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soupe ou Masoupe, parce qu'ils étaient Tun* et 1 autre bâtis sur un ruisseau de ce nom qui va se jeter dans la Meuse. L'ancien rno* naslère se nommait aussi Gasteliion à cause de la montagne sur laquelle il était placé. Smaragde j fut enterré après sa mort, qui arriva peu de temps après la construction de ce nouveau monastère.
La voie royale. — L*ouvrage de Smaragde intitulé la Voté royale, contient une suite de préceptes sur la conduite qu'un roi doit observer dans l'administration de ses Etats. Quelques-uns ont attribué ce traité à Sma« ragde, prêtre et moine d*Anianei recom* mandable par sa science et sa vertu, sous le règne de Louis te Grand, et d'autres à Smaragde, abbé de Lunebourg dans la Saxe. Mais on convient aujourd'hui qu'il est de Smaragda, abbé de Saint-Michel, dans le diocèse de Verdun. Le manuscrit dont il est tiré en fait foi, puisque ce traité est suivi de la lettre que Charlemagne écrivit au pape Léon m, et que cette lettre est de Smaragde. D'ailleurs, ce manuscrit, d'après Holstenius, est plus ancien que Tabbaye de Lunebourg, qui ne fut bâtie qu'en 972.
Smaragde à divisé son instruction en trente-deux chapitres; le premier traite de l'amour de Dieu et'du prochain, et dans les suivants, il propose au prince quelques vertus h pratiquer ou quelques vices à éviter. Il lui recommande en particulier de ne pas se construire de maison royale aux dépens des pauvres et des malheureux. Pour donner plus de poids h ses instructions, il cite de nombreux passages de TEcriture sainte, et s'il n'en produit aucun des saints Pères, on ne laisse pas de remarquer qu'il emprunte souvent leurs pensées et qu'il tirait de leurs écrits, ce qu'ils avaient dit de plus beau sur les matières qu'il traite. Nous n'avons ce traité aue dans le V* tome du 5mcUége, imprimée Paris en 1661. Tous les manuscrits de ce traité portent le nom de l'abbé Smaragde et Smaragde, d'Aniane ne fut jamais abbé.
Diadème deê moines. — L'instruction intitulée : Diadème deêmoineê^ est absolument de même style et dans le même goût que la précédente. Smaragde déclare dans la préface qu'il puisa dans les écrits des Pères ee qui pouvait la faire goûter des moines vertueux, et leur inspirer un ardent désir pour la |»erfection de leur état et en même temps pour ranimer la ferveur des tièdes les engager à mettre leur règle en pratique. Il rapporte pour cela plusieurs traits de la Vie des Pères des désert, quelques-unes de leurs maximes et de leurs paroles, afin qu'ils trouvassent dans la lecture de son ouvrage les moyens de se conformer aux intentions de leur législateur : car saint Benott, leur fondateur, ordonne aux moines de s'assembler après le repas et de lire en commun les conférences ou les Vies des Pères ou quelques autres ouvrages qui puissent édifier la communauté. Dans celte vue il recommende la lecture de son livre le soir au cha- (>itrc comme on avait coutume de lire le
matin la règle de saint Benott. Son onn»
est divisé en cent articles; le premic^ir^ de la prière et il y déclare que saim^H veut quecet exercice soit le premier dêiii les autres. Smaragde raconte qu'un sm vieillard allant un jour à la uionla^iiej Sinaï, trouva sur son chemin un frère \\ lui dit avec larmes : La séchere^eivi cause un srande tristesse. Pourqooiîj dit le vieillard, ne priez-TOus pasetneii mandez-vous pa^ aii Seigneur une r.
abondante? Nous prions, répondit km et nous invoquons Dieu assidûment, tij pendant nos vœux ne sont pas exaucé^ | crois, reprit le saint, que tous ne priei i avec assez d'attention, et, pour tou«j convaincre, venez et prions ensemble. A j il pria, les mains étendues vers le c}^ ses vœux furent satisfaits. Quoique ta i les instructions que donne Smaragde j les autres chapitres soient très^belle^i très-solides, il n'y a rien qu'on ne \i\.^i dans tous les traités d'ascétique et de mon ce qui nous dispense d'eu faire ranav, Jean Joanneau, moine de Saint-Gernd des-Prés, les fit imprimer à Paris en ii: Il y en eut ensuite plusieurs éditions, à ii vers, en 1540, a Tournai en 1610 et L| et à Lyon, en 1677.
Explication det épUres et des étanfik ' Honorius d'Autun met dans le calalV des ouvrages de Smaragde, des serroois^ rés des Pères sur les epltres et ks én^" les de toute l'année, que l'on devâii>it dans les offices divins. Ce recueil a éï^primé à Strasbourg, en 1536. Cenestcic abrégé de ce que les Pères ont dit de m^ pour l'explication du texte sacré Sman-; donne d'abord le texte de chaque épiir:' de chaque évangile : puis reprenant irii*: verset, il en donne J'explication etcitt*marge les écrits des Pères de qui il i'tirée. Il cite quelque chose du codi!^' taire de Pelage ; mais il prévient qui: s'en est servi qu'avec précaution. Von^^-r est précédé dune petite préface dans la |> il nomme tous les Pères grecs et ]atifisc> il a fait usage. Elle est suivie d unaur^' sèment au lecteur en seize vers hésaui^^'' dans lesquels il donne une idée de sa lection et de l'utilité qu'on peut eo i^"^ Cet écrit de Smaragde est connu so^' nom de Postilles. On en cite une irK^ tiou allemande par Gaspard UardioD» li^' rien.
Commentaire sur la règle de Saint-t^ — Nous avons encore de l'abbé Sinf^^] un Commentaire sur la Règle de Soif^^'" noU. Sigebert de Gembloars l'en reior»
auteur, et après l'avoir quelquefois ail-^ h Raban-Maur, on est enBn coiiTenQ v appartenait à Smaragde. C'est sous son '^ qu il a été imprimé à Cologne, en \^'^ Smaragde le composa quelque [eù]fi\^ le concile d'Aix-la-Chapelle, en8!'';"; il cite les décrets en plusieurs endrotej^' ticulièrement sur les chapitres 15 <)i^ la Règle de Saint-Benoit. U dit dans 1^^'' face qu'il entreprit cet ouvrage aul^'
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DE'^ATROLOGIÉ.