes, les jeûnes et la prière. Il itepte de cette règle les enfants qui ne forent encore parler et les personnes qui Mrourenl en danger, comme dans un nantie, une incursion d'ennemis, un siège ou oe maladie désespérée. Nous Toulons , dit- ; que ceui qui demandent le baptême dans !s occasions, le reçoivent de suite; car, ils mouraient sans baptême, nous répoo* rions de la perte de leur kme au péril de ) aôlre.

Si quelqu'un .retoomait à l'idolitrie après roir été tMptisé, Sirice ordonne qu'on le fifera de la communion de Jésus-Christ, r lequel il avait été racheté. Cepenmt il permet de la lui accorder à la mort, |1 passe le reste de sa vie dans la péllence.

Hiroère avait demandé aussi si un hom* t pouvait épouser une fille fiancée à une lire personne, et qui a déjà reçu la béné- Iction du prêtre. Sirice répond que cela fc peut avoir lieu, parce qu'un mariage de tte nature violerait la bénédiction des m^aiiles, acte qui implique une espèce de Kriiége chez les fidèles. Sirice n entend fit par le terme de fiancée, une fille simtanent promise, mais celle qui est vérita* luuent mariée, et dont le mariage n'est !s consommé. Ceux qui, après avoir fait ifiUence, retomberaient dans le péché, soit ifisfeiercice d'emplois illicites, soit dans ilréquentation des spectacles, ou en connciaot de nouveaux mariages, et se li nnt à l'impureté, ne participeront qu'aux Hères des fidèles et recevront seulement le ifttiiiae k la mort, pourvu qu'ils se soient Hngés, puisqu'ils ne peuvent plus jouir B privilège de la pénitence publique. Les K)iQes et les religieuses.qui auront foulé IX pieds leur profession pour contracter es mariages sacrilèges et défendus par les ^civiles et ecclésiastiques, seront chas* «s des monastères et des églises, et enfèr- ^s dans des prisons pour y pleurer leurs

^iés et ne recevoir la communion qu'à la

liort.

^urla plainte d'Himère, au'il y avait ea H(«^ne de;s*prètrcs et des diacres qui, de* fûi leur ordination, vivaient avec leiu's *»|fl»es et avec d'autres ; de sorte qu'ils en *|<tèotdes enfants, et alléguaient pour pré- If^le de leur incontinence les prêtres de ^incieune loi ; le Pape répond qu'il n'avait p^ accordé aux prêtres et aux lévites de 1 Ancien Testameni d'user du mariage, que l^rceaue les ministres de l'autel ne pou- '^leoièire tirés d'une autre famille, et en- ^1^^ s'abstenaient -ils du mariage dans le l^^psde leur service. Mais depuis que Jésusp*sl est venu pour perfectionner la loi, ^^ prélres et les diacres sont obligés, par "^e loi inviolable , à garder , du jour de ^r ordination, la continence, afin de ^ren* r^ agréables à Dieu les sacrifices qu'ils of- ««•nilous les jours. Ceux donc, ajoute-t-il, 1^^ ont péché par ignorance et reconnais-

sent leur faute demeureront dans leur or«» dre, pourvu qu'ils observent la continence k l'avenir; ceux, au contraire, qui voudront défendre leur erreur seront privés de toute fonction ecclésiastique.

Sirice fait ensuite Ténumération des mœurs et des qualités de celui qui se présente pour être admis dans la déricature et dans 1 épiscopat. Celui, dit-il, qui, dès sou enfance s'est dévoué au service des autels « doit être baptisé avant l'Age de puberté , et mis au rang des lecteurs. Si jusqu'à l'âge do trente ans il a tenu une conduite régulière, et s'est contenté de la seule femme au'il a reçue après la bénédiction du prêtre , sera élevé au sous-diaconat; ensuite, sur le jugement des supérieurs, et après le vœu de continence, il sera promu ou diaconat. Quand il aura exercé dignement cette fonc* tion pendant plus de cinq ans, il pourra recevoir la prêtrise, et dix ans après, si ses mœurs sont bonnes et sa foi pure, il pourra être élevé à l'épiscopat. Mais celui qui, dans un âge plus avancé, désire entrer dans le clergé, sera mis au rang des lecteurs et des exorcistes aussitôt après son baptême , pourvu qu'il n'ait eu qu'une femme et quil l'ait prise vierge; deux ans après il pourra être acolyte ou sous-diacre ; il exercera cette fonction pendant cinq ans avant d'être élevé au diaconat; puis, avec le tem|)s k la prêtrise ou à l'épiscopat, si le clergé et le peuple l'élèvent à cette dignité. Le clerc qui aura épousé une veuve ou contraeté un second mariage, sera privé aussitôt de tous les privilèges attachés à sa qualité de clerc, et réduit a la communion laïque, dont il jouira tant qu'il ne s'en sera pas rendu indigne. Pour l'habitation des remmes dans les maisons des clercs, on se conformera au troisième canon du concile de Nicée.

Dans un autre article, Himère demandait si l'on pouvait admettre des moines dans le cierge. Nous souhaitons, lui répond le Pape, que les moines soient admis dans le clergé, si leur vie est irréprochable, pourvu toutefois qu'ils passent par tous les degrés de la hiérarchie, s'ils n'ont pas trente ans; de sorte qu'ils ne soient promus au diaconat et à la prêtrise que dans un â^e mûr; il défend en môme temps de les faire parvenir tout d'un coup à l'épiscopat.

Dans l'article suivant, le Pape décide qu'il n'est pas permis d'admettre a Tbouneur de la ciéricature les laïques qui ont été soumis à la pénitence publique, quoique reconciliés et purifiés de leurs péchés, puisqu'il n'est pas permis d'imposer cette pénitence aux clercs; car, dit-il, il ne convient pas que ceux i|ui ont été longtemps des vases d'i-

Snominie portent la main sur les objets estinés à l'administration des sacrements* Cette raison pourrait donner lieu de croire que Sirice n'exclut de la pénitence publique

3ue les prêtres et les diacres , comme a fait epuis le Pape Félix II. Mais sa proposition parait générale , et n'ecclut pas moins toiis m clercf de la pénitence publiquei que Ijii

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laïques qui Tout faite, de riionneur de la cléricatnre.

Le Pape, par ces réformes, n'avait pas Tintention de jeter le trouble dans les Eglises ; il veut donc que l'on use d'indulgence pour le passée à Tegard de ceux qui ont péché par ignorance contre ces règles; mais à condition qu'ils demeureront dans leur rang, sans espérance de parvenir à un ordre supérieur. 11 menace les métropolitains de toutes les provinces de prononcer contre eux les sentences Qu'ils méritent, s'ils n'observent pas les règlements contenus dans sa lettre; c'est pourquoi il prie Himère de communiquer sa lettre, non-seulement aux évèques de sa province, mais encore à ceux des autres provinces environnantes. On a mis, à la suite de cette Lettre à Himère j un décret du Pape Sirice , qui ordonne de renvoyer toutes les causes qui concernent la religion et l'intérêt do l'Eglise devant les tribunaux ecclésiastiques, et non devant les princes séculiers.

Lettre à AnysiuSjévéque de Thessalonique, — Dans les commencements de son pontificat, iSiriee écrivit à Anysius, disciple de saint Ascole, et son successeur dans le siège de Thessalonique, aGn de réprimer les abus qui arrivaient depuis quelque temps dans 1 ordination des évèques de Tlllyrie orientale. Le Pape v presse Anysius de veiller avec soin sur ces ordinations, d'en réprimer les désordres, d'ordonner ou de faire ordonner les évèqnes. Dans le cns où il ne pourrait les sacrer lui même, le Pape veut qu'il charge, par écrit, quelque autre évèque de donner un successeur au dernier mort ou à celui qui aura été déposé, et qu'il choisisse ce successeur, autant que possible, parmi les membres du clergé de l'Eglise va-« cante.

Lettre aux Africains, — Cette lettre, qui est le résultat d un concile assemblé à Rome en 386, fut écrite le sixième de janvier de la môme année. Le Pape après y avoir montré avec quel soin les évèques doivent veiller à la pureté de TEglise, renouvelle quelques anciens statuts qui y avaient rapport et que la négligence et la paresse des évèques avaient laissé abolir dans quelques Eglises particulières. Ces statuts sont au nombre de huit. Lo premier défend d'ordonner un évèque pour les provinces qui dépendaient immédiatement du siège apostolique sans lui en avoir préalablement donné connaissance. Dans les autres provinces, comme dans celle d'Afrique, il ne fallait que le consentement du primat ou métropolitain. Le second exige la présence de plusieurs évê-

Ïues pour le sacre d'un autre; le diacre errand excepte de cette règle l'Eglise romaine ; il se fonde sur l'usage qui y était en vigueur de son temps, que I évèque de Rome ordonnait seul un autre évèque, quoiqu'il y en eût plusieurs de présents à la cérémonie. Il est défendu par le troisième d'admettre dans le cierge celui, qui après son baptême, aura porté l'épée dans la milice du siècle. Lé quatrième fait dé-

fense à nn clerc d'épouser une femme vente ; dans quelques manuscrits on ne lit pas le terme de veuve, de sorte que le sens du canon serait qu'il n^est pas permis k un clerc de se marier. Le cinquième refase l'entrée dans le clergé au laïque qui aon épousé une veuve. Le sixième défend d'oiw .donner un clerc d'une autre Eglise. Im septième de recevoir un clerc chassé de m Eglise. Il est ordonné par le baitième d» recevoir par l'imposition des mains oeoi qui abandonnaient le parti des novatiens et des donatistes ; mais on en excepte ceut qui auraient été rebaptisés, car on neiei recevait plus dans le clergé, ni mèmeda l'Eglise avant d'avoir expié leur fiiute |< une pénitence pleine et entière, parce qu' se faisant rebaptiser, ils avaient abandon TEgiise catholique et profané son baplêiiift Le Pape engage ensuite fortement les prè très et les diacres à vivre dans la coatis nence ; puisqu ils sont obligés tous les joar de servir à l'autel. Si l'apôtre, dit-il, Tûi donne aux laïques dans le temps qu*ils d vent vaquer à I oraison, à plus forte raisoo prêtres doivent-ils l'observer en touttem puisque toujours ils peuvent se trouu dans la nécessité ou d'offrir le saint sacri fice, ou de baptiser. Il cherche à leur fi voir que, malgré qu'un prêtre n'ait épo qu'une femme, saint Paul ne lui laisse , la liberté d'en user; mais que son inteoti est qu'il vive dans une parfaite contineir comme il y vivait lui-même. Il déclare qi ceux qui refuseront d'observer ce qui i prescrit dans sa lettre, seront séparés de communion et punis dans l'enfer. 11 reco mande aux évèques d'allier la miséricor avec la justice, et de tendre la main àceu qui tombent, de peur que, s'ils sont livN a eux-mêmes, ils ne périssent sans ra# sources.

Lettre de Sirice à divers évèques. — Cet lettre parait* être adressée non-seuleœei aux évèques de la primatie et du vicari de Rome, maisaussi aux évèques des diverse provinces tant d'Afrique que du resie d monde : car Sirice se regardait comoi chargé de toutes les Eglises, rendait, à t h mitation du pape Libère, ses décrets généraux et les faisait publier partout, comnw on le remarque dans sa lettre k Uiiuèrt. Le Pape sur les plaintes qu'on lui àWt faites des irrégularités qui se commettaieM dans Vordinaiion des ministres sacrée H même des évèques, dit avec l'Apôtre di0 sa Lettre à Timoêhée^ qu'on ne doit pas wposer légèrement les mains à persooae, oi se rendre participant des péchés d'autrai; mais examiner auparavant la vie et les mœurs de ceux que l'on veut honorer de i'éniscopat, et les services qu'ils ont reodos à lE^lise afln que le mérite et noo la Aveur décide de leur promotion. {FTim. v, S^j Il rappelle la lettre qu'il avait écrite quelque temps auparavant aux Africains, laquelle contenait ce qui avait été arrêté dans une nombreuse assemblée d'évêques, sar l'observation des décrets de Nicée et i^« or-

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oïlions, et répète à pea près ce qaMl y rait dit, qu*OQ ne doit pas admettre dans » clergé ceux qui après aroir exercé des optois dans le grand monde, ou dans les rmées, ou dans le maniement des affaires iculières, sollicitent l*épiscopat et em* loieot âGn d'j parrenir plus sûrement le redit de leurs ami» et de leurs proches et (lai des personnes qui approchent du

X. Il prescrit \ ceux oui devaient être Doés, apparemment aans la Sicile, la irdaiffne et dans les autres provinces qui ^ndfent du vicariat de Rome, de se renure N15 cette ville, afin gu'il pût juger par iméme s'ils étaient dignes de 1 épisco|>at [s'ils avaient le suffrage du peuple. Il s*y ■ut amèrement de la facilité avec laquelle KJques-uns ordonnaient diacres, prêtres et lœe évêques, des passants qui se disaient •JDes, ou qui Tétaient en effet, mais dont loe connaissait ni la foi. ni les mœurs, et TcD ne savait pas même être baptisés, Blôt que de leur donner pour vivre et ire leur vovage. De pareils ministres se iMileot d'abord enfler d*orgueil et tomirol ensuite dans la perfidie, parce qu'ils itaient point instruits des dogmes de TE- «e ni de ses décrets. Si la nécessité a quelafûis obligé d'ordonner évêijues des néoileset des laïques, sans avoir auparavant aié|>8rles degrés ordinaires, il ne veut I que Ton en fasse une loi, mais qu'on A tienne à ce oui a été prescrit par les tires, et que Ton regarde le sacerdoce •me quelque chose de céleste et bien firent des emplois du siècle. Le Pape eoDoalt dans cette lettre l'unité de Dieu trois personnes.

Itttre à fEalite de Milan. — L^empereur léodose après avoir fait en 389 son enk triooipnante à Rome, à la suite de la hue de Maxime, était de retour à Milan, i»i)tte Jovinien y vint, pour chercher pro- (tien auprès de ce prince. Sirice qui veat de condamner cet hérésiarque dans un telle écrivit à TEglise de Milan dans la itQle qu'il ne surprit la religion de Théo- »e. Sirice réfute sommairement ses erreu rs tiis sa lettre ; il ne les rapporte pas toutes, lais celles-là seulement qui se trouvaient Utt l'écrit de Jovinien. Cet hérésiarque t«^\h Yie était toute épicurienne, se plaiut dans la bonne chère, prenait la défense HToliiptés, réjetait les jeûnes et i'abstiuce. Il mettait dans un degré égal , les t&mes mariées, les veuves et les vierges, t faisait peu de cas de l'espérance des ^ensde l'autre vie, comme s'il eût cru que Ime périssait avec le corps. Le Pape et sou '(rgé tt)ndamnent cette doctrine comme Kitraire à la loi de Dieu, ainsi que Jovi- ^ et ses disciples qu'ils séparent pour Hijours de l'Eglise. Il oppose a cette docine pernicieuse celle de l'Eglise, qui ne %ise pas le mariage, (»uisque la cérémo- ;e s'en fait par ses ministres qui couvrent un voile la tète des époux. Sur cette lettre '>^inieQ fut rejeté unanimement et chassé ^ la Tille avec huit de ses disciples.

Lettre a Anysius de Thusntonique. — On ne doute plus aujourd*hui que la lettre à Anysius, évêque ae Thessalonique, qui a quelquefois été attribuée au pape Damase et qui dans quelques manuscrits porte le nom de saint Ambroise, ne soit du pape Sirice. Il y est fait mention du concile de Capoue, comme tenu depuis peu ; et il le fut en 391 plus de six ans après la mort de Damase. Quoiqu'il y ait dans cette lettre quelque conformité avec des ouvrages de saint Ambroise, on ne peut pas dire qu'elle soit de lui, mais seulement que Sirice y a employé contre Bonose les raisonnements dont ce Père s'était servi, en parlant de la perpétuelle virginité de Marie. Le concile de Capoue avait renvoyé le jugement de l'affaire de Bonose aux évêques voisins, principalement à ceux de la Macédoine, avec Anysius de Thessalonique leur métropolitain. Celui-ci, avec les évêques de sa province, voulut renvoyer aux évêques d'Italie le jugement de Bonose. Mais le jpape Sirice leur répondit: Puisque le concile de Capoue vous a nommés pour juges, nous no le pouvons plus être, c'est vous qui avez l'autorité du concile. Il ajoute que Bonose avait consulté saint Ambroise pour savoir s'il ne pourrait pas, même par la force, rentrer dans son Eglise, et que ce saint lui avait répondu, qu'il ne devait rien entreprendre contre ce qui avait été fait, mais se soumettre à ce qu'avaient décidé ceux à qui le concile de Capoue avait donné Tautorité déjuger en cette occasion. 11 parait par là

aue les évêques d'Illyrie, avant d'approfonir la cause de Bonose et de la juger définitivement, lui avaient interdit l'entrée de son Eglise. Le Pape condamne la doctrine de Bonose et approuve la conduite des évêques d'Illjrrie qui avaient rejeté une impiété qui faisait sortir d'autres hommes du même sein vir(;inal dans lequel Jésus-Chist avait pris naissance selon la chair. Il regarde cette erreur comme propre à établir et au* toriser la perfidie des Juifs ; et dit que Jésus- Chridt à rendu témoignage à la pureté entière de sa mère, en lui donnant, à l'heure de sa mort, saint Jean pour fils, «tt que l'évangéliste confirme la même vérité par ces paroles : Depuis cette heure ce disciple la prti chez lui. [Joan. x^x, 27.)

Lettre aux évêques des Gaules — Cette lettre, qui ne porte aucun nom d'auteur dans les manscrits , est attribuée par les uns au Pape Innocent I et par d'autres à Sirice. Les premiers l'ont attribuée k Innocent sur divers rapports qu'il y a entre elle et la seconde de ce pape à Victrice de Rouen ; mais Quoique Ton trouve dans les deux de semblables décrets et de pareilles locutions, la question {iroposée n'est pas la même : il s'agit dans a lettre d'Innocent de savoir si on peut admettre à la communion ceux qui après leur baptême ont donné la question, ou condamné à mort; et dans la lettre aux évêques des Gaules , ai on peut les élever à l'épiscopat. Celte lettre est divisée en six chapitres. U est décidé dans le premier qu'une vierg«

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