‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 132 sur 207 · BIT · texte numérisé non relu

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qui après avoir reçu fa bénédiction de révéque et le voile, commet un inceste ou se marie » sera privée de la communion et p^arerason péché pendant plusieurs années» afin que , par de dignes fruits de pénitence, elle puisse un jour en obtenir le pardon. Celie qui n'aura pas encore reçu le voile, mais qui s'*était proposé de garder la virginité per-^ péluetle, si elle vient à tomber dans le péché avec on homme, soit de force, soit de sa propre volonté* sera aussi privée de la communion et fera pénitence pendant un temps limité. Le second oblige à la continence tes évoques, les prêtres et les diacres. Le troisième défend d'admettre dans le clergé ceux qui depuis leur baptême ont porté les armes , ou sont tombés dans la fornication. Dans Je quatrième, on accorde aux prôtres la permission de baptiser hors le temps de Pâques ceux qui sont malades. Ils ne laissaient pas de baptiser même à PAques et à la Pentecôte dans les paroisses; mais ils ne le faisaient que par 1 ordre de l'évêque qui le permettait aussi quelquefois aux diacres dans ces jours; car dans le reste de Tannée, les diacres n'avaient pas la permission de Jjaptiser même les malades, a moins d'une grave nécessité. Le même chapitre déclare que l'onction qui se fait dans le troisième scrutin sur le sommet de la tête du baptisé suffit, et qu'on ne doit pas la réitérer dans chaque scrutin (8), ni faire cette onction sur tout le corps. Il est encore défendu dans ce chapitre à un homme d'épouser la sœur de sa femme. Le cinquième ne veut pas qu'on élève à l'épiscopat celui qui a exerce des emplois publics, qui l'obligeaient à mettre à la torture et à puuir de mort, ou à donner au peuple des spectacles, parce qu'il est évident qu'on ne peut les exercer sans péché; mais il pourra, s'il fait pénitence pendant quelque temps , être élevé au ministère des autels. Ce chapitre exclut aussi de la cléricature ceux qui se sont mutilés euimêmes, ceux qui après le baptême ont servi daus les.armées, ceux qui ont cherché leurs plaisirs dans les vanités du siècle; surtout s'ils s^mpresseul trop de passer de cet état mondain dans le clergé ; car ce n'est pas par argent, mais par vertu qu'on doit entrer dans les dignités de r£glise. Il défend encore à un homme d'épouser la femme de son oncle, puisqu'il ne lui est pas même permis d'épouser la fille, il insiste à ce qu'on n'élève à l'épiscopat que des clercs et non des laïques, et qu'on ne quitte pas l'E* glise pour laquelle on a été ordonne, pour passer dans une autre. Cette entreprise est comparée à celle d'un homme (pii abandonne son épouse pour s'attacher à une autre. Le sixième déiend à un évêque de recevoir un clerc chassé de son Eglise par bon propre évêque, d'en ordonner aucun daus un diocèse étranger, ni d'admettre dans le clergé un laïque excommunié par son évoque, sous peine d'être dépossédé de l'éplscu^

(8) On appelait scrutin les trois kiter^elh tient auxquellesies parrains répondent encoreaajourd*huî au iionidu baptisé, tandisqaedausIapriniitiveEgtiseï

pal. Voilà ce qui nous reste des déereU 'W èirice. Plusieurs sont perdus, d'autres lui sont faussement attribués ; mais nous n avonî à nous occuper ni des uns ni des autres. ' L'an 398 Sirice, sur le bruit de la répç' tation de Ruffln, l'invita à venir à Kow . afin d'illustrer cette ville par sa préseaK. Sirice mourut l'an 398 après avoir occx^ le Satnt-Siége pendant quinze ans, cofocu porte son épitaphe qui loue sa libéra!it6« sa miséricorde. Saint Ambroise, avec to« le concile de Milan, relève dans ce Pape k

3ùalités d'un bon pasteur, et dit qu'il éuô i[^ne d'être écouté et suivi par les breii^ qu4 composent le troupeau de*Jésus-Chn

SIVIARD, abbé d'Anisole au diocèse Mans, succéda dans cette dignité à Sigi son père, dans la dernière moitié dn siècle. Il était né au Maine d'une famille «ji tinguée par sa noblesse et par sa vertu. Si ron, son père, csthonoré dans l'Eglise corn un saint, et Adda, sa mèi-e, était une perso d'une éminente piété. Us araient une consacrée à Dieu et qui parait avoir été bessedans quelque monastèredo même pa; Siviard, livré à l'étude dès sa jeunesse, r appliqua avecune ardeur singuhère.ll y ûl grands progrès et s'acquit en peu de lenipi réputation d'un homme très-versé dans tt»u" sortes de connaissances. Il fut ensuite él au sacerdoce, pois à la dignité dabbé, ei croit qu'il ne vécut pas au-delà de 687. T< cela le rendait plus capable qu*aucuu jo d'écrire la Vie de saint Calots f premier il du monastère de ce nom, dans la pruni du Maine, quoiqu'il fût éloigné d'un s ' entier du temps où vivait ce saint.

Mabillon, sans aucune difficulté, le pré> comme auteur de celle qu'il a publiée su volume de son recueil des Actes des sainit, l'ordre de saint Benoit, et que les cooiii> teurs de Bollandus ont fait réimprimer a quelques additions et de trè^-lun^ observations qui semblent révoauer doute la génuiié de cet ouvrage. Il s difficile de prouver positirement qu'il partient à saint Siviard, néanmoins on d croire que dom Mabillon n'a pas avaDcé fait sans fondement. Tout ce que Ion p dire de plus certain, c'est que Tauteur cette Vie a puisé dans celle de saint Dois noie, évêque du Mans ; d'où il a tiré un partie de sa préface, et dans celle de saM Avit, abbé de Mice, à laquelle il a emprui» diverses circonstances, pour former caM le canevas de son récit, qui du reste o*at pas mal écrit quoiqu'un peu diffus. '

Un autre écrivain du monastère d'Ani^« qui connaissait parfaitement les actions ^^ saint Siviard avec lequel il' avait vécu.uvo* a laissé sur ce sujet une homélie daii$ !<* quelle il lait entrer les principaux traits ^« son histoire. Quelque court que soi! cft écrit, il doit nous être précieux pui5i]U': nous ne connaissons rien de meilleur >ur la vie de notre saiut abbé. SuriusetBol.'aii-

c*était le catéchumène qui répandait loi-nèM: pais, sur ta réponse, le clergé el le peaple àst^^ décidaieal,p»r la voie du scruim, l'ilscfait»*»"*

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