‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 136 sur 207 · SOC · texte numérisé non relu

SOC

40 propre neuTement qu*à la prière (te e$ frères, ponr fixer le sens de certains en- (roitsde la Règle oui étaient deTenuscomroe Qcerlaias par les oifférentes interprétations ue les commentateurs en ataient données. i la (Ate de son Commentaire se trouve un K»éuie en fers élé&iaqnes, éloge de la Règle le SfliDt-Benott. Ce poëme a été imprimé à .ron, en 1605, dans la Bibliothèque de

Onn'apas encore imprimé le commenoifetleSmaragdesurDonat. Honorins d*Anun dit que cet ouvrage était considérable 1 en fortne de grammaire. Dans le pronj;))cqu*en a donné dom Mabillon, on voit peSmaragde composa cet écrit aux insiflcesde ses confrères à qui il enseignait if^'aromaire; oMis qu*au heu d*y apporter les eiemples tirés de Virgile et ae Cicéron 1 autres auteurs païens, recommandabtes «r Icor science, il en tirait des saintes Ecriores, afin qu'en même temps qu'il instrnilit ses lectenrs des lettres humaines, il leur \i prendre une teinture des livres sarfe.

OtVBAGES ATTRIBUÉS A SlIARAGDE. — Trî-

bme donne & Smaraj^de un Commentaire w hi Psaumes et plusieurs sermons. Yprez oi en attribue un sur les prophètes ; maïs iu'est parlé d^'aucun des deux dans les ans^os bibliothécaires. L*auteur de la Chrotique de Saint-MicheU qui écrivait dans le irsiècle, dit qu'il n'avait rien trouvé sur lés Vbh qui avaient gouverné cette maison w^vi\ Nanterus, que ce qu'en avait écrit J^ragde. C'est apparemment de lui qu'il a iréce quMI dit de la fondation et des iondafurs (le cette abt>aye.

,SOCKATE vint au monde à Constau- Bople au commencement du règne de (k^ose le Grand , vers Tan 380. Il fut i3tvé dans la même ville, et y étudia la {nmniaire sous Ammooius et Helladius , 3(ièbres professeurs, et tous deux prêtres laiens d'Alexandrie, qui s'étaient retirés à Conuautittople après la destruction des utopies des idoles. Ses premières études ijcbevies, il s'appliqua à l'éloquence dans rfcole du sophiste Troile. On dit qu'ensuite n suivit le barreau et plaida quelque temps, ^qui lai fit donner le titre de scolastique. ^ pnocipale occupation fut l'histoire» qu'il ^(reprit d'écrire par l'ordre ou la prière ^' Tliéudose-

^on Hiitoire de VEgHse. Quel en est le des- '*»«-'Socraie, dans son Histoire^ décrit plus «î'i^tail ce qui regarde l'Eglise deConslanliî*'»I»le, soil parce qu'il en avait plus de con- JJJisanco, soit à cause des événements rc- ^rqoables arrivés en cette ville. Il s'allait (i'abord h l'Histoire de Rufin, et la suil^riicolièrement dans les deux premiers Jes. Mais ta lecture des ouvrages de saint 'lanase 1»h ayant fait voir que Rufin avait ^^ P'Qsieors fautes contre la chronologie conirela vérité de l'histoire, il fut obligé ^favailjer de nouveau ces deux premiers "^^ sans néanmoins retrancher les en-

DlCTION!!. DE pATaOLO^^IB IV.

droits corrects de l'histoire de Rufin. Socrate corrigea en même temps un autre défaut dans lequel il était tombé lui-même pour vouloir éviter une longueur qu'il craignait ennuyeuse au lecteur. Car son premier dessein avait été de ne rapporter ni les sentences des conciles, ni les lettres des empereurs, mais de se contenter d'un simple récit des faits, sans les prouver-par les pièces originales. Théodose fut d'un autre avis, il conseilla à Socrate de rapporter dans son histoire tous les monuments qui pourraient autoriser sa narration. Cet historien suivit donc cette méthode dans les livres suivants ; et lorsqu'il revit les deux premiers, ilj y ajouta, en faveur de Théodose qu'il appelle ordi* nairement le saint prêire de Dieu, les pièces qull crut nécessaires pour faire connaître à la postérité ce que les empereurâ avaient ordonné par leurs lettres, et ce que les évèques avaient décidé dans leâ conciles. Il proteste au'il n'a rien écrit qu'après s'être instruit de la vérité des faits; et que son Histoire est composée tant sur les écrits de ceux qui l'ont précédé, que sur ce qu'il a vu lui-même, et sur ce qu'il a appris de personnes qui vivaient encore lorsqu'il écrivait, et qui lavaient été témoins des faite. Comme la crainte de blesser des personnes

3ui vivaient encore ne remi)êcna pas dé ire ce qu'il croyait véritable, il ne craignît pas non plils de déplaire à ceux qui pourraient trouver mauvais de ce qu'il ne faisait pas l'éloge des personnes de son temps, Siu'ii ne relevait pas leurs actions, et n*afectait pas de donner des titres d'honneur aux évèques et aux princes. « Il me serait, dit-il, facile de prouver, par le témoignage des anciens, aue lorsqu un esclave parle de son maître, il le nomme simplement sans exprimer sa dignité. Les règles de l'histoire ne demandent qu'une narration simple et fidèle. )» Socrate commence son Histoire au règne de Constantin sous lequel cessa la persécution que Dioclétien avait excitée contre les Chrétiens. Il reprend néanmoins les coses dès la première année de Constanhtin, en l'année 306, et continue son histoire jusqu'au dix-septième consulat de Théodose le Jeune, en Û9.11 marque ladatedeis principaux événements par les consuls, et quelquefois par les olympiades. Son Histoire est divisée en sept livres, et comprend ce qui s'est [)assé pendant cent trente-quatre ans; mais il y en est compté cent quarante selon la supputation des olympiades qui n'est pas juste.

Quoiqu'il n'entre pas dans notre plan de rapporter les faits historiques, nous avons cru cependant devoir en consigner un qui nousa paru remarquable. Socrate remarque dàusson Histoire que les apôtres se parta^èrententre eux les nations pour les évangéliser : il assigne le pays des Partbes k saint Thomas, l'Ethiopie è sain t Matthieu, et à saint Barthélémy la partie des Indes la plus rapprochée de l'Ethiopie ; mais il dit que la partie la plus éloignée, et habitée par des peuples de langues dilTérentes, ne fut coa-

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