‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 133 sur 207 · IX · texte numérisé non relu

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DE PATtlOLOGIË.

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,Ii^ l'ont publié au premier mars et dom HAbillon après eux, au m* siècle de son)Re* cueii; mais ce dernier éditeur en a retranthé la préface, qui néanmoius est assez ;ourle et très-édifiaute.

SIXTE 1" Romain de naissance, obtint la rliaire de saint Pierre après Alexandi^I'% Tan 15, et fui martyrisé vers la fin de la mêmeanm. Il ordonna que les vases sacrés nepourrijentêtre touchés que par les ministres des lulels.On lui a mal a propos attribué deux Itftres décrétales. L'auteur dans la première rtfute les ariens, qui disaient le Fils infé- V!urau Père, et transcrit à cet effet le se- »od rbapitre d'Itace contre Varimadus. Il ii liit dans la seconde que les évèques doi- V)( tous attendre le jugement du Pape, et pe toutes leurs causes sont réservées au lint-Siége: discipline qu*on ne connaissait nère dans le second siècle de TE^lise ; ce air est dit du choix des personnes & qui un doit confier le soin des vases sacrés, est lédu canon 66 du concile d^Agde, et Sixte ) fait Tapplication des paroles attribuées a pape Jules.

SIXTE II, Athénien d'origine, fut élu

r en 257, souffrit le martyre le 6 août pendant la persécution de Valérien. On Sribue faussement h ce Pape deux décrétais; la première contient une page entière p récrit d'Ithace contre Varimadus, et le kret du concile de Sardaigne touchant les ipcllations au Saint-Siège. La seconde IN commence par les paroles de celle de untLéon à Tempereur Marcien; elle en pprunte beaucoup d*autres des papes Sik Sosime, Bonrface et Célestin, de saint n'5iier, do saint Isidore, du cinquième lociie d*0rléans et du ciquième de Rome, njs le pape Sjmmaque.

SIXTE III, prêtre de TEglise romaine, »nla sur la chaire de saint Pierre après fle>iin I". Il trouva TEglise victorieuse ishéré^ès de Pelage et de Nestorius, mais Miirée par la division des Orientaux. Il ivailla de tontes ses forces à la réunion et Il la satisfaction de la voir s'accomplir vers mois d'avril 433. Sixte attribua à Ânasse, successeur de Rufus, sur le siège de b^salonique la même autorité qu'avait eue ^0 prédécesseur sur tous les évèques et les étropolitains de rillyrie et le constitua vi- ^^ du Saint-Siège 11 envoya en U5 des ub au concile de Thessalonique et fit •mellre aux évèques de ce concile des ttres pour leur recommander et particu* ^rement h Périgène, évèque deConnthe, la ruriiissièn à Anastase. H convoqua iui-mèe un concile en 433, au jour anniversaire ^ sou élection. En 439, Julien, le Pélagien, ù pour ses erreurs avait été déposé de l'é« Kopat, fit des tentatives pour se rétablir los la communion de l'Eglise; mais Sixte «naissant ses artifices lui refusa l'entrée '' TEelise. Ce fui une des dernières actions < ce Pape dont on met la mort vers le 18 ûtUO, après un pontificat de huit ans et iel<iue$ jours. On lui fait honneur de di- « édifices publics, entre autres d'avoir

fait b&tir réglise Saint-Laurent m Lucina^ d'avoir rétabli Téglise sous le titre de Tibère, aujourd'hui Sainte-Marie-Majoure et d'avoir fait couvrir de marbre et de por-

Îhyre le baptistère de la basilique Sainteàn de Latran.

Lettre à saint Cyrille. — Celte lettre était adressée non-seulement h saint Cyrille, mais en général à tous les évèques du concile d'Ephèse, qui lui avaient envoyé des dépu* t<^s : mais comme elle était circulaire, de là est venu qu'elle porte dans les manuscrits le nom de saint Cyrille. II parait encore que c'est la même qui fut envoyée à Acacede Bérée. Le Pape l'écrivit à deux fins : premièrerment pour faire part à ces évèques de son ordination, et en second lieu pour procurer autant quMl était en lui la réunion des évèques d*Orient. Il y donne de grandes louanges h saint Cyrille qui avait ouolié les injures qu'on lui avait faites, pour ne songer qu'aux intérêts de l'Eglise et au rétablissement de la paix. Il déclare qu'il désire comme lui, que 1 on reçoive dans l'Eglise i*X que l'on conserve dans leurs dignités tous ceux qui engagés avec Nestorius, voudraient faire profession de la foi orthodoxe. Il témoigne que l'Eglise romaine en avait déjà usé ainsi en d'autres occasions, et qu'il était prêt à accorder sa communion à tous les évèques auxquels il l'avait réfusée jusqu'alors, pourvu qu'ils abandonnassent Nestorius et condamnassent tout ce qui l'avait été par le concile d'Ephèse. Si au contraire ils refusent de se réunir et d'entrer dans les sentiments de TEslise, on n'abandonnera pas pour cela le soin de leurs peuples, mais on y pourvoira pard'autres pasteurs. A l'égard de Jean d'Antioche, il veut que l'on observe ce qui avait été prescrit dans la vinj^t-deuxième lettre du pape Célestin, c'est-a-dire qu'il regrette tout ce qu'il a condamné, s'il veut être reconnu pour évèque catholique. Nestorius est le seul à qui il ôte toute espérance de rétablissement, parce qu'il avait été déposé après avoir fait naufrage dans la foi. 11 prie tous les évèques à qui cette lettre serait adressée de la faire voir à leurs voisins, pour leur apprendre que le siège apostolique chargé du soin de toutes les Eglises, ne néglige rien lorsqu'il s'agit du maintien de la foi. Il écrivit en même temps une lettre particulière à saint Cyrille pour le prier de donner connaissance aux évèques du concile d'Ephèse, de ce qu'il était h propos de faire pour la réunion des Orientaux, d'après les renseignements quedevaicnt lui donner Hermogène et Lampéiius à ce sujet. Il y déclare comme dans la précédente, que Jean d'Antioche et tous ceux qui avaient pris le parti de Nestorius, seront reçus dans la communion des autres évèques, pourvu qu'ils abandonnent cet hérésiarque et tout ce qui a étd condamné par le concile d'Ephèse, dont les décisions ont été confirmées par le Saint- Siège.

Lettre à saint Cyrille et à Jean d'Antioche.* — Les réponses du pape Sixte à saint Cyrille et à Jean d'Antioche sont toutes deux

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