‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 134 sur 207 · SIX · texte numérisé non relu

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da 15 des calendes d'octobre, c'est-à-dire du 17 septembre 433. Il témoigne à saint Cyrille quMl avait reçu sa lettre et la nouvelle de la paix, pendant qu*il était réuni avec plusieurs évéquesdans Téglise Saint-Pierre,

riour célébrer ranniversaire dp son élection. \ lui dit que tous ceux qui assistaient à cette solennité en furent réjouis, et quMl ressentit lui-même d'autant plus cette joie commune qu'il avait eu auparavant plus de crainte qu'un si grand nombre d'évéques ne demeurassent engagés dans le parti ae Néstorius. 11 ajoute q[u'ii ne croyait pas que Jean d'Antioche eût jamais suivi ses erreurs; mais seulement qu'il avait suspendu son jugement. Il approuve et confirme tous les travaux que saint Cyrille avait soufferts dans cette occasion, en disant que les persécutions et les mauvais traitements ne manquent jamais à ceux gui prennent la défense de la vraie foi; mais que, quoique la vérité soit souvent attaquée par la calomnie, elle ne peut jamais être vaincue par le mensonge. Il témoigne aussi à Jean d'Antioche la joie

3ue lui et les autres évêques d'Italie avaient e sa réunion et de la sentence équitable qu'on avait portée contre Nestorius dont il compare la chute à celle de Lucifer. Il lui fait remarquer qu'il avait expérimenté dans l'affaire présente, combien il lui était avantageux d'être uni de sentiments avec le siège apostolique, à qui le dépôt de la foi

Sue saint Pierre a reçue de Jésus-Christ a té transmis, de sorte que la doctrine de cet apôtre se trouvant dans ses successeurs, on ne doit pas s'en séparer. Il l'exhorte à imiter la vigilance que les empereurs très-chrétiens avaient témoignée pour la conservation de la foi; à la prêcher lui-même avec pureté et simplicité, à l'exemple de Maximien, et à ne pas permettre gue I on violât l'ancienne tradition de TËglise par aucune nouveauté.

Lettres sur les droits de révéquede Thessa^ Ionique — Les quatre lettres suivantes concernent l'observation des droits que les Papes avaient accordés à l'évêque de Tbessalonique sur ceux d'illyrie. Perigène, évêque de Corinthe ne s'y soumettait qu'avec peine, et il semble même qu'il refusait de se trouver aux conciles indiqués par cet évêque, et de lui obéir en quoi que ce fût. Ce fut donc à lui que saint Sixte écrivit la première de ces lettres. 11 lui rappelle dans cette lettre,

au'il tenait en quelque sorte son épiscopat e Corinthe de la faveur de Rome et de Thessaloniuue, puisque le pape Boniface ne l'avait établi évêque de Corinthe qu'à la recommandation et sur le témoignage de Rufus alors évêque de Thessalonique. Il lui représente ensuite qu'il était de son devoir de se soumettre à Anastase, successeur de Rufus, puisque les autres évêqu*^s d'illvrie ne faisaient aucune difficulté de lui obéir. Il ap- Ïorte pour raison qu'on n'avait pas accordé Anastase d'autres droits que ceux que ses prédécesseurs avaient donnés aux évêques

(9) Od ne sait pu bien ce que le Pape entend pAr le concile d^Orient ; U est à supposer que c*est

de Thessalonique. Martînien prêtre et Lr^U lien diacre, députés de la part du Pape ad concile qu'Anastase avait convoqué, as!^ou^ pirent les difficultés que Périgèoe fabaii naître.

Dans une seconde lettre du 8 juillet U; le Pape représente encore à Périgèue.-g obligations au'il avait aux Eglises de Roe% et de Thessalonique, et le presse de reD:ft à Anastase le respect (|u'il lui devait eic^^ clare qu'il n'exigeait rien au delà de ce ^ai ses prédécesseurs avaient accordé aui t^*^ ques de ce siése. Son dessein, dit-il, hn pas de retrancner les droits dtfS méttttp^ju tains de l'Illyrie; ils peuvent chacun or donner ceux de leur province, pourvu néai moins que ces ordinations se fassent avJ son consentement : il ordonne de lui nu porterie jugement des causes majeures \^ lequel il sera toutefois obligé d appeler |i évêques les plus éclairés et les plus sages < l'Illyrie. Dans la troisième lettre datées 18 décembre kSl, saint Sixte prie Procli évêque de Constantinople, de traiter coi violateurs des canons, les évêques d*llr qui viendront dans cette ville, sansavoifi lettres formelles de Tévêque de Thessâh que. 11 semble, par cette lettre, qu'un évéc nommé Idduas avait été accusé devant fi dus et déclaré innocent. L'affaire portéi Rome, saint Sixte ordonna que le jugeme de Proclus serait exécuté et ne voulut à toucher à une sentence rendue par uo en que très-instruit des règles des cano&sl l'Eglise et très-exact à les observer.

La quatrième lettre adressée aux érêc, dlllyrie qui devaient assembler un coni est comme la précédente du 18 déceml^ 437. Le prêtre Arthémius, liéputé du h à ce concile en fut le porteur. Il dit cette lettre qu*il avait appris de ses prti cesseurs que c'était à l'évêque de Thessal nique à prendre soin de toutes les Egli dlllyrie et qu'il renouvelait cette onl< nance; de sorte que ce serait à lui à e: miner et à juger toutes les difficultés naîtraient entre les évêques mdmes, à voquer les conciles et à mander les tats à Rome afin qu'ils y fussent coofiroil Il veut que les évêques d'illyrie appelés ces conciles ne se dispensent pas d'y asd ter, afin d*y régler en commun ce qui ser nécessaire pour le bien des Eglises et peuples. Ne croyez pas, leur dit-il, être gés à ce que le concile d'Orient (9) a ordonner contre notre volonté ; on n'est < de le suivre que dans le décret qu*il itfl sur la loi de notre consentement; que p^r** sonne, au contraire, ne s'éloigne des r^ ments faits parle Saint-Siège d'après les^ nous, et dont on vous a souvent donné o^ naissance; de rapporter au jugenieni M l'évêque Anastase tous les procès et uiffd rends des évêques, afin qu'il les examiuen les juge, ou qu'il nous les fasse conniU^ s'il ne peut les terminer lui-même. Il s^i**

le même dont parle Thëodorat dans ta 8C' learri Fia>ien qui fui tenu à Constaniiuopte en 437.

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nuie pour attribuer h Anasbi^e le bième pou^** roir qo'arait eu Rufus« sur ce qu'il n'y a pas de corps qui ne soit gouverné par un chef, et que des membres aussi saints que leséféques dlUyrie ne devaient pas demeurer sans chef.

Littres periuti. — Sous le pontificat dtt fire Zosime, il se répandit un bruit que iiiflt Sixte, qui n*était encore que pr6lre» Avorisait les pétagiens ; les évéqmes d*Afri*

Se en furent extrêmement attristés ; mais ir tristesse se dissipa, lorsqu'ils apprirent {u'ii avait prononcé anathème contre ceshé^ rttii]ue$, et ils furent pleinement persuadés le ^on orthodoxie parla lettre qu il écrivit lAurèle de Carthage, dans laquelle il expo* il en peu de mots et avec vigueur son loliment sur l'erreur des pélagiens et sur le bgioe de la grAce ; les évéques d'Afrique pDteu communication de cette lettre , se étèrent d*eo tirer des copies et se firent &e joie de la montrer à tout le monde. Us B relevèrent même avec éloge quelques ffoles dans la lettre qu'ils écrivirent au 1^, et s'en servirent pour montrer que la dce ne diminue pas le libre arbitre en le Prenant. Ensuite saint Sixte en écrivit une 05 étendue à saint Ausustin et à saint ^pius, dans laquelle il exprimait avec as de clarté quel était son sentiment et lui de l'Eglise romaine sur les dogmes imesdes Pélagiens. Il y défendait aussi con- ) eui et avec t)eaucoup de pureté la docoiede la grAce. Cette lettre fut portée par prêtre Firmus, et la précédente par Léon n monta ensuite sur la chaire de saint bre; elles sont perdues Tune et l'autre tioémeque la réponse de saint Alypius : us nous avons les deux que lui écrivit ifit Augustin, la 191* et la 194* dans la UTeile édition. Gennade lui attribue une ire àNeslorius dans laçiuelle il faisait irqu'il y a en Jésus-Christ deux natures rfaites et une seule personne. Le Pape Dbie lui-même indiquer cette lettre dans le qu'il écrivit à Jean d'Antioche. Il en I encore d'autres dans ses lettres aux eotaux et à saint Cyrille : mais ou il i dire que ces lettres ne sont pas mes jusqu'à nous, ou il faut dire que Qt Sixte s^attribuait en quelque façon les tr^s de saint Célestin, non-seulement toQe son successeur, mais parce qu'appa-bffienl il y avait eu part. En effet, il ^ a ^ les siennes et celles de saint Célestin, Qcoup de conformité de style et de génie. >s la lettre qu'il écrivit à saint Cyrille, ^ la conclusion de la paix, il témoigne il avait souvent écrit .à Maximien de tslantinople, sur la facilité avec laquelle it Cyrille voulait qu'on reçût ceux qui iurnaient à l'unité de rEgfise.il ne nous e qu'une de ces lettres, encore est-elle Bssée à saint Cyrille ; mais comme elle t circulaire, Maximien en eut, sans te, une copie inscrite sous son nom. En EulheriusdeTyaneset quelques autres {ues d*Orient écrivirent à saint Six le Ire la paix ; Alexandre d'Hiéraplo lui

députa aussi )}Our se plaindre de la réunion de Jean d'Antioche avec saint Cyrille, mais ou ils ne regurent aucune réponse du siège apostolique ou elle n'est pas venue jusqu à nous.

Ecrite faussement attribués. — On trouve dans la bibliothèque des Pères trois traités attribués à saint Sixte. Le premier est intitulé : Des richesses: le second : Des fnauvais docteurs et des ceuvres de la foi; et le troisième : De la chasteté: mais nous pensons que s'il eût été considéré comme auteur de ces trois écrits, il n'aurait pas été accusé sur des faits vagues et incertains de favoriser les pélagiens sur la question de la grAce ; mais sur des preuves aussi claires et aussi certaines, qu'on en trouve dans ces traités. On lui a aussi attribué VHypogno^ sticon qui se trouve dans l'appendice du tome X de saint Augustin; mais tous les critiques sont d'accord sur la fausseté de cette attribution. Nous lisons dans saint Grégoire de Tours que saint firice, évêque de cette ville, chassé par son peuple en 430, se retira à Rome, et que sept ans après il fut renvoyé à Tours par le Pape saint Sixte qui avait reconnu son innocence. Grégoire de Tours ne dit pas qu'il eût été renvoyé dans cette ville avec des lettres du Pape; mais seulement de l'autorité du Pape. Mais il est vraisemblable que, par ces termes, cet historien a entendu des lettres testimoniales de l'innocence de saint Brice, adressées au peuple qui l'avait chassé de son siège.

SMARAGDE, sur la naissance duquel l'histoire ne nous apprend rien, commença à se faire connaître vers le milieu du vm* siècle, puisque dans un dn ses ouvrages, dédié au roi Charlemagne avant qu'il fût parvenu à l'empire, ce qui n*arriva qu'en 800, il donne à ce prince des leçons pour le gouvernement de ses Etats. Quelques années après, Smaragde fut chargé par le roi Louis le Débonnaire de prononcer sur une difficulté entre les moines de Moyenmoutier et Fortunat leur abbé qui prétendait avoir seul l'administration des revenus de l'abbaye. Il parait que Smaragde était abbé de Saint-Michel dès l'an 809; car cette même année, il fut envoyé à Rome par le roi pour faire décider la question agitée par les Grecs, savoir, si le Saint-Esprit procède du Fils comme du Père. Dans la lettre qu'il avait rédigée lui-même, il prouvait par l'Ecriture et les Pères que le Saint-Esprit procède du Fils comme du Père. En 817, il assista avec plusieurs autres abbés au eoncile d'Aix-la-Cliapelle, convoqué pour la réformation de I ordre monastique. Deux ans après, il transféra son monastère sur le bord de la Meuse ; car auparavant, il était situé sur le haut d'une montagne ; mais il laissa Quelques religieux dans l'ancien monastère pour y faire l'office divin, et ordonna qu*il serait à perpétuité le cimetière commun des moines des deux monastèr.es, ce qui s'est observé jusque vers l'an 1090. Ce monastère est appelé comme Tancien, Mai*

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